Crêpes et voyages

L’ÉTÉ JAPONAIS: ENTRE LE RÊVE ET L’ENFER, IL N’Y A (PARFOIS) QU’UN PAS

Si tu le sais, et bien c’est que tu es sacrément assidu(e) dans la lecture de ce blog, et j’ai bien envie de te faire un gros câlin parce que ça me touche putain!

Donc je disais: comme tu le sais, je suis à Matsuyama depuis le 1er juillet sur l’île de Shikoku. Je suis volontaire (via workaway cette fois-ci), dans une auberge de jeunesse du nom de Sen Guesthouse. Il s’avère aussi, que je suis à 5 min à pied du plus vieil onsen du Japon, et qui est aussi l’onsen qui a inspiré Hayao Miyazaki pour « Le voyage de Chihiro ».

Non, non, non et non. Tu ne peux pas, n’avoir aucune idée de quoi je parle, je refuse d’y croire! Miyazaki, c’est « Princesse Mononoké », « Le château ambulant », « Mon voisin totoro », « Le vent se lève », et j’en passe… Quand tu penses à Miyazaki, tu penses aussi au Studio Ghibli, l’un ne va pas sans l’autre bien évidemment. Et même si tu n’es pas fan du cinéma d’animation japonais ou des mangas, tu dois quand même avoir déjà entendu parler de Miyazaki, non? Non, vraiment?? Bon… Passons… Je veux bien fermer les yeux pour cette fois-ci, mais il ne faudrait pas que cela devienne une habitude! 😉

Donc, je disais: je suis actuellement à Matsuyama, travaillant comme volontaire dans une auberge de jeunesse du nom de Sen Guesthouse (aussi en rapport avec Le voyage de Chihiro si tu suis bien). C’était un ancien ryokan (du gouvernement) avant, et les chambres sont typiquement traditionnelles, avec tatamis, futons, et mini onsen privé en guise de douche. Oui, oui, j’ai bien dit mini onsen privé! L’endroit est très chouette, je te laisse voir par toi même avec les photos. Comme souvent, les jolies rencontres ont été au RDV. J’y pense maintenant, mais sais tu ce qu’est un onsen? Putain de merde, je ne vais pas réussir à écrire ce post sans m’arrêter pour expliquer un truc. Damn it!

Je vais la faire courte. En même temps, il n’y a pas besoin de 3 plombes pour expliquer ce que c’est. Onsen, ça veut dire littéralement « source chaude ». Ce sont des bains thermaux qui peuvent aussi bien être à l’extérieur qu’à l’intérieur et dont l’eau est issue de sources volcaniques. Et c’est là où ça fait tilt dans ta tête et où tu te dis « Ah mais oui! Ce sont les bains publics où t’es à poil! ». Bingo! Oui, mais bon, faut pas déconner non plus, les hommes d’un côté, et les femmes de l’autre, merde! C’est particulier quand même… Surtout quand t’es à oualpé dans le bain et que tu commences à sociabiliser avec d’autres femmes elles aussi à oualpé (j’ai déjà testé un onsen si tu t’en rappelles). Alors oui, bien sur, tout le monde est à poil, et il n’y a aucune gêne à avoir, car au final tout le monde s’en fout! C’est clair. Néanmoins, être à poil avec d’autres femmes elles aussi à poil, c’est vraiment pas mon truc. Mais je finirai peut-être par m’y habituer qui sait :-). Et puis, c’est une chose à expérimenter au moins une fois lors d’un voyage au Japon, pour être davantage au coeur de la culture. Et encore plus quand tu es dans la ville du plus vieil onsen (ou l’un des, les versions divergent à ce sujet) de l’histoire du Japon! Il est très chouette!

Donc! Je disais (je vais bien réussir à écrire ce post sans m’interrompre bordel): je travaille comme volontaire à Sen Guesthouse, et les jolies rencontres ont été au RDV! D’abord avec Matt et Nori, les propriétaires, Sana, leur adorable petite fille (qui aura bientôt 1 an), et avec Theresa (une Néo-Zélandaise), qui travaille pour eux. Encore une fois, je suis chanceuse, je suis tombée sur des gens bien, adorables et drôles! Et à qui j’ai fait des crêpes bien sûr, cela va sans dire!

