Crêpes et voyages

VIS MA VIE: DANS UN ASHRAM

Comme tu me suis sur ma page facebook (bien entendu), tu te rappelles que je t’avais fait un rapide topo de là où je me trouvais ces derniers temps, car depuis fin septembre, je bouge pas mal en fait. De Perth à Bali, puis de Brisbane à Melbourne, et dernièrement, j’étais de nouveau en transit pour rejoindre ma nouvelle destination, le Cambodge !

Prendre autant l’avion me fait aussi réfléchir depuis l’année dernière sur mon impact écologique je dois t’avouer… Je pense sérieusement à revoir ma manière de voyager à mon retour en France. Mais ça, c’est un autre débat !

Je t’avais dit aussi que je te parlerai en temps et en heure de mon expérience dans un Ashram. Et bien voilà on y est. Lève la main si tu sais ce que c’est ?! Je n’en avais aucune idée avant d’y aller. C’est quand j’étais encore à Melbourne et que je cherchais un volontariat à faire en Australie, que je suis tombée sur leur profil sur le site de workaway.

A première vue, l’Ashram où je devais me rendre à Fremantle sur la côté ouest (vers Perth) ressemblait à une grande maison un peu à l’écart de la ville, où je devrais faire de la méditation pendant 1h tous les matins, pratiquer le yoga et ce qu’ils appellent le karma yoga (les différentes tâches à faire pour les volontaires), participer à des cérémonies en chantant des mantras, assister à des groupes d’étude en soirée, et faire « voeu » de silence à partir de 21h le soir, pour mieux réfléchir à la journée écoulée et pouvoir se retrouver avec soi-même.

Un endroit en somme, où prendre le temps de faire une pause pour réfléchir sur sa vie, le sens que l’on souhaite lui donner, grandir spirituellement parlant, et trouver davantage de paix et de sérénité en soi-même. Du moins, c’est comme cela que je le définirai. Chaque Ashram a son histoire et son nom propre. Celui-ci s’appelle « The Sivananda Ashram Beacon Yoga Centre ».

De ce que j’ai compris, ce serait Swami Sivananda qui aurait dit à Swami Venkatesananda d’ouvrir un Ashram à Perth en Australie. Je ne vais pas partir dans des explications de ouf pour te raconter tout ça, je n’ai moi même pas eu toutes les informations. Ce que je peux te dire en revanche, c’est que le mot « Swami » est un titre honorifique qui signifie en sanskrit: celui qui sait, qui est maître de lui-même. Voilà, tu sais tout ce que je sais. 😉

Tout le monde peut y aller, sans distinction d’ethnie, de religion, d’âge, de sexualité et j’en passe. C’est un aussi un lieu non-sectaire sans religion ou gourou.

Donc non, je ne suis pas allée chanter nue dans les bois en proclamant ma foi et mon amour pour le gourou de ma secte ! 😉 T’es déçu(e) ?

D’ailleurs en fait, Ashram est un mot en Sanskrit, qui veut dire « lieu d’effort spirituel et physique ». Le Sanskrit, pour te dire ce que c’est, c’est une langue Indo-européenne.

Ouais ouais, j’ai appris pleins de choses là-bas, mais là en fait c’est google…

Et bah, tu sais quoi ?! Je peux te dire qu’après 2 semaines passées là-bas, ça m’a fait carrément du bien putain! Et que si j’avais pu, j’y serai restée plus longtemps. Mais ils n’avaient plus de place, alors je suis allée à Bali à la place (ohhhh… too bad….).

Ça a été super intéressant de vivre là-bas pendant 2 semaines et d’expérimenter des choses totalement nouvelles. Genre, assister à une cérémonie de pleine lune, en chantant des mantras et jetant des trucs dans le feu, ou encore participer au « sound healing » (désolée, je sais pas du tout ce que c’est la traduction en français), ou encore les soirées chants du dimanche soir.

Bon, j’ai pas non plus été qu’en mode spirituel, hein faut pas croire. Je me suis aussi tapée des bons fous-rire avec les autres volontaires et les résidents. Celui qui m’aura le plus marqué, c’est celui avec Andrea pendant la soirée chant… Comment te dire à quel point c’est chaud, mais vraiment chaud, quand tu commences à te taper un fou-rire nerveux mais que tu es obligé(e) de l’étouffer parce que tu ne peux clairement pas éclater de rire à l’endroit précis où tu te trouves… Plus je regardais Andrea et je l’entendais contenir son rire et plus je me cachais dans mon pull pour tenter de me calmer, souffler, et contrôler moi-même mon fou rire… Putain, c’était chaud ! Je m’en souviendrai de celui-là.

Je l’ai souvent dit, enfin je crois… Faire du bénévolat dans les pays où je passe est toujours un super moyen d’aller vraiment à la rencontre des locaux. Parce que clairement, des Australiens, et bien je n’en ai pas rencontré beaucoup au final. Et en même temps, ce n’est pas si facile que ça. On peut rencontrer des Australiens, mais tenter d’établir une vraie connection avec eux, voir même une amitié, et là, ça devient plus compliqué.

J’ai régulièrement eu cette conversation avec des potes ou des gens que j’ai rencontré en voyage. C’est très intéressant de voir les différences culturelles à ce sujet. Mais ce n’est pas la première fois que j’entends ça en fait : Nouvelle Zélande, Australie ou Etats Unis, l’amitié ne semble pas refléter la même chose chez eux que chez nous, en France ou en Europe même.

J’ai l’impression que chez nous, l’amitié est bien plus forte et plus solide qu’ailleurs. Mais je peux me tromper. Je n’ai pas la science infuse. Et toi, si tu as déjà voyagé, quel est ton avis sur la question ?

Non vraiment, c’est un sujet sur lequel les discussions sont passionnantes je trouve.

Mais je m’égare ! Ahah ! Je disais quoi d’ailleurs déjà avant ça… ? 🙂

Ah oui ! Faire du bénévolat pour aller à la rencontre des locaux. Oh putain, j’ai dévié. Donc oui, dans cet Ashram, pendant 2 semaines, j’ai vécu avec des Australiens : Jordy, Belinda, Lisa, et Katryn. Et j’en ai cotoyé d’autres.

