Carnet de route

QUAND T’AS UN RESSORT DANS L’CUL

Des fois, dans la vie, il se passe pas grand chose. Bah si, il se passe pas toujours des trucs de ouf dans la vie de tous les jours t’es d’accord quand même ? Et puis ya des fois, elle est faite de tellement de rebondissements que tu ne sais même plus toi même dans quelle direction regarder bordel !

Mi-août, je quittais mon travail à la crêperie pour partir en Nouvelle Zélande. Ce qu’il y a de comique dans cette situation, c’est que j’ai réalisé que je faisais exactement les mêmes pays qu’il y a 4 ans, mais dans le sens inverse cette fois-ci… 2014, j’ai fait NZ, Australie, Thaïlande et Japon, et depuis 2017, j’ai fait Japon, Thaïlande, Australie, et NZ… Euh… What’s the fuck Julie ?? Bon ok, il y a quand même eu Hawaï entre 2, mais quand même. Bon ok, je suis aussi retournée dans les mêmes pays parce que cette fois ci, j’avais des visas, mais quand même !! Et la Thaïlande, j’y suis retournée parce que j’avais pris un billet multi-destination lors de mon retour en France en octobre 2017, et que Bangkok s’est avéré être la destination la moins chère… Ok, mais QUAND MÊME !!!

Pour la NZ, j’y suis retournée pour rendre visite à ma cousine Lucie et son mari Leon, ainsi que Theresa (de Matsuyama l’été dernier). Mais j’y ai aussi revu Stéphane et Tanguy, respectivement du Japon et de Wellington, il y a 4 ans. Et tu sais quoi, et bah c’était super cool ces retrouvailles. Même les retrouvailles avec Wellington ont été chouettes ! J’y ai vécu 7 mois de 2013 à 2014, et y remettre les pieds était en même temps étrange et génial. J’en ai profité durant mon séjour pour aller tout au nord de l’île du nord, chose que je n’avais pas faite à l’époque, pour aller vers Pahia, et Cape Reinga.

Je suis retournée manger des crêpes là où je bossais avant, et comme le monde est tout petit petit en fait (sisi), et bah j’ai même fait la connaissance de Pierre qui y bosse. Il est de Nantes et fait partie comme moi du même groupe privé sur facebook « Jette toi àl’eau ». Si ça c’est pas dingue !

J’ai eu les boules de ne pas pouvoir revoir mes anciens colocs. Ils étaient en Russie (ou en Allemagne, je sais plus). Elle, Liza, est Russe, et il, Konrad, est Allemand. Ils se sont mariés il y a 3 ans et ils ont eu une petite fille cette année, Zoé. Ça aurait été tellement cool de les revoir… Mauvais timing quoi ! Mais je garde espoir, ils reviennent régulièrement en Europe !

J’ai aussi eu les boules avec mon ancien manager Thomas, à Auckland, qui ne s’est pas donné la peine de me dire les jours où il bossait histoire d’éviter que je ne me déplace pas pour rien. Ah bah si, je me suis déplacée pour rien, et j’ai perdu des tunes. Merci Thomas, c’est sympa. T’aurai au moins pu avoir la décence de me mentir si tu ne voulais pas me revoir. Mais bon, c’était surtout juste la preuve que tu t’en battais les couilles. Qu’à cela ne tienne, ce n’est finalement pas une grosse perte.

Puis je suis revenue à Melbourne où je suis restée de nouveau 15 jours.

2 semaines ou j’ai/je me suis:

  • revu Matt et Amelia (mes colocs), ainsi que Godelaine (mon ex manageuse)
  • passé un moment en compagnie d’Australiens
  • fait un nouveau tatouage (oui oui, encore un), et refait des tresses dans le salon de Kristina à Footscray
  • été au théâtre avec Alex voir une pièce d’horreur trop stylée
  • été dans mon bar préféré à Yarraville avec des potes (là où j’ai chanté)
  • fait une session ciné en solo (parce que la cinéphile que je suis était en manque)
  • rencontré Denise à Geelong, du projet Avatar (un programme de développement personnel)
  • passé du temps avec Michael-Angelo, un de nos clients chouchous de la crêperie
  • enfin testé le Pancake Parlor
  • pris mes billets d’avion pour la suite de mon voyage
  • finalement dit au beau gosse de la rue où je bossais à quel point je l’avais toujours trouvé trop beau… (défi lancé par Astrid, je l’ai enfin fait!)