Quand tu te poses dans une ville pour quelques mois, forcément à un certain moment, tu commences à la connaitre, et puis, tu finis par faire des rencontres. Matsuyama est une ville à dimension plus humaine que les grandes villes comme Hiroshima, Osaka, ou Kobe (bon, Tokyo, je n’en parle même pas hein!). J’ai également pris des cours de japonais ici, et ça aussi c’est cool! Bref, une petite routine s’est installée ici, et c’était pas mal aussi. C’est marrant de se sentir chez soi dans une auberge de jeunesse quand j’y pense…Un peu comme à Hiroshima, sauf que celle-ci est plus petite, la clientèle n’est pas non plus la même, et ici, j’ai un contact plus intime avec mes hôtes. Et puis, il y a une super terrasse sur le toit avec des hamacs! Le top en fin de journée quand le soleil commence à se coucher…

Ah oui, et l’été japonais, on en parle ou pas? Bah, c’est un peu le sujet du titre de ce post, donc oui forcément on va en parler.

Alors laisse moi te résumer ça en 2 mots: Une PUTAIN d’horreur! Ah, ça fait pas 2? Je veux dire, je ne me plains pas, je vis quelque chose qui me tenait à coeur depuis longtemps, je suis au Japon (blablabla) et c’est cool! Vraiment cool!! Mais l’été ici…. Oh putain de merde! Je ne savais pas à quoi m’attendre car je n’y avais simplement pas pensé en fait. Et maintenant que je l’ai vécu, je me dis que le Japon en été, et bien plus jamais!!! Je crois que je n’ai sans doute jamais autant transpiré de ma vie qu’ici… Et faire le ménage dans une auberge en été…. Mais quelle idée de merde!! Putain, si j’avais su!!! J’ai dégouliné des litres en faisant le ménage le matin ici. Je te laisse imaginer le tableau et deviner à quel point j’ai été en mode super attirante après 2h de ménage… Je n’ai je crois, jamais autant sué de ma vie (au cas ou tu n’aurais pas bien compris)! J’arrivais même à me sentir, c’est dire!! Et cette chaleur en journée!! Putain, je ne prenais même pas de plaisir à être dehors. Le paradis: faire l’étoile de mer sur mon lit avec la clim… Là, c’était du bonheur…. Et aller dans un onsen en été, on en parle aussi ou bien? Ça aussi, c’est pas l’idée du siècle! Transpirer dans son bain… DU BONHEUR! Et je ne te parle même pas du fait que ma peau a été attaquée à plusieurs reprises par les boutons de chaleur. Quelle douce et magnifique saison que l’été au Japon… Je ne me suis jamais sentie aussi resplendissante!

L’idée du siècle (roulement de tambour!!) restera quand même d’avoir fait des crêpes par ce temps! Il fait 40°, hey, et si on faisait des crêpes!! Encore une putain d’idée Julie! Mais bon, tu commences à me connaître, j’avais de nouvelles recettes à tester, et des personnes à qui les faire goûter. 🙂

Néanmoins, au moment où tu liras ce post, il fait bien meilleur aujourd’hui, et sortir de nuit quand il fait frais, ce n’est que du bonheur… On est peut-être mi-septembre, mais crois moi il fait encore chaud!

J’ai aussi eu l’opportunité de faire une crêpes party à l’auberge, et c’était bien cool malgré la chaleur!! (j’éviterai de parler des courses que je suis allée faire en vélo un après midi, je crois que tu as compris à quel point j’ai pu transpirer ici). Pour cette soirée, au menu, des crêpes (cela va sans dire), salées et sucrées! J’ai pas trouvé de farine de sarrasin pour faire des galettes (si si ils en ont!Les nouilles soba sont faites avec de la farine de blé noir). La traditionnelle « complète » était au rdv, ainsi qu’une de mes recettes au poulet (haché dans une crêpe avec du fromage, c’était pas mal du tout, je t’assure!). Pour les sucrées, la traditionnelle sucre/citron, faux nutella/chocolat blanc (façon kinder, j’adore!!) avec ou sans banane, et confiture de fraise. J’ai à nouveau fait pas mal de crêpes ce soir là (et beaucoup transpiré comme tu t’en doutes), mais ce ne sera jamais autant que ce fameux samedi soir à Kasara farm pour le marché de créateurs. 🙂

C’était une bonne soirée. De bons souvenirs en tête, et un nouvel endroit où j’aurai fait des crêpes! Et tu le crois, toi, si je te dis que 10 jours avant mon départ, un ami de Nori et Matt qui a vu les photos de la soirée crêpes sur leur page facebook, leur a demandé si cela m’intéresserait de bosser dans son café (qu’il a ouvert il y a 2 mois), et d’avoir mon stand de crêpes sur sa terrasse??? Mais si, je te promets! Dingue non? :-). Qui sais si je ne reviendrai pas à Matsuyama après tout!

