Carnet de route

QUAND T’AS UN RESSORT DANS L’CUL

Des fois, dans la vie, il se passe pas grand chose. Bah si, il se passe pas toujours des trucs de ouf dans la vie de tous les jours t’es d’accord quand même ? Et puis ya des fois, elle est faite de tellement de rebondissements que tu ne sais même plus toi même dans quelle direction regarder bordel !

Mi-août, je quittais mon travail à la crêperie pour partir en Nouvelle Zélande. Ce qu’il y a de comique dans cette situation, c’est que j’ai réalisé que je faisais exactement les mêmes pays qu’il y a 4 ans, mais dans le sens inverse cette fois-ci… 2014, j’ai fait NZ, Australie, Thaïlande et Japon, et depuis 2017, j’ai fait Japon, Thaïlande, Australie, et NZ… Euh… What’s the fuck Julie ?? Bon ok, il y a quand même eu Hawaï entre 2, mais quand même. Bon ok, je suis aussi retournée dans les mêmes pays parce que cette fois ci, j’avais des visas, mais quand même !! Et la Thaïlande, j’y suis retournée parce que j’avais pris un billet multi-destination lors de mon retour en France en octobre 2017, et que Bangkok s’est avéré être la destination la moins chère… Ok, mais QUAND MÊME !!!

Pour la NZ, j’y suis retournée pour rendre visite à ma cousine Lucie et son mari Leon, ainsi que Theresa (de Matsuyama l’été dernier). Mais j’y ai aussi revu Stéphane et Tanguy, respectivement du Japon et de Wellington, il y a 4 ans. Et tu sais quoi, et bah c’était super cool ces retrouvailles. Même les retrouvailles avec Wellington ont été chouettes ! J’y ai vécu 7 mois de 2013 à 2014, et y remettre les pieds était en même temps étrange et génial. J’en ai profité durant mon séjour pour aller tout au nord de l’île du nord, chose que je n’avais pas faite à l’époque, pour aller vers Pahia, et Cape Reinga.

Je suis retournée manger des crêpes là où je bossais avant, et comme le monde est tout petit petit en fait (sisi), et bah j’ai même fait la connaissance de Pierre qui y bosse. Il est de Nantes et fait partie comme moi du même groupe privé sur facebook « Jette toi àl’eau ». Si ça c’est pas dingue !

J’ai eu les boules de ne pas pouvoir revoir mes anciens colocs. Ils étaient en Russie (ou en Allemagne, je sais plus). Elle, Liza, est Russe, et il, Konrad, est Allemand. Ils se sont mariés il y a 3 ans et ils ont eu une petite fille cette année, Zoé. Ça aurait été tellement cool de les revoir… Mauvais timing quoi ! Mais je garde espoir, ils reviennent régulièrement en Europe !

J’ai aussi eu les boules avec mon ancien manager Thomas, à Auckland, qui ne s’est pas donné la peine de me dire les jours où il bossait histoire d’éviter que je ne me déplace pas pour rien. Ah bah si, je me suis déplacée pour rien, et j’ai perdu des tunes. Merci Thomas, c’est sympa. T’aurai au moins pu avoir la décence de me mentir si tu ne voulais pas me revoir. Mais bon, c’était surtout juste la preuve que tu t’en battais les couilles. Qu’à cela ne tienne, ce n’est finalement pas une grosse perte.

Puis je suis revenue à Melbourne où je suis restée de nouveau 15 jours.

2 semaines ou j’ai/je me suis:

  • revu Matt et Amelia (mes colocs), ainsi que Godelaine (mon ex manageuse)
  • passé un moment en compagnie d’Australiens
  • fait un nouveau tatouage (oui oui, encore un), et refait des tresses dans le salon de Kristina à Footscray
  • été au théâtre avec Alex voir une pièce d’horreur trop stylée
  • été dans mon bar préféré à Yarraville avec des potes (là où j’ai chanté)
  • fait une session ciné en solo (parce que la cinéphile que je suis était en manque)
  • rencontré Denise à Geelong, du projet Avatar (un programme de développement personnel)
  • passé du temps avec Michael-Angelo, un de nos clients chouchous de la crêperie
  • enfin testé le Pancake Parlor
  • pris mes billets d’avion pour la suite de mon voyage
  • finalement dit au beau gosse de la rue où je bossais à quel point je l’avais toujours trouvé trop beau… (défi lancé par Astrid, je l’ai enfin fait!)

J’étais censée aller sur la côte est en me cherchant un bénévolat et puis j’ai fini par me dire « Fuck ! Je vais surtout me chercher m’en chercher un qui me plaît peu importe où il est ».

Ouais bah c’est bien gentil, mais j’ai un peu pas pensé que l’Australie, c’est pas le Japon ou même la Nouvelle Zélande et que les distances d’une ville à une autre ne se font pas juste en 10h de car… Donc non, je n’avais pas prévu que le billet pour Perth soit si cher, car soit dit en passant, Perth serait la ville la plus isolée de l’Australie de l’ouest.

Et ouais ça t’en bouche un coin ça, hein ? Et non, s’il te plait, ne me réponds pas « c’est ton cul qui me bouche la vue », on me l’a déjà faite celle ci, merci.

Donc ouais, comme tu le sais, j’avais trouvé un bénévolat dans cet Ashram à Fremantle du côté de Perth, et du coup au lieu d’aller du côté est comme c’était initialement prévu, et bien je suis allée du côté opposé.

Je réalise, en écrivant, que de toute façon, depuis que je voyage, partir dans le sens inverse de là où j’étais supposée aller à la base est l’histoire de ma vie. Combien de fois je me suis paumée en voyage en prenant la mauvaise direction… Ça m’est encore arrivée plusieurs fois à Melbourne en prenant le tram dans le mauvais sens, et en me retrouvant je ne sais pas où à 23h du soir…

Donc bref, je suis allée de l’autre côté comme tu l’as compris.

Et puis sur un coup de tête, et puis aussi parce que j’en avais marre de réfléchir à ce que je pourrai bien faire sur la côte ouest du pays après mon bénévolat (et pourtant, ce ne sont pas les choses à faire qui manquent, mais je n’ai pas réussi à faire un choix…), et bah j’ai décidé de me casser carrément du pays tiens, et d’aller à Bali pourquoi pas! Je voulais aller à Java à la base (toujours en Indonésie), mais c’était plus cher, donc j’ai choisi Bali.

Ah, Bali, Bali, Bali….Qu’est ce que tu es bruyante putain ! Et la circulation chez toi, on en parle ou pas ? A croire que c’est dans tous les pays d’Asie que c’est n’importe quoi comment vous roulez. Après 20 min sur mon scooter, je me suis dit que ce n’était peut être pas l’idée du siècle… Et puis pour me challenger un petit peu plus, ce n’était pas seulement ma vie qui était en jeu, mais aussi celle de ma pote Edes, retrouvée ici plus ou moins par hasard. Elle est drôle cette meuf ! Je suis vraiment contente de l’avoir revue et d’avoir pu partager un bout de nos voyages solo respectifs ensemble. Elle est pas un peu chelou cette phrase?