Uwer est Allemand, quant à Chinmaya, je ne sais pas du tout si elle est Australienne en fait. Eux 2 sont les « house managers » de l’Ashram, c’est leur maison à l’année. Ils sont aussi professeurs.

Et puis il y avait aussi comme autres volontaires Andrea (merde, je sais plus si c’est Chili ou Argentine…), Lavigna (Allemande), Ying (Singapourien vivant au Canada), puis est arrivé quelques jours avant mon départ Rémi (Français), qui avait déjà été volontaire quelques mois auparavant.

Dans cet Ashram, il y avait quelques règles à respecter. Comme dans tous les Ashrams en fait. Mais quelles sont-elles me demanderas tu ? Et bien les voici :

  • De la viande et du poisson tu ne mangeras pas (ça va, c’était pas trop difficile pour moi)
  • Des cigarettes, tu ne fumeras point
  • De l’alcool, de boire tu t’abstiendras
  • De fermer ta gueuleDe faire silence, de 21h à 7h30 tu feras
  • Tes repas, aux horaires indiquées, tu prendras : 7h30/8h30 petit déjeuner, 12h30/13h30 déjeuner, 17h30/18h30 (oui oui, 17h30, tu n’hallucines pas ! Je n’ai jamais dîner aussi tôt de ma vie…)
  • Ta prière avant de manger, à chaque fois tu réciteras (ça aussi c’était comique, on y arrivait pas avec la prononciation)

J’ai souvent cuisiné là-bas, car cela faisait partie de mes tâches à faire en journée. Mais bon il y a une différence entre faire des crêpes et cuisiner. Ça a donc été un nouveau challenge pour moi de préparer à manger parfois pour 10 personnes avec ce qu’il y avait dans les frigos et placards. Je m’en suis plutôt bien tirée au final, et j’ai aimé ça.

J’ai aussi fait de la soupe pour la première fois de ma vie…. Non, ne me regarde pas comme une alien, je te jure que je n’en avais jamais fait jusqu’à présent… Dingue non ? C’est tellement simple à faire…

Et puis, comme c’est souvent ce qu’il se passe lorsque je dis aux gens que je suis crêpière, enfin tout du moins quand ils finissent par comprendre ce que je fais vraiment, car avec mon accent quand je leur dit « I’m a crepes maker », ils ont plutôt tendance à comprendre « I’m a craps maker » (crap=merde, tu le vois le côté comique maintenant…), on m’a demandé si je pourrai leur en faire.

Mais avec plaisir que je pourrai vous en faire ! Mais bon, pour rajouter une petite difficulté, je ne peux pas utiliser d’oeufs bien sûr…

Ah bah oui, parce que j’avais oublié de te dire que parmi la nourriture interdite à l’Ashram, les œufs en font partie. Tout comme les oignons, les échalotes et les champignons… Dû au fait qu’ils produisent quelque chose dans notre corps qui n’est pas propice pour la méditation, pour rester concentrer en tout cas. Un truc dans le genre.

J’ai donc fait des crêpes sans œufs et vegan tant qu’à faire car l’une des résidentes ne mangent pas de produits laitiers. Pour ajouter un petit peu plus de difficulté, il n’y avait carrément pas de poêle ! Ou en tout cas, je l’ai trouvé plusieurs jours plus tard… 🙂

Ça a été une vrai galère pour les faire ses crêpes putain! Ça collait, je me brûlais, elles étaient trop épaisses… Bref, l’horreur quoi !

C’est là que j’ai regretté le cadeau de mes collègues pour mon anniversaire l’année dernière. Ils m’avaient offert une carte cadeau pour que j’aille chercher moi même ma poêle pour aller faire des crêpes chez les gens. J’ai adoré l’idée bien entendu ! Mais le temps a passé, j’ai eu le temps de réfléchir (et donc de me dire que voyager avec une poêle dans mon sac à dos n’allait pas être simple), et l’hiver est arrivé, et j’ai eu besoin d’une veste… lol

Mais ils ont tous apprécié ces crêpes, et au final c’est tout ce qui compte. (J’espère bien putain, après le mal que je me suis donnée !)

J’ai adoré vivre là-bas, ça a été une expérience des plus enrichissantes, et aujourd’hui, j’essaie vraiment de continuer à pratiquer la méditation, parce que ça m’aide beaucoup!

C’était la première fois depuis bien longtemps que je refaisais des crêpes à domicile. Et c’était plutôt cool je dois avouer (malgré les brûlures 😉 )!

J’ai adoré aussi Fremantle! Cette petite ville est super sympa, et je m’y suis sentie super bien. Franchement j’y serai bien restée plus longtemps. Il y a quelque chose avec cette ville, je sais pas, c’est l’atmosphère qui y règne sans doute…

Je te dis à tout bientôt.

Allez bisous!

#lescrepescestlavie 🙂

Crêpes et voyages

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 1, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Il était une fois, un mec, qui un jour a dit à un autre mec, qui ne me l’a pas dit mais que j’ai lu sur son blog, et avec qui j’en ai discuté le jour où l’on s’est rencontré (ça va, tu suis?): «Tu es ce que tu dis».

Pourquoi je te dis ça? Et bien pourquoi pas, déjà pour commencer. Et d’autre part, parce que tout comme ce mec à qui l’autre mec a dit ça, cette phrase m’a marqué. Ça t’intrigues hein ? C’est qui ces mecs? Mais peut être que dans le fond, tu t’en bats les couilles (ohlàlàlàlà, mais quelle vulgarité!!) tamponnes le coquillard (c’est mieux?).