La fin de mon séjour à Sen Guesthouse est arrivé (ce soir). Après être restée 2 mois et demi ici, cela me fait bizarre de partir et de leur dire au revoir… Je ne suis pas fan des aurevoirs. Et puis, je commençais juste à avoir une vie sociale ici, à rencontrer de nouvelles personnes, à sortir, et à devenir aussi plus proche de Theresa, Matt, Nori et Sana. C’est ce qu’il se passe généralement lorsque l’on reste longtemps au même endroit… Au moins, je sais que je peux revenir si je le souhaite.

En attendant, the trip must go on! Et la prochaine étape, c’est Hawaï!! Putain! J’arrive pas à croire que je vais vraiment là-bas…

Carnet de route

DE LA DIFFICULTÉ D’ASSUMER SES CHOIX EN VOYAGE

Salut lecteur/lectrice de mon coeur! Aujourd’hui, on va parler plus sérieusement. Attention, non pas que les crêpes ne soient pas une affaire sérieuse (surtout pour les Bretons), qu’on s’entende bien. Mais aujourd’hui, je compte rentrer dans des détails un peu plus personnels.

J’ai déjà créé un blog lors de mon premier voyage, basé avant tout sur mes ressentis lors de ma toute première fois à l’autre bout du monde. Ce nouveau blog, comme tu le sais, je l’ai voulu différent, avec une idée sympathique, celle d’aller faire des crêpes un peu partout, et de te raconter cela au travers de mes écrits. J’aime aussi écrire (en plus de faire des crêpes), et je souhaite inscrire l’écriture dans mon parcours professionnel. Des projets, j’en ai, ce n’est pas ce qui me manque aujourd’hui. Ce qui me manque toujours un peu en revanche, c’est encore une fois de foncer, de me jeter à l’eau, de mener à fond et à bien mes projets. Mais j’y travaille, et j’y vais étape par étape!

Ce post sera personnel, dans le sens où je ne vais pas que te parler de mon voyage, des choses que je fais où des crêpes que je prépare. Non, ce post est à propos des choix et de la difficulté parfois de les assumer. Pour ma part, faire des choix a toujours été difficile. Aujourd’hui, j’en fais plus rapidement qu’avant je dois dire, mais cela ne s’est pas fait sans un long travail d’introspection.

J’ai commencé à découvrir les blogs de voyage il y a 4 ans, lorsque j’étais en pleine préparation pour mon futur voyage en Nouvelle Zélande. Beaucoup m’ont aidé, m’ont apporté des réponses, m’ont donné le coup de boost dont j’avais besoin pour me dire que je pouvais moi aussi le faire!! Aujourd’hui, je suis une vraie backpackeuse (« vraie » cette fois, parce que la 1ère fois, j’avais une énOOORRRme valise bien trop lourde!!), avec mon sac à dos (que j’aime autant que je hais parfois!!), bougeant au Japon (et bientôt ailleurs) d’un endroit à un autre assez aléatoirement je dois dire. Je voudrai aujourd’hui parler ici du voyage comme d’un choix, et non comme beaucoup parfois le pense, d’une chance.

La chance, c’est quand tu joues à un jeu et que tu gagnes un voyage pour 2 en Nouvelle Calédonie. Ça, c’est un putain de coup de chance! Un choix, c’est une décision prise délibérément en connaissance de cause. Je ne suis pas là où je suis par un coup de chance. Néanmoins, je suis d’accord avec le fait que l’on puisse me dire que j’ai de la chance d’avoir pu faire le choix de voyager. Comme quoi, les 2 ne sont pas incompatibles et que tout est dans la subtilité des mots choisis finalement ;-).