On s’était rencontrées au Japon l’année dernière à OEH à Osaka. Elle a quitté le Japon pour voyager elle aussi.

Au bout du compte, je ne nous aurai pas tué toutes les 2, par contre plus jamais ô grand jamais je ne reconduirai de nuit à Bali. Là, c’était flippant ! D’une, on voit rien (même avec les lumières du scooter), de 2 la route empruntée était vraiment merdique de jour, alors de nuit, je te raconte pas… Et de 3, merci bien tous les moucherons que je me prenais dans la gueule, putain ! Ok, les rizières de Jatiluwih étaient magnifiques et en valaient grave le coup, mais quand même, la prochaine fois (note pour plus tard), penser à y aller plus tôt que ça dans la journée… J’ai pas juste conduit 30min en scooter hein, là je te parle de plus de 3h aller-retour.

Les voyages, ça va aussi avec son lot de galères sinon, c’est pas marrant. Edes s’est fait mordre/griffer par un singe à Ubud, et n’était pas vaccinée… J’ai cru que j’avais chopé la tourista… Je fais officiellement des réactions allergiques soleil/sueur sur le visage au niveau des lèvres… J’ai eu l’oreille droite bouchée pendant 2 semaines avant de finalement me décider à aller voir un médecin en rentrant en Australie, et j’ai eu mon premier vrai tremblement de terre lors de ma 2ème nuit sur l’île tant qu’à faire…

De Bali, j’ai fini par atterrir à Brisbane, où j’avais à la base loué une voiture pour 1 semaine pour me faire un petit road trip et descendre le long de la côte jusqu’à Melbourne. Mais bon, bah en fait je l’ai pas fait, parce qu’une fois arrivée à l’agence, je le sentais pas donc j’ai tout annulé. Et là ça a été le début d’une longue réflexion de ouf, sur où j’allais aller, comment j’allais y aller, et quand j’allais y aller.

Putain, ça m’a saoulé ! J’ai fait que ça réfléchir.

Mon but en allant sur la côte est, était avant tout et surtout d’aller à Nimbin pour rencontrer Jean Marie. Lui et moi, on avait « fait connaissance » quand j’avais partagé la page facebook du blog sur différents groupes, il y a de ça plus d’1 an et demi. Il m’avait alors dit que si je passais un jour à Nimbin, que je serai la bienvenue. Tu dois le savoir maintenant, mais il faut faire attention avec moi à ce que tu dis, ça ne tombera jamais dans l’oreille d’une sourde… Pas question donc de quitter l’Australie sans le rencontrer et aller à Nimbin. Ça a toujours fait partie de mes plans bien avant d’arriver dans le pays.

Comme il ne me restait qu’une semaine avant de quitter l’Australie, et que je devais être dans le week end à Melbourne pour revoir Matt et Amelia (mes colocs), et rencontrer leur petite fille (car oui elle a accouché ^^), ça a été une putain de prise de tête pour l’organisation de cette semaine qui s’est faite à l’arrache.

Bien que cela aura été très court, j’ai réussi à faire ce que je voulais : Brisbane, Gold Coast, Byron Bay et bien entendu le plus important, Nimbin ! J’y aurai passé 2 jours en compagnie de Jean Marie. Cette rencontre a été complètement folle, inattendue, mais surtout, surtout inoubliable…. Je ne m’attendais certainement pas à ça en allant rencontrer cet inconnu qu’au final je ne connaissais pas… Et je suis partie de ce tout petit village hippie (où la marijuana est légalisée au passage), en me faisant un ami pour la vie… Une rencontre magique… Et sans m’en apercevoir, ni même m’y attendre, je me suis retrouvée les larmes aux yeux à l’aéroport, triste de déjà lui avoir dit au revoir…

Et me revoilà de nouveau à l’aéroport de Melbourne le samedi 27 au soir, aéroport que je commence à très bien connaître désormais… Il me restait 48h à Melbourne avant de reprendre l’avion pour quitter cette fois pour de bon le pays. Rachou (mon ex manageuse) m’a donc hébergé 1 nuit, et j’ai passé la fin de mon week end avec Amelia et Matt à Torquay (ouais je sais, ça te parle pas du tout cette ville pas vrai?). J’ai fait la connaissance de baby Daisy Grace Hall, et putain je peux te dire qu’elle est trop trop belle… Je suis vraiment contente d’avoir pu les revoir avant de partir. En même temps, je me suis fait partir de Melbourne exprès pour m’obliger à y retourner et ainsi être sûre de pouvoir les revoir. Ils vont beaucoup me manquer. J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur des colocs aussi cools.

Et voilà, c’est la fin de mon working holiday visa en Australie… Après mon dernier rdv avec ma thérapeute (oui oui, tu as bien lu, et non, je ne t’en avais pas parlé jusqu’à présent) et chez le médecin pour mon oreille le lundi, il ne me restait plus que quelques heures à attendre avant de me rendre (encore) à l’aéroport pour cette fois-ci m’envoler direction le Cambodge !

Je ne vais pas te mentir, cette ville va me manquer, je l’aime beaucoup. Et c’est bien normal après presque 1 an. Être à l’aéroport en sachant cette fois qu’il n’y aura pas de retour a été différent. Tu veux savoir si j’ai chialé ? Franchement, entre toi et moi, tu me connais maintenant ? Tu sais que je suis une putain d’émotive. La question ne devrait même pas te venir à l’esprit…

Melbourne, je t’aime fort, toi, et tous les gens que j’y ai rencontré (enfin, peut être pas tous, je suis pas non plus un putain de bisounours).

J’ai envie de te dire de prendre soin de toi, mais euh… Comment dire, tu n’es pas une personne quoi merde ! Alors je te dirai simplement de rester telle que tu es, une ville super cool où il fait bon vivre. Et rien à foutre des rabats-joie qui la ramène pour dire que tes trams sont old school et lents. Le vintage, ya rien de mieux !

Reste comme tu es Melbourne, tu me manqueras… ❤

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Crêpes et voyages

VIS MA VIE: DANS UN ASHRAM

Comme tu me suis sur ma page facebook (bien entendu), tu te rappelles que je t’avais fait un rapide topo de là où je me trouvais ces derniers temps, car depuis fin septembre, je bouge pas mal en fait. De Perth à Bali, puis de Brisbane à Melbourne, et dernièrement, j’étais de nouveau en transit pour rejoindre ma nouvelle destination, le Cambodge !

Prendre autant l’avion me fait aussi réfléchir depuis l’année dernière sur mon impact écologique je dois t’avouer… Je pense sérieusement à revoir ma manière de voyager à mon retour en France. Mais ça, c’est un autre débat !

Je t’avais dit aussi que je te parlerai en temps et en heure de mon expérience dans un Ashram. Et bien voilà on y est. Lève la main si tu sais ce que c’est ?! Je n’en avais aucune idée avant d’y aller. C’est quand j’étais encore à Melbourne et que je cherchais un volontariat à faire en Australie, que je suis tombée sur leur profil sur le site de workaway.

