Crêpes et voyages

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 1, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Il était une fois, un mec, qui un jour a dit à un autre mec, qui ne me l’a pas dit mais que j’ai lu sur son blog, et avec qui j’en ai discuté le jour où l’on s’est rencontré (ça va, tu suis?): «Tu es ce que tu dis».

Pourquoi je te dis ça? Et bien pourquoi pas, déjà pour commencer. Et d’autre part, parce que tout comme ce mec à qui l’autre mec a dit ça, cette phrase m’a marqué. Ça t’intrigues hein ? C’est qui ces mecs? Mais peut être que dans le fond, tu t’en bats les couilles (ohlàlàlàlà, mais quelle vulgarité!!) tamponnes le coquillard (c’est mieux?).

Je te la ferai courte pour l’anecdote. Ce gars, c’est Ryan, du blog Le sac à dos. Je l’ai rencontré il y a 4 ans lors de mon 1er voyage au Japon. Et le gars qui lui a dit ça, c’est un autre voyageur. Cette toute petite phrase l’a marqué, et a été le début d’une belle aventure pour lui. Moi aussi cette phrase m’a marqué quand j’ai découvert son blog il y a 5 ans (putain déjà!). Il a été le premier blog que j’ai découvert avant de partir pour la Nouvelle Zélande, et un gros coup de boost aussi pour réaliser ce qui me tenait à cœur. Il m’a même fait une petite dédicace sur l’un de ses articles. https://lesacados.com/volontariat-au-japon

On rencontre tous et toutes des gens qui nous marquent par ce qu’ils nous disent, tu ne crois pas ?

Je m’égare, je m’égare… Il y a bien entendu une raison pour laquelle je te raconte ça.

Ce blog, ce projet d’aller faire des crêpes chez les gens ou de travailler en tant que crêpière dans différents pays me tient à cœur. Il me donne un objectif. Et je peux te dire qu’il y a 1 an après mon accident de skate au Japon, et après mon rdv à l’hôpital à Kobe où j’étais sacrément en pleine déprime, me concentrer sur mon blog m’a été des plus bénéfique.

Je t’ai toujours dit depuis la création de ce blog, soit il y a plus d’un an, que mon objectif en Australie, serait d’aller faire des crêpes mais cette fois à titre professionnel. Tu vois toujours pas où je veux en venir ? C’est clair que pour moi c’est ça ?

J’essaie tout simplement de faire au mieux pour appliquer cette petite phrase :

Mettre en acte mes paroles, c’est là aussi mon but.

Tout ce blabla pour finalement te dire que je t’avais dit quelque chose et que je l’ai fait. Je suis allée bosser comme crêpière à Melbourne. (« Putain ! Tout ça pour ça ! », c’est ce que tu te dis là sans doute tout de suite, hein pas vrai ?)

Je sais. Tu as dû croire que j’avais disparu de la circulation.

Et je vais t’avouer que je n’ai clairement pas réussi à concilier routine de travail et blog en même temps. Ça a été un lamentable échec. Je n’aurai écrit que 3 posts en 8 mois alors que j’en ai écrit beaucoup plus en 6 mois de voyage l’année dernière…

Mais bon, c’est comme ça. J’ai eu une vie un peu à 100 à l’heure pendant les 6 premiers mois à Melbourne, et pendant mes jours de congés, j’étais trop lazy (flemmarde) pour faire quoi que ce soit sur mon blog.

Mais fort heureusement pour toi (tu remarqueras que je parle bien, ça change de ma vulgarité putain!), mon mode de vie sédentaire s’est arrêté et je suis repartie en vadrouille ! Ce qui veut dire que je vais me remettre plus sérieusement sur mon blog, pour ton plus grand plaisir je le sais.