Je te la ferai courte pour l’anecdote. Ce gars, c’est Ryan, du blog Le sac à dos. Je l’ai rencontré il y a 4 ans lors de mon 1er voyage au Japon. Et le gars qui lui a dit ça, c’est un autre voyageur. Cette toute petite phrase l’a marqué, et a été le début d’une belle aventure pour lui. Moi aussi cette phrase m’a marqué quand j’ai découvert son blog il y a 5 ans (putain déjà!). Il a été le premier blog que j’ai découvert avant de partir pour la Nouvelle Zélande, et un gros coup de boost aussi pour réaliser ce qui me tenait à cœur. Il m’a même fait une petite dédicace sur l’un de ses articles. https://lesacados.com/volontariat-au-japon

On rencontre tous et toutes des gens qui nous marquent par ce qu’ils nous disent, tu ne crois pas ?

Je m’égare, je m’égare… Il y a bien entendu une raison pour laquelle je te raconte ça.

Ce blog, ce projet d’aller faire des crêpes chez les gens ou de travailler en tant que crêpière dans différents pays me tient à cœur. Il me donne un objectif. Et je peux te dire qu’il y a 1 an après mon accident de skate au Japon, et après mon rdv à l’hôpital à Kobe où j’étais sacrément en pleine déprime, me concentrer sur mon blog m’a été des plus bénéfique.

Je t’ai toujours dit depuis la création de ce blog, soit il y a plus d’un an, que mon objectif en Australie, serait d’aller faire des crêpes mais cette fois à titre professionnel. Tu vois toujours pas où je veux en venir ? C’est clair que pour moi c’est ça ?

J’essaie tout simplement de faire au mieux pour appliquer cette petite phrase :

Mettre en acte mes paroles, c’est là aussi mon but.

Tout ce blabla pour finalement te dire que je t’avais dit quelque chose et que je l’ai fait. Je suis allée bosser comme crêpière à Melbourne. (« Putain ! Tout ça pour ça ! », c’est ce que tu te dis là sans doute tout de suite, hein pas vrai ?)

Je sais. Tu as dû croire que j’avais disparu de la circulation.

Et je vais t’avouer que je n’ai clairement pas réussi à concilier routine de travail et blog en même temps. Ça a été un lamentable échec. Je n’aurai écrit que 3 posts en 8 mois alors que j’en ai écrit beaucoup plus en 6 mois de voyage l’année dernière…

Mais bon, c’est comme ça. J’ai eu une vie un peu à 100 à l’heure pendant les 6 premiers mois à Melbourne, et pendant mes jours de congés, j’étais trop lazy (flemmarde) pour faire quoi que ce soit sur mon blog.

Mais fort heureusement pour toi (tu remarqueras que je parle bien, ça change de ma vulgarité putain!), mon mode de vie sédentaire s’est arrêté et je suis repartie en vadrouille ! Ce qui veut dire que je vais me remettre plus sérieusement sur mon blog, pour ton plus grand plaisir je le sais.

26 novembre 2017. C’est la date à laquelle je débarquais à l’aéroport de Melbourne Tullamarine où j’allais rencontrer pour la première fois ma future coloc, qui venait me récupérer (si c’est pas royal ça!). Etant trop balèze comme meuf (sisi), j’ai mis à profit mes 1ers jours à Bangkok pour rechercher du travail sur Melbourne, et j’avais été en contact avec une crêperie par mail d’abord, et ensuite par téléphone. Le tour était joué, j’avais un travail à mon arrivée là-bas. Du coup, dans la foulée, bah je me suis dit tant qu’à faire, autant commencer à chercher aussi un logement tiens! Et comme j’ai le cul bordé de nouilles (on repart dans l’explication de cette expression ou bien? 😉 ), bah, j’ai aussi trouvé assez rapidement. Trop balèze je te dis !

A la base, j’avais prévu de rester 4 mois à Melbourne. J’y serai finalement restée 8 mois ½. Ouais quand même… Mais bon, en même temps, mon objectif a toujours été de venir en Australie pour y travailler et me refaire une petite santé financière après mes 7/8 mois de voyage en 2017, et aussi (bien entendu) d’acquérir davantage d’expérience professionnelle en tant que crêpière.

A priori tu le sais déjà (si tu me suis sur Instagram et Facebook, ou bien alors si tu es l’un de mes anciens collègues), j’ai fait partie de la team de La Petite Crêperie.

L’arrivée là-bas a été un peu difficile. Les 2 anciens crêpiers étant partis (quasiment) en même temps, Alex et moi démarrions ensemble (à 1 semaine d’intervalle) nos premiers pas en cuisine. On a été formé rapidement et on a dû être très vite opérationnel. Toute l’équipe en fait était assez nouvelle à mon arrivée. Mon 1er Samedi, j’ai pleuré (mais pas à la crêperie attention, je suis allée me cacher dehors, tu crois quoi!?). C’était mon 5ème jour…. Je suis assez émotive et très sensible si tu ne le savais pas. Et puis ça a été beaucoup mieux ensuite bien entendu.

J’ai adoré mon travail, mais parfois, je ne vais pas te mentir, je l’ai détesté. Mais tu dois le savoir, le contraire de l’amour n’est pas la haine…

J’ai déjà bossé comme crêpière comme tu le sais, et j’adore ça. Mais c’était une grande première pour moi de bosser en cuisine comme ça. La restauration, c’est aussi pas mal de pression (putain ! ça rime!). Tu dois être capable d’enchaîner plusieurs choses en même temps. Je me suis pas mal remise en question sur le fait de savoir si le travail en cuisine était vraiment fait pour moi.

J’ai beaucoup douté de moi sur mes capacités à assurer à ce poste et à y arriver. Rachel, ma manageuse, n’en a jamais eu aucun (doute), et m’a toujours poussé à prendre davantage confiance en moi. Même si elle et moi, ça n’a pas toujours été facile, elle a su me dire des choses pour m’encourager et qui m’ont touché. On est très différente, mais je me suis toujours sentie proche d’elle d’une certaine manière.

Ça a été loin d’être facile tous les jours, et j’ai pensé assez rapidement si je n’allais pas démissionner… Fin décembre, le craquage émotionnel me guettait. Entre la saison d’été, les vacances et les fêtes de fin d’année, j’ai enchaîné pas mal d’heures et accumulé des heures de sommeil en moins. Heureusement la bonne humeur et la bonne ambiance étaient toujours au rdv avec mes collègues de taf.