A première vue, l’Ashram où je devais me rendre à Fremantle sur la côté ouest (vers Perth) ressemblait à une grande maison un peu à l’écart de la ville, où je devrais faire de la méditation pendant 1h tous les matins, pratiquer le yoga et ce qu’ils appellent le karma yoga (les différentes tâches à faire pour les volontaires), participer à des cérémonies en chantant des mantras, assister à des groupes d’étude en soirée, et faire « voeu » de silence à partir de 21h le soir, pour mieux réfléchir à la journée écoulée et pouvoir se retrouver avec soi-même.

Un endroit en somme, où prendre le temps de faire une pause pour réfléchir sur sa vie, le sens que l’on souhaite lui donner, grandir spirituellement parlant, et trouver davantage de paix et de sérénité en soi-même. Du moins, c’est comme cela que je le définirai. Chaque Ashram a son histoire et son nom propre. Celui-ci s’appelle « The Sivananda Ashram Beacon Yoga Centre ».

De ce que j’ai compris, ce serait Swami Sivananda qui aurait dit à Swami Venkatesananda d’ouvrir un Ashram à Perth en Australie. Je ne vais pas partir dans des explications de ouf pour te raconter tout ça, je n’ai moi même pas eu toutes les informations. Ce que je peux te dire en revanche, c’est que le mot « Swami » est un titre honorifique qui signifie en sanskrit: celui qui sait, qui est maître de lui-même. Voilà, tu sais tout ce que je sais. 😉

Tout le monde peut y aller, sans distinction d’ethnie, de religion, d’âge, de sexualité et j’en passe. C’est un aussi un lieu non-sectaire sans religion ou gourou.

Donc non, je ne suis pas allée chanter nue dans les bois en proclamant ma foi et mon amour pour le gourou de ma secte ! 😉 T’es déçu(e) ?

D’ailleurs en fait, Ashram est un mot en Sanskrit, qui veut dire « lieu d’effort spirituel et physique ». Le Sanskrit, pour te dire ce que c’est, c’est une langue Indo-européenne.

Ouais ouais, j’ai appris pleins de choses là-bas, mais là en fait c’est google…

Et bah, tu sais quoi ?! Je peux te dire qu’après 2 semaines passées là-bas, ça m’a fait carrément du bien putain! Et que si j’avais pu, j’y serai restée plus longtemps. Mais ils n’avaient plus de place, alors je suis allée à Bali à la place (ohhhh… too bad….).

Ça a été super intéressant de vivre là-bas pendant 2 semaines et d’expérimenter des choses totalement nouvelles. Genre, assister à une cérémonie de pleine lune, en chantant des mantras et jetant des trucs dans le feu, ou encore participer au « sound healing » (désolée, je sais pas du tout ce que c’est la traduction en français), ou encore les soirées chants du dimanche soir.

Bon, j’ai pas non plus été qu’en mode spirituel, hein faut pas croire. Je me suis aussi tapée des bons fous-rire avec les autres volontaires et les résidents. Celui qui m’aura le plus marqué, c’est celui avec Andrea pendant la soirée chant… Comment te dire à quel point c’est chaud, mais vraiment chaud, quand tu commences à te taper un fou-rire nerveux mais que tu es obligé(e) de l’étouffer parce que tu ne peux clairement pas éclater de rire à l’endroit précis où tu te trouves… Plus je regardais Andrea et je l’entendais contenir son rire et plus je me cachais dans mon pull pour tenter de me calmer, souffler, et contrôler moi-même mon fou rire… Putain, c’était chaud ! Je m’en souviendrai de celui-là.

Je l’ai souvent dit, enfin je crois… Faire du bénévolat dans les pays où je passe est toujours un super moyen d’aller vraiment à la rencontre des locaux. Parce que clairement, des Australiens, et bien je n’en ai pas rencontré beaucoup au final. Et en même temps, ce n’est pas si facile que ça. On peut rencontrer des Australiens, mais tenter d’établir une vraie connection avec eux, voir même une amitié, et là, ça devient plus compliqué.

J’ai régulièrement eu cette conversation avec des potes ou des gens que j’ai rencontré en voyage. C’est très intéressant de voir les différences culturelles à ce sujet. Mais ce n’est pas la première fois que j’entends ça en fait : Nouvelle Zélande, Australie ou Etats Unis, l’amitié ne semble pas refléter la même chose chez eux que chez nous, en France ou en Europe même.

J’ai l’impression que chez nous, l’amitié est bien plus forte et plus solide qu’ailleurs. Mais je peux me tromper. Je n’ai pas la science infuse. Et toi, si tu as déjà voyagé, quel est ton avis sur la question ?

Non vraiment, c’est un sujet sur lequel les discussions sont passionnantes je trouve.

Mais je m’égare ! Ahah ! Je disais quoi d’ailleurs déjà avant ça… ? 🙂

Ah oui ! Faire du bénévolat pour aller à la rencontre des locaux. Oh putain, j’ai dévié. Donc oui, dans cet Ashram, pendant 2 semaines, j’ai vécu avec des Australiens : Jordy, Belinda, Lisa, et Katryn. Et j’en ai cotoyé d’autres.

Uwer est Allemand, quant à Chinmaya, je ne sais pas du tout si elle est Australienne en fait. Eux 2 sont les « house managers » de l’Ashram, c’est leur maison à l’année. Ils sont aussi professeurs.

Et puis il y avait aussi comme autres volontaires Andrea (merde, je sais plus si c’est Chili ou Argentine…), Lavigna (Allemande), Ying (Singapourien vivant au Canada), puis est arrivé quelques jours avant mon départ Rémi (Français), qui avait déjà été volontaire quelques mois auparavant.

Dans cet Ashram, il y avait quelques règles à respecter. Comme dans tous les Ashrams en fait. Mais quelles sont-elles me demanderas tu ? Et bien les voici :

  • De la viande et du poisson tu ne mangeras pas (ça va, c’était pas trop difficile pour moi)
  • Des cigarettes, tu ne fumeras point
  • De l’alcool, de boire tu t’abstiendras
  • De fermer ta gueuleDe faire silence, de 21h à 7h30 tu feras
  • Tes repas, aux horaires indiquées, tu prendras : 7h30/8h30 petit déjeuner, 12h30/13h30 déjeuner, 17h30/18h30 (oui oui, 17h30, tu n’hallucines pas ! Je n’ai jamais dîner aussi tôt de ma vie…)
  • Ta prière avant de manger, à chaque fois tu réciteras (ça aussi c’était comique, on y arrivait pas avec la prononciation)

J’ai souvent cuisiné là-bas, car cela faisait partie de mes tâches à faire en journée. Mais bon il y a une différence entre faire des crêpes et cuisiner. Ça a donc été un nouveau challenge pour moi de préparer à manger parfois pour 10 personnes avec ce qu’il y avait dans les frigos et placards. Je m’en suis plutôt bien tirée au final, et j’ai aimé ça.