26 novembre 2017. C’est la date à laquelle je débarquais à l’aéroport de Melbourne Tullamarine où j’allais rencontrer pour la première fois ma future coloc, qui venait me récupérer (si c’est pas royal ça!). Etant trop balèze comme meuf (sisi), j’ai mis à profit mes 1ers jours à Bangkok pour rechercher du travail sur Melbourne, et j’avais été en contact avec une crêperie par mail d’abord, et ensuite par téléphone. Le tour était joué, j’avais un travail à mon arrivée là-bas. Du coup, dans la foulée, bah je me suis dit tant qu’à faire, autant commencer à chercher aussi un logement tiens! Et comme j’ai le cul bordé de nouilles (on repart dans l’explication de cette expression ou bien? 😉 ), bah, j’ai aussi trouvé assez rapidement. Trop balèze je te dis !

A la base, j’avais prévu de rester 4 mois à Melbourne. J’y serai finalement restée 8 mois ½. Ouais quand même… Mais bon, en même temps, mon objectif a toujours été de venir en Australie pour y travailler et me refaire une petite santé financière après mes 7/8 mois de voyage en 2017, et aussi (bien entendu) d’acquérir davantage d’expérience professionnelle en tant que crêpière.

A priori tu le sais déjà (si tu me suis sur Instagram et Facebook, ou bien alors si tu es l’un de mes anciens collègues), j’ai fait partie de la team de La Petite Crêperie.

L’arrivée là-bas a été un peu difficile. Les 2 anciens crêpiers étant partis (quasiment) en même temps, Alex et moi démarrions ensemble (à 1 semaine d’intervalle) nos premiers pas en cuisine. On a été formé rapidement et on a dû être très vite opérationnel. Toute l’équipe en fait était assez nouvelle à mon arrivée. Mon 1er Samedi, j’ai pleuré (mais pas à la crêperie attention, je suis allée me cacher dehors, tu crois quoi!?). C’était mon 5ème jour…. Je suis assez émotive et très sensible si tu ne le savais pas. Et puis ça a été beaucoup mieux ensuite bien entendu.

J’ai adoré mon travail, mais parfois, je ne vais pas te mentir, je l’ai détesté. Mais tu dois le savoir, le contraire de l’amour n’est pas la haine…

J’ai déjà bossé comme crêpière comme tu le sais, et j’adore ça. Mais c’était une grande première pour moi de bosser en cuisine comme ça. La restauration, c’est aussi pas mal de pression (putain ! ça rime!). Tu dois être capable d’enchaîner plusieurs choses en même temps. Je me suis pas mal remise en question sur le fait de savoir si le travail en cuisine était vraiment fait pour moi.

J’ai beaucoup douté de moi sur mes capacités à assurer à ce poste et à y arriver. Rachel, ma manageuse, n’en a jamais eu aucun (doute), et m’a toujours poussé à prendre davantage confiance en moi. Même si elle et moi, ça n’a pas toujours été facile, elle a su me dire des choses pour m’encourager et qui m’ont touché. On est très différente, mais je me suis toujours sentie proche d’elle d’une certaine manière.

Ça a été loin d’être facile tous les jours, et j’ai pensé assez rapidement si je n’allais pas démissionner… Fin décembre, le craquage émotionnel me guettait. Entre la saison d’été, les vacances et les fêtes de fin d’année, j’ai enchaîné pas mal d’heures et accumulé des heures de sommeil en moins. Heureusement la bonne humeur et la bonne ambiance étaient toujours au rdv avec mes collègues de taf.

Tu vas me demander alors pourquoi je n’ai pas arrêté ? Et bien je te répondrai : « Est-ce que l’on doit vraiment tout arrêter quand les choses deviennent dures ? ». Si j’avais dû arrêter à chaque fois dans ma vie quand les choses devenaient difficiles, et bien je ne pense pas que je serai où j’en suis aujourd’hui.

