Carnet de route

QUAND T’AS UN RESSORT DANS L’CUL

Des fois, dans la vie, il se passe pas grand chose. Bah si, il se passe pas toujours des trucs de ouf dans la vie de tous les jours t’es d’accord quand même ? Et puis ya des fois, elle est faite de tellement de rebondissements que tu ne sais même plus toi même dans quelle direction regarder bordel !

Mi-août, je quittais mon travail à la crêperie pour partir en Nouvelle Zélande. Ce qu’il y a de comique dans cette situation, c’est que j’ai réalisé que je faisais exactement les mêmes pays qu’il y a 4 ans, mais dans le sens inverse cette fois-ci… 2014, j’ai fait NZ, Australie, Thaïlande et Japon, et depuis 2017, j’ai fait Japon, Thaïlande, Australie, et NZ… Euh… What’s the fuck Julie ?? Bon ok, il y a quand même eu Hawaï entre 2, mais quand même. Bon ok, je suis aussi retournée dans les mêmes pays parce que cette fois ci, j’avais des visas, mais quand même !! Et la Thaïlande, j’y suis retournée parce que j’avais pris un billet multi-destination lors de mon retour en France en octobre 2017, et que Bangkok s’est avéré être la destination la moins chère… Ok, mais QUAND MÊME !!!

Pour la NZ, j’y suis retournée pour rendre visite à ma cousine Lucie et son mari Leon, ainsi que Theresa (de Matsuyama l’été dernier). Mais j’y ai aussi revu Stéphane et Tanguy, respectivement du Japon et de Wellington, il y a 4 ans. Et tu sais quoi, et bah c’était super cool ces retrouvailles. Même les retrouvailles avec Wellington ont été chouettes ! J’y ai vécu 7 mois de 2013 à 2014, et y remettre les pieds était en même temps étrange et génial. J’en ai profité durant mon séjour pour aller tout au nord de l’île du nord, chose que je n’avais pas faite à l’époque, pour aller vers Pahia, et Cape Reinga.

Je suis retournée manger des crêpes là où je bossais avant, et comme le monde est tout petit petit en fait (sisi), et bah j’ai même fait la connaissance de Pierre qui y bosse. Il est de Nantes et fait partie comme moi du même groupe privé sur facebook « Jette toi àl’eau ». Si ça c’est pas dingue !

J’ai eu les boules de ne pas pouvoir revoir mes anciens colocs. Ils étaient en Russie (ou en Allemagne, je sais plus). Elle, Liza, est Russe, et il, Konrad, est Allemand. Ils se sont mariés il y a 3 ans et ils ont eu une petite fille cette année, Zoé. Ça aurait été tellement cool de les revoir… Mauvais timing quoi ! Mais je garde espoir, ils reviennent régulièrement en Europe !

J’ai aussi eu les boules avec mon ancien manager Thomas, à Auckland, qui ne s’est pas donné la peine de me dire les jours où il bossait histoire d’éviter que je ne me déplace pas pour rien. Ah bah si, je me suis déplacée pour rien, et j’ai perdu des tunes. Merci Thomas, c’est sympa. T’aurai au moins pu avoir la décence de me mentir si tu ne voulais pas me revoir. Mais bon, c’était surtout juste la preuve que tu t’en battais les couilles. Qu’à cela ne tienne, ce n’est finalement pas une grosse perte.

Puis je suis revenue à Melbourne où je suis restée de nouveau 15 jours.