J’ai aussi fait de la soupe pour la première fois de ma vie…. Non, ne me regarde pas comme une alien, je te jure que je n’en avais jamais fait jusqu’à présent… Dingue non ? C’est tellement simple à faire…

Et puis, comme c’est souvent ce qu’il se passe lorsque je dis aux gens que je suis crêpière, enfin tout du moins quand ils finissent par comprendre ce que je fais vraiment, car avec mon accent quand je leur dit « I’m a crepes maker », ils ont plutôt tendance à comprendre « I’m a craps maker » (crap=merde, tu le vois le côté comique maintenant…), on m’a demandé si je pourrai leur en faire.

Mais avec plaisir que je pourrai vous en faire ! Mais bon, pour rajouter une petite difficulté, je ne peux pas utiliser d’oeufs bien sûr…

Ah bah oui, parce que j’avais oublié de te dire que parmi la nourriture interdite à l’Ashram, les œufs en font partie. Tout comme les oignons, les échalotes et les champignons… Dû au fait qu’ils produisent quelque chose dans notre corps qui n’est pas propice pour la méditation, pour rester concentrer en tout cas. Un truc dans le genre.

J’ai donc fait des crêpes sans œufs et vegan tant qu’à faire car l’une des résidentes ne mangent pas de produits laitiers. Pour ajouter un petit peu plus de difficulté, il n’y avait carrément pas de poêle ! Ou en tout cas, je l’ai trouvé plusieurs jours plus tard… 🙂

Ça a été une vrai galère pour les faire ses crêpes putain! Ça collait, je me brûlais, elles étaient trop épaisses… Bref, l’horreur quoi !

C’est là que j’ai regretté le cadeau de mes collègues pour mon anniversaire l’année dernière. Ils m’avaient offert une carte cadeau pour que j’aille chercher moi même ma poêle pour aller faire des crêpes chez les gens. J’ai adoré l’idée bien entendu ! Mais le temps a passé, j’ai eu le temps de réfléchir (et donc de me dire que voyager avec une poêle dans mon sac à dos n’allait pas être simple), et l’hiver est arrivé, et j’ai eu besoin d’une veste… lol

Mais ils ont tous apprécié ces crêpes, et au final c’est tout ce qui compte. (J’espère bien putain, après le mal que je me suis donnée !)

J’ai adoré vivre là-bas, ça a été une expérience des plus enrichissantes, et aujourd’hui, j’essaie vraiment de continuer à pratiquer la méditation, parce que ça m’aide beaucoup!

C’était la première fois depuis bien longtemps que je refaisais des crêpes à domicile. Et c’était plutôt cool je dois avouer (malgré les brûlures 😉 )!

J’ai adoré aussi Fremantle! Cette petite ville est super sympa, et je m’y suis sentie super bien. Franchement j’y serai bien restée plus longtemps. Il y a quelque chose avec cette ville, je sais pas, c’est l’atmosphère qui y règne sans doute…

Je te dis à tout bientôt.

Allez bisous!

#lescrepescestlavie 🙂

Crêpes et voyages

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 1, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Il était une fois, un mec, qui un jour a dit à un autre mec, qui ne me l’a pas dit mais que j’ai lu sur son blog, et avec qui j’en ai discuté le jour où l’on s’est rencontré (ça va, tu suis?): «Tu es ce que tu dis».

Pourquoi je te dis ça? Et bien pourquoi pas, déjà pour commencer. Et d’autre part, parce que tout comme ce mec à qui l’autre mec a dit ça, cette phrase m’a marqué. Ça t’intrigues hein ? C’est qui ces mecs? Mais peut être que dans le fond, tu t’en bats les couilles (ohlàlàlàlà, mais quelle vulgarité!!) tamponnes le coquillard (c’est mieux?).

Je te la ferai courte pour l’anecdote. Ce gars, c’est Ryan, du blog Le sac à dos. Je l’ai rencontré il y a 4 ans lors de mon 1er voyage au Japon. Et le gars qui lui a dit ça, c’est un autre voyageur. Cette toute petite phrase l’a marqué, et a été le début d’une belle aventure pour lui. Moi aussi cette phrase m’a marqué quand j’ai découvert son blog il y a 5 ans (putain déjà!). Il a été le premier blog que j’ai découvert avant de partir pour la Nouvelle Zélande, et un gros coup de boost aussi pour réaliser ce qui me tenait à cœur. Il m’a même fait une petite dédicace sur l’un de ses articles. https://lesacados.com/volontariat-au-japon

On rencontre tous et toutes des gens qui nous marquent par ce qu’ils nous disent, tu ne crois pas ?

Je m’égare, je m’égare… Il y a bien entendu une raison pour laquelle je te raconte ça.

Ce blog, ce projet d’aller faire des crêpes chez les gens ou de travailler en tant que crêpière dans différents pays me tient à cœur. Il me donne un objectif. Et je peux te dire qu’il y a 1 an après mon accident de skate au Japon, et après mon rdv à l’hôpital à Kobe où j’étais sacrément en pleine déprime, me concentrer sur mon blog m’a été des plus bénéfique.

Je t’ai toujours dit depuis la création de ce blog, soit il y a plus d’un an, que mon objectif en Australie, serait d’aller faire des crêpes mais cette fois à titre professionnel. Tu vois toujours pas où je veux en venir ? C’est clair que pour moi c’est ça ?

J’essaie tout simplement de faire au mieux pour appliquer cette petite phrase :

Mettre en acte mes paroles, c’est là aussi mon but.

Tout ce blabla pour finalement te dire que je t’avais dit quelque chose et que je l’ai fait. Je suis allée bosser comme crêpière à Melbourne. (« Putain ! Tout ça pour ça ! », c’est ce que tu te dis là sans doute tout de suite, hein pas vrai ?)

Je sais. Tu as dû croire que j’avais disparu de la circulation.

Et je vais t’avouer que je n’ai clairement pas réussi à concilier routine de travail et blog en même temps. Ça a été un lamentable échec. Je n’aurai écrit que 3 posts en 8 mois alors que j’en ai écrit beaucoup plus en 6 mois de voyage l’année dernière…

Mais bon, c’est comme ça. J’ai eu une vie un peu à 100 à l’heure pendant les 6 premiers mois à Melbourne, et pendant mes jours de congés, j’étais trop lazy (flemmarde) pour faire quoi que ce soit sur mon blog.

Mais fort heureusement pour toi (tu remarqueras que je parle bien, ça change de ma vulgarité putain!), mon mode de vie sédentaire s’est arrêté et je suis repartie en vadrouille ! Ce qui veut dire que je vais me remettre plus sérieusement sur mon blog, pour ton plus grand plaisir je le sais.

26 novembre 2017. C’est la date à laquelle je débarquais à l’aéroport de Melbourne Tullamarine où j’allais rencontrer pour la première fois ma future coloc, qui venait me récupérer (si c’est pas royal ça!). Etant trop balèze comme meuf (sisi), j’ai mis à profit mes 1ers jours à Bangkok pour rechercher du travail sur Melbourne, et j’avais été en contact avec une crêperie par mail d’abord, et ensuite par téléphone. Le tour était joué, j’avais un travail à mon arrivée là-bas. Du coup, dans la foulée, bah je me suis dit tant qu’à faire, autant commencer à chercher aussi un logement tiens! Et comme j’ai le cul bordé de nouilles (on repart dans l’explication de cette expression ou bien? 😉 ), bah, j’ai aussi trouvé assez rapidement. Trop balèze je te dis !