J’essaie d’être quelqu’un de persévérant, et ce n’est clairement pas facile tout le temps. Mais la vie est loin d’être simple de toute façon…

Et puis, j’ai pu me prouver que j’étais capable de le faire, et j’ai assuré à mon poste (oui oui j’assure!). Bien sur, parfois (voir souvent en fait), je n’avais qu’une envie, c’était de tout lâcher en cuisine et de hurler « assez !!! », en mode Obélix dans les douze travaux d’Astérix quand il pète un câble dans la maison qui rend fou avec le formulaire A89 (mon préféré des Astérix et Obélix).

Je suis une nerveuse… J’ai du mal à garder mon calme et gérer mon stress. Alors j’ai beaucoup gueulé et râlé dans cette cuisine. Mes collègues m’ont souvent charrié pour ça. Et parfois se retenaient de ne pas partir en fou rire quand je commençais à lancer des « putain fait chier ! », ou encore des « vas-y j’en ai marre, ça me saoule ! ». Mais bon ça passait rapidement (généralement), et puis ils me réentendaient rire à nouveau peu de temps après. Oui, j’ai le rire facile, très facile même. Je m’en suis tapée des fous-rire dans cette crêperie.

Et puis, j’ai un côté très maladroit parfois… Alors j’en ai fait des conneries… Genre renverser un saut de pâte entier par terre, éclater une bouteille de 2l de lait, casser des œufs par terre, faire voler des boules de glace en cuisine ou encore empaler une galette qui sortait sur la sucrière parce qu’elle a glissé de l’assiette au moment où je la tendais à la serveuse… 🙂

Certes, j’ai beaucoup gueulé (en plus, la plupart du temps contre moi), mais j’ai surtout aussi beaucoup appris en travaillant là-bas. Je suis reconnaissante à mon boss de m’avoir attendu l’année dernière alors qu’ils étaient en galère et qu’ils leur manquaient du staff.

Et puis, pour me canaliser, il y avait Alex. Il a été mon binôme en cuisine pendant presque 6 mois. Si moi on m’entend quand ça n’allait pas en cuisine, c’est différent pour lui. Il est bien plus calme, et bizarrement il me canalisait. Sa présence à mes côtés me permettait d’être (un peu) plus zen. Première fois que je travaille comme ça en binôme avec quelqu’un et je peux dire que notre binôme fonctionnait vraiment bien.

Il y a aussi eu beaucoup de rebondissements pour moi professionnellement parlant. Je devais rester jusqu’à début avril, ensuite jusqu’à mi juin, puis jusqu’à fin octobre quand on m’a proposé de passer manageuse (sisi je te jure 🙂 ), puis finalement jusqu’à mi août, et finalement j’ai voulu partir fin juin…. Ça continuerait longtemps comme ça si je devais tout te raconter 🙂 .

J’ai aussi eu une période difficile personnelle qui s’est fait ressentir au travail. J’ai eu une diminution d’heures mi-juin pour pouvoir souffler un peu, et j’ai fini par passer manageuse début juillet jusqu’à mon départ dernier. Je n’étais donc plus en cuisine et je suis devenue barista, mais j’ai encore de la pratique en ce qui concerne l’art latte… Je suis devenue polyvalente en somme, car je pouvais tout faire, les crêpes, les cafés, le service (j’ai aussi été serveuse en crêperie quand j’étais en France).

J’ai beaucoup aimé Melbourne. J’ai eu une vie sociale et professionnelle des plus enrichissantes (mais pas des plus reposantes, ça c’est sur). J’ai adoré vivre à Williamstown (excentré du CBD de Melbourne disons-le) avec Matt et Amélia mes 2 colocs Australiens. Ça a été une vraie chance de pouvoir vivre avec des locaux. Car c’est très facile en tant que backpacker de trouver une coloc, mais c’est une chose différente d’en trouver une avec des Australiens.

Ça a été un peu relou au niveau des horaires de train pour aller au taf ou rentrer le soir quand je sortais, mais je n’aurai déménagé pour rien au monde. J’ai adoré ma maison, mes colocs, et j’étais bien plus au calme là bas que dans le CBD ! Après une journée de travail, c’était reposant pour moi de rentrer là-bas.

