Carnet de route

QUAND T’AS UN RESSORT DANS L’CUL

Des fois, dans la vie, il se passe pas grand chose. Bah si, il se passe pas toujours des trucs de ouf dans la vie de tous les jours t’es d’accord quand même ? Et puis ya des fois, elle est faite de tellement de rebondissements que tu ne sais même plus toi même dans quelle direction regarder bordel !

Mi-août, je quittais mon travail à la crêperie pour partir en Nouvelle Zélande. Ce qu’il y a de comique dans cette situation, c’est que j’ai réalisé que je faisais exactement les mêmes pays qu’il y a 4 ans, mais dans le sens inverse cette fois-ci… 2014, j’ai fait NZ, Australie, Thaïlande et Japon, et depuis 2017, j’ai fait Japon, Thaïlande, Australie, et NZ… Euh… What’s the fuck Julie ?? Bon ok, il y a quand même eu Hawaï entre 2, mais quand même. Bon ok, je suis aussi retournée dans les mêmes pays parce que cette fois ci, j’avais des visas, mais quand même !! Et la Thaïlande, j’y suis retournée parce que j’avais pris un billet multi-destination lors de mon retour en France en octobre 2017, et que Bangkok s’est avéré être la destination la moins chère… Ok, mais QUAND MÊME !!!

Pour la NZ, j’y suis retournée pour rendre visite à ma cousine Lucie et son mari Leon, ainsi que Theresa (de Matsuyama l’été dernier). Mais j’y ai aussi revu Stéphane et Tanguy, respectivement du Japon et de Wellington, il y a 4 ans. Et tu sais quoi, et bah c’était super cool ces retrouvailles. Même les retrouvailles avec Wellington ont été chouettes ! J’y ai vécu 7 mois de 2013 à 2014, et y remettre les pieds était en même temps étrange et génial. J’en ai profité durant mon séjour pour aller tout au nord de l’île du nord, chose que je n’avais pas faite à l’époque, pour aller vers Pahia, et Cape Reinga.

Je suis retournée manger des crêpes là où je bossais avant, et comme le monde est tout petit petit en fait (sisi), et bah j’ai même fait la connaissance de Pierre qui y bosse. Il est de Nantes et fait partie comme moi du même groupe privé sur facebook « Jette toi àl’eau ». Si ça c’est pas dingue !

J’ai eu les boules de ne pas pouvoir revoir mes anciens colocs. Ils étaient en Russie (ou en Allemagne, je sais plus). Elle, Liza, est Russe, et il, Konrad, est Allemand. Ils se sont mariés il y a 3 ans et ils ont eu une petite fille cette année, Zoé. Ça aurait été tellement cool de les revoir… Mauvais timing quoi ! Mais je garde espoir, ils reviennent régulièrement en Europe !

J’ai aussi eu les boules avec mon ancien manager Thomas, à Auckland, qui ne s’est pas donné la peine de me dire les jours où il bossait histoire d’éviter que je ne me déplace pas pour rien. Ah bah si, je me suis déplacée pour rien, et j’ai perdu des tunes. Merci Thomas, c’est sympa. T’aurai au moins pu avoir la décence de me mentir si tu ne voulais pas me revoir. Mais bon, c’était surtout juste la preuve que tu t’en battais les couilles. Qu’à cela ne tienne, ce n’est finalement pas une grosse perte.

Puis je suis revenue à Melbourne où je suis restée de nouveau 15 jours.

2 semaines ou j’ai/je me suis:

  • revu Matt et Amelia (mes colocs), ainsi que Godelaine (mon ex manageuse)
  • passé un moment en compagnie d’Australiens
  • fait un nouveau tatouage (oui oui, encore un), et refait des tresses dans le salon de Kristina à Footscray
  • été au théâtre avec Alex voir une pièce d’horreur trop stylée
  • été dans mon bar préféré à Yarraville avec des potes (là où j’ai chanté)
  • fait une session ciné en solo (parce que la cinéphile que je suis était en manque)
  • rencontré Denise à Geelong, du projet Avatar (un programme de développement personnel)
  • passé du temps avec Michael-Angelo, un de nos clients chouchous de la crêperie
  • enfin testé le Pancake Parlor
  • pris mes billets d’avion pour la suite de mon voyage
  • finalement dit au beau gosse de la rue où je bossais à quel point je l’avais toujours trouvé trop beau… (défi lancé par Astrid, je l’ai enfin fait!)

J’étais censée aller sur la côte est en me cherchant un bénévolat et puis j’ai fini par me dire « Fuck ! Je vais surtout me chercher m’en chercher un qui me plaît peu importe où il est ».

Ouais bah c’est bien gentil, mais j’ai un peu pas pensé que l’Australie, c’est pas le Japon ou même la Nouvelle Zélande et que les distances d’une ville à une autre ne se font pas juste en 10h de car… Donc non, je n’avais pas prévu que le billet pour Perth soit si cher, car soit dit en passant, Perth serait la ville la plus isolée de l’Australie de l’ouest.

Et ouais ça t’en bouche un coin ça, hein ? Et non, s’il te plait, ne me réponds pas « c’est ton cul qui me bouche la vue », on me l’a déjà faite celle ci, merci.

Donc ouais, comme tu le sais, j’avais trouvé un bénévolat dans cet Ashram à Fremantle du côté de Perth, et du coup au lieu d’aller du côté est comme c’était initialement prévu, et bien je suis allée du côté opposé.