2 semaines ou j’ai/je me suis:

  • revu Matt et Amelia (mes colocs), ainsi que Godelaine (mon ex manageuse)
  • passé un moment en compagnie d’Australiens
  • fait un nouveau tatouage (oui oui, encore un), et refait des tresses dans le salon de Kristina à Footscray
  • été au théâtre avec Alex voir une pièce d’horreur trop stylée
  • été dans mon bar préféré à Yarraville avec des potes (là où j’ai chanté)
  • fait une session ciné en solo (parce que la cinéphile que je suis était en manque)
  • rencontré Denise à Geelong, du projet Avatar (un programme de développement personnel)
  • passé du temps avec Michael-Angelo, un de nos clients chouchous de la crêperie
  • enfin testé le Pancake Parlor
  • pris mes billets d’avion pour la suite de mon voyage
  • finalement dit au beau gosse de la rue où je bossais à quel point je l’avais toujours trouvé trop beau… (défi lancé par Astrid, je l’ai enfin fait!)

J’étais censée aller sur la côte est en me cherchant un bénévolat et puis j’ai fini par me dire « Fuck ! Je vais surtout me chercher m’en chercher un qui me plaît peu importe où il est ».

Ouais bah c’est bien gentil, mais j’ai un peu pas pensé que l’Australie, c’est pas le Japon ou même la Nouvelle Zélande et que les distances d’une ville à une autre ne se font pas juste en 10h de car… Donc non, je n’avais pas prévu que le billet pour Perth soit si cher, car soit dit en passant, Perth serait la ville la plus isolée de l’Australie de l’ouest.

Et ouais ça t’en bouche un coin ça, hein ? Et non, s’il te plait, ne me réponds pas « c’est ton cul qui me bouche la vue », on me l’a déjà faite celle ci, merci.

Donc ouais, comme tu le sais, j’avais trouvé un bénévolat dans cet Ashram à Fremantle du côté de Perth, et du coup au lieu d’aller du côté est comme c’était initialement prévu, et bien je suis allée du côté opposé.

Je réalise, en écrivant, que de toute façon, depuis que je voyage, partir dans le sens inverse de là où j’étais supposée aller à la base est l’histoire de ma vie. Combien de fois je me suis paumée en voyage en prenant la mauvaise direction… Ça m’est encore arrivée plusieurs fois à Melbourne en prenant le tram dans le mauvais sens, et en me retrouvant je ne sais pas où à 23h du soir…

Donc bref, je suis allée de l’autre côté comme tu l’as compris.

Et puis sur un coup de tête, et puis aussi parce que j’en avais marre de réfléchir à ce que je pourrai bien faire sur la côte ouest du pays après mon bénévolat (et pourtant, ce ne sont pas les choses à faire qui manquent, mais je n’ai pas réussi à faire un choix…), et bah j’ai décidé de me casser carrément du pays tiens, et d’aller à Bali pourquoi pas! Je voulais aller à Java à la base (toujours en Indonésie), mais c’était plus cher, donc j’ai choisi Bali.

Ah, Bali, Bali, Bali….Qu’est ce que tu es bruyante putain ! Et la circulation chez toi, on en parle ou pas ? A croire que c’est dans tous les pays d’Asie que c’est n’importe quoi comment vous roulez. Après 20 min sur mon scooter, je me suis dit que ce n’était peut être pas l’idée du siècle… Et puis pour me challenger un petit peu plus, ce n’était pas seulement ma vie qui était en jeu, mais aussi celle de ma pote Edes, retrouvée ici plus ou moins par hasard. Elle est drôle cette meuf ! Je suis vraiment contente de l’avoir revue et d’avoir pu partager un bout de nos voyages solo respectifs ensemble. Elle est pas un peu chelou cette phrase?

On s’était rencontrées au Japon l’année dernière à OEH à Osaka. Elle a quitté le Japon pour voyager elle aussi.

Au bout du compte, je ne nous aurai pas tué toutes les 2, par contre plus jamais ô grand jamais je ne reconduirai de nuit à Bali. Là, c’était flippant ! D’une, on voit rien (même avec les lumières du scooter), de 2 la route empruntée était vraiment merdique de jour, alors de nuit, je te raconte pas… Et de 3, merci bien tous les moucherons que je me prenais dans la gueule, putain ! Ok, les rizières de Jatiluwih étaient magnifiques et en valaient grave le coup, mais quand même, la prochaine fois (note pour plus tard), penser à y aller plus tôt que ça dans la journée… J’ai pas juste conduit 30min en scooter hein, là je te parle de plus de 3h aller-retour.