Mais voilà, tout à une fin, et j’ai quitté la petite crêperie dernièrement ainsi que ma maison, pour m’envoler 3 semaines en Nouvelle Zélande, avant de retourner en Australie, pour cette fois-ci voyager un peu dans le pays.

J’ai eu une vie à cent à l’heure dans cette ville que j’ai adoré. Entre mon boulot et mes sorties, ma vie sociale et professionnelle a été plus que bien remplie, et j’ai vécu une superbe année. Intense, et pas toujours évidente, mais une chouette année tout de même…

#lescrepescestlavie 😉

Carnet de route

FRANCE VS THAÏLANDE: DE RENNES À BANGKOK

On va rester dans la continuité de mes 2 derniers posts, car comme l’expression le dit si bien « jamais 2 sans 3 », ou une connerie dans le genre.

Si tu as bien suivi mes 2 précédents posts, tu as a priori compris que je suis allée à Hawaï, que je suis retournée ensuite au Japon avant de rentrer en France pour 3 semaines, et qu’après je me suis de nouveau envolée pour l’Asie, en Thaïlande cette fois-ci. Ah non, t’avais pas tout compris… ? Bah maintenant, tu sais.

Tout ceci s’est fait entre mi-Septembre et début novembre. Le 16 Octobre dernier, après Hawaï, je partais du Japon pour retourner en France, où j’y suis restée 3 semaines. J’ai d’abord revu Anaïs, ma pote de voyage que je n’avais pas revu depuis la Nouvelle Zélande en 2014. Puis, après 2 jours passés avec elle dans le nord-est de la France, j’ai pris la route pour Nantes où habitent mes soeurs, avant de retrouver ma mère et mes potes à Rennes.

Pour rester dans le thème de mon voyage, j’ai bien entendu fait des crêpes à ma famille et mes potes. J’ai d’ailleurs eu une bonne idée de merde en voulant tester la farine de maïs dans ma recette…. Je ne compte pas te le cacher, c’est dégueulasse… Enfin, ça se mange hein entendons nous bien, mais juste pas avec du nutella par exemple… Du coup, j’ai refait une pâte en restant cette fois sur une recette classique, une valeur sûre en somme !

Mais passons… La recette que j’avais testé à Senguesthouse à Matsuyama, a fait l’unanimité auprès de mes potes! Je la partagerai avec toi, promis !

Bien entendu, revoir mes potes impliquait forcément une soirée crêpes, obligé quoi!  🙂

Les 3 semaines passées en France sont passées vite, trop vite.

Mais au moins, j’ai appris des choses !

J’ai appris qu’en voyage, il y a beaucoup de choses auxquelles tu dois penser, mais aussi beaucoup d’autres auxquelles tu ne penses pas. Ça ne te traverse même pas l’esprit d’ailleurs. Par exemple, tu ne penses pas aux décalages horaires, aux longues heures de trajet que tu vas te taper ou encore aux nuits de sommeil merdique que t’es en train de te programmer sur les prochaines semaines. Non, tout ça, tu n’y penses pas. Ça ne te vient même pas à l’esprit que tout ça aura un impact sur toi, et que tu risques d’en chier ta race ! Petite naïve que je suis !

Ah… Les douces galères de voyage… Maintenant, je sais. Je sais que l’on ne m’y reprendra plus surtout !  😉 Et je sais aussi que je n’ai plus 20 ans putain de bordel de merde !

Le 8 Novembre dernier, me revoici donc à l’aéroport à Paris Charles de Gaulle avec cette fois-ci la Thaïlande comme destination ! Après une quinzaine d’heures de vol (à ma plus grande joie), j’ai débarqué à Bangkok pour la toute première fois.