Tu vas me demander alors pourquoi je n’ai pas arrêté ? Et bien je te répondrai : « Est-ce que l’on doit vraiment tout arrêter quand les choses deviennent dures ? ». Si j’avais dû arrêter à chaque fois dans ma vie quand les choses devenaient difficiles, et bien je ne pense pas que je serai où j’en suis aujourd’hui.

J’essaie d’être quelqu’un de persévérant, et ce n’est clairement pas facile tout le temps. Mais la vie est loin d’être simple de toute façon…

Et puis, j’ai pu me prouver que j’étais capable de le faire, et j’ai assuré à mon poste (oui oui j’assure!). Bien sur, parfois (voir souvent en fait), je n’avais qu’une envie, c’était de tout lâcher en cuisine et de hurler « assez !!! », en mode Obélix dans les douze travaux d’Astérix quand il pète un câble dans la maison qui rend fou avec le formulaire A89 (mon préféré des Astérix et Obélix).

Je suis une nerveuse… J’ai du mal à garder mon calme et gérer mon stress. Alors j’ai beaucoup gueulé et râlé dans cette cuisine. Mes collègues m’ont souvent charrié pour ça. Et parfois se retenaient de ne pas partir en fou rire quand je commençais à lancer des « putain fait chier ! », ou encore des « vas-y j’en ai marre, ça me saoule ! ». Mais bon ça passait rapidement (généralement), et puis ils me réentendaient rire à nouveau peu de temps après. Oui, j’ai le rire facile, très facile même. Je m’en suis tapée des fous-rire dans cette crêperie.

Et puis, j’ai un côté très maladroit parfois… Alors j’en ai fait des conneries… Genre renverser un saut de pâte entier par terre, éclater une bouteille de 2l de lait, casser des œufs par terre, faire voler des boules de glace en cuisine ou encore empaler une galette qui sortait sur la sucrière parce qu’elle a glissé de l’assiette au moment où je la tendais à la serveuse… 🙂

Certes, j’ai beaucoup gueulé (en plus, la plupart du temps contre moi), mais j’ai surtout aussi beaucoup appris en travaillant là-bas. Je suis reconnaissante à mon boss de m’avoir attendu l’année dernière alors qu’ils étaient en galère et qu’ils leur manquaient du staff.

Et puis, pour me canaliser, il y avait Alex. Il a été mon binôme en cuisine pendant presque 6 mois. Si moi on m’entend quand ça n’allait pas en cuisine, c’est différent pour lui. Il est bien plus calme, et bizarrement il me canalisait. Sa présence à mes côtés me permettait d’être (un peu) plus zen. Première fois que je travaille comme ça en binôme avec quelqu’un et je peux dire que notre binôme fonctionnait vraiment bien.

Il y a aussi eu beaucoup de rebondissements pour moi professionnellement parlant. Je devais rester jusqu’à début avril, ensuite jusqu’à mi juin, puis jusqu’à fin octobre quand on m’a proposé de passer manageuse (sisi je te jure 🙂 ), puis finalement jusqu’à mi août, et finalement j’ai voulu partir fin juin…. Ça continuerait longtemps comme ça si je devais tout te raconter 🙂 .

J’ai aussi eu une période difficile personnelle qui s’est fait ressentir au travail. J’ai eu une diminution d’heures mi-juin pour pouvoir souffler un peu, et j’ai fini par passer manageuse début juillet jusqu’à mon départ dernier. Je n’étais donc plus en cuisine et je suis devenue barista, mais j’ai encore de la pratique en ce qui concerne l’art latte… Je suis devenue polyvalente en somme, car je pouvais tout faire, les crêpes, les cafés, le service (j’ai aussi été serveuse en crêperie quand j’étais en France).

J’ai beaucoup aimé Melbourne. J’ai eu une vie sociale et professionnelle des plus enrichissantes (mais pas des plus reposantes, ça c’est sur). J’ai adoré vivre à Williamstown (excentré du CBD de Melbourne disons-le) avec Matt et Amélia mes 2 colocs Australiens. Ça a été une vraie chance de pouvoir vivre avec des locaux. Car c’est très facile en tant que backpacker de trouver une coloc, mais c’est une chose différente d’en trouver une avec des Australiens.

Ça a été un peu relou au niveau des horaires de train pour aller au taf ou rentrer le soir quand je sortais, mais je n’aurai déménagé pour rien au monde. J’ai adoré ma maison, mes colocs, et j’étais bien plus au calme là bas que dans le CBD ! Après une journée de travail, c’était reposant pour moi de rentrer là-bas.

Mais voilà, tout à une fin, et j’ai quitté la petite crêperie dernièrement ainsi que ma maison, pour m’envoler 3 semaines en Nouvelle Zélande, avant de retourner en Australie, pour cette fois-ci voyager un peu dans le pays.

J’ai eu une vie à cent à l’heure dans cette ville que j’ai adoré. Entre mon boulot et mes sorties, ma vie sociale et professionnelle a été plus que bien remplie, et j’ai vécu une superbe année. Intense, et pas toujours évidente, mais une chouette année tout de même…

#lescrepescestlavie 😉

Carnet de route

FRANCE VS THAÏLANDE: DE RENNES À BANGKOK

On va rester dans la continuité de mes 2 derniers posts, car comme l’expression le dit si bien « jamais 2 sans 3 », ou une connerie dans le genre.

Si tu as bien suivi mes 2 précédents posts, tu as a priori compris que je suis allée à Hawaï, que je suis retournée ensuite au Japon avant de rentrer en France pour 3 semaines, et qu’après je me suis de nouveau envolée pour l’Asie, en Thaïlande cette fois-ci. Ah non, t’avais pas tout compris… ? Bah maintenant, tu sais.