Les voyages, ça va aussi avec son lot de galères sinon, c’est pas marrant. Edes s’est fait mordre/griffer par un singe à Ubud, et n’était pas vaccinée… J’ai cru que j’avais chopé la tourista… Je fais officiellement des réactions allergiques soleil/sueur sur le visage au niveau des lèvres… J’ai eu l’oreille droite bouchée pendant 2 semaines avant de finalement me décider à aller voir un médecin en rentrant en Australie, et j’ai eu mon premier vrai tremblement de terre lors de ma 2ème nuit sur l’île tant qu’à faire…

De Bali, j’ai fini par atterrir à Brisbane, où j’avais à la base loué une voiture pour 1 semaine pour me faire un petit road trip et descendre le long de la côte jusqu’à Melbourne. Mais bon, bah en fait je l’ai pas fait, parce qu’une fois arrivée à l’agence, je le sentais pas donc j’ai tout annulé. Et là ça a été le début d’une longue réflexion de ouf, sur où j’allais aller, comment j’allais y aller, et quand j’allais y aller.

Putain, ça m’a saoulé ! J’ai fait que ça réfléchir.

Mon but en allant sur la côte est, était avant tout et surtout d’aller à Nimbin pour rencontrer Jean Marie. Lui et moi, on avait « fait connaissance » quand j’avais partagé la page facebook du blog sur différents groupes, il y a de ça plus d’1 an et demi. Il m’avait alors dit que si je passais un jour à Nimbin, que je serai la bienvenue. Tu dois le savoir maintenant, mais il faut faire attention avec moi à ce que tu dis, ça ne tombera jamais dans l’oreille d’une sourde… Pas question donc de quitter l’Australie sans le rencontrer et aller à Nimbin. Ça a toujours fait partie de mes plans bien avant d’arriver dans le pays.

Comme il ne me restait qu’une semaine avant de quitter l’Australie, et que je devais être dans le week end à Melbourne pour revoir Matt et Amelia (mes colocs), et rencontrer leur petite fille (car oui elle a accouché ^^), ça a été une putain de prise de tête pour l’organisation de cette semaine qui s’est faite à l’arrache.

Bien que cela aura été très court, j’ai réussi à faire ce que je voulais : Brisbane, Gold Coast, Byron Bay et bien entendu le plus important, Nimbin ! J’y aurai passé 2 jours en compagnie de Jean Marie. Cette rencontre a été complètement folle, inattendue, mais surtout, surtout inoubliable…. Je ne m’attendais certainement pas à ça en allant rencontrer cet inconnu qu’au final je ne connaissais pas… Et je suis partie de ce tout petit village hippie (où la marijuana est légalisée au passage), en me faisant un ami pour la vie… Une rencontre magique… Et sans m’en apercevoir, ni même m’y attendre, je me suis retrouvée les larmes aux yeux à l’aéroport, triste de déjà lui avoir dit au revoir…

Et me revoilà de nouveau à l’aéroport de Melbourne le samedi 27 au soir, aéroport que je commence à très bien connaître désormais… Il me restait 48h à Melbourne avant de reprendre l’avion pour quitter cette fois pour de bon le pays. Rachou (mon ex manageuse) m’a donc hébergé 1 nuit, et j’ai passé la fin de mon week end avec Amelia et Matt à Torquay (ouais je sais, ça te parle pas du tout cette ville pas vrai?). J’ai fait la connaissance de baby Daisy Grace Hall, et putain je peux te dire qu’elle est trop trop belle… Je suis vraiment contente d’avoir pu les revoir avant de partir. En même temps, je me suis fait partir de Melbourne exprès pour m’obliger à y retourner et ainsi être sûre de pouvoir les revoir. Ils vont beaucoup me manquer. J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur des colocs aussi cools.

