Carnet de route

COMMENT SE DÉGOÛTER DU VOYAGE EN 10 POINTS

Alors, toujours dans la continuité du retard pris ces derniers mois, je vais te raconter comment en bonne naïve que je suis, j’ai (presque) réussi à me dégoûter du voyage.

La recette est assez simple, pour bien se dégoûter du voyage, il faut :

1)Prendre l’avion vers un pays où il y a 19h de décalage en arrière (comme Hawaï par exemple), et donc faire un bond dans le passé. Tu ne « souffriras » pas trop du jet lag à priori, et si c’était le cas, et bien alors, reste dans le pays jusqu’à ce qu’il passe.

2)Reprendre ensuite l’avion pendant 9h pour retourner dans ton pays d’accueil (comme le Japon), et faire un bond cette fois ci dans le futur et voir un jour de ta vie «disparaître ».

3)Dormir à l’aéroport à ton arrivée le soir. Enfin par « dormir », j’entends passer la nuit à l’aéroport et y rester au moins jusqu’à 11h le lendemain matin, une fois que tu es bien crevé(e) et que l’aéroport commence à se remplir à nouveau de monde.

À partir de ce moment là déjà, tu devrais à priori en chier avec le jet lag du retour, car tu te réveilleras à 4/5h du matin prêt(e) à commencer tes journées de très bonne heure. Et tu seras peut-être même en plein craquage, achetant des gadgets chelous de cet animé japonais que tu aimais tant étant enfant.

4)Histoire d’en rajouter une couche, prends un bus de nuit de 12h de trajet. Bien sur, tu dormiras peu, cela va sans dire. Tu arriveras dans la nouvelle ville sur les coups de 6h, ou tu devras rejoindre ta nouvelle auberge où le check-in ne pourra pas se faire avant au moins 14h. Tu ne pourras donc pas te reposer, ni t’allonger, c’est con !

Comme tu seras physiquement fatigué(e), ton sac à dos te semblera beaucoup plus lourd bien sûr et tu en chieras. Ce ne sera pas une partie de plaisir.

5)Après toutes ces escapades, tu te reposeras 2/3 jours avant de retourner à l’aéroport pour cette fois retourner en France. Le mieux selon moi (mais ce n’est que mon avis), c’est d’être dans un pays où tu ne mettras pas loin de 20h pour rentrer dans ton pays, ça c’est bien ça ! Un premier trajet d’une dizaine d’heures puis un autre d’environ 7 à 8h avec une petite escale de 2h par exemple, ça me paraît pas mal.

A ton retour en France, dans la matinée, tu seras à point pour être bien décalqué(e), et ne plus trop savoir dans quel pays tu te trouves quand tu entendras de nouveau tout le monde autour de toi parler français.

6)Si tu as une amie de voyage rencontrée quelques années auparavant dans un autre pays (genre comme la Nouvelle Zélande), alors c’est le moment pour aller la voir pour la 1ère fois en 3 ans. Je peux te jurer que là, tu vas vraiment te demander où tu es, car tu l’as rencontré à l’étranger et pas en France. Et en plus tu te retrouveras dans une ville totalement inconnue au bataillon. Tu te demanderas alors encore plus où est ce que tu es putain de merde !

7)Bien sur avant de la (ou le) retrouver, tu devras attendre pas loin de 7h car tu penseras bien à prendre un billet de train avec beaucoup de marge après ton arrivée à l’aéroport car tu voudras avoir suffisamment de temps pour avoir ton train. Après tout, si ton avion avais du retard, tu pourrais louper ton train et ce serait bête. Donc bon, tu vas viser la sûreté, et t’assurer d’avoir un maximum de temps entre le moment où tu quittes l’aéroport et celui où tu vas prendre ton train.