Je ne vais pas te mentir, bien sûr que voyager est d’une grande richesse, que c’est un choix que tu ne regretteras (sans doute) pas, que cela sera génial, que tu rencontreras de nouvelles cultures, feras de nouvelles rencontres, vivras des expériences incroyables, que tu puiseras en toi des ressources que tu ne connaissais pas, que tu apprendras à te connaitre davantage, que tu vas sortir hors de ta zone de confort et que cela sera une sacrée aventure, durant laquelle tu vivras intensément les choses, et où la vie sera ta meilleure enseignante. Oui, je pense que le voyage est une école, l’école de la vie, et qu’il y a plein de belles et de moins belles découvertes à faire, que cela soit sur soi même, sur les autres ou sur la vie en général.

J’ai fait le choix de repartir en voyage, loin des miens, loin de mes ami(e)s, car:

  • Bah d’une part, une fois que tu commences à voyager, et bah tu chopes le virus tout simplement! Je ne me rappelle pas avoir rencontré un voyageur qui un jour ait pu me dire: « mouais, voyager? bof en fait »… Je crois que la règle est la même pour tous. Mais bon, je peux me tromper. J’ai pas la science infuse non plus!
  • Parce que j’avais besoin de vivre des choses par et pour moi-même en sortant de ma zone de confort, en me « challengeant ».
  • Et, le point le plus important sans doute, c’est tout simplement que j’en rêvais putain! Prendre mon sac à dos (cette fois) et partir découvrir le monde (une partie en tout cas). J’ai « envié » pendant longtemps tous ces voyageurs en mode backpackers dont je lisais les récits (mais bon, parait qu’on a pas une super réputation…). Donc cette fois, c’était mon tour! Ça devait l’être avant de regretter ne pas l’avoir fait! Et surtout, j’ai eu l’impression fin 2014 en rentrant de mon 1er voyage à l’étranger, de m’être arrêtée alors que je commençais tout juste.

C’est là où tu te dis sans doute, « Bah, alors, qu’est ce qu’elle m’emmerde putain!? Elle vit un truc de ouf, réalise son rêve, alors je ne vois vraiment pas où elle veut en venir, sauf si ce n’est me narguer peut être?! ». Et tu as raison. Mais non! Pas sur le fait que je veuille te narguer bien sur!! 🙂 Je réalise un rêve et c’est une grande satisfaction personnelle, c’est clair. Néanmoins, je ne vis pas tous les jours un rêve éveillé, il faut que tu en sois conscient(e). Et tu dois le savoir, faire des choix revient aussi à les assumer! Et c’est là que je veux en venir. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir dans la vie. Un jour, dans la boutique où je bossais il y a quelques années, une maman a dit en parlant à sa fille qui n’arrivait pas à se décider entre 2 articles, « choisir, c’est renoncer« . Vu dans ce contexte, cela a un côté complètement superficiel, je te l’accorde! :-). Néanmoins, cette affirmation d’André Gide est toujours d’actualité et on pourrait passer une soirée à philosopher dessus selon moi. Mais laisse moi t’expliquer…

Assumer mon choix de voyage, c’est assumer d’être loin de ma famille, de ne pas voir grandir mon neveu et mes filleules (dont ma nièce), de ne pas être présente dans des moments importants et/ou difficiles de leur vie à tous, d’avoir parfois l’impression d’être complètement à part, et de rater des choses.

C’est aussi assumer le fait d’être seule et de n’avoir personne à qui parler où me confier dans les coups durs, comme cela l’a été à l’hôpital à Kobe. C’est d’être confrontée à moi même en cas de problèmes, et de ne pas pouvoir compter sur le soutien de qui que ce soit.

C’est assumer parfois d’être envahie de doutes et de questions sur le fait de voyager. Je pense que voyager à 20 ans et voyager à 30 ans, n’est pas la même chose (en ce qui me concerne en tout cas, je sais que ma réalité, ne sera pas la réalité d’un(e) autre).

C’est assumer de ne pas avoir de réel chez soi, et d’avoir une vie de nomade, qui même si elle est excitante et chouette, peut aussi être fatigante.

C’est assumer de ne plus avoir autant de contacts réguliers avec mes ami(e)s.

Assumer mon choix de voyage, c’est aussi et tout simplement accepter que la vie continue sans moi pour eux tous, et de ne plus trop réussir à trouver ma place à mon retour (si retour il y a bien entendu) dans un quotidien qui n’aura plus été le mien pendant un moment. Et je parle bien entendu par expérience.