Tout ceci s’est fait entre mi-Septembre et début novembre. Le 16 Octobre dernier, après Hawaï, je partais du Japon pour retourner en France, où j’y suis restée 3 semaines. J’ai d’abord revu Anaïs, ma pote de voyage que je n’avais pas revu depuis la Nouvelle Zélande en 2014. Puis, après 2 jours passés avec elle dans le nord-est de la France, j’ai pris la route pour Nantes où habitent mes soeurs, avant de retrouver ma mère et mes potes à Rennes.

Pour rester dans le thème de mon voyage, j’ai bien entendu fait des crêpes à ma famille et mes potes. J’ai d’ailleurs eu une bonne idée de merde en voulant tester la farine de maïs dans ma recette…. Je ne compte pas te le cacher, c’est dégueulasse… Enfin, ça se mange hein entendons nous bien, mais juste pas avec du nutella par exemple… Du coup, j’ai refait une pâte en restant cette fois sur une recette classique, une valeur sûre en somme !

Mais passons… La recette que j’avais testé à Senguesthouse à Matsuyama, a fait l’unanimité auprès de mes potes! Je la partagerai avec toi, promis !

Bien entendu, revoir mes potes impliquait forcément une soirée crêpes, obligé quoi!  🙂

Les 3 semaines passées en France sont passées vite, trop vite.

Mais au moins, j’ai appris des choses !

J’ai appris qu’en voyage, il y a beaucoup de choses auxquelles tu dois penser, mais aussi beaucoup d’autres auxquelles tu ne penses pas. Ça ne te traverse même pas l’esprit d’ailleurs. Par exemple, tu ne penses pas aux décalages horaires, aux longues heures de trajet que tu vas te taper ou encore aux nuits de sommeil merdique que t’es en train de te programmer sur les prochaines semaines. Non, tout ça, tu n’y penses pas. Ça ne te vient même pas à l’esprit que tout ça aura un impact sur toi, et que tu risques d’en chier ta race ! Petite naïve que je suis !

Ah… Les douces galères de voyage… Maintenant, je sais. Je sais que l’on ne m’y reprendra plus surtout !  😉 Et je sais aussi que je n’ai plus 20 ans putain de bordel de merde !

Le 8 Novembre dernier, me revoici donc à l’aéroport à Paris Charles de Gaulle avec cette fois-ci la Thaïlande comme destination ! Après une quinzaine d’heures de vol (à ma plus grande joie), j’ai débarqué à Bangkok pour la toute première fois.

J’ai déjà été en Thaïlande en 2014, mais Bangkok n’avait pas fait partie de mon séjour. Non, la première fois, j’avais fait Phuket, Koh Samui, et Koh Phangan. Cette fois, j’allais à Bangkok, et j’y retrouvais ma pote Elise, qui fait partie de la team de «J’irai faire des crêpes chez vous » si tu connais bien le blog.

Bangkok pour la faire courte et pas vraiment objectif (mais alors pas du tout), c’est grand, bruyant, blindé de mondes et de touristes. Je n’ai pas vraiment aimé.

Arrivée là bas, je ne me suis pas sentie super bien. Ça m’a fait la même chose la première fois que j’ai débarqué en Thaïlande à Phuket, mais les circonstances n’étaient pas les mêmes.

Tu penseras peut être que je suis un peu chelou comme meuf, et franchement je ne t’en tiendrai pas rigueur car même moi je ne comprends pas toujours mes réactions et ma manière d’être. Je ne sais pas si c’est lié au doute du départ de France où à autre chose, mais c’était un peu la déprime les premiers jours sur place. J’étais vraiment contente de passer ma 1ère semaine avec Elise. C’est chouette de voir une tête familière et d’avoir une pote à qui se confier. Et puis notre auberge était plutôt sympa, non loin de Chinatown, dans une rue plutôt calme comparé à l’effervescence de la ville.

Après 1 semaine passée à Bangkok, j’ai pris la route pour le nord de la Thaïlande où j’ai passé une dizaine de jours entre Chang Mai et Pai. On s’est donc séparé avec Elise, qui elle aussi quittait Bangkok, et même carrément le pays pour le Vietnam.

Tu dois le savoir, mais la Thaïlande, c’est pas cher. A tel point que je me suis fait plaisir, en me réservant carrément une chambre pour moi toute seule à Chang Mai. Ouais, ouais, carrément je te jure ! En mode rien à foutre quoi !

Quitter Bangkok a été une bouffée d’air frais putain !

On va pas se leurrer, Chang Mai est touristique aussi, mais on est un peu plus entouré par la nature. Et quant à Pai, et bah j’ai juste vraiment vraiment kiffé ! On m’avait prévenu que Pai, ça déchirait, et bien je confirme, cette petite ville, ou ce p’tit bled, appelle le comme tu voudras est juste top. Là bas, je me suis réellement sentie de nouveau plus sereine.

Me taper des virées en scooter et en prendre plein la vue avec les paysages, c’était ouf!

Pour la petite info, la première fois de ma vie que j’ai fait du scooter, c’était en Thaïlande, il y a 4 ans. Depuis, je n’en avais jamais refait. J’ai pas trop fait ma maligne sur la route au milieu des voitures et des scooters à Chang Mai. Mais bon, je suis toujours vivante pour te raconter tout ça.  🙂

Pai est moins touristique que Chang Mai et beaucoup plus petit aussi, et ça c’était vraiment cool! Pouvoir marcher tranquillement sans être coincée dans la foule au marché de nuit, c’est rien que du bonheur quand même.

J’ai fait des chouettes rencontres comme toujours… Et comme toujours, éphémères bien entendu, mais c’est là aussi la magie du voyage…

Et pour la 3ème fois, j’ai rencontré une blogueuse, Lucie du blog Voyages et vagabondages. Son blog, je l’avais découvert peu de temps avant de m’envoler pour le Japon il y a un peu plus d’1 an maintenant. Elle et moi, on ne joue pas dans la même catégorie. Elle, c’est une digitale nomade, et elle vit de son blog. Moi, bah faudrait d’abord commencer par changer mon nom de domaine pour qu’il fasse plus sérieux et plus pro. J’en suis pas encore là quoi !  🙂

Une jolie rencontre. Toujours un peu intimidant de rencontrer une personne qui t’a aidé, touché ou conseillé à travers ses écrits… J’espère que nos chemins se recroiseront un jour.