A la base, j’avais prévu de rester 4 mois à Melbourne. J’y serai finalement restée 8 mois ½. Ouais quand même… Mais bon, en même temps, mon objectif a toujours été de venir en Australie pour y travailler et me refaire une petite santé financière après mes 7/8 mois de voyage en 2017, et aussi (bien entendu) d’acquérir davantage d’expérience professionnelle en tant que crêpière.

A priori tu le sais déjà (si tu me suis sur Instagram et Facebook, ou bien alors si tu es l’un de mes anciens collègues), j’ai fait partie de la team de La Petite Crêperie.

L’arrivée là-bas a été un peu difficile. Les 2 anciens crêpiers étant partis (quasiment) en même temps, Alex et moi démarrions ensemble (à 1 semaine d’intervalle) nos premiers pas en cuisine. On a été formé rapidement et on a dû être très vite opérationnel. Toute l’équipe en fait était assez nouvelle à mon arrivée. Mon 1er Samedi, j’ai pleuré (mais pas à la crêperie attention, je suis allée me cacher dehors, tu crois quoi!?). C’était mon 5ème jour…. Je suis assez émotive et très sensible si tu ne le savais pas. Et puis ça a été beaucoup mieux ensuite bien entendu.

J’ai adoré mon travail, mais parfois, je ne vais pas te mentir, je l’ai détesté. Mais tu dois le savoir, le contraire de l’amour n’est pas la haine…

J’ai déjà bossé comme crêpière comme tu le sais, et j’adore ça. Mais c’était une grande première pour moi de bosser en cuisine comme ça. La restauration, c’est aussi pas mal de pression (putain ! ça rime!). Tu dois être capable d’enchaîner plusieurs choses en même temps. Je me suis pas mal remise en question sur le fait de savoir si le travail en cuisine était vraiment fait pour moi.

J’ai beaucoup douté de moi sur mes capacités à assurer à ce poste et à y arriver. Rachel, ma manageuse, n’en a jamais eu aucun (doute), et m’a toujours poussé à prendre davantage confiance en moi. Même si elle et moi, ça n’a pas toujours été facile, elle a su me dire des choses pour m’encourager et qui m’ont touché. On est très différente, mais je me suis toujours sentie proche d’elle d’une certaine manière.

Ça a été loin d’être facile tous les jours, et j’ai pensé assez rapidement si je n’allais pas démissionner… Fin décembre, le craquage émotionnel me guettait. Entre la saison d’été, les vacances et les fêtes de fin d’année, j’ai enchaîné pas mal d’heures et accumulé des heures de sommeil en moins. Heureusement la bonne humeur et la bonne ambiance étaient toujours au rdv avec mes collègues de taf.

Tu vas me demander alors pourquoi je n’ai pas arrêté ? Et bien je te répondrai : « Est-ce que l’on doit vraiment tout arrêter quand les choses deviennent dures ? ». Si j’avais dû arrêter à chaque fois dans ma vie quand les choses devenaient difficiles, et bien je ne pense pas que je serai où j’en suis aujourd’hui.

J’essaie d’être quelqu’un de persévérant, et ce n’est clairement pas facile tout le temps. Mais la vie est loin d’être simple de toute façon…

Et puis, j’ai pu me prouver que j’étais capable de le faire, et j’ai assuré à mon poste (oui oui j’assure!). Bien sur, parfois (voir souvent en fait), je n’avais qu’une envie, c’était de tout lâcher en cuisine et de hurler « assez !!! », en mode Obélix dans les douze travaux d’Astérix quand il pète un câble dans la maison qui rend fou avec le formulaire A89 (mon préféré des Astérix et Obélix).

Je suis une nerveuse… J’ai du mal à garder mon calme et gérer mon stress. Alors j’ai beaucoup gueulé et râlé dans cette cuisine. Mes collègues m’ont souvent charrié pour ça. Et parfois se retenaient de ne pas partir en fou rire quand je commençais à lancer des « putain fait chier ! », ou encore des « vas-y j’en ai marre, ça me saoule ! ». Mais bon ça passait rapidement (généralement), et puis ils me réentendaient rire à nouveau peu de temps après. Oui, j’ai le rire facile, très facile même. Je m’en suis tapée des fous-rire dans cette crêperie.

Et puis, j’ai un côté très maladroit parfois… Alors j’en ai fait des conneries… Genre renverser un saut de pâte entier par terre, éclater une bouteille de 2l de lait, casser des œufs par terre, faire voler des boules de glace en cuisine ou encore empaler une galette qui sortait sur la sucrière parce qu’elle a glissé de l’assiette au moment où je la tendais à la serveuse… 🙂

Certes, j’ai beaucoup gueulé (en plus, la plupart du temps contre moi), mais j’ai surtout aussi beaucoup appris en travaillant là-bas. Je suis reconnaissante à mon boss de m’avoir attendu l’année dernière alors qu’ils étaient en galère et qu’ils leur manquaient du staff.

Et puis, pour me canaliser, il y avait Alex. Il a été mon binôme en cuisine pendant presque 6 mois. Si moi on m’entend quand ça n’allait pas en cuisine, c’est différent pour lui. Il est bien plus calme, et bizarrement il me canalisait. Sa présence à mes côtés me permettait d’être (un peu) plus zen. Première fois que je travaille comme ça en binôme avec quelqu’un et je peux dire que notre binôme fonctionnait vraiment bien.

Il y a aussi eu beaucoup de rebondissements pour moi professionnellement parlant. Je devais rester jusqu’à début avril, ensuite jusqu’à mi juin, puis jusqu’à fin octobre quand on m’a proposé de passer manageuse (sisi je te jure 🙂 ), puis finalement jusqu’à mi août, et finalement j’ai voulu partir fin juin…. Ça continuerait longtemps comme ça si je devais tout te raconter 🙂 .

J’ai aussi eu une période difficile personnelle qui s’est fait ressentir au travail. J’ai eu une diminution d’heures mi-juin pour pouvoir souffler un peu, et j’ai fini par passer manageuse début juillet jusqu’à mon départ dernier. Je n’étais donc plus en cuisine et je suis devenue barista, mais j’ai encore de la pratique en ce qui concerne l’art latte… Je suis devenue polyvalente en somme, car je pouvais tout faire, les crêpes, les cafés, le service (j’ai aussi été serveuse en crêperie quand j’étais en France).

J’ai beaucoup aimé Melbourne. J’ai eu une vie sociale et professionnelle des plus enrichissantes (mais pas des plus reposantes, ça c’est sur). J’ai adoré vivre à Williamstown (excentré du CBD de Melbourne disons-le) avec Matt et Amélia mes 2 colocs Australiens. Ça a été une vraie chance de pouvoir vivre avec des locaux. Car c’est très facile en tant que backpacker de trouver une coloc, mais c’est une chose différente d’en trouver une avec des Australiens.