Ce voyage me transformera à nouveau, et le retour dans « ma zone de confort » ne se fera certainement pas sans mal. D’ailleurs, je n’en voudrai sans doute plus de cette « zone de confort ». Ce voyage, ce n’est pas une soi-disant « parenthèse » dans ma vie… C’est ma vie, purement, et simplement. Et la vie, tu le sais, est loin d’être un long fleuve tranquille, que ce soit en France, ou à l’étranger. Je t’éviterai les longs discours sur la société dans laquelle on vit, sur les « moules » dans lesquels on essaie de nous faire rentrer, et en quoi le voyage peut-être une formidable expérience de vie qui te bouleversera profondément et te fera changer ta vision du monde et de la vie en général. Il y a déjà pleins d’autres blogueurs qui le font parfaitement pour moi. Faire un choix, prendre une décision, c’est dire oui à quelque chose, et dire non à une autre. Et parfois, ce peut être difficile. D’où la difficulté d’assumer ses choix… Ce post ne se veut pas pessimiste, mais réaliste. Une réalité qui me rattrape depuis quelques mois.

Assumer mes choix, c’est accepter (saches que je ne parle qu’en mon nom) de me sentir parfois déchirée entre différentes possibilités, et de me demander parfois si j’ai fait le « bon » choix.

New York

Au bout du compte, j’en ressortirai grandie, et j’aurai la satisfaction d’avoir réalisé des choses qui me tenait à coeur, et c’est je crois, le plus important…

Je terminerai sur cette citation du livre « Le moine qui vendit sa ferrari »  (oui, les bouquins de développement personnel, je connais bien 🙂 ):

« Il n’y a pas d’erreur dans la vie, il n’y a que des leçons. Il n’existe pas d’expérience négative, il n’y a que des occasions de mûrir, d’apprendre et d’avancer le long de la voie de la maîtrise de soi. La force vient de la lutte. Même la douleur peut être une enseignante. »

Robin S. Sharma

Bien à toi cher(e) lecteur/lectrice. Tchuss!!

Carnet de route

LE SAVAIS-TU?

Comment ça, tu ne lis pas dans mes pensées et tu ne sais pas de quoi je parle?! M’enfin… Je vais être honnête, je ne suis pas vraiment à jour actuellement dans les articles que je poste, et aujourd’hui, je vais faire un petit bond en arrière pour te parler de la fin de mon séjour à Hiroshima. (rooohhh, ça va, je sais que ça commence à dater…)

Oui, oui, j’y viens, j’y viens!!

Il me semble important, en tout cas ça l’est pour moi, car toi, tu n’en as peut être rien à carrer après tout, de te parler du match de baseball que je suis allée voir (en solo au passage), lors de ma dernière soirée à Hiroshima. Donc oui, on va parler sport, et on va parler Baseball!! Mais juste un peu promis, je ne vais pas te gonfler en te parlant du côté historique de ce sport dans le pays, et d’autres trucs barbant. ^^

Non, mais tu le savais-toi que le baseball est l’un des sports nationaux du Japon?? Mais si, je te jure! Alors pour ma part, ça fait longtemps que je le sais. Tu dois (à priori) être au courant que je suis tombée (je tombe souvent, dans les crêpes…sur le bitume… faut le savoir) dans les mangas (cette fois) quand j’étais petite avec le Club Dorothée (j’ai le générique qui résonne dans la tête maintenant). Théo ou la batte de la victoire, ou comment avoir envie de pleurer quand tu entends le nom français, alors que le nom du manga en japonais est Touch… No comment! Tu l’auras deviné bien entendu, ça parle de baseball, et d’un triangle amoureux (comme souvent). C’est comme ça que j’ai appris que le baseball était réputé au Japon.

Non, ne sois pas désobligeant(e) s’il te plait en me faisant remarquer que ce n’est pas de ta génération, que tu es trop jeune, et que tu ne connais pas ce manga, je te vois venir. Et de toute façon, je m’en fous parce que la plupart des gens que je rencontrent me donnent 26/27 ans (et parfois moins), non mais! 😉

Où j’en étais moi… Ah oui, le match de baseball! Hiroshima a une très bonne équipe: Hiroshima Toyo Carp!