Et puis, entre toutes ces jolies rencontres que j’ai faites, il y a eu lui… Lui, c’est qui tu vas me demander ? Lui, c’est le gars pour qui j’ai littéralement craqué, celui qui m’a fait fondre et avec qui j’ai passé quelques jours à Pai. Le premier pour qui j’ai vraiment craqué depuis mon gros chagrin d’amour en début d’année dernière, et qui m’a fait réaliser, que ça y est, je suis vraiment prête à passer à autre chose, et à craquer de nouveau pour un mec…

By the way, tu veux une anecdote marrante…? Lui et moi, on s’est rencontré lorsque je suis allée voir les cascades à Pai. J’ai appris un super truc: marcher sur des roches mouillées c’est super dangereux putain!

Entre cette nana qu’on a d’abord vu debout sur un rocher avant d’entendre un grand plouf (elle est littéralement tombée toute habillée dans l’eau), entre ce gars qui a glissé et s’est blessé le genou, et entre moi qui me suis ramassée à 2 reprises le cul dans la flotte devant mon crush (il a trouvé ça assez drôle d’ailleurs), et bien on faisait un sacré trio… Ah, maladresse quand tu nous tiens… Lâche nous putain!

Et voilà, après 2 semaines et demi, mon voyage en Thaïlande s’est terminé. Mon seul regret est de ne pas être allée à Koh Samui, voir mon pote Tanguy que je connais du lycée et qui y vit. Mais je me dis que j’y retournerai pour le voir la prochaine fois !

Pour l’heure, il était temps pour moi de retourner à Bangkok (en bus de nuit d’une douzaine d’heures tant qu’à faire), d’où j’ai pris l’avion après une dernière nuit dans la ville, et après cette rencontre un peu particulière avec ce gars à Koh San Road, direction Melbourne en Australie où travail et logement m’attendait!

Mais ça tu le sais déjà maintenant vu le retard que j’ai accumulé.  🙂  C’est pas comme si cela faisait déjà 4 mois que j’étais à Melbourne quoi !

Allez, tchuss !

PS: Tu trouves pleins de crêpes en Thaïlande, c’est assez ouf!

#Lescrêpescestlavie  😉

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Carnet de route·Non classé

UNE BRETONNE À HAWAÏ

Ayant déserté mon blog depuis quelques temps (3 mois pour être précise), je vais tâcher de te résumer plus ou moins rapidement (ou pas) ce qu’il s’est passé pour moi ces derniers mois. A l’heure où je t’écris ces lignes, je suis actuellement à Melbourne en Australie avec mon 3ème pvt (programme visa vacances travail), ou whv (working holiday visa). Je serai donc une sérial pvtiste d’après le site pvtiste.net, car j’en ai cumulé 3, yes! Je suis arrivée ici le 26 Novembre dernier, soit quasiment 1 an après ma demande fin 2016, la veille de mes 31 ans. Donc oui, c’est possible de voyager avec ce visa à 31 ans et même après. Aujourd’hui, j’en ai même 32, donc bon! Mais pour l’Australie, j’y reviendrai plus tard. La dernière fois, je te quittais après mon départ de Matsuyama où je suis restée tout l’été jusqu’à mi-septembre. Je me suis envolée ensuite pour Hawaï, à la suite de tous ces « signes » si tu te rappelles, et j’y ai passé 2 semaines et demi.

Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï…Alala… WHAT THE FUCK HAWAÏ!? C’est ce que je me suis dit une fois arrivée à mon auberge à Waikiki beach, quand je me suis rendue compte que je n’avais pas récupéré ma carte au distributeur à l’aéroport. Ma gueule a du se décomposer à ce moment là… Néanmoins, dans mon « malheur », j’ai aussi eu beaucoup de chance, ou le cul bordé de nouilles comme dirait l’autre.

Waikiki Beach

Elle est chelou cette expression quand t’on y pense non? J’ai trouvé cette question à son propos intéressante:  » D’une finesse absolue, cette expression a une origine incertaine car si le lien entre le ‘cul’ et la ‘chance’ est commun de nos jours, que viennent faire les nouilles dans cette galère, et pourquoi ‘bordent’-elles? ». En effet, ça mérite réflexion…

Entre ma prise de conscience de la perte de ma carte et le coup de fil passé à l’aéroport de l’auberge, il s’est passé différents scénarios dans ma tête, je te l’avoue, dont un bon « Il va m’arriver des merdes à Hawaï, c’est parti! ». Mais tout est bien qui fini bien, car je l’ai récupéré! Ils l’ont retrouvé à l’aéroport et mis de côté jusqu’à ce que je vienne la reprendre… Putain, quel soulagement!

J’ai pas précisé quand même que de l’aéroport à mon auberge, il y avait plus d’1h de trajet en bus. Ma première journée à Hawaï, je l’ai donc passé dans le bus. Un vrai bonheur… J’ai opté pour le moins cher des transports (soit le bus, la bonne idée), pour rejoindre mon auberge de l’aéroport.

Une idée de génie! Ah bah c’est sur, c’est vachement moins cher qu’une navette, mais rester une bonne partie du trajet debout tout en portant mon sac à dos (de 16 petits kilos) pendant une bonne heure, je te raconte pas la merde! Je me tairai sur le poids de mon autre petit sac à dos. Et puis quelle douce sensation de transpirer autant que l’été passé au Japon et d’avoir les épaules en feu  tellement mon sac devient de plus en plus lourd putain… Le rêve… je te l’ai dit, le voyage, c’est pas toujours la putain d’éclate! Mais bon, ça fait partie du package il semblerait.