J’étais censée aller sur la côte est en me cherchant un bénévolat et puis j’ai fini par me dire « Fuck ! Je vais surtout me chercher m’en chercher un qui me plaît peu importe où il est ».

Ouais bah c’est bien gentil, mais j’ai un peu pas pensé que l’Australie, c’est pas le Japon ou même la Nouvelle Zélande et que les distances d’une ville à une autre ne se font pas juste en 10h de car… Donc non, je n’avais pas prévu que le billet pour Perth soit si cher, car soit dit en passant, Perth serait la ville la plus isolée de l’Australie de l’ouest.

Et ouais ça t’en bouche un coin ça, hein ? Et non, s’il te plait, ne me réponds pas « c’est ton cul qui me bouche la vue », on me l’a déjà faite celle ci, merci.

Donc ouais, comme tu le sais, j’avais trouvé un bénévolat dans cet Ashram à Fremantle du côté de Perth, et du coup au lieu d’aller du côté est comme c’était initialement prévu, et bien je suis allée du côté opposé.

Je réalise, en écrivant, que de toute façon, depuis que je voyage, partir dans le sens inverse de là où j’étais supposée aller à la base est l’histoire de ma vie. Combien de fois je me suis paumée en voyage en prenant la mauvaise direction… Ça m’est encore arrivée plusieurs fois à Melbourne en prenant le tram dans le mauvais sens, et en me retrouvant je ne sais pas où à 23h du soir…

Donc bref, je suis allée de l’autre côté comme tu l’as compris.

Et puis sur un coup de tête, et puis aussi parce que j’en avais marre de réfléchir à ce que je pourrai bien faire sur la côte ouest du pays après mon bénévolat (et pourtant, ce ne sont pas les choses à faire qui manquent, mais je n’ai pas réussi à faire un choix…), et bah j’ai décidé de me casser carrément du pays tiens, et d’aller à Bali pourquoi pas! Je voulais aller à Java à la base (toujours en Indonésie), mais c’était plus cher, donc j’ai choisi Bali.

Ah, Bali, Bali, Bali….Qu’est ce que tu es bruyante putain ! Et la circulation chez toi, on en parle ou pas ? A croire que c’est dans tous les pays d’Asie que c’est n’importe quoi comment vous roulez. Après 20 min sur mon scooter, je me suis dit que ce n’était peut être pas l’idée du siècle… Et puis pour me challenger un petit peu plus, ce n’était pas seulement ma vie qui était en jeu, mais aussi celle de ma pote Edes, retrouvée ici plus ou moins par hasard. Elle est drôle cette meuf ! Je suis vraiment contente de l’avoir revue et d’avoir pu partager un bout de nos voyages solo respectifs ensemble. Elle est pas un peu chelou cette phrase?

On s’était rencontrées au Japon l’année dernière à OEH à Osaka. Elle a quitté le Japon pour voyager elle aussi.

Au bout du compte, je ne nous aurai pas tué toutes les 2, par contre plus jamais ô grand jamais je ne reconduirai de nuit à Bali. Là, c’était flippant ! D’une, on voit rien (même avec les lumières du scooter), de 2 la route empruntée était vraiment merdique de jour, alors de nuit, je te raconte pas… Et de 3, merci bien tous les moucherons que je me prenais dans la gueule, putain ! Ok, les rizières de Jatiluwih étaient magnifiques et en valaient grave le coup, mais quand même, la prochaine fois (note pour plus tard), penser à y aller plus tôt que ça dans la journée… J’ai pas juste conduit 30min en scooter hein, là je te parle de plus de 3h aller-retour.

Les voyages, ça va aussi avec son lot de galères sinon, c’est pas marrant. Edes s’est fait mordre/griffer par un singe à Ubud, et n’était pas vaccinée… J’ai cru que j’avais chopé la tourista… Je fais officiellement des réactions allergiques soleil/sueur sur le visage au niveau des lèvres… J’ai eu l’oreille droite bouchée pendant 2 semaines avant de finalement me décider à aller voir un médecin en rentrant en Australie, et j’ai eu mon premier vrai tremblement de terre lors de ma 2ème nuit sur l’île tant qu’à faire…

De Bali, j’ai fini par atterrir à Brisbane, où j’avais à la base loué une voiture pour 1 semaine pour me faire un petit road trip et descendre le long de la côte jusqu’à Melbourne. Mais bon, bah en fait je l’ai pas fait, parce qu’une fois arrivée à l’agence, je le sentais pas donc j’ai tout annulé. Et là ça a été le début d’une longue réflexion de ouf, sur où j’allais aller, comment j’allais y aller, et quand j’allais y aller.