Waouh! Et bien, je ne sais pas si c’est partout pareil, mais ici, que d’animation dans les rues lors d’un match! Je n’ai pas souvent eu l’occasion d’assister à un match de quoi que ce soit dans ma vie, donc c’est un peu une grande première pour moi.

J’ai loupé l’opportunité d’assister à un match de baseball à Kobe avec les résidents d’OEH (mon tout 1er volontariat, suis un peu, merde!), mais j’ai toujours gardé en tête de pouvoir en voir un à Hiroshima. Et j’ai eu de la chance, je te dis! Car un jour où j’errai dans les rues de la ville (mon passe temps favori, c’est toujours comme ça que je découvre des choses), je me suis retrouvée à suivre cette foule qui m’a finalement amené au stade de baseball Mazda Zoom Zoom (toi aussi, ça te fait sourire ce nom?). Et c’est là, que je suis allée me renseigner pour les prochains matchs qui étaient tous complets, sauf pour celui du 30 Juin, où il restait encore un peu de place mais uniquement dans les gradins des visiteurs (l’équipe adversaire quoi). Du coup, j’ai pas trop réfléchi et j’ai pris mon ticket.

J’aurai peut être dû néanmoins, faire quelques recherches sur internet pour connaître les règles du jeu (ahah!!). Mais comme je suis une meuf plutôt chanceuse, il s’est avéré que je n’étais pas la seule gaïjin (étrangère) dans les gradins des visiteurs. Un couple assis du même côté que moi était là. Du coup, je me suis dit qu’il connaissait forcément les règles du jeu… Et ouais, en voyage, même quand tu es seul(e), et bah tu ne le restes pas longtemps en fait. Lupe, un grand fan de baseball et ancien entraineur, en vacances au Japon avec sa femme Jean (comme Jean grey des Xmen pour la prononciation, ne me demande pas pourquoi, c’est le 1er exemple qui m’est venu en tête), était ravi de pouvoir m’expliquer les règles et répondre à mes questions. Il trouvait ça dingue que je sois au match, alors que je ne connaissais absolument pas les règles!

Je devrai sans doute te dire d’où ils viennent, mais je vais faire planer un peu le mystère et te dire qu’un autre post suivra celui ci concernant une future destination… 😉

C’était cool ce match, vraiment! Pas uniquement pour le jeu, mais aussi pour l’ambiance. J’avais mis une vidéo sur ma page facebook pour te montrer que c’est assez festif du côté des supporters. Si tu l’as raté, no problemo, clique ici , tu pourras voir des vidéos du match! On repassera pour mes talents de vidéaste par contre. 🙂

Alors, il y a eu un moment dans le jeu où tous les supporters reçoivent un ballon de la couleur de l’équipe qu’ils soutiennent, pour un super lâcher de ballons au signal de je ne sais pas qui d’ailleurs. C’est super joli à voir. Néanmoins, comme je n’avais pas compris, j’ai fait un noeud au mien… Donc, quand tout le monde a lâché son ballon, bah forcément je me suis retrouvée comme une débile à garder le mien dans la main, essayant de défaire le noeud… Heureusement que le ridicule ne tue pas!

Voilà, c’est fait! Je peux rayer « voir un match de baseball » de ma to do list maintenant.

Te raconter cette soirée me semblait important car elle n’est pas anodine dans la suite de mon aventure. Je t’en parlerai très prochainement. 🙂

En attendant, je te laisse avec quelques photos du match et de la ville d’Hiroshima.

またね!! (matane= à plus)

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Crêpes et voyages

J’IRAI FAIRE DES CRÊPES À OSAKA, TOTTORI ET KOBE

On va tâcher de se la faire courte, t’es d’accord avec moi? Bien, alors pour résumer, des crêpes, pour l’instant, j’en ai fait dans tous les endroits où je suis passée. Mais quels sont ils?

Il y a d’abord eu mon premier workaway (même style que le site helpx pour faire du bénévolat en échange d’un logement), à OEH, puis mon second bénévolat (via helpx cette fois) à Kasara Farm, mon troisième à Kyoto comme tu le sais déjà si tu as lu mon article « Kanpaï!!« , et enfin mon 4ème à Kobe.