Ça a été un peu relou au niveau des horaires de train pour aller au taf ou rentrer le soir quand je sortais, mais je n’aurai déménagé pour rien au monde. J’ai adoré ma maison, mes colocs, et j’étais bien plus au calme là bas que dans le CBD ! Après une journée de travail, c’était reposant pour moi de rentrer là-bas.

Mais voilà, tout à une fin, et j’ai quitté la petite crêperie dernièrement ainsi que ma maison, pour m’envoler 3 semaines en Nouvelle Zélande, avant de retourner en Australie, pour cette fois-ci voyager un peu dans le pays.

J’ai eu une vie à cent à l’heure dans cette ville que j’ai adoré. Entre mon boulot et mes sorties, ma vie sociale et professionnelle a été plus que bien remplie, et j’ai vécu une superbe année. Intense, et pas toujours évidente, mais une chouette année tout de même…

#lescrepescestlavie 😉

Carnet de route

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 2, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Salut lecteur/lectrice de mon cœur !

Je dois te prévenir, ce post va être un moment violon, dégoulinant de bons sentiments et d’amour pour toutes les personnes que j’ai rencontré à Melbourne.

Passe ton chemin si tu as peur d’être écoeuré(e)… Je ne t’en voudrai pas 😉 .

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été très sensible, voir même hypersensible.
L’amitié a toujours eu une place très importante dans ma vie, et ce très jeune. Mes ami(e)s sont devenu(e)s ma 2ème famille, celle que je me suis choisis.
J’ai de nombreuses blessures intérieures dû à un passé quelque peu chaotique et ce profond besoin d’être aimée a fini par me rendre dépendante (affectivement parlant) de mes relations amicales.

L’une des raisons qui m’a poussé à voyager a été de vouloir devenir davantage indépendante. D’apprendre à ne compter que sur moi même, et surtout d’apprendre à m’aimer moi en premier lieu. Et aussi de me « rassurer » sur le fait que mes amis, les vrais, seront toujours là à mon retour.

Encore une fois, je commence mon post de manière un peu détournée et je partage avec toi des choses qui me sont très personnelles. Ecrire est aussi un exutoire pour moi, mais j’évite généralement de trop te raconter ma vie, ou en tout cas de ne pas tomber dans des détails trop personnels.

J’ai cette chance dans ma vie de toujours faire de belles rencontres et de créer de jolis liens avec ces personnes. J’aime rapidement et fort les gens. Encore plus rapidement en voyage ou tout me semble décuplé. A Melbourne, tu dois t’en douter, des jolies rencontres, j’en ai fait… Pour la plupart à mon travail, c’est vrai.

Mes collègues sont devenus mes potes, ceux avec qui j’ai partagé beaucoup de bons moments, des fous-rire, ceux avec qui je partageais le plus clair de mon temps quand je ne travaillais pas, ceux à qui il a été difficile et douloureux parfois de dire au revoir. Parce que ça fait partie du jeu, en tant que backpacker, on se dit forcément au revoir à un moment donné ou à un autre. C’est comme cela, et je le sais. Mais je sais surtout, que je ne m’y habituerai jamais.

Cette année, j’ai vécu 2 vrais gros déchirements. Le genre de déchirement qui te fait te réveiller en larmes, qui en devient physique avec l’apparition de douleurs dans le corps (à chaque fois les mêmes pour les 2), et ou tu finis même par y trouver des similitudes avec un chagrin d’amour. Le genre de déchirement où tu te retrouves les larmes au bord des yeux dans le train, que la personne en face de toi l’a vu et t’a prêté un mouchoir avant d’engager la conversation et te faire un gros câlin…
Parce que c’était elle… Parce que c’était lui… Ceux dont je suis tombée raide dingue amoureuse (mais pas au sens où tu l’entends). Ça te paraît ambiguë ? Peut-être, mais l’amour et l’amitié sont 2 sentiments très forts, à la fois similaires et distincts, tu ne crois pas ?

Lui, tu le connais déjà car je t’en ai parlé dans mon précédent post, c’est Alex.

Mon binôme en cuisine, mon roc, mon rayon de soleil, mon Alexou chou (oui, j’aime donner des surnoms débiles). Celui pour qui j’attendais avec impatience le vendredi, jour où je le retrouvais enfin en cuisine pour le week end. J’ai toujours trouvé notre côté synchrone assez ouf, et notre binôme fonctionnait vraiment bien. Mais j’imagine que ce sont des choses qui arrivent lorsque l’on travaille main dans la main avec quelqu’un. Il a été celui qui m’a donné l’envie de me dépasser. Il a assuré dès le départ, je voulais lui ressembler. Et puis un jour, il est parti. C’était prévu, c’était comme ça. Il a quitté Melbourne avec Fabia, sa chérie, ou Fabiounette comme j’aime l’appeler.

Putain, j’en ai chié !

Mais elle, elle était toujours là. Elle, c’est Astrid, ma copine, ma confidente, mon amie, la 2ème Astrid de ma vie (la 1ère est en France et je suis la marraine de sa fille).

Celle pour qui j’ai écrit un « poème » rigolo avec les lettres de son prénom pour notre soirée en tête à tête avant son départ, celle qui m’a fait tellement rire avec sa petite tête toute mignonne, qui m’a parfois touché, qui m’accueillait tout le temps chez elle, avec qui j’allais tous les mercredi soirs à Chapel street à la danse mater le cul de notre prof d’afrobeats (et danser entre autre). Celle avec qui c’était devenu notre petit rituel d’aller au cinéma le lundi soir à Yarraville, en allant prendre un verre au Tiki bar avant. Elle est celle dont je suis devenue le plus proche intimement parlant, et qui m’a vu le plus de fois pleurer quand ça n’allait pas… Si lui est mon rayon de soleil, elle est mon étoile, et ça tombe bien, il y a le mot « star » dans son prénom 😉 (non, ne vomis pas surtout), et son surnom était Astro.

Non mais je t’avais dit que ça allait dégouliner d’amour et de bons sentiments, tu étais prévenu(e)… Ne viens pas te plaindre si tu en es à cette partie, j’y suis pour rien.

Elle est aussi et surtout celle avec qui l’on s’était lancé le défi d’aller chanter La Vie en Rose au ukulélé (la version de Cristin Milioti dans How I met your mother mais en français).

Il y a open mic (scène ouverte) tous les lundi soirs dans notre petit bar à Yarraville. On l’a fait ! Mais pas sans quelques verres d’abord et des encouragements des habitués. J’avais aussi répété avec Matt, mon coloc, un vendredi soir. Il est chanteur (sisi j’te promets). C’était une super soirée, un super souvenir, et surtout on l’a fait pour Alex. On était très souvent ensemble tous les 3 et il était parti depuis 2 semaines. Il nous manquait beaucoup. On lui a dédicacé cette chanson. Oui, oui, tu as tout compris, il y a une vidéo de notre magnifique performance ou tu nous vois chanter 50 secondes (je sais que tu aimerais bien la voir pas vrai ?).