J’ai déjà été en Thaïlande en 2014, mais Bangkok n’avait pas fait partie de mon séjour. Non, la première fois, j’avais fait Phuket, Koh Samui, et Koh Phangan. Cette fois, j’allais à Bangkok, et j’y retrouvais ma pote Elise, qui fait partie de la team de «J’irai faire des crêpes chez vous » si tu connais bien le blog.

Bangkok pour la faire courte et pas vraiment objectif (mais alors pas du tout), c’est grand, bruyant, blindé de mondes et de touristes. Je n’ai pas vraiment aimé.

Arrivée là bas, je ne me suis pas sentie super bien. Ça m’a fait la même chose la première fois que j’ai débarqué en Thaïlande à Phuket, mais les circonstances n’étaient pas les mêmes.

Tu penseras peut être que je suis un peu chelou comme meuf, et franchement je ne t’en tiendrai pas rigueur car même moi je ne comprends pas toujours mes réactions et ma manière d’être. Je ne sais pas si c’est lié au doute du départ de France où à autre chose, mais c’était un peu la déprime les premiers jours sur place. J’étais vraiment contente de passer ma 1ère semaine avec Elise. C’est chouette de voir une tête familière et d’avoir une pote à qui se confier. Et puis notre auberge était plutôt sympa, non loin de Chinatown, dans une rue plutôt calme comparé à l’effervescence de la ville.

Après 1 semaine passée à Bangkok, j’ai pris la route pour le nord de la Thaïlande où j’ai passé une dizaine de jours entre Chang Mai et Pai. On s’est donc séparé avec Elise, qui elle aussi quittait Bangkok, et même carrément le pays pour le Vietnam.

Tu dois le savoir, mais la Thaïlande, c’est pas cher. A tel point que je me suis fait plaisir, en me réservant carrément une chambre pour moi toute seule à Chang Mai. Ouais, ouais, carrément je te jure ! En mode rien à foutre quoi !

Quitter Bangkok a été une bouffée d’air frais putain !

On va pas se leurrer, Chang Mai est touristique aussi, mais on est un peu plus entouré par la nature. Et quant à Pai, et bah j’ai juste vraiment vraiment kiffé ! On m’avait prévenu que Pai, ça déchirait, et bien je confirme, cette petite ville, ou ce p’tit bled, appelle le comme tu voudras est juste top. Là bas, je me suis réellement sentie de nouveau plus sereine.

Me taper des virées en scooter et en prendre plein la vue avec les paysages, c’était ouf!

Pour la petite info, la première fois de ma vie que j’ai fait du scooter, c’était en Thaïlande, il y a 4 ans. Depuis, je n’en avais jamais refait. J’ai pas trop fait ma maligne sur la route au milieu des voitures et des scooters à Chang Mai. Mais bon, je suis toujours vivante pour te raconter tout ça.  🙂

Pai est moins touristique que Chang Mai et beaucoup plus petit aussi, et ça c’était vraiment cool! Pouvoir marcher tranquillement sans être coincée dans la foule au marché de nuit, c’est rien que du bonheur quand même.

J’ai fait des chouettes rencontres comme toujours… Et comme toujours, éphémères bien entendu, mais c’est là aussi la magie du voyage…

Et pour la 3ème fois, j’ai rencontré une blogueuse, Lucie du blog Voyages et vagabondages. Son blog, je l’avais découvert peu de temps avant de m’envoler pour le Japon il y a un peu plus d’1 an maintenant. Elle et moi, on ne joue pas dans la même catégorie. Elle, c’est une digitale nomade, et elle vit de son blog. Moi, bah faudrait d’abord commencer par changer mon nom de domaine pour qu’il fasse plus sérieux et plus pro. J’en suis pas encore là quoi !  🙂

Une jolie rencontre. Toujours un peu intimidant de rencontrer une personne qui t’a aidé, touché ou conseillé à travers ses écrits… J’espère que nos chemins se recroiseront un jour.