OEH à Hirakata (Osaka):

Arrivée au Japon le mardi 28 Mars, j’étais attendue dans une école d’anglais appelé Osaka English Guesthouse, plus communément surnommée OEH. Mon travail là bas consistait à faire un peu de ménage (2h par jour), donner des cours d’anglais à Hizumi et Waka, les filles du proprio, et discuter en anglais avec les résidents de la guesthouse.  Rien de bien compliqué en somme. Les résidents sont pour la plupart des étudiants Japonais qui sont aussi dans cette école pour améliorer leur anglais. Première rencontre avec des locaux donc. Je devais initialement rester 2 semaines, mais mon bénévolat suivant, qui était prévu pour mi avril, a finalement été annulé, et Arata san (la manager d’OEH), m’a permis de rester 3 nuits de plus, le temps que je trouve autre chose. J’y ai fait de jolies rencontres là bas. L’un de mes meilleurs bénévolats jusqu’à présent! J’y ai fait la connaissance de Yuta (c’est mon chouchou lui, il est adorable), Taïga, l’un des plus jeunes (18 ans), la jolie Yuki, Nanako, Kohei, Ayumi et Hide, les propriétaires et leur 3 adorables filles (Hizumi, Waka et Sawa), Edes, la prof d’anglais d’OEH (que je trouve magnifique au passage et avec qui je suis devenue proche), Takumi, et 2 autres résidentes dont je ne me souviens plus du prénom… Je me sens honteuse… Ouais, toi aussi tu trouves ça nul hein? J’y aussi fait la connaissance de Marko, un Estonien, lui aussi volontaire comme moi. Qu’est ce qu’il m’a fait rire! J’ai adoré cette rencontre avec lui. Il y a aussi eu Félix, un Canadien travaillant également pour OEH ainsi que Teresa (que j’ai revu à Kyoto) et Rav, 2 autres volontaires qui sont arrivés plus tard.

L’une de mes tâches là-bas, a consisté à préparer un power point pour un cours d’anglais, où je devais parler de la Bretagne et de ma ville (Rennes) et leur apprendre quelque chose. Devine ce que j’ai choisi ? Ahahah! En bonne Bretonne que je suis, j’ai bien évidemment choisi les crêpes! Et pourtant à ce moment là, je ne m’étais pas encore décidée à lancer mon blog, et comme je suis une meuf sympa (si si je te jure!), pour ce cours particulier, je leur ai fait des crêpes! Cela a donc été la toute 1ère fois où j’en ai fait au Japon.

J’ai passé des supers moments à OEH! C’est une grande famille là-bas puisqu’ils co-habitent tous dans cette grande maison/école, où chacun à son propre mini studio à l’étage. Comme c’est aussi une guesthouse, j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer différents voyageurs.

Chanceuse, donc, pour mes débuts au Japon d’être tombée là-bas!

Kasara Farm (préfecture de Tottori):

Je ne m’étalerai pas longtemps sur Kasara, car j’y ai déjà consacré 2 posts: Une crêpière chez les babos Japonais et Qui l’eût cru?

Arrivée le 15 Avril là-bas, et accueillie par Simon mon hôte métis (non, c’est clair que Simon n’est pas du tout un prénom Japonais, on est bien d’accord là dessus), je suis restée 10 jours là bas. Mais la suite, tu la connais comme moi car j’y suis retournée ensuite après Kyoto, et je suis restée cette fois 2 semaines 1/2. Là bas, j’en ai fait des crêpes putain! Ils en ont bouffé et c’est peu dire. Déjà, il y a eu le marché de créateurs, j’en avais fait tellement que forcément, il en restait, et pas qu’un peu. 🙂

Mais avant le marché, j’en avais fait pour eux un soir quelques jours après être arrivée. Quand je suis revenue là 2ème fois, j’ai testé différentes recettes, j’ai changé la dose des ingrédients, et j’ai même fait pour la toute première fois de ma vie, des crêpes véganes. Et franchement, c’était pas mal du tout! Cette recette sans lait, ni oeufs, je l’avais tout spécialement faite pour Carmel, que j’avais rencontré à Kyoto, et qui était venue me rejoindre à Kasara Farm après que je lui en avais parlé. L’idée de la campagne japonaise et de la ferme organique l’avait bien botté.