Après cette première (bonne) heure de trajet, j’ai du à nouveau me taper un aller-retour pour l’aéroport pour aller chercher cette foutue carte… Plus de 4h dans les transports en commun putain… Le soleil s’est couché, et je te laisse deviner où j’étais… Au moins, j’ai pu observer les locaux dans une scène banale de la vie quotidienne que celle de prendre le bus. Et c’était plutôt drôle je dois dire! Je n’oublierai jamais ce type assis dans le bus qui regardait une vidéo sur son smartphone et qui rigolait de bon coeur. Le gars était plié en 2 dans le bus, c’était énorme! Il était assis en face de moi, et je me retenais de ne pas me taper une grosse barre avec lui.

Au total, j’ai passé 5 jours à Honolulu à 5 min à pied de Waikiki Beach. Plutôt stylé, il faut le dire. Premier bain de l’année au soleil dans une mer bleue à Hawaï. C’est toujours dans ce genre de moments que je relativise et que je me dis qu’il y a pire dans la vie. 🙂 J’ai aussi revu un couple d’Hawaiens, rencontré 3 ans plus tôt lors de mon premier voyage au Japon, Matt et Haley. L’un des couples les plus adorables que je connaisse. J’ai passé une super soirée avec eux le samedi soir.

Je suis ensuite allée sur l’île d’Hawaï (aussi appelée Big Island pour éviter la confusion entre l’état et l’île). Je vais te la faire courte et simple. Hawaï, c’est un archipel d’îles composé des plus connues: Maui (comme le nom du dieu dans le disney Moana, si si), Kaui, Oahu (où se trouve Honolulu), et Big Island. Ma réelle toute première impression quand j’ai mis les pieds sur le territoire, bien avant de me dire « putain de merde, ma carte! », ça a quand même été « whaou!! Je suis à Hawaï!! ».

C’est peut être un peu surfait, blindé de touristes, et tu sais que tu es aux Etats Unis (je parle principalement d’Honolulu), mais c’est Hawaï quand même! Je n’aurai jamais imaginé y foutre les pieds et pourtant… Je suis arrivée là bas sans avoir aucune idée de ce qu’il y avait à faire et à voir. En gros, je connaissais « nada » sur ce pays. Les guides voyages, c’est pas vraiment mon truc. Mais j’avais quand même cherché un bénévolat sur le site de helpx et j’avais trouvé quelque chose.

Après Honolulu, je me suis donc rendue à Big Island pour 12 jours, où j’ai été volontaire dans l’éco-communauté féministe de Mojo, dans la forêt tropicale, dormant dans un ancien bus scolaire réaménagé en « chambre » pour 2. Très très cool…

Le travail à faire était différent chaque jour, mais c’était principalement manuel et physique. Le projet actuel de Modjo pendant mon séjour était d’aménager un espace, construit sur un ancien cratère (oui, oui, un cratère), pour les femmes. Un endroit où elles pourraient se recueillir pendant leur cycle menstruel. Personnellement, au début, je n’ai pas tout compris, et puis en anglais, tout ne faisait pas sens pour moi. J’ai surtout compris que ce serait comme dans certaines cultures, un endroit « rouge » où les femmes pourraient venir méditer et se retrouver seule. J’ai principalement aidé à nettoyer l’endroit en enlevant la boue, en désherbant et en plantant des arbres. J’ai aussi fait un peu de peinture et j’ai nettoyé le bus dans lequel je dormais. Rien de bien compliqué en somme!

Cette expérience a été intéressante, mais ça n’a pas été l’éclate là bas. Ce qui a vraiment été dommage car l’endroit était top, et que j’ai adoré vivre dans la forêt tropicale. Je ne vais pas expliquer les raisons qui m’ont poussé à partir plus tôt, mais j’ai quitté la communauté 2 jours avant mon départ. J’aurai pu faire un effort tu me diras, mais en fait, je n’avais plus envie d’être parmi eux. Je suis donc partie. Je n’oublierai néanmoins pas Mojo, avec qui j’ai eu quelques conversations qui m’ont beaucoup donné à réfléchir. C’est ce que j’aime aussi dans le voyage, ces rencontres avec ces personnes qui vont te faire réfléchir, te remettre en question, te demander comment tu souhaites vivre ta vie, et comment apporter ta contribution à ce monde finalement. C’est le genre de rencontres et de discussions qui bouleverse vraiment ton existence, et qui parfois même te dérange, car elles remettent en question qui tu es et les valeurs que tu souhaites suivre dans la vie. Non, c’est sur, lui, je ne l’oublierai pas…

Hilo (Big Island)

Si tu te rappelles aussi (parce que tu lis tous mes articles bien sûr et que je ne t’en aime que davantage pour ça ^^), j’avais rencontré un couple d’Hawaiens, Jean et Lupe, à Hiroshima. Et bien, je les ai revu pendant mon séjour à Big Island. J’ai passé le week end avec Jean qui m’a fait faire le tour de l’île, et m’a emmené au parc national des volcans. Car oui, si toi non plus tu ne le sais pas (comme moi quand j’ai débarqué), c’est à Hawaï que l’on trouve les 2 volcans les plus actifs au monde! Au monde putain! Et j’en savais foutrement rien! Moi je trouve ça dingue que toute cette « énergie » (ou appelle la comme tu veux) provenant des volcans ait pu créer toutes ces îles. C’est ouf la nature quand même… Mon seul regret lors de mon séjour est de ne pas avoir vu les coulées de lave. Car oui, truc de ouf, mais tu peux en voir sur cette île. Il faut y aller le soir plutôt. Il y a plusieurs endroits sur l’île où tu peux aller en voir. Le « problème » sur Big Island, c’est que sans voiture, ça va être un peu compliqué. L’auto stop marche très bien semble t-il, mais là bas, je n’ai pas été très téméraire et je n’ai pas essayé.