Et puis, entre toutes ces jolies rencontres que j’ai faites, il y a eu lui… Lui, c’est qui tu vas me demander ? Lui, c’est le gars pour qui j’ai littéralement craqué, celui qui m’a fait fondre et avec qui j’ai passé quelques jours à Pai. Le premier pour qui j’ai vraiment craqué depuis mon gros chagrin d’amour en début d’année dernière, et qui m’a fait réaliser, que ça y est, je suis vraiment prête à passer à autre chose, et à craquer de nouveau pour un mec…

By the way, tu veux une anecdote marrante…? Lui et moi, on s’est rencontré lorsque je suis allée voir les cascades à Pai. J’ai appris un super truc: marcher sur des roches mouillées c’est super dangereux putain!

Entre cette nana qu’on a d’abord vu debout sur un rocher avant d’entendre un grand plouf (elle est littéralement tombée toute habillée dans l’eau), entre ce gars qui a glissé et s’est blessé le genou, et entre moi qui me suis ramassée à 2 reprises le cul dans la flotte devant mon crush (il a trouvé ça assez drôle d’ailleurs), et bien on faisait un sacré trio… Ah, maladresse quand tu nous tiens… Lâche nous putain!

Et voilà, après 2 semaines et demi, mon voyage en Thaïlande s’est terminé. Mon seul regret est de ne pas être allée à Koh Samui, voir mon pote Tanguy que je connais du lycée et qui y vit. Mais je me dis que j’y retournerai pour le voir la prochaine fois !

Pour l’heure, il était temps pour moi de retourner à Bangkok (en bus de nuit d’une douzaine d’heures tant qu’à faire), d’où j’ai pris l’avion après une dernière nuit dans la ville, et après cette rencontre un peu particulière avec ce gars à Koh San Road, direction Melbourne en Australie où travail et logement m’attendait!

Mais ça tu le sais déjà maintenant vu le retard que j’ai accumulé.  🙂  C’est pas comme si cela faisait déjà 4 mois que j’étais à Melbourne quoi !

Allez, tchuss !

PS: Tu trouves pleins de crêpes en Thaïlande, c’est assez ouf!

#Lescrêpescestlavie  😉

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Carnet de route

DE LA DIFFICULTÉ D’ASSUMER SES CHOIX EN VOYAGE

Salut lecteur/lectrice de mon coeur! Aujourd’hui, on va parler plus sérieusement. Attention, non pas que les crêpes ne soient pas une affaire sérieuse (surtout pour les Bretons), qu’on s’entende bien. Mais aujourd’hui, je compte rentrer dans des détails un peu plus personnels.

J’ai déjà créé un blog lors de mon premier voyage, basé avant tout sur mes ressentis lors de ma toute première fois à l’autre bout du monde. Ce nouveau blog, comme tu le sais, je l’ai voulu différent, avec une idée sympathique, celle d’aller faire des crêpes un peu partout, et de te raconter cela au travers de mes écrits. J’aime aussi écrire (en plus de faire des crêpes), et je souhaite inscrire l’écriture dans mon parcours professionnel. Des projets, j’en ai, ce n’est pas ce qui me manque aujourd’hui. Ce qui me manque toujours un peu en revanche, c’est encore une fois de foncer, de me jeter à l’eau, de mener à fond et à bien mes projets. Mais j’y travaille, et j’y vais étape par étape!

Ce post sera personnel, dans le sens où je ne vais pas que te parler de mon voyage, des choses que je fais où des crêpes que je prépare. Non, ce post est à propos des choix et de la difficulté parfois de les assumer. Pour ma part, faire des choix a toujours été difficile. Aujourd’hui, j’en fais plus rapidement qu’avant je dois dire, mais cela ne s’est pas fait sans un long travail d’introspection.