Je réalise, en écrivant, que de toute façon, depuis que je voyage, partir dans le sens inverse de là où j’étais supposée aller à la base est l’histoire de ma vie. Combien de fois je me suis paumée en voyage en prenant la mauvaise direction… Ça m’est encore arrivée plusieurs fois à Melbourne en prenant le tram dans le mauvais sens, et en me retrouvant je ne sais pas où à 23h du soir…

Donc bref, je suis allée de l’autre côté comme tu l’as compris.

Et puis sur un coup de tête, et puis aussi parce que j’en avais marre de réfléchir à ce que je pourrai bien faire sur la côte ouest du pays après mon bénévolat (et pourtant, ce ne sont pas les choses à faire qui manquent, mais je n’ai pas réussi à faire un choix…), et bah j’ai décidé de me casser carrément du pays tiens, et d’aller à Bali pourquoi pas! Je voulais aller à Java à la base (toujours en Indonésie), mais c’était plus cher, donc j’ai choisi Bali.

Ah, Bali, Bali, Bali….Qu’est ce que tu es bruyante putain ! Et la circulation chez toi, on en parle ou pas ? A croire que c’est dans tous les pays d’Asie que c’est n’importe quoi comment vous roulez. Après 20 min sur mon scooter, je me suis dit que ce n’était peut être pas l’idée du siècle… Et puis pour me challenger un petit peu plus, ce n’était pas seulement ma vie qui était en jeu, mais aussi celle de ma pote Edes, retrouvée ici plus ou moins par hasard. Elle est drôle cette meuf ! Je suis vraiment contente de l’avoir revue et d’avoir pu partager un bout de nos voyages solo respectifs ensemble. Elle est pas un peu chelou cette phrase?

On s’était rencontrées au Japon l’année dernière à OEH à Osaka. Elle a quitté le Japon pour voyager elle aussi.

Au bout du compte, je ne nous aurai pas tué toutes les 2, par contre plus jamais ô grand jamais je ne reconduirai de nuit à Bali. Là, c’était flippant ! D’une, on voit rien (même avec les lumières du scooter), de 2 la route empruntée était vraiment merdique de jour, alors de nuit, je te raconte pas… Et de 3, merci bien tous les moucherons que je me prenais dans la gueule, putain ! Ok, les rizières de Jatiluwih étaient magnifiques et en valaient grave le coup, mais quand même, la prochaine fois (note pour plus tard), penser à y aller plus tôt que ça dans la journée… J’ai pas juste conduit 30min en scooter hein, là je te parle de plus de 3h aller-retour.

Les voyages, ça va aussi avec son lot de galères sinon, c’est pas marrant. Edes s’est fait mordre/griffer par un singe à Ubud, et n’était pas vaccinée… J’ai cru que j’avais chopé la tourista… Je fais officiellement des réactions allergiques soleil/sueur sur le visage au niveau des lèvres… J’ai eu l’oreille droite bouchée pendant 2 semaines avant de finalement me décider à aller voir un médecin en rentrant en Australie, et j’ai eu mon premier vrai tremblement de terre lors de ma 2ème nuit sur l’île tant qu’à faire…

De Bali, j’ai fini par atterrir à Brisbane, où j’avais à la base loué une voiture pour 1 semaine pour me faire un petit road trip et descendre le long de la côte jusqu’à Melbourne. Mais bon, bah en fait je l’ai pas fait, parce qu’une fois arrivée à l’agence, je le sentais pas donc j’ai tout annulé. Et là ça a été le début d’une longue réflexion de ouf, sur où j’allais aller, comment j’allais y aller, et quand j’allais y aller.

Putain, ça m’a saoulé ! J’ai fait que ça réfléchir.

Mon but en allant sur la côte est, était avant tout et surtout d’aller à Nimbin pour rencontrer Jean Marie. Lui et moi, on avait « fait connaissance » quand j’avais partagé la page facebook du blog sur différents groupes, il y a de ça plus d’1 an et demi. Il m’avait alors dit que si je passais un jour à Nimbin, que je serai la bienvenue. Tu dois le savoir maintenant, mais il faut faire attention avec moi à ce que tu dis, ça ne tombera jamais dans l’oreille d’une sourde… Pas question donc de quitter l’Australie sans le rencontrer et aller à Nimbin. Ça a toujours fait partie de mes plans bien avant d’arriver dans le pays.

Comme il ne me restait qu’une semaine avant de quitter l’Australie, et que je devais être dans le week end à Melbourne pour revoir Matt et Amelia (mes colocs), et rencontrer leur petite fille (car oui elle a accouché ^^), ça a été une putain de prise de tête pour l’organisation de cette semaine qui s’est faite à l’arrache.

Bien que cela aura été très court, j’ai réussi à faire ce que je voulais : Brisbane, Gold Coast, Byron Bay et bien entendu le plus important, Nimbin ! J’y aurai passé 2 jours en compagnie de Jean Marie. Cette rencontre a été complètement folle, inattendue, mais surtout, surtout inoubliable…. Je ne m’attendais certainement pas à ça en allant rencontrer cet inconnu qu’au final je ne connaissais pas… Et je suis partie de ce tout petit village hippie (où la marijuana est légalisée au passage), en me faisant un ami pour la vie… Une rencontre magique… Et sans m’en apercevoir, ni même m’y attendre, je me suis retrouvée les larmes aux yeux à l’aéroport, triste de déjà lui avoir dit au revoir…

Et me revoilà de nouveau à l’aéroport de Melbourne le samedi 27 au soir, aéroport que je commence à très bien connaître désormais… Il me restait 48h à Melbourne avant de reprendre l’avion pour quitter cette fois pour de bon le pays. Rachou (mon ex manageuse) m’a donc hébergé 1 nuit, et j’ai passé la fin de mon week end avec Amelia et Matt à Torquay (ouais je sais, ça te parle pas du