Et voilà, c’est la fin de mon working holiday visa en Australie… Après mon dernier rdv avec ma thérapeute (oui oui, tu as bien lu, et non, je ne t’en avais pas parlé jusqu’à présent) et chez le médecin pour mon oreille le lundi, il ne me restait plus que quelques heures à attendre avant de me rendre (encore) à l’aéroport pour cette fois-ci m’envoler direction le Cambodge !

Je ne vais pas te mentir, cette ville va me manquer, je l’aime beaucoup. Et c’est bien normal après presque 1 an. Être à l’aéroport en sachant cette fois qu’il n’y aura pas de retour a été différent. Tu veux savoir si j’ai chialé ? Franchement, entre toi et moi, tu me connais maintenant ? Tu sais que je suis une putain d’émotive. La question ne devrait même pas te venir à l’esprit…

Melbourne, je t’aime fort, toi, et tous les gens que j’y ai rencontré (enfin, peut être pas tous, je suis pas non plus un putain de bisounours).

J’ai envie de te dire de prendre soin de toi, mais euh… Comment dire, tu n’es pas une personne quoi merde ! Alors je te dirai simplement de rester telle que tu es, une ville super cool où il fait bon vivre. Et rien à foutre des rabats-joie qui la ramène pour dire que tes trams sont old school et lents. Le vintage, ya rien de mieux !

Reste comme tu es Melbourne, tu me manqueras… ❤

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Crêpes et voyages

L’ÉTÉ JAPONAIS: ENTRE LE RÊVE ET L’ENFER, IL N’Y A (PARFOIS) QU’UN PAS

Si tu le sais, et bien c’est que tu es sacrément assidu(e) dans la lecture de ce blog, et j’ai bien envie de te faire un gros câlin parce que ça me touche putain!

Donc je disais: comme tu le sais, je suis à Matsuyama depuis le 1er juillet sur l’île de Shikoku. Je suis volontaire (via workaway cette fois-ci), dans une auberge de jeunesse du nom de Sen Guesthouse. Il s’avère aussi, que je suis à 5 min à pied du plus vieil onsen du Japon, et qui est aussi l’onsen qui a inspiré Hayao Miyazaki pour « Le voyage de Chihiro ».

Non, non, non et non. Tu ne peux pas, n’avoir aucune idée de quoi je parle, je refuse d’y croire! Miyazaki, c’est « Princesse Mononoké », « Le château ambulant », « Mon voisin totoro », « Le vent se lève », et j’en passe… Quand tu penses à Miyazaki, tu penses aussi au Studio Ghibli, l’un ne va pas sans l’autre bien évidemment. Et même si tu n’es pas fan du cinéma d’animation japonais ou des mangas, tu dois quand même avoir déjà entendu parler de Miyazaki, non? Non, vraiment?? Bon… Passons… Je veux bien fermer les yeux pour cette fois-ci, mais il ne faudrait pas que cela devienne une habitude! 😉

Donc, je disais: je suis actuellement à Matsuyama, travaillant comme volontaire dans une auberge de jeunesse du nom de Sen Guesthouse (aussi en rapport avec Le voyage de Chihiro si tu suis bien). C’était un ancien ryokan (du gouvernement) avant, et les chambres sont typiquement traditionnelles, avec tatamis, futons, et mini onsen privé en guise de douche. Oui, oui, j’ai bien dit mini onsen privé! L’endroit est très chouette, je te laisse voir par toi même avec les photos. Comme souvent, les jolies rencontres ont été au RDV. J’y pense maintenant, mais sais tu ce qu’est un onsen? Putain de merde, je ne vais pas réussir à écrire ce post sans m’arrêter pour expliquer un truc. Damn it!