Putain, ça m’a saoulé ! J’ai fait que ça réfléchir.

Mon but en allant sur la côte est, était avant tout et surtout d’aller à Nimbin pour rencontrer Jean Marie. Lui et moi, on avait « fait connaissance » quand j’avais partagé la page facebook du blog sur différents groupes, il y a de ça plus d’1 an et demi. Il m’avait alors dit que si je passais un jour à Nimbin, que je serai la bienvenue. Tu dois le savoir maintenant, mais il faut faire attention avec moi à ce que tu dis, ça ne tombera jamais dans l’oreille d’une sourde… Pas question donc de quitter l’Australie sans le rencontrer et aller à Nimbin. Ça a toujours fait partie de mes plans bien avant d’arriver dans le pays.

Comme il ne me restait qu’une semaine avant de quitter l’Australie, et que je devais être dans le week end à Melbourne pour revoir Matt et Amelia (mes colocs), et rencontrer leur petite fille (car oui elle a accouché ^^), ça a été une putain de prise de tête pour l’organisation de cette semaine qui s’est faite à l’arrache.

Bien que cela aura été très court, j’ai réussi à faire ce que je voulais : Brisbane, Gold Coast, Byron Bay et bien entendu le plus important, Nimbin ! J’y aurai passé 2 jours en compagnie de Jean Marie. Cette rencontre a été complètement folle, inattendue, mais surtout, surtout inoubliable…. Je ne m’attendais certainement pas à ça en allant rencontrer cet inconnu qu’au final je ne connaissais pas… Et je suis partie de ce tout petit village hippie (où la marijuana est légalisée au passage), en me faisant un ami pour la vie… Une rencontre magique… Et sans m’en apercevoir, ni même m’y attendre, je me suis retrouvée les larmes aux yeux à l’aéroport, triste de déjà lui avoir dit au revoir…

Et me revoilà de nouveau à l’aéroport de Melbourne le samedi 27 au soir, aéroport que je commence à très bien connaître désormais… Il me restait 48h à Melbourne avant de reprendre l’avion pour quitter cette fois pour de bon le pays. Rachou (mon ex manageuse) m’a donc hébergé 1 nuit, et j’ai passé la fin de mon week end avec Amelia et Matt à Torquay (ouais je sais, ça te parle pas du tout cette ville pas vrai?). J’ai fait la connaissance de baby Daisy Grace Hall, et putain je peux te dire qu’elle est trop trop belle… Je suis vraiment contente d’avoir pu les revoir avant de partir. En même temps, je me suis fait partir de Melbourne exprès pour m’obliger à y retourner et ainsi être sûre de pouvoir les revoir. Ils vont beaucoup me manquer. J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur des colocs aussi cools.

Et voilà, c’est la fin de mon working holiday visa en Australie… Après mon dernier rdv avec ma thérapeute (oui oui, tu as bien lu, et non, je ne t’en avais pas parlé jusqu’à présent) et chez le médecin pour mon oreille le lundi, il ne me restait plus que quelques heures à attendre avant de me rendre (encore) à l’aéroport pour cette fois-ci m’envoler direction le Cambodge !

Je ne vais pas te mentir, cette ville va me manquer, je l’aime beaucoup. Et c’est bien normal après presque 1 an. Être à l’aéroport en sachant cette fois qu’il n’y aura pas de retour a été différent. Tu veux savoir si j’ai chialé ? Franchement, entre toi et moi, tu me connais maintenant ? Tu sais que je suis une putain d’émotive. La question ne devrait même pas te venir à l’esprit…

Melbourne, je t’aime fort, toi, et tous les gens que j’y ai rencontré (enfin, peut être pas tous, je suis pas non plus un putain de bisounours).

J’ai envie de te dire de prendre soin de toi, mais euh… Comment dire, tu n’es pas une personne quoi merde ! Alors je te dirai simplement de rester telle que tu es, une ville super cool où il fait bon vivre. Et rien à foutre des rabats-joie qui la ramène pour dire que tes trams sont old school et lents. Le vintage, ya rien de mieux !