J’ai donc passé mon premier week end sur l’île avec Jean (prononcé comme « un jean »). J’ai même dormi chez eux, et j’ai rencontré leur fille Mihana le dimanche matin, voyageuse elle aussi, enceinte, et construisant avec son compagnon leur maison mobile, les fameuses tiny houses. Première fois que j’en entendais parler, et maintenant, j’en entends souvent parler bizarrement. Serait-ce un signe que je devrai aussi me construire la mienne…? 🙂

Je lui suis vraiment reconnaissante pour ce week end. J’ai pu voir pour la première fois de ma vie des tortues de mer (et dans leur habitat naturel), j’ai vu des cratères géants, j’ai été à l’une des plus belles plages de Big Island, et elle m’a fait gouter à quelques spécialités de l’île. Je suis toujours chanceuse dans mes rencontres quand même, ya pas à chier!

Je me rappelle aussi d’Emma, que j’avais rencontré dans l’avion pour Big Island, et qui avait été d’une grande gentillesse avec moi, me donnant ses coordonnées si j’avais besoin d’aide, et m’embrassant tout en s’assurant que je quitte bien à l’aéroport avec mon chauffeur. Elle a vraiment été adorable cette femme…

Mon séjour à Hawaï s’est terminé par une dernière nuit à Honolulu, passée dans les rues de Waikiki, d’où je repartais pour rentrer au Japon le lendemain. J’y ai pas fait de crêpes (je t’entends me huer…), mais j’ai quand même trouvé par hasard la seule crêperie de l’île sur Big Island, où je suis allée manger (bah oui!). Je n’avais pas mangé de galettes depuis des lustres, et je peux te dire que c’était le bonheur dans mon coeur ce soir là. Ok, c’était pas de la galette Bretonne (bien entendu), mais quand même.

Au revoir Hawaï, et sans doute à bientôt vu que les « signes » continuent (si, j’te promets!). J’ai bien compris que tu continuais de « m’appeler »… Pour cette première fois, tu m’as rappelé certaines choses que j’avais mis dans un coin de ma tête. Ce voyage a été comme un rappel, et ça m’a fait du bien.

Je pourrai bien essayer de t’expliquer (à toi, oui je parle de toi là) de quoi je parle, mais je crois qu’il y a certaines choses qui ne s’expliquent pas, elles se vivent pour pouvoir les comprendre pleinement…

I’ll be back Hawaï!

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Recettes et astuces

UNE P’TITE CRÊPE NORVÉGIENNE, ÇA TE DIT?

Aujourd’hui, je vais régaler tes papilles, et te donner l’envie de te jeter dans ta cuisine pour tester cette recette !! Chiche que j’y arrive?! Allez, je prends le pari, et toi, fais le moi savoir en commentaire si tu veux bien. 😉

La Norvège sera donc à l’honneur aujourd’hui pour changer tiens! Au mois de juin, j’étais à Hiroshima comme tu le sais. Bah si, bien sûr que si tu le sais, puisque tu lis assidument tous mes posts bien entendu cher(e) lecteur/lectrice de mon coeur!  Là-bas, j’y ai rencontré Jesper.

Jesper, en plus d’être chou comme tout, il vient de Norvège. Comme moi (mais avant moi), il était volontaire à Santiago guesthouse où en échange de quelques heures de ménage, on avait un lit en dortoirs de 27 lits. Ouais, ouais, j’ai bien dit 27 lits! On repassera pour l’intimité donc, mais ça aurait pu être pire car (heureusement) chaque lit avait un rideau (la bonne nouvelle!). Un soir, Albin (un autre français aussi volontaire) a fait des crêpes pour l’anniversaire de Jesper, et j’ai du parler de mon blog et de mon projet de crêpes (non, je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’en faire à Hiroshima). C’est ce soir là qu’il m’a parlé d’une de leur spécialité en Norvège: les svele.

D’apparence, ça ressemble clairement à des pancakes, en un peu plus petit sauf que les Norvégiens mangent plutôt ça en dessert où comme snack et que et la recette est différente. La recette varie en fonction des régions, néanmoins, il y a quand même une base (normal quoi): oeufs, sucre, farine, beurre et lait de baratte (ou lait ribot). A cela on rajoute généralement du bicarbonate d’ammonium et de soude, qui viennent donner le goût de cette spécialité!

Il m’a dit que cela pouvait se manger avec du beurre et du sucre, de la crème fraiche et de la confiture (les 2 ensemble, je tiens à préciser), ou encore avec leur fromage (qui n’en est pas vraiment un en fait) trop chelou en apparence, de couleur brune et au goût caramélisé… Ouais, c’est pas du fromage quoi… Moi je dis que le savoir faire à la française pour le fromage n’a rien à envier à aucun pays… Mais si ton avis diverge sur la question, alors je t’en prie, dis le moi! 🙂

Voici la recette que Jesper m’a donné (mais tu l’as compris, il y en a d’autres): 3 œufs, 120g de sucre, 900ml de lait de baratte, 4 cuillères à soupe de beurre fondu, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude, 1 cuillère à café de bicarbonate d’ammonium et 400g de farine.

Le fromage chelou en question

Dans un premier temps, tu fais monter les blancs d’oeufs en neige avec le sucre. Incorpore ensuite délicatement le mélange: lait, jaunes d’oeufs, et beurre fondu (tu fous pas tout d’un coup comme un(e) sauvage en somme!). Dans un autre récipient, il te faut mélanger les ingrédients secs (sucre, farine, bicarbonate de soude et d’ammonium), qu’il faudra là aussi incorporer délicatement au mélange liquide pour obtenir une pâte sans grumeaux (nos ennemis jurés!).

Pour finir, tu laisses reposer la pâte quelques heures au frigo (2/3h de ce que j’ai lu). Quand tu es prêt(e) à faire tes svele (je sais pas trop si on rajoute un s au pluriel, donc dans le doute je m’abstiens), tu les feras cuire de la même manière que pour des pancakes, mais rappelle toi, ils sont un peu plus petits!

Et après, et bien tu mets ce que tu veux dessus hein, t’es pas obligé(e) de suivre à la lettre ce qui est écrit dans ce post.

Donc, je disais, tu les garnis avec ce que tu veux, tu les plies en 2 (c’est ce qu’ils font en Norvège) et tu te les fourres dans le gosier. Ahahah!!

Et bon appétit bien sûr!! 😉