Je vais la faire courte. En même temps, il n’y a pas besoin de 3 plombes pour expliquer ce que c’est. Onsen, ça veut dire littéralement « source chaude ». Ce sont des bains thermaux qui peuvent aussi bien être à l’extérieur qu’à l’intérieur et dont l’eau est issue de sources volcaniques. Et c’est là où ça fait tilt dans ta tête et où tu te dis « Ah mais oui! Ce sont les bains publics où t’es à poil! ». Bingo! Oui, mais bon, faut pas déconner non plus, les hommes d’un côté, et les femmes de l’autre, merde! C’est particulier quand même… Surtout quand t’es à oualpé dans le bain et que tu commences à sociabiliser avec d’autres femmes elles aussi à oualpé (j’ai déjà testé un onsen si tu t’en rappelles). Alors oui, bien sur, tout le monde est à poil, et il n’y a aucune gêne à avoir, car au final tout le monde s’en fout! C’est clair. Néanmoins, être à poil avec d’autres femmes elles aussi à poil, c’est vraiment pas mon truc. Mais je finirai peut-être par m’y habituer qui sait :-). Et puis, c’est une chose à expérimenter au moins une fois lors d’un voyage au Japon, pour être davantage au coeur de la culture. Et encore plus quand tu es dans la ville du plus vieil onsen (ou l’un des, les versions divergent à ce sujet) de l’histoire du Japon! Il est très chouette!

Donc! Je disais (je vais bien réussir à écrire ce post sans m’interrompre bordel): je travaille comme volontaire à Sen Guesthouse, et les jolies rencontres ont été au RDV! D’abord avec Matt et Nori, les propriétaires, Sana, leur adorable petite fille (qui aura bientôt 1 an), et avec Theresa (une Néo-Zélandaise), qui travaille pour eux. Encore une fois, je suis chanceuse, je suis tombée sur des gens bien, adorables et drôles! Et à qui j’ai fait des crêpes bien sûr, cela va sans dire!

Quand tu te poses dans une ville pour quelques mois, forcément à un certain moment, tu commences à la connaitre, et puis, tu finis par faire des rencontres. Matsuyama est une ville à dimension plus humaine que les grandes villes comme Hiroshima, Osaka, ou Kobe (bon, Tokyo, je n’en parle même pas hein!). J’ai également pris des cours de japonais ici, et ça aussi c’est cool! Bref, une petite routine s’est installée ici, et c’était pas mal aussi. C’est marrant de se sentir chez soi dans une auberge de jeunesse quand j’y pense…Un peu comme à Hiroshima, sauf que celle-ci est plus petite, la clientèle n’est pas non plus la même, et ici, j’ai un contact plus intime avec mes hôtes. Et puis, il y a une super terrasse sur le toit avec des hamacs! Le top en fin de journée quand le soleil commence à se coucher…

Ah oui, et l’été japonais, on en parle ou pas? Bah, c’est un peu le sujet du titre de ce post, donc oui forcément on va en parler.

Alors laisse moi te résumer ça en 2 mots: Une PUTAIN d’horreur! Ah, ça fait pas 2? Je veux dire, je ne me plains pas, je vis quelque chose qui me tenait à coeur depuis longtemps, je suis au Japon (blablabla) et c’est cool! Vraiment cool!! Mais l’été ici…. Oh putain de merde! Je ne savais pas à quoi m’attendre car je n’y avais simplement pas pensé en fait. Et maintenant que je l’ai vécu, je me dis que le Japon en été, et bien plus jamais!!! Je crois que je n’ai sans doute jamais autant transpiré de ma vie qu’ici… Et faire le ménage dans une auberge en été…. Mais quelle idée de merde!! Putain, si j’avais su!!! J’ai dégouliné des litres en faisant le ménage le matin ici. Je te laisse imaginer le tableau et deviner à quel point j’ai été en mode super attirante après 2h de ménage… Je n’ai je crois, jamais autant sué de ma vie (au cas ou tu n’aurais pas bien compris)! J’arrivais même à me sentir, c’est dire!! Et cette chaleur en journée!! Putain, je ne prenais même pas de plaisir à être dehors. Le paradis: faire l’étoile de mer sur mon lit avec la clim… Là, c’était du bonheur…. Et aller dans un onsen en été, on en parle aussi ou bien? Ça aussi, c’est pas l’idée du siècle! Transpirer dans son bain… DU BONHEUR! Et je ne te parle même pas du fait que ma peau a été attaquée à plusieurs reprises par les boutons de chaleur. Quelle douce et magnifique saison que l’été au Japon… Je ne me suis jamais sentie aussi resplendissante!