J’ai commencé à découvrir les blogs de voyage il y a 4 ans, lorsque j’étais en pleine préparation pour mon futur voyage en Nouvelle Zélande. Beaucoup m’ont aidé, m’ont apporté des réponses, m’ont donné le coup de boost dont j’avais besoin pour me dire que je pouvais moi aussi le faire!! Aujourd’hui, je suis une vraie backpackeuse (« vraie » cette fois, parce que la 1ère fois, j’avais une énOOORRRme valise bien trop lourde!!), avec mon sac à dos (que j’aime autant que je hais parfois!!), bougeant au Japon (et bientôt ailleurs) d’un endroit à un autre assez aléatoirement je dois dire. Je voudrai aujourd’hui parler ici du voyage comme d’un choix, et non comme beaucoup parfois le pense, d’une chance.

La chance, c’est quand tu joues à un jeu et que tu gagnes un voyage pour 2 en Nouvelle Calédonie. Ça, c’est un putain de coup de chance! Un choix, c’est une décision prise délibérément en connaissance de cause. Je ne suis pas là où je suis par un coup de chance. Néanmoins, je suis d’accord avec le fait que l’on puisse me dire que j’ai de la chance d’avoir pu faire le choix de voyager. Comme quoi, les 2 ne sont pas incompatibles et que tout est dans la subtilité des mots choisis finalement ;-).

Je ne vais pas te mentir, bien sûr que voyager est d’une grande richesse, que c’est un choix que tu ne regretteras (sans doute) pas, que cela sera génial, que tu rencontreras de nouvelles cultures, feras de nouvelles rencontres, vivras des expériences incroyables, que tu puiseras en toi des ressources que tu ne connaissais pas, que tu apprendras à te connaitre davantage, que tu vas sortir hors de ta zone de confort et que cela sera une sacrée aventure, durant laquelle tu vivras intensément les choses, et où la vie sera ta meilleure enseignante. Oui, je pense que le voyage est une école, l’école de la vie, et qu’il y a plein de belles et de moins belles découvertes à faire, que cela soit sur soi même, sur les autres ou sur la vie en général.

J’ai fait le choix de repartir en voyage, loin des miens, loin de mes ami(e)s, car:

  • Bah d’une part, une fois que tu commences à voyager, et bah tu chopes le virus tout simplement! Je ne me rappelle pas avoir rencontré un voyageur qui un jour ait pu me dire: « mouais, voyager? bof en fait »… Je crois que la règle est la même pour tous. Mais bon, je peux me tromper. J’ai pas la science infuse non plus!
  • Parce que j’avais besoin de vivre des choses par et pour moi-même en sortant de ma zone de confort, en me « challengeant ».
  • Et, le point le plus important sans doute, c’est tout simplement que j’en rêvais putain! Prendre mon sac à dos (cette fois) et partir découvrir le monde (une partie en tout cas). J’ai « envié » pendant longtemps tous ces voyageurs en mode backpackers dont je lisais les récits (mais bon, parait qu’on a pas une super réputation…). Donc cette fois, c’était mon tour! Ça devait l’être avant de regretter ne pas l’avoir fait! Et surtout, j’ai eu l’impression fin 2014 en rentrant de mon 1er voyage à l’étranger, de m’être arrêtée alors que je commençais tout juste.

C’est là où tu te dis sans doute, « Bah, alors, qu’est ce qu’elle m’emmerde putain!? Elle vit un truc de ouf, réalise son rêve, alors je ne vois vraiment pas où elle veut en venir, sauf si ce n’est me narguer peut être?! ». Et tu as raison. Mais non! Pas sur le fait que je veuille te narguer bien sur!! 🙂 Je réalise un rêve et c’est une grande satisfaction personnelle, c’est clair. Néanmoins, je ne vis pas tous les jours un rêve éveillé, il faut que tu en sois conscient(e). Et tu dois le savoir, faire des choix revient aussi à les assumer! Et c’est là que je veux en venir. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir dans la vie. Un jour, dans la boutique où je bossais il y a quelques années, une maman a dit en parlant à sa fille qui n’arrivait pas à se décider entre 2 articles, « choisir, c’est renoncer« . Vu dans ce contexte, cela a un côté complètement superficiel, je te l’accorde! :-). Néanmoins, cette affirmation d’André Gide est toujours d’actualité et on pourrait passer une soirée à philosopher dessus selon moi. Mais laisse moi t’expliquer…