Et puis elle est aussi partie… En Nouvelle Zélande avec Franck son amoureux. Ça a été dur de lui dire au-revoir… Et puis, truc de dingue, mais aussi parce que les plans changent en voyage, Alex et Fabia sont revenus… Pour mon plus grand plaisir tu t’en doutes ! Il est même revenu bosser à la crêperie. Je peux te dire qu’il s’en bouffe des câlins depuis qu’il est de nouveau là 🙂 .

Il y a des gens, tu aimerais pouvoir les garder dans ta vie, près de toi, car tu les aimes tant et si fort que tu ne conçois pas/plus de vivre ta vie sans qu’ils en fassent partie.

Mes sœurs me répètent régulièrement que je suis quelqu’un d’entier.

Rachel aussi me l’a déjà dit. Ah, Rachou ! Elle en aura chié (un peu) avec moi. Elle a été ma manageuse avec Godelaine (maman Gody comme j’aime l’appeler car elle était enceinte). Je te l’ai dit dans mon post précédent, j’ai eu une période difficile, et cela s’est fait ressentir au travail. Elles ont toutes les 2 été bienveillantes à mon égard et compréhensives. Avec le recul, je pense parfois avoir cherché le conflit avec Rachel. Mais elles ne m’ont pas lâché, et surtout pas viré ! 😉
Gody est elle aussi partie. Je n’ai pas du tout kiffé tous ces changements, mais bon, pas le choix pour elle, elle était enceinte, et a accouché de son polichinelle (Kynan de son vrai prénom) le 10 Juillet. Hâte de les revoir à mon retour de Nouvelle Zélande !

J’ai eu la meilleure des team à La Petite Crêperie. Audrey, ma tchikita préférée (oui oui, tout à fait, en référence à ce merveilleux chanteur qu’est Jul). Un vent de folie cette meuf ! Une de mes plus jolies rencontres de Melbourne.
Elisa, qui avait été « mutée » à la crêperie pour remplacer (mais pas dans nos cœurs) Gody en tant que manageuse. Une perle cette fille, toujours de bonne humeur, drôle, et son petit accent du sud, un régal !
Sarah (Sarounette) et ma jolie Jenny (mon poussin des îles 😉 ). Mon second binôme après Alex et la nouvelle serveuse après Astrid. Ça m’a fait bizarre au début. Mais j’ai appris à les connaître toutes les 2, et surtout à les kiffer! Je me rappelle m’être dit un jour, après que Jenny m’ait fait un gros câlin après un coup de déprime, que j’en avais de la chance de n’être entourée que de gens adorables. Je pense aussi à toi Océane, on s’est peu connue, mais tu fais partie de la team merde!

Je vous aime les meufs !

La Petite Crêperie, c’est un restaurant mais il y a aussi un kiosque où l’on ne fait que du take away. Je n’oublierai donc pas de mentionner Benoît, qui était toujours présent lors de nos soirées, Coco (Corentine) avec qui j’aimais bien bossé quand elle venait au resto, Maxou (Maxime) le manager du kiosque qui bossait avec moi les midis en cuisine les mercredi et jeudi, Carlito (Charlie) qui aime dormir juste 10mn la « nuit » avant d’enchaîner une nouvelle journée de travail 😉 , Jojo (Jonathan) qui vient d’arriver dans la team, Célia qui comme Alex, aime beaucoup Georges Brassens, Sophie à qui il arrive autant de « malheurs » que la Sophie de la Comtesse de Ségur 😉 . Une pensée aussi pour Greg, Axelle, Marie, Cédric et Pascal!

Je pense aussi à Margaux (qui a aussi fait partie de la team avant que je n’arrive), Geoffrey et Pauline avec qui j’ai passé de superbes soirées, sans oublier Francky et Fabiounette, les 2 chéris respectifs d’Astrid et d’Alex que j’aime aussi beaucoup.

J’en ai eu des fous-rire dans cette crêperie. J’ai le rire facile, très facile si tu ne le sais pas. J’ai la tête pleine de souvenirs, et je sais déjà que je me taperai des fous-rire toute seule en repensant à eux…

J’vous aime ma team !!

(L’auto dérision, il n’y a que ça de vrai 😉 )

Et puis, il y a eu Matt et Amelia. Mes 2 adorables colocs avec qui j’ai adoré vivre tout ce temps. Quelle chance d’avoir pu les rencontrer, et quelle chance d’avoir pu vivre avec des Australiens surtout. Elle est étudiante en psycho, il est barista et aussi musicien. Il a fini son premier album solo d’ailleurs. J’ai eu l’occasion d’aller le voir chanter avec son groupe à 2 reprises. Je me suis créée de chouettes souvenirs avec eux 2. Ahaha, et ils sont drôles !

J’ai adoré faire partie de leur vie comme eux ont fait partie de la mienne. Ils ont déménagé le 4 Août pour aller à Torquay sur la Great Ocean Road. J’ai pu rester une semaine de plus dans la maison (quasi) vide. Ça a été un peu bizarre cette dernière semaine sans eux, sans les toutous (Moomoo et Magic) et Lennon, leur chat (et sans mobilier accessoirement). Ça a été dur de quitter cette maison qui a été la mienne et j’ai repoussé mon départ jusqu’à la dernière minute. Le jour de leur déménagement, je n’ai pas réussi non plus à retenir mes larmes dans le train…

Mais je les reverrai à mon retour de Nouvelle Zélande, et surtout je ne quitterai pas le pays sans rencontrer leur petite fille qui doit naître en septembre. Oui, j’étais là quand elle a appris qu’elle était enceinte et comme pour Gody (ma manageuse), j’ai vu l’évolution de son ventre qui s’arrondissait.
Et ce qui est drôle (mais pas au sens à s’en taper le cul par terre tellement tu te fends la gueule), c’est que pour Gody comme pour Amelia, j’ai rêvé qu’elles m’annonçaient le sexe de leur bébé. Et pour les 2 fois, mes rêves se sont avérés exacts.

Ouais, j’ai des supers pouvoirs en fait… 😉

#bisous

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Carnet de route

COMMENT SE DÉGOÛTER DU VOYAGE EN 10 POINTS

Alors, toujours dans la continuité du retard pris ces derniers mois, je vais te raconter comment en bonne naïve que je suis, j’ai (presque) réussi à me dégoûter du voyage.

La recette est assez simple, pour bien se dégoûter du voyage, il faut :

1)Prendre l’avion vers un pays où il y a 19h de décalage en arrière (comme Hawaï par exemple), et donc faire un bond dans le passé. Tu ne « souffriras » pas trop du jet lag à priori, et si c’était le cas, et bien alors, reste dans le pays jusqu’à ce qu’il passe.

2)Reprendre ensuite l’avion pendant 9h pour retourner dans ton pays d’accueil (comme le Japon), et faire un bond cette fois ci dans le futur et voir un jour de ta vie «disparaître ».

3)Dormir à l’aéroport à ton arrivée le soir. Enfin par « dormir », j’entends passer la nuit à l’aéroport et y rester au moins jusqu’à 11h le lendemain matin, une fois que tu es bien crevé(e) et que l’aéroport commence à se remplir à nouveau de monde.