L’idée du siècle (roulement de tambour!!) restera quand même d’avoir fait des crêpes par ce temps! Il fait 40°, hey, et si on faisait des crêpes!! Encore une putain d’idée Julie! Mais bon, tu commences à me connaître, j’avais de nouvelles recettes à tester, et des personnes à qui les faire goûter. 🙂

Néanmoins, au moment où tu liras ce post, il fait bien meilleur aujourd’hui, et sortir de nuit quand il fait frais, ce n’est que du bonheur… On est peut-être mi-septembre, mais crois moi il fait encore chaud!

J’ai aussi eu l’opportunité de faire une crêpes party à l’auberge, et c’était bien cool malgré la chaleur!! (j’éviterai de parler des courses que je suis allée faire en vélo un après midi, je crois que tu as compris à quel point j’ai pu transpirer ici). Pour cette soirée, au menu, des crêpes (cela va sans dire), salées et sucrées! J’ai pas trouvé de farine de sarrasin pour faire des galettes (si si ils en ont!Les nouilles soba sont faites avec de la farine de blé noir). La traditionnelle « complète » était au rdv, ainsi qu’une de mes recettes au poulet (haché dans une crêpe avec du fromage, c’était pas mal du tout, je t’assure!). Pour les sucrées, la traditionnelle sucre/citron, faux nutella/chocolat blanc (façon kinder, j’adore!!) avec ou sans banane, et confiture de fraise. J’ai à nouveau fait pas mal de crêpes ce soir là (et beaucoup transpiré comme tu t’en doutes), mais ce ne sera jamais autant que ce fameux samedi soir à Kasara farm pour le marché de créateurs. 🙂

C’était une bonne soirée. De bons souvenirs en tête, et un nouvel endroit où j’aurai fait des crêpes! Et tu le crois, toi, si je te dis que 10 jours avant mon départ, un ami de Nori et Matt qui a vu les photos de la soirée crêpes sur leur page facebook, leur a demandé si cela m’intéresserait de bosser dans son café (qu’il a ouvert il y a 2 mois), et d’avoir mon stand de crêpes sur sa terrasse??? Mais si, je te promets! Dingue non? :-). Qui sais si je ne reviendrai pas à Matsuyama après tout!

La fin de mon séjour à Sen Guesthouse est arrivé (ce soir). Après être restée 2 mois et demi ici, cela me fait bizarre de partir et de leur dire au revoir… Je ne suis pas fan des aurevoirs. Et puis, je commençais juste à avoir une vie sociale ici, à rencontrer de nouvelles personnes, à sortir, et à devenir aussi plus proche de Theresa, Matt, Nori et Sana. C’est ce qu’il se passe généralement lorsque l’on reste longtemps au même endroit… Au moins, je sais que je peux revenir si je le souhaite.

En attendant, the trip must go on! Et la prochaine étape, c’est Hawaï!! Putain! J’arrive pas à croire que je vais vraiment là-bas…

Carnet de route

LAISSE MOI T’EXPLIQUER EN 8 POINTS POURQUOI HAWAÏ!