Je parlerai davantage de ces différents tests dans la section « recettes » du blog 😉

Kobe:

Au cas, où tu ne le saurai pas (si tu ne me suis pas sur facebook), j’ai eu un petit accident de longboard à Kasara Farm, et je me suis ouverte l’arcade. Comme il n’y avait ni médecin, ni hôpital à la ronde, je me suis soignée comme j’ai pu. Ayant toutefois besoin de matériel médical (genre compresses stérilisées et stéri-strips), et aussi de voir un médecin tout de même, j’ai finalement quitté Kasara un peu plus tôt que prévu le samedi 20 Mai, pour me rendre à Kobe où mon futur hôte pouvait m’accueillir plus tôt. Je suis restée une dizaine de jours chez Mark, mon hôte, chez qui je m’occupais de tenir la maison propre et en ordre en prévision de futurs invités qui pouvaient arriver. Non, il ne tient pas une guesthouse, mais il fait du airbnb chez lui. Ce « travail » était plutôt tranquille surtout que pendant le temps que je suis restée, il n’y a eu que 3 nuits où il y a eu des invités. J’ai donc eu beaucoup de temps libre, et j’avais la maison pour moi toute seule en journée. J’y ai fait la connaissance de Jay, une autre française, volontaire aussi chez Mark, qui est partie le mercredi suivant. Cette rencontre avec elle m’a fait beaucoup de bien. J’ai quitté Kasara à un moment où niveau moral, et bah, ce n’était pas trop ça. Et oui, en voyage, ce n’est pas toujours l’éclate! Surtout après que je me sois éclatée la tête la première contre le bitume, cela ne m’a pas fait de bien ni physiquement, ni psychiquement. J’ai eu de la chance d’avoir Jay auprès de moi à ce moment là et de pouvoir à nouveau parler français. C’est aussi une blogueuse, la 1ère que je rencontre en voyage. J’ai découvert pas mal de choses avec elle, je la remercie pour cela. Figure toi qu’elle voyage depuis 6 mois de façon écologique sans prendre l’avion. Oui oui, c’est ça, c’est une éco-militante! Discuter avec elle a été très enrichissant pour moi, et m’a ouvert l’esprit sur mon mode de consommation et ma manière de voyager… Elle a réussi à me mettre en tête l’idée de prendre le transsibérien moi aussi. On s’est fait une soirée crêpes toutes les 2! Je n’ai pas pris de photos, mais elle, a une vidéo prise pour son blog! A quand un cross-over ;-). Voici son lien pour son blog: http://jay.exploratrices.org/category/home/ Oh oui, un truc de dingue avec elle!! Il s’avère qu’elle était à Glasgow en Ecosse, en Décembre dernier. Moi aussi, à cette époque, j’y étais, travaillant comme crêpière sur un marché de Noël. Tu la vois venir ou pas la suite?? Bingo!! Elle est venue acheter une crêpe sur mon stand!! Non, mais sans déconner quoi!!! Le hasard? Mon cul, ouais!!!

A Kobe, j’ai aussi retrouvé 2 connaissances… Xavier et Flavien de Kyoto Guesthouse, eux aussi arrivés dans la ville quasiment en même temps que moi. Mais vraiment le plus drôle, c’est qu’ils étaient logés à 15 min à pied de là où je me trouvais… Encore une fois, quelle était la probabilité que cela arrive?! Kobe, c’est une grande ville quand même!! À croire que l’on devait se revoir (comme l’a dit Xavier) pour que je leur fasse des crêpes! 😉 Et c’est exactement ce que l’on s’est fait chez leur ami Taiki. Première fois que je rentre dans un appartement typiquement japonais. Cette fois, on s’est fait des crêpes salées! Non non, je ne parle pas de galettes mais bien de crêpes. Soirée très sympa en leur compagnie à tous les 3! Ils me font rire tous les 2… J’ai aussi passé la journée du samedi avec eux, et on s’est fait une partie de frisbee à 21h du soir dans un parc sur le chemin du retour. C’était drôle! Complètement impromptu mais vraiment drôle! J’ai eu de la chance de les avoir auprès de moi eux aussi, surtout que Xavier m’a accompagné à l’hôpital pour mon rdv. Il parle clairement mieux Japonais que moi!! C’était vraiment gentil de sa part!!

Prochaine destination, Hiroshima!! Let’s go!!