À partir de ce moment là déjà, tu devrais à priori en chier avec le jet lag du retour, car tu te réveilleras à 4/5h du matin prêt(e) à commencer tes journées de très bonne heure. Et tu seras peut-être même en plein craquage, achetant des gadgets chelous de cet animé japonais que tu aimais tant étant enfant.

4)Histoire d’en rajouter une couche, prends un bus de nuit de 12h de trajet. Bien sur, tu dormiras peu, cela va sans dire. Tu arriveras dans la nouvelle ville sur les coups de 6h, ou tu devras rejoindre ta nouvelle auberge où le check-in ne pourra pas se faire avant au moins 14h. Tu ne pourras donc pas te reposer, ni t’allonger, c’est con !

Comme tu seras physiquement fatigué(e), ton sac à dos te semblera beaucoup plus lourd bien sûr et tu en chieras. Ce ne sera pas une partie de plaisir.

5)Après toutes ces escapades, tu te reposeras 2/3 jours avant de retourner à l’aéroport pour cette fois retourner en France. Le mieux selon moi (mais ce n’est que mon avis), c’est d’être dans un pays où tu ne mettras pas loin de 20h pour rentrer dans ton pays, ça c’est bien ça ! Un premier trajet d’une dizaine d’heures puis un autre d’environ 7 à 8h avec une petite escale de 2h par exemple, ça me paraît pas mal.

A ton retour en France, dans la matinée, tu seras à point pour être bien décalqué(e), et ne plus trop savoir dans quel pays tu te trouves quand tu entendras de nouveau tout le monde autour de toi parler français.

6)Si tu as une amie de voyage rencontrée quelques années auparavant dans un autre pays (genre comme la Nouvelle Zélande), alors c’est le moment pour aller la voir pour la 1ère fois en 3 ans. Je peux te jurer que là, tu vas vraiment te demander où tu es, car tu l’as rencontré à l’étranger et pas en France. Et en plus tu te retrouveras dans une ville totalement inconnue au bataillon. Tu te demanderas alors encore plus où est ce que tu es putain de merde !

7)Bien sur avant de la (ou le) retrouver, tu devras attendre pas loin de 7h car tu penseras bien à prendre un billet de train avec beaucoup de marge après ton arrivée à l’aéroport car tu voudras avoir suffisamment de temps pour avoir ton train. Après tout, si ton avion avais du retard, tu pourrais louper ton train et ce serait bête. Donc bon, tu vas viser la sûreté, et t’assurer d’avoir un maximum de temps entre le moment où tu quittes l’aéroport et celui où tu vas prendre ton train.

Pense plutôt à arriver à 7h du matin à l’aéroport, tu n’auras pas beaucoup dormi en avion, et la journée te paraîtra suffisamment longue, pour ne rêver que d’une chose, aller t’allonger et te coucher tellement tu seras HS. Assure toi de prendre ton train dans l’après midi vers 15h, comme ça tu auras le temps d’errer avec ton sac à dos de 16kg et peut être pourquoi pas en profiter pour visiter un peu tiens ! Oh putain, je te jure que tu seras au bout de ta vie à la fin de cette journée, complètement déphasé(e) et défoncé(e) de fatigue.

A ce stade, tu auras probablement envie de pleurer parce que t’es crevé(e), qu’il est 9h30, que ton train est dans 5h, que le temps ne te semble pas passer, et que ton sac te tire tellement sur les épaules que tu n’auras qu’une envie, le balancer dans la Seine.

Quand tu prendras enfin ton train, tu en auras pour 2h de trajet, ça va.

Et puis tu seras vraiment heureux/se de retrouver ton ami(e), vu la dernière fois à l’autre bout du monde quand tu lui as dit au revoir avant qu’elle (ou il) ne monte dans le taxi pour l’aéroport. Ce sera beaucoup d’émotions !

2017 VS 2014

8)Puis après 2 jours avec ta pote (ou ton pote qu’est ce que j’en ai à foutre), tu vas retourner à Paris en train pendant encore 2h.

Là, tu rejoindras la gare routière pour prendre un bus qui ira à Nantes (par exemple). Tu attendras à nouveau à la gare pendant 2h, et quand ton bus arrivera, ce sera reparti pour au moins 6h. Surtout ne prend pas moins !

Tu aura là aussi sans doute envie de pleurer en pensant qu’il te reste encore 6h de trajet, à être encore assise pendant de longues heures.

C’est là que tu vas commencer à être vraiment dégoûté(e).

9)Arrivé(e) à bon port, tu seras à point pour te sentir complètement déboussolé(e), décalqué(e), et totalement absent(e). Pour finir, tu dormiras à nouveau ailleurs, pour la dixième fois en 4 semaines.

Ça te fera comme cette fois dans ce pays, où tu dormais en auberge de jeunesse et où tu t’es réveillé(e) à 5h du matin pour aller prendre le car (encore!) pour aller à ce fameux musée du petit prince. Tu t’étais réveillé(e) un peu déboussolé(e), et tu cherchais en panique car tu ne le trouvais pas, le rideau à ouvrir pour sortir de ton lit. Tu as fini par tapoter le mur quelques secondes avant de te rendre compte que tu étais du mauvais côté, et que le rideau était sur ta droite et non la gauche…

Bref, tu te réveilleras régulièrement dans des endroits différents, et tu te demanderas assez souvent où est ce que tu es.

10)Le lendemain chez ta sœur (ou ailleurs), tu devrais craquer et pleurer car tu seras à l’ouest, crevé(e) et tu te sentiras paumé(e) dans le temps et l’espace (tant qu’à faire).

Ton séjour en France te laissera comme un goût de frustration car tu n’auras pas profité comme tu l’aurais souhaité de tes amis et ta famille, et que tu n’auras pas eu le temps nécessaire dont tu avais besoin pour toi et faire un break du voyage. Les 3 semaines passées en France s’écouleront très vite, et il sera déjà l’heure de repartir.

Et peut être même que pour la toute première fois, tu auras des doutes. Tu hésiteras, et tu comprendras aussi que tu peux voyager en Europe sans être sans cesse à prendre l’avion. Tu garderas alors cette idée comme nouveau projet dans la suite de tes aventures.

Puis tu penseras à ton visa pour ce pays qui expirera prochainement, et là tu réaliseras que tu ne souhaites pas avoir de regrets, alors tu ne te détourneras pas de la queue dans laquelle tu te trouves à l’aéroport, et tu t’envoleras pour l’Asie dans un premier temps.

Après les premiers jours difficiles passés dans cette grande ville d’Asie, les retrouvailles avec une (ou un) autre pote sur place, la liberté que procure la sensation de conduire à nouveau un scooter, les paysages à couper le souffle, les spécialités culinaires du pays, les chouettes rencontres, les longues discussions et le crush que tu auras pour ce mec (ou cette fille)… Alors tu réaliseras que non, des regrets, tu n’en as pas… Et toutes ces galères seront (quasi) effacées d’un revers de la main, car après tout, elles font elles aussi partie intégrante du pack voyage… 🙂

PS : Ce post ne révèle absolument pas d’une expérience personnelle qui aurait été la mienne bien entendu