Pense plutôt à arriver à 7h du matin à l’aéroport, tu n’auras pas beaucoup dormi en avion, et la journée te paraîtra suffisamment longue, pour ne rêver que d’une chose, aller t’allonger et te coucher tellement tu seras HS. Assure toi de prendre ton train dans l’après midi vers 15h, comme ça tu auras le temps d’errer avec ton sac à dos de 16kg et peut être pourquoi pas en profiter pour visiter un peu tiens ! Oh putain, je te jure que tu seras au bout de ta vie à la fin de cette journée, complètement déphasé(e) et défoncé(e) de fatigue.

A ce stade, tu auras probablement envie de pleurer parce que t’es crevé(e), qu’il est 9h30, que ton train est dans 5h, que le temps ne te semble pas passer, et que ton sac te tire tellement sur les épaules que tu n’auras qu’une envie, le balancer dans la Seine.

Quand tu prendras enfin ton train, tu en auras pour 2h de trajet, ça va.

Et puis tu seras vraiment heureux/se de retrouver ton ami(e), vu la dernière fois à l’autre bout du monde quand tu lui as dit au revoir avant qu’elle (ou il) ne monte dans le taxi pour l’aéroport. Ce sera beaucoup d’émotions !

2017 VS 2014

8)Puis après 2 jours avec ta pote (ou ton pote qu’est ce que j’en ai à foutre), tu vas retourner à Paris en train pendant encore 2h.

Là, tu rejoindras la gare routière pour prendre un bus qui ira à Nantes (par exemple). Tu attendras à nouveau à la gare pendant 2h, et quand ton bus arrivera, ce sera reparti pour au moins 6h. Surtout ne prend pas moins !

Tu aura là aussi sans doute envie de pleurer en pensant qu’il te reste encore 6h de trajet, à être encore assise pendant de longues heures.

C’est là que tu vas commencer à être vraiment dégoûté(e).

9)Arrivé(e) à bon port, tu seras à point pour te sentir complètement déboussolé(e), décalqué(e), et totalement absent(e). Pour finir, tu dormiras à nouveau ailleurs, pour la dixième fois en 4 semaines.

Ça te fera comme cette fois dans ce pays, où tu dormais en auberge de jeunesse et où tu t’es réveillé(e) à 5h du matin pour aller prendre le car (encore!) pour aller à ce fameux musée du petit prince. Tu t’étais réveillé(e) un peu déboussolé(e), et tu cherchais en panique car tu ne le trouvais pas, le rideau à ouvrir pour sortir de ton lit. Tu as fini par tapoter le mur quelques secondes avant de te rendre compte que tu étais du mauvais côté, et que le rideau était sur ta droite et non la gauche…

Bref, tu te réveilleras régulièrement dans des endroits différents, et tu te demanderas assez souvent où est ce que tu es.

10)Le lendemain chez ta sœur (ou ailleurs), tu devrais craquer et pleurer car tu seras à l’ouest, crevé(e) et tu te sentiras paumé(e) dans le temps et l’espace (tant qu’à faire).

Ton séjour en France te laissera comme un goût de frustration car tu n’auras pas profité comme tu l’aurais souhaité de tes amis et ta famille, et que tu n’auras pas eu le temps nécessaire dont tu avais besoin pour toi et faire un break du voyage. Les 3 semaines passées en France s’écouleront très vite, et il sera déjà l’heure de repartir.

Et peut être même que pour la toute première fois, tu auras des doutes. Tu hésiteras, et tu comprendras aussi que tu peux voyager en Europe sans être sans cesse à prendre l’avion. Tu garderas alors cette idée comme nouveau projet dans la suite de tes aventures.

Puis tu penseras à ton visa pour ce pays qui expirera prochainement, et là tu réaliseras que tu ne souhaites pas avoir de regrets, alors tu ne te détourneras pas de la queue dans laquelle tu te trouves à l’aéroport, et tu t’envoleras pour l’Asie dans un premier temps.

Après les premiers jours difficiles passés dans cette grande ville d’Asie, les retrouvailles avec une (ou un) autre pote sur place, la liberté que procure la sensation de conduire à nouveau un scooter, les paysages à couper le souffle, les spécialités culinaires du pays, les chouettes rencontres, les longues discussions et le crush que tu auras pour ce mec (ou cette fille)… Alors tu réaliseras que non, des regrets, tu n’en as pas… Et toutes ces galères seront (quasi) effacées d’un revers de la main, car après tout, elles font elles aussi partie intégrante du pack voyage… 🙂

PS : Ce post ne révèle absolument pas d’une expérience personnelle qui aurait été la mienne bien entendu

Recettes et astuces

PLUTÔT UNE PÂTISSERIE JAPONAISE ALORS?

Dans la continuité de mon post de l’autre fois sur les svele, je vais cette fois te parler d’une autre spécialité, mais japonaise cette fois ci. La dernière fois, je t’avais parlé des okonomiyakis, ces crêpes salées que j’adore! Et bien cette fois, je vais te parler d’une pâtisserie: le dorayaki (どら焼き).

Dorayaki

Qu’est ce que c’est que ce machin là, te demandes-tu? Encore une fois, en apparence, on dirait 2 mini pancakes collés l’un sur l’autre et fourré d’une pâte de haricot rouge au milieu.

Beurk tu dois te dire, des pancakes et des haricots rouge? C’est clair que même moi en me relisant, je ne me vends pas du rêve…

Allez, c’est parti pour la pseudo minute culinaire! Cette pâte d’haricots rouge (nommée azuki) qui ne te fait clairement pas saliver là tout de suite s’appelle anko (あんこ). Bouillis puis broyés, les haricots forment alors une pâte épaisse que l’on sucre ensuite. En fonction de la finesse du broyage, on peut trouver différentes consistances de pâte d’haricots rouge. C’est un mets typiquement asiatique que l’on retrouve en Chine, en Corée et bien sur ici au Japon. Ils font pas mal de choses ici, avec cette pâte d’haricots rouge.

Alors avant, personnellement, je n’étais pas forcément une grande fan, mais aujourd’hui…

Et bien aujourd’hui, je développe une passion pour l’anko tout comme pour le matcha (poudre très fine de thé vert moulu). J’adore!!

Je te jure que c’est délicieux, et qu’il ne faut pas voir cela comme des haricots rouges classiques que l’on mangerait en plat salé. Sinon, bah bien sur que non, ça ne donne absolument pas envie…

C’est une tuerie! Et clairement niveau bouffe, cela me manquera quand je quitterai vraiment le Japon (bah si, ça va bien arriver à un moment donné).

Alors le truc, c’est que ce que je croyais être des pancakes, n’en sont pas en réalité! Bordel de merde! Ça la fout mal sur un blog qui parle de crêpes et de ses dérivées… Bon bah je fais quoi maintenant? Allez, quitte à me faire huer, je vais tout de même aller jusqu’au bout de ce post. 🙂

Donc, je disais que je viens de découvrir que non, les 2 faces composant le dorayaki ne sont en réalité pas de véritables pancakes, et que la recette est dérivée en fait d’un gâteau portugais: le castella dont la consistance ressemble à celle d’un gâteau éponge, léger et moelleux (avec un intérieur bien jaune). D’ailleurs, il y a une autre spécialité japonaise qui s’appelle les « baby castella », c’est trop bon ça aussi!

Je t’avais dit que je te ferai voyager: Norvège, Japon et maintenant Portugal! Sans oublier qu’à l’heure actuelle, je rentre tout juste d’Hawaï. 🙂

L’autre jour (genre il y a 2 mois maintenant…), j’ai goûté un torayaki. La différence? Bah à part le d de dorayaki qui devient un t, c’est juste la couleur un peu tigré du faux pancake qui change… J’en ai aussi goûté un au matcha. Mais si, je t’en ai parlé plus haut, c’est du thé vert. Trop bon! J’te dis, je développe une passion pour le matcha et l’anko, je suis fan!!

Il y a un film japonais qui est sorti l’année dernière (je suis un peu cinéphile si tu ne le savais pas encore), et qui s’appelle « Les délices de Tokyo » de Naomi Kawase. Dans ce film, il y est justement question de dorayaki, mais pas que… Le sujet que le film traite au travers de cette pâtisserie est plus existentielle, et mérite à mon avis que l’on s’y attarde pour mieux comprendre le Japon d’avant mais aussi celui d’aujourd’hui.

Un film à voir si tu aimes le cinéma japonais. Film, qui est en fait une adaptation d’un roman de Durian Sukegawa.

Ouais, ouais, comme tu peux le voir, j’ai fait quelques recherches afin d’éviter d’écrire des conneries sur mon blog! 😉

Allez, file dans ta cuisine tester la recette!! (trouvée sur ce joli blog)

 

またね!! (à plus)

Recettes et astuces

UNE P’TITE CRÊPE NORVÉGIENNE, ÇA TE DIT?

Aujourd’hui, je vais régaler tes papilles, et te donner l’envie de te jeter dans ta cuisine pour tester cette recette !! Chiche que j’y arrive?! Allez, je prends le pari, et toi, fais le moi savoir en commentaire si tu veux bien. 😉

La Norvège sera donc à l’honneur aujourd’hui pour changer tiens! Au mois de juin, j’étais à Hiroshima comme tu le sais. Bah si, bien sûr que si tu le sais, puisque tu lis assidument tous mes posts bien entendu cher(e) lecteur/lectrice de mon coeur!  Là-bas, j’y ai rencontré Jesper.

Jesper, en plus d’être chou comme tout, il vient de Norvège. Comme moi (mais avant moi), il était volontaire à Santiago guesthouse où en échange de quelques heures de ménage, on avait un lit en dortoirs de 27 lits. Ouais, ouais, j’ai bien dit 27 lits! On repassera pour l’intimité donc, mais ça aurait pu être pire car (heureusement) chaque lit avait un rideau (la bonne nouvelle!). Un soir, Albin (un autre français aussi volontaire) a fait des crêpes pour l’anniversaire de Jesper, et j’ai du parler de mon blog et de mon projet de crêpes (non, je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’en faire à Hiroshima). C’est ce soir là qu’il m’a parlé d’une de leur spécialité en Norvège: les svele.

D’apparence, ça ressemble clairement à des pancakes, en un peu plus petit sauf que les Norvégiens mangent plutôt ça en dessert où comme snack et que et la recette est différente. La recette varie en fonction des régions, néanmoins, il y a quand même une base (normal quoi): oeufs, sucre, farine, beurre et lait de baratte (ou lait ribot). A cela on rajoute généralement du bicarbonate d’ammonium et de soude, qui viennent donner le goût de cette spécialité!

Il m’a dit que cela pouvait se manger avec du beurre et du sucre, de la crème fraiche et de la confiture (les 2 ensemble, je tiens à préciser), ou encore avec leur fromage (qui n’en est pas vraiment un en fait) trop chelou en apparence, de couleur brune et au goût caramélisé… Ouais, c’est pas du fromage quoi… Moi je dis que le savoir faire à la française pour le fromage n’a rien à envier à aucun pays… Mais si ton avis diverge sur la question, alors je t’en prie, dis le moi! 🙂

Voici la recette que Jesper m’a donné (mais tu l’as compris, il y en a d’autres): 3 œufs, 120g de sucre, 900ml de lait de baratte, 4 cuillères à soupe de beurre fondu, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude, 1 cuillère à café de bicarbonate d’ammonium et 400g de farine.

Le fromage chelou en question

Dans un premier temps, tu fais monter les blancs d’oeufs en neige avec le sucre. Incorpore ensuite délicatement le mélange: lait, jaunes d’oeufs, et beurre fondu (tu fous pas tout d’un coup comme un(e) sauvage en somme!). Dans un autre récipient, il te faut mélanger les ingrédients secs (sucre, farine, bicarbonate de soude et d’ammonium), qu’il faudra là aussi incorporer délicatement au mélange liquide pour obtenir une pâte sans grumeaux (nos ennemis jurés!).

Pour finir, tu laisses reposer la pâte quelques heures au frigo (2/3h de ce que j’ai lu). Quand tu es prêt(e) à faire tes svele (je sais pas trop si on rajoute un s au pluriel, donc dans le doute je m’abstiens), tu les feras cuire de la même manière que pour des pancakes, mais rappelle toi, ils sont un peu plus petits!

Et après, et bien tu mets ce que tu veux dessus hein, t’es pas obligé(e) de suivre à la lettre ce qui est écrit dans ce post.

Donc, je disais, tu les garnis avec ce que tu veux, tu les plies en 2 (c’est ce qu’ils font en Norvège) et tu te les fourres dans le gosier. Ahahah!!

Et bon appétit bien sûr!! 😉

Recettes et astuces

VÉGANE CETTE FOIS!

Toujours à Kasara farm, j’ai testé cette fois ma 1ère recette de crêpes végan!

Pourquoi? Et bien, Carmel, que j’ai rencontré à Kyoto et qui est venue ensuite à Kasara Farm est végane. Et pour qu’elle puisse aussi goûter mes crêpes, on a décidé de faire une recette spécialement pour elle, sans lait, ni oeufs donc! 🙂

Pour cette recette, il te faudra:

  • 250 de farine
  • 80g de fécule de maïs (type maïzena)
  • 240ml d’eau froide
  • 500ml de lait végétal non sucré (j’ai utilisé du lait de soja)
  • 2 cuillère à soupe d’huile végétal neutre
  • 1 cuillère à soupe de sucre (facultatif)
  • 1 pincée de sel

Il y en a pour une dizaine ce crêpes environ. Tout dépend de leur taille.

Pour la préparation: Tu dilues la fécule de maïs dans l’eau et tu mélanges bien. Dans un autre récipient, tu mélanges la farine, l’huile, la fécule de maïs diluée, le sucre et le sel. Tu finis par ajouter progressivement le lait de soja tout en battant ta pâte avec un fouet.

Et voilà, c’est prêt!

Comme j’aime bien personnaliser ma pâte tu le sais maintenant, j’ai rajouté de l’essence de vanille (oui oui je sais, c’est une obsession), et de la liqueur de yuzu. Si si, du yuzu, encore une fois :-). 

C’était pas mauvais du tout ces petites crêpes. D’après Kenji, cela rappelait un peu le goût du pop corn. La fécule de maïs j’imagine…

Cette recette, je l’ai trouvé ici. Un blog à découvrir de toute urgence! Je viens de me télécharger les 2 guides gratuits sur la cuisine végane et sur le végétarisme.

Oui, car tu ne le sais pas, mais je suis (semi) végétarienne. Pourquoi semi? Parce que je n’ai pas encore enlevé la volaille et le poisson de ce nouveau régime alimentaire, voilà tout. Et oui, je sais que le poulet n’est pas un légume, pas la peine de me charrier, on le fait déjà à ta place… 😉

Recettes et astuces

LET’S TEST IT!

Hello!

Alors aujourd’hui, je vais partager avec toi les recettes que j’ai testé lorsque j’étais à Kasara Farm. On m’a dit un jour (il n’y a pas si longtemps), qu’il fallait savoir utiliser ce que j’avais à porter de main, et être inventive. J’ai hésité entre me sentir vexer ou inspirer pour être honnête. Je ne suis pas une grande cuisinière qui sait préparer des plats de ouf avec ce qu’elle a dans la cuisine. Moi j’ai besoin de recettes et d’ingrédients précis. Néanmoins, je suis prête à devenir plus créative et/ou imaginative en ce qui concerne les crêpes. A Kasara, le choix des ingrédients étaient tout de même limité, et parfois, je ne savais même pas ce que c’était, parce que bien sur, écrit en japonais, et donc aucune idée de ce que cela pouvait bien être. Mes hôtes n’étaient pas toujours dans le coin pour que je leur demande.

Toutefois, j’ai trouvé un ingrédient bien sympathique, avec lequel j’ai fait mes meilleurs crêpes jusqu’à présent. Pour ces recettes tests, Morgane était avec moi pour les faire et aussi tester les différents alcools que l’on pouvait bien rajouter à la pâte cette fois. Autant dire, qu’on a goûté plus d’un alcool ce jour là, et qu’on aurait bien pu finir déchiré ;-).

Farine grillée

Cet ingrédient, c’est de la farine grillée (roasted flour). Et bah franchement, c’est pas mal du tout dans les crêpes. Il faut, je pense, ne pas en mettre trop tout de même, car le goût et l’odeur sont prononcés. Mais ça, pour le savoir, il a fallu que je fasse plusieurs expériences.

J’ai aussi utilisé cette fois du sucre roux. Enfin, disons que j’ai fait un mix entre le sucre blanc et le sucre roux.

Savais-tu aussi que le sel est un exhausteur de goût? Personnellement, je ne le savais pas. Ajouter à la pâte, il permet de bien faire ressortir la saveur du produit (et non pas de saler la pâte bien sur). Il y aurait une règle apparemment, 20g de sel par kilo de farine.

Les différents types de farine, ça te parle? Ouais, moi non plus, je ne suis pas encore une pro, mais j’apprends. Il existe 6 types de farine de blé correspondant à la classification française, cela va de la T45 à la T150. Il faudra donc choisir sa farine en fonction de ce que l’on souhaite faire.

Pour la pâte à crêpes, la T45 et la T55 sont généralement utilisées, sachant que la T55 est une farine lambda que l’on peut utiliser pour tout. Ce sont 2 farines fortes en gluten.

Je reviendrai dans un prochain post sur ce point.

Alors, ce que j’ai utilisé (pour une vingtaine de crêpes, voir plus):

  • 500g de farine pour cakes et pancakes
  • 750cl de lait
  • 75g de sucre (moitié sucre blanc, moitié sucre roux)
  • Essence de vanille (à ta convenance)
  • 3 œufs (encore une fois, je devrai sans doute en mettre plus)
  • 9g de sel (exhausteur de goût)
  • 1 bonne grosse cuillère à soupe de farine grillée (cela a changé le goût)
  • 2 bouchons de whisky (je te le dis, on fait avec les moyens du bord :-))
  • Un peu d’eau pour diluer la pâte

Résultat: Des crêpes plus onctueuses. Il y a un petit arrière goût en bouche dû à la farine grillée, mais c’est pas mal. Elles ont aussi cuit vite à la poêle, plus que d’ordinaire. La farine grillée a aussi changer la couleur des crêpes.

2ème et 3ème tests:

  • 450g de farine (pâtissière)
  • 100 g de farine grillée
  • 90g de sucre (20g de sucre roux, 70g de sucre blanc)
  • 4 œufs frais (de meilleure qualité)
  • Essence de vanille
  • 1L de lait
  • 10g de sel
  • De l’eau pour diluer la pâte

Avec Morgane, on a divisée la pâte en 2. Dans l’une, on a mis 3 bouchons de saké, et dans l’autre, 2 gros bouchons de liqueur de Yuzu et de la noix de coco râpée. On est des ouf nous j’te dis! 🙂

Résultat : Elles sont aussi onctueuses mais le goût de la farine est trop prononcé. Je ne suis pas fan de celles avec le saké, je préfère celle au yuzu, par contre on oublie la noix de coco dedans. Pas mauvais, mais ce ne sont plus du tout des crêpes Bretonnes là.

Une astuce pour garder les crêpes moelleuses ;-): Place une assiette au dessus d’une casserole d’eau frémissante, mets tes crêpes dessus au fur et à mesure, et couvres les avec une autre assiette (ou ce que tu veux).

On m’a aussi conseillé d’essayer une pâte avec de la pomme rôtie (râpée bien entendu), et toi, tu en penses quoi?

À tester, sans nul doute!