Reste comme tu es Melbourne, tu me manqueras… ❤

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Crêpes et voyages

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 1, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Il était une fois, un mec, qui un jour a dit à un autre mec, qui ne me l’a pas dit mais que j’ai lu sur son blog, et avec qui j’en ai discuté le jour où l’on s’est rencontré (ça va, tu suis?): «Tu es ce que tu dis».

Pourquoi je te dis ça? Et bien pourquoi pas, déjà pour commencer. Et d’autre part, parce que tout comme ce mec à qui l’autre mec a dit ça, cette phrase m’a marqué. Ça t’intrigues hein ? C’est qui ces mecs? Mais peut être que dans le fond, tu t’en bats les couilles (ohlàlàlàlà, mais quelle vulgarité!!) tamponnes le coquillard (c’est mieux?).

Je te la ferai courte pour l’anecdote. Ce gars, c’est Ryan, du blog Le sac à dos. Je l’ai rencontré il y a 4 ans lors de mon 1er voyage au Japon. Et le gars qui lui a dit ça, c’est un autre voyageur. Cette toute petite phrase l’a marqué, et a été le début d’une belle aventure pour lui. Moi aussi cette phrase m’a marqué quand j’ai découvert son blog il y a 5 ans (putain déjà!). Il a été le premier blog que j’ai découvert avant de partir pour la Nouvelle Zélande, et un gros coup de boost aussi pour réaliser ce qui me tenait à cœur. Il m’a même fait une petite dédicace sur l’un de ses articles. https://lesacados.com/volontariat-au-japon

On rencontre tous et toutes des gens qui nous marquent par ce qu’ils nous disent, tu ne crois pas ?

Je m’égare, je m’égare… Il y a bien entendu une raison pour laquelle je te raconte ça.

Ce blog, ce projet d’aller faire des crêpes chez les gens ou de travailler en tant que crêpière dans différents pays me tient à cœur. Il me donne un objectif. Et je peux te dire qu’il y a 1 an après mon accident de skate au Japon, et après mon rdv à l’hôpital à Kobe où j’étais sacrément en pleine déprime, me concentrer sur mon blog m’a été des plus bénéfique.

Je t’ai toujours dit depuis la création de ce blog, soit il y a plus d’un an, que mon objectif en Australie, serait d’aller faire des crêpes mais cette fois à titre professionnel. Tu vois toujours pas où je veux en venir ? C’est clair que pour moi c’est ça ?

J’essaie tout simplement de faire au mieux pour appliquer cette petite phrase :

Mettre en acte mes paroles, c’est là aussi mon but.

Tout ce blabla pour finalement te dire que je t’avais dit quelque chose et que je l’ai fait. Je suis allée bosser comme crêpière à Melbourne. (« Putain ! Tout ça pour ça ! », c’est ce que tu te dis là sans doute tout de suite, hein pas vrai ?)

Je sais. Tu as dû croire que j’avais disparu de la circulation.

Et je vais t’avouer que je n’ai clairement pas réussi à concilier routine de travail et blog en même temps. Ça a été un lamentable échec. Je n’aurai écrit que 3 posts en 8 mois alors que j’en ai écrit beaucoup plus en 6 mois de voyage l’année dernière…

Mais bon, c’est comme ça. J’ai eu une vie un peu à 100 à l’heure pendant les 6 premiers mois à Melbourne, et pendant mes jours de congés, j’étais trop lazy (flemmarde) pour faire quoi que ce soit sur mon blog.

Mais fort heureusement pour toi (tu remarqueras que je parle bien, ça change de ma vulgarité putain!), mon mode de vie sédentaire s’est arrêté et je suis repartie en vadrouille ! Ce qui veut dire que je vais me remettre plus sérieusement sur mon blog, pour ton plus grand plaisir je le sais.

26 novembre 2017. C’est la date à laquelle je débarquais à l’aéroport de Melbourne Tullamarine où j’allais rencontrer pour la première fois ma future coloc, qui venait me récupérer (si c’est pas royal ça!). Etant trop balèze comme meuf (sisi), j’ai mis à profit mes 1ers jours à Bangkok pour rechercher du travail sur Melbourne, et j’avais été en contact avec une crêperie par mail d’abord, et ensuite par téléphone. Le tour était joué, j’avais un travail à mon arrivée là-bas. Du coup, dans la foulée, bah je me suis dit tant qu’à faire, autant commencer à chercher aussi un logement tiens! Et comme j’ai le cul bordé de nouilles (on repart dans l’explication de cette expression ou bien? 😉 ), bah, j’ai aussi trouvé assez rapidement. Trop balèze je te dis !