Assumer mon choix de voyage, c’est assumer d’être loin de ma famille, de ne pas voir grandir mon neveu et mes filleules (dont ma nièce), de ne pas être présente dans des moments importants et/ou difficiles de leur vie à tous, d’avoir parfois l’impression d’être complètement à part, et de rater des choses.

C’est aussi assumer le fait d’être seule et de n’avoir personne à qui parler où me confier dans les coups durs, comme cela l’a été à l’hôpital à Kobe. C’est d’être confrontée à moi même en cas de problèmes, et de ne pas pouvoir compter sur le soutien de qui que ce soit.

C’est assumer parfois d’être envahie de doutes et de questions sur le fait de voyager. Je pense que voyager à 20 ans et voyager à 30 ans, n’est pas la même chose (en ce qui me concerne en tout cas, je sais que ma réalité, ne sera pas la réalité d’un(e) autre).

C’est assumer de ne pas avoir de réel chez soi, et d’avoir une vie de nomade, qui même si elle est excitante et chouette, peut aussi être fatigante.

C’est assumer de ne plus avoir autant de contacts réguliers avec mes ami(e)s.

Assumer mon choix de voyage, c’est aussi et tout simplement accepter que la vie continue sans moi pour eux tous, et de ne plus trop réussir à trouver ma place à mon retour (si retour il y a bien entendu) dans un quotidien qui n’aura plus été le mien pendant un moment. Et je parle bien entendu par expérience.

Ce voyage me transformera à nouveau, et le retour dans « ma zone de confort » ne se fera certainement pas sans mal. D’ailleurs, je n’en voudrai sans doute plus de cette « zone de confort ». Ce voyage, ce n’est pas une soi-disant « parenthèse » dans ma vie… C’est ma vie, purement, et simplement. Et la vie, tu le sais, est loin d’être un long fleuve tranquille, que ce soit en France, ou à l’étranger. Je t’éviterai les longs discours sur la société dans laquelle on vit, sur les « moules » dans lesquels on essaie de nous faire rentrer, et en quoi le voyage peut-être une formidable expérience de vie qui te bouleversera profondément et te fera changer ta vision du monde et de la vie en général. Il y a déjà pleins d’autres blogueurs qui le font parfaitement pour moi. Faire un choix, prendre une décision, c’est dire oui à quelque chose, et dire non à une autre. Et parfois, ce peut être difficile. D’où la difficulté d’assumer ses choix… Ce post ne se veut pas pessimiste, mais réaliste. Une réalité qui me rattrape depuis quelques mois.

Assumer mes choix, c’est accepter (saches que je ne parle qu’en mon nom) de me sentir parfois déchirée entre différentes possibilités, et de me demander parfois si j’ai fait le « bon » choix.

New York

Au bout du compte, j’en ressortirai grandie, et j’aurai la satisfaction d’avoir réalisé des choses qui me tenait à coeur, et c’est je crois, le plus important…

Je terminerai sur cette citation du livre « Le moine qui vendit sa ferrari »  (oui, les bouquins de développement personnel, je connais bien 🙂 ):

« Il n’y a pas d’erreur dans la vie, il n’y a que des leçons. Il n’existe pas d’expérience négative, il n’y a que des occasions de mûrir, d’apprendre et d’avancer le long de la voie de la maîtrise de soi. La force vient de la lutte. Même la douleur peut être une enseignante. »

Robin S. Sharma

Bien à toi cher(e) lecteur/lectrice. Tchuss!!