Non, non, je ne déconne pas! Jamais de la vie, je n’avais jusqu’à présent pensé aller là-bas un jour, mais alors vraiment pas. Si tu es du genre rationnel(le), que tu ne crois pas aux signes et blablabla, alors ce post n’est sans doute pas pour toi. 🙂

J’ai tendance à y croire pour ma part. Et encore plus, quand ceux-ci ne cesse de se répéter, encore et encore, et encore. Ce qui a clairement été et est toujours le cas pour Hawaï. Quand j’y réfléchis, je me demande même si cela n’a pas commencé depuis ce début d’année. La soeur de mon ex, que j’avais rencontré en janvier, y a déjà été, m’en avait parlé, et adore ce pays. C’est chez elle quand j’y pense, que j’ai enfin vu le film « The descendants », film que je voulais voir depuis très longtemps (avec Georges Clooney), et dont l’histoire se déroule à Hawaï.

Mais bon, bref, les signes, on peut aussi en voir là où on a envie d’en voir, pas vrai? ^^

Laisse moi t’expliquer en 8 points pourquoi il y a un « truc » avec Hawaï.

Alors, comment ça a commencé avec Hawaï? Au mois de juin déjà, quand j’étais à Hiroshima. Ça a été le point de départ.

  1. J’avais envoyé un mail à mes futurs hôtes de Shikoku pour savoir à quelle date je pouvais arriver précisément fin juin. Dans leur mail, ils m’annonçaient qu’ils partaient en vacances à Hawaï. Je m’étais alors dit « Ah ça va, plutôt sympa la destination! ».

    Le titre français, c’est Aloha
  2. Un dimanche à Santiago guesthouse, je me suis matée un film en streaming, « Aloha » (avec Bradley Cooper et Emma Stone), dont l’histoire se déroule aussi à Hawaï. Cette nuit là, je me rappelle parfaitement avoir rêvé (ouais parce que je suis du genre à bien me rappeler de mes rêves généralement) de l’autre film « The descendants ». Où en tout cas, il en était question. Les 2 histoires se déroulent à Hawaï. À ce moment là, je n’étais pas encore en train de me poser des questions. Ce ne sont que des films après tout.
  3. Un soir où « j’errai » dans les rues d’Hiroshima, j’ai vu au loin un restaurant, et dehors il y avait comme des drapeaux où il était écrit Hawaï sur chaque. Il devait bien y en avoir 5 ou 6 à suivre où j’ai pu lire « Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï ». Je me revois dans la rue m’arrêter et me demander « Ya un truc avec Hawaï ou bien? ».
  4. Le match de baseball… Si tu as lu mon précédent post, tu sais que j’y ai rencontré un couple…  Nous étions les seuls étrangers dans les gradins de l’équipe adverse. On a discuté un moment avant que Lupe ne me demande d’où je vienne, et quand je lui ai demandé la même chose, j’ai bloqué à sa réponse… Comme tu l’as compris, ils venaient d’Hawaï. J’ai rencontré très peu d’Hawaïens depuis que je voyage (et ça inclue mon 1er voyage en 2014), les seuls que j’ai rencontré sont ce couple Matt et Hayley que j’avais aussi rencontré au Japon (ah ouais tiens!), lors de mon 1er bénévolat près d’Himeji en campagne. Lupe et sa femme Jean (gin pour la prononciation) m’ont donné leur contact là-bas…

    C’est écrit Hawaï en katakana japonais
  5. À mon arrivée à Shikoku, je suis allée me renseigner pour des cours de japonais dans un centre international. Quand je suis rentrée, j’y ai vu des photos, et là je me suis dit « non, c’est une blague?? ». Ils ont un jumelage avec Hawaï putain de bordel de brosse à chiotte!!
  6. Je recherchais du gel d’aloé véra depuis juin sans en trouver. Enfin, si je suis honnête, je ne me suis pas trop cassée la tête, et je me suis dit que j’en trouverai bien à Matsuyama (la ville où je suis actuellement depuis début juillet). J’ai passé du temps à faire les magasins pour en trouver un qui soit 100% aloé véra un samedi matin, et quand enfin j’ai réussi à en trouver un, et bien là encore, j’ai bloqué… Sur le tube était écrit en gros « HAWAÏ« .
  7. Le jour ou j’écrivais mon post sur les crêpes japonaises et sur Marion Crêpes (réputé au Japon), j’apprenais également qu’ils venaient tout juste d’ouvrir une nouvelle boutique, je te laisse deviner où…? Yes, Hawaï, t’es trop fort(e)!! Je faisais quelques recherches sur internet et je suis directement tombée sur leur adresse à Honolulu. C’était la première information que j’ai lu à propos de Marion crêpes ce jour là.
  8. Ouverture à Hawaï de Marion crêpes