A la base, j’avais prévu de rester 4 mois à Melbourne. J’y serai finalement restée 8 mois ½. Ouais quand même… Mais bon, en même temps, mon objectif a toujours été de venir en Australie pour y travailler et me refaire une petite santé financière après mes 7/8 mois de voyage en 2017, et aussi (bien entendu) d’acquérir davantage d’expérience professionnelle en tant que crêpière.

A priori tu le sais déjà (si tu me suis sur Instagram et Facebook, ou bien alors si tu es l’un de mes anciens collègues), j’ai fait partie de la team de La Petite Crêperie.

L’arrivée là-bas a été un peu difficile. Les 2 anciens crêpiers étant partis (quasiment) en même temps, Alex et moi démarrions ensemble (à 1 semaine d’intervalle) nos premiers pas en cuisine. On a été formé rapidement et on a dû être très vite opérationnel. Toute l’équipe en fait était assez nouvelle à mon arrivée. Mon 1er Samedi, j’ai pleuré (mais pas à la crêperie attention, je suis allée me cacher dehors, tu crois quoi!?). C’était mon 5ème jour…. Je suis assez émotive et très sensible si tu ne le savais pas. Et puis ça a été beaucoup mieux ensuite bien entendu.

J’ai adoré mon travail, mais parfois, je ne vais pas te mentir, je l’ai détesté. Mais tu dois le savoir, le contraire de l’amour n’est pas la haine…

J’ai déjà bossé comme crêpière comme tu le sais, et j’adore ça. Mais c’était une grande première pour moi de bosser en cuisine comme ça. La restauration, c’est aussi pas mal de pression (putain ! ça rime!). Tu dois être capable d’enchaîner plusieurs choses en même temps. Je me suis pas mal remise en question sur le fait de savoir si le travail en cuisine était vraiment fait pour moi.

J’ai beaucoup douté de moi sur mes capacités à assurer à ce poste et à y arriver. Rachel, ma manageuse, n’en a jamais eu aucun (doute), et m’a toujours poussé à prendre davantage confiance en moi. Même si elle et moi, ça n’a pas toujours été facile, elle a su me dire des choses pour m’encourager et qui m’ont touché. On est très différente, mais je me suis toujours sentie proche d’elle d’une certaine manière.

Ça a été loin d’être facile tous les jours, et j’ai pensé assez rapidement si je n’allais pas démissionner… Fin décembre, le craquage émotionnel me guettait. Entre la saison d’été, les vacances et les fêtes de fin d’année, j’ai enchaîné pas mal d’heures et accumulé des heures de sommeil en moins. Heureusement la bonne humeur et la bonne ambiance étaient toujours au rdv avec mes collègues de taf.

Tu vas me demander alors pourquoi je n’ai pas arrêté ? Et bien je te répondrai : « Est-ce que l’on doit vraiment tout arrêter quand les choses deviennent dures ? ». Si j’avais dû arrêter à chaque fois dans ma vie quand les choses devenaient difficiles, et bien je ne pense pas que je serai où j’en suis aujourd’hui.

J’essaie d’être quelqu’un de persévérant, et ce n’est clairement pas facile tout le temps. Mais la vie est loin d’être simple de toute façon…

Et puis, j’ai pu me prouver que j’étais capable de le faire, et j’ai assuré à mon poste (oui oui j’assure!). Bien sur, parfois (voir souvent en fait), je n’avais qu’une envie, c’était de tout lâcher en cuisine et de hurler « assez !!! », en mode Obélix dans les douze travaux d’Astérix quand il pète un câble dans la maison qui rend fou avec le formulaire A89 (mon préféré des Astérix et Obélix).

Je suis une nerveuse… J’ai du mal à garder mon calme et gérer mon stress. Alors j’ai beaucoup gueulé et râlé dans cette cuisine. Mes collègues m’ont souvent charrié pour ça. Et parfois se retenaient de ne pas partir en fou rire quand je commençais à lancer des « putain fait chier ! », ou encore des « vas-y j’en ai marre, ça me saoule ! ». Mais bon ça passait rapidement (généralement), et puis ils me réentendaient rire à nouveau peu de temps après. Oui, j’ai le rire facile, très facile même. Je m’en suis tapée des fous-rire dans cette crêperie.

Et puis, j’ai un côté très maladroit parfois… Alors j’en ai fait des conneries… Genre renverser un saut de pâte entier par terre, éclater une bouteille de 2l de lait, casser des œufs par terre, faire voler des boules de glace en cuisine ou encore empaler une galette qui sortait sur la sucrière parce qu’elle a glissé de l’assiette au moment où je la tendais à la serveuse… 🙂

Certes, j’ai beaucoup gueulé (en plus, la plupart du temps contre moi), mais j’ai surtout aussi beaucoup appris en travaillant là-bas. Je suis reconnaissante à mon boss de m’avoir attendu l’année dernière alors qu’ils étaient en galère et qu’ils leur manquaient du staff.

Et puis, pour me canaliser, il y avait Alex. Il a été mon binôme en cuisine pendant presque 6 mois. Si moi on m’entend quand ça n’allait pas en cuisine, c’est différent pour lui. Il est bien plus calme, et bizarrement il me canalisait. Sa présence à mes côtés me permettait d’être (un peu) plus zen. Première fois que je travaille comme ça en binôme avec quelqu’un et je peux dire que notre binôme fonctionnait vraiment bien.

Il y a aussi eu beaucoup de rebondissements pour moi professionnellement parlant. Je devais rester jusqu’à début avril, ensuite jusqu’à mi juin, puis jusqu’à fin octobre quand on m’a proposé de passer manageuse (sisi je te jure 🙂 ), puis finalement jusqu’à mi août, et finalement j’ai voulu partir fin juin…. Ça continuerait longtemps comme ça si je devais tout te raconter 🙂 .

J’ai aussi eu une période difficile personnelle qui s’est fait ressentir au travail. J’ai eu une diminution d’heures mi-juin pour pouvoir souffler un peu, et j’ai fini par passer manageuse début juillet jusqu’à mon départ dernier. Je n’étais donc plus en cuisine et je suis devenue barista, mais j’ai encore de la pratique en ce qui concerne l’art latte… Je suis devenue polyvalente en somme, car je pouvais tout faire, les crêpes, les cafés, le service (j’ai aussi été serveuse en crêperie quand j’étais en France).

J’ai beaucoup aimé Melbourne. J’ai eu une vie sociale et professionnelle des plus enrichissantes (mais pas des plus reposantes, ça c’est sur). J’ai adoré vivre à Williamstown (excentré du CBD de Melbourne disons-le) avec Matt et Amélia mes 2 colocs Australiens. Ça a été une vraie chance de pouvoir vivre avec des locaux. Car c’est très facile en tant que backpacker de trouver une coloc, mais c’est une chose différente d’en trouver une avec des Australiens.

Ça a été un peu relou au niveau des horaires de train pour aller au taf ou rentrer le soir quand je sortais, mais je n’aurai déménagé pour rien au monde. J’ai adoré ma maison, mes colocs, et j’étais bien plus au calme là bas que dans le CBD ! Après une journée de travail, c’était reposant pour moi de rentrer là-bas.

Mais voilà, tout à une fin, et j’ai quitté la petite crêperie dernièrement ainsi que ma maison, pour m’envoler 3 semaines en Nouvelle Zélande, avant de retourner en Australie, pour cette fois-ci voyager un peu dans le pays.

J’ai eu une vie à cent à l’heure dans cette ville que j’ai adoré. Entre mon boulot et mes sorties, ma vie sociale et professionnelle a été plus que bien remplie, et j’ai vécu une superbe année. Intense, et pas toujours évidente, mais une chouette année tout de même…

#lescrepescestlavie 😉

Carnet de route

FRANCE VS THAÏLANDE: DE RENNES À BANGKOK

On va rester dans la continuité de mes 2 derniers posts, car comme l’expression le dit si bien « jamais 2 sans 3 », ou une connerie dans le genre.

Si tu as bien suivi mes 2 précédents posts, tu as a priori compris que je suis allée à Hawaï, que je suis retournée ensuite au Japon avant de rentrer en France pour 3 semaines, et qu’après je me suis de nouveau envolée pour l’Asie, en Thaïlande cette fois-ci. Ah non, t’avais pas tout compris… ? Bah maintenant, tu sais.

Tout ceci s’est fait entre mi-Septembre et début novembre. Le 16 Octobre dernier, après Hawaï, je partais du Japon pour retourner en France, où j’y suis restée 3 semaines. J’ai d’abord revu Anaïs, ma pote de voyage que je n’avais pas revu depuis la Nouvelle Zélande en 2014. Puis, après 2 jours passés avec elle dans le nord-est de la France, j’ai pris la route pour Nantes où habitent mes soeurs, avant de retrouver ma mère et mes potes à Rennes.

Pour rester dans le thème de mon voyage, j’ai bien entendu fait des crêpes à ma famille et mes potes. J’ai d’ailleurs eu une bonne idée de merde en voulant tester la farine de maïs dans ma recette…. Je ne compte pas te le cacher, c’est dégueulasse… Enfin, ça se mange hein entendons nous bien, mais juste pas avec du nutella par exemple… Du coup, j’ai refait une pâte en restant cette fois sur une recette classique, une valeur sûre en somme !

Mais passons… La recette que j’avais testé à Senguesthouse à Matsuyama, a fait l’unanimité auprès de mes potes! Je la partagerai avec toi, promis !

Bien entendu, revoir mes potes impliquait forcément une soirée crêpes, obligé quoi!  🙂

Les 3 semaines passées en France sont passées vite, trop vite.

Mais au moins, j’ai appris des choses !

J’ai appris qu’en voyage, il y a beaucoup de choses auxquelles tu dois penser, mais aussi beaucoup d’autres auxquelles tu ne penses pas. Ça ne te traverse même pas l’esprit d’ailleurs. Par exemple, tu ne penses pas aux décalages horaires, aux longues heures de trajet que tu vas te taper ou encore aux nuits de sommeil merdique que t’es en train de te programmer sur les prochaines semaines. Non, tout ça, tu n’y penses pas. Ça ne te vient même pas à l’esprit que tout ça aura un impact sur toi, et que tu risques d’en chier ta race ! Petite naïve que je suis !

Ah… Les douces galères de voyage… Maintenant, je sais. Je sais que l’on ne m’y reprendra plus surtout !  😉 Et je sais aussi que je n’ai plus 20 ans putain de bordel de merde !

Le 8 Novembre dernier, me revoici donc à l’aéroport à Paris Charles de Gaulle avec cette fois-ci la Thaïlande comme destination ! Après une quinzaine d’heures de vol (à ma plus grande joie), j’ai débarqué à Bangkok pour la toute première fois.

J’ai déjà été en Thaïlande en 2014, mais Bangkok n’avait pas fait partie de mon séjour. Non, la première fois, j’avais fait Phuket, Koh Samui, et Koh Phangan. Cette fois, j’allais à Bangkok, et j’y retrouvais ma pote Elise, qui fait partie de la team de «J’irai faire des crêpes chez vous » si tu connais bien le blog.

Bangkok pour la faire courte et pas vraiment objectif (mais alors pas du tout), c’est grand, bruyant, blindé de mondes et de touristes. Je n’ai pas vraiment aimé.

Arrivée là bas, je ne me suis pas sentie super bien. Ça m’a fait la même chose la première fois que j’ai débarqué en Thaïlande à Phuket, mais les circonstances n’étaient pas les mêmes.

Tu penseras peut être que je suis un peu chelou comme meuf, et franchement je ne t’en tiendrai pas rigueur car même moi je ne comprends pas toujours mes réactions et ma manière d’être. Je ne sais pas si c’est lié au doute du départ de France où à autre chose, mais c’était un peu la déprime les premiers jours sur place. J’étais vraiment contente de passer ma 1ère semaine avec Elise. C’est chouette de voir une tête familière et d’avoir une pote à qui se confier. Et puis notre auberge était plutôt sympa, non loin de Chinatown, dans une rue plutôt calme comparé à l’effervescence de la ville.

Après 1 semaine passée à Bangkok, j’ai pris la route pour le nord de la Thaïlande où j’ai passé une dizaine de jours entre Chang Mai et Pai. On s’est donc séparé avec Elise, qui elle aussi quittait Bangkok, et même carrément le pays pour le Vietnam.

Tu dois le savoir, mais la Thaïlande, c’est pas cher. A tel point que je me suis fait plaisir, en me réservant carrément une chambre pour moi toute seule à Chang Mai. Ouais, ouais, carrément je te jure ! En mode rien à foutre quoi !

Quitter Bangkok a été une bouffée d’air frais putain !

On va pas se leurrer, Chang Mai est touristique aussi, mais on est un peu plus entouré par la nature. Et quant à Pai, et bah j’ai juste vraiment vraiment kiffé ! On m’avait prévenu que Pai, ça déchirait, et bien je confirme, cette petite ville, ou ce p’tit bled, appelle le comme tu voudras est juste top. Là bas, je me suis réellement sentie de nouveau plus sereine.

Me taper des virées en scooter et en prendre plein la vue avec les paysages, c’était ouf!

Pour la petite info, la première fois de ma vie que j’ai fait du scooter, c’était en Thaïlande, il y a 4 ans. Depuis, je n’en avais jamais refait. J’ai pas trop fait ma maligne sur la route au milieu des voitures et des scooters à Chang Mai. Mais bon, je suis toujours vivante pour te raconter tout ça.  🙂

Pai est moins touristique que Chang Mai et beaucoup plus petit aussi, et ça c’était vraiment cool! Pouvoir marcher tranquillement sans être coincée dans la foule au marché de nuit, c’est rien que du bonheur quand même.

J’ai fait des chouettes rencontres comme toujours… Et comme toujours, éphémères bien entendu, mais c’est là aussi la magie du voyage…

Et pour la 3ème fois, j’ai rencontré une blogueuse, Lucie du blog Voyages et vagabondages. Son blog, je l’avais découvert peu de temps avant de m’envoler pour le Japon il y a un peu plus d’1 an maintenant. Elle et moi, on ne joue pas dans la même catégorie. Elle, c’est une digitale nomade, et elle vit de son blog. Moi, bah faudrait d’abord commencer par changer mon nom de domaine pour qu’il fasse plus sérieux et plus pro. J’en suis pas encore là quoi !  🙂

Une jolie rencontre. Toujours un peu intimidant de rencontrer une personne qui t’a aidé, touché ou conseillé à travers ses écrits… J’espère que nos chemins se recroiseront un jour.

Et puis, entre toutes ces jolies rencontres que j’ai faites, il y a eu lui… Lui, c’est qui tu vas me demander ? Lui, c’est le gars pour qui j’ai littéralement craqué, celui qui m’a fait fondre et avec qui j’ai passé quelques jours à Pai. Le premier pour qui j’ai vraiment craqué depuis mon gros chagrin d’amour en début d’année dernière, et qui m’a fait réaliser, que ça y est, je suis vraiment prête à passer à autre chose, et à craquer de nouveau pour un mec…

By the way, tu veux une anecdote marrante…? Lui et moi, on s’est rencontré lorsque je suis allée voir les cascades à Pai. J’ai appris un super truc: marcher sur des roches mouillées c’est super dangereux putain!

Entre cette nana qu’on a d’abord vu debout sur un rocher avant d’entendre un grand plouf (elle est littéralement tombée toute habillée dans l’eau), entre ce gars qui a glissé et s’est blessé le genou, et entre moi qui me suis ramassée à 2 reprises le cul dans la flotte devant mon crush (il a trouvé ça assez drôle d’ailleurs), et bien on faisait un sacré trio… Ah, maladresse quand tu nous tiens… Lâche nous putain!

Et voilà, après 2 semaines et demi, mon voyage en Thaïlande s’est terminé. Mon seul regret est de ne pas être allée à Koh Samui, voir mon pote Tanguy que je connais du lycée et qui y vit. Mais je me dis que j’y retournerai pour le voir la prochaine fois !

Pour l’heure, il était temps pour moi de retourner à Bangkok (en bus de nuit d’une douzaine d’heures tant qu’à faire), d’où j’ai pris l’avion après une dernière nuit dans la ville, et après cette rencontre un peu particulière avec ce gars à Koh San Road, direction Melbourne en Australie où travail et logement m’attendait!

Mais ça tu le sais déjà maintenant vu le retard que j’ai accumulé.  🙂  C’est pas comme si cela faisait déjà 4 mois que j’étais à Melbourne quoi !

Allez, tchuss !

PS: Tu trouves pleins de crêpes en Thaïlande, c’est assez ouf!

#Lescrêpescestlavie  😉

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