    Alors le 8ème point est plutôt un regroupement de pleins de petits signes… J’ai arrêté de compter le nombre de fois où j’ai lu Hawaï quelque part: que ce soit en lisant des infos sur cette chanteuse Kiesza, sur le chanteur Bruno Mars (j’ai appris ce mois ci qu’il était Hawaïen), en lisant mon bouquin « L’art de la paix », en lisant « I ❤ Hawaï« sur le T-shirt de ce petit garçon, en regardant un film ou tout d’un coup ils vont parler d’Hawaï, en tombant nez à nez avec un bouquin sur Hawaï dans cette vitrine devant laquelle je garais mon vélo, en tombant par hasard sur cette boutique hawaïenne… Et j’en passe… J’ai bien compris qu’ils aimaient bien Hawaï ici en tout cas.

  • En « bonus », je rajouterai que je suis attirée par le ukulélé depuis la Nouvelle Zélande, où j’en ai eu un (mais il n’a pas survécu à la Thaïlande…). Noël 2015, j’ai reçu en cadeau celui qui allait être mon nouveau compagnon de voyage… Ou du moins, je m’en étais persuadée car j’ai dû me résigner à le laisser en France… Mon plus gros regret à ce jour…
Mon ukulélé

Encore une fois, des signes, on en voit là où l’on a envie d’en voir. Et comme je suis un peu plus focalisée sur Hawaï ces derniers temps, rien d’étonnant finalement que cela ne cesse de revenir. Et clairement, à Matsuyama plus qu’ailleurs, ils aiment beaucoup Hawaï…

J’avais lu un truc comme quoi lorsque l’on portait son attention sur quelque chose en particulier, on ne cessait ensuite de l’entendre, de le voir ou je ne sais quoi encore. Et j’en suis tout à fait persuadée. C’est comme lorsque l’on apprend un nouveau mot (par exemple), et qu’ensuite, on le lit ou l’entend régulièrement. C’est le même délire. Ça a bien du déjà t’arriver non? Moi, plus d’une fois. Je me rappelle de ce mot « dithyrambique ». Lorsque j’ai appris ce mot (ya genre méga longtemps, mais je sais pas pourquoi, il m’a marqué celui là), je n’arrêtais pas de l’entendre et de le lire partout: à la télé, à la radio, dans les journaux…. Bah pour Hawaï, c’est pareil à mon avis!

Bref, moi j’y ai vu un signe, le signe que je dois aller à Hawaï. Une destination à laquelle clairement je n’aurai jamais, mais alors jamais pensé en toute sincérité!

Et laisse moi te dire, que je ne fais pas qu’y penser, mais j’y vais! Je quitte prochainement le Japon pour Hawaï… Et ouais!!

Chouette! Une nouvelle destination où faire des crêpes!

Je suis loin de tout raconter sur ce blog, mais saches que mon voyage au Japon aura été particulièrement éprouvant depuis quelques mois suite à mon accident de skateboard (mais tu as peut être loupé cette info). J’ai donc décidé de changer d’air et de quitter le Japon pour de nouvelles aventures.

Mais j’y reviendrai quoi qu’il en soit puisque j’ai un billet aller-retour! 😉 Ahaha!!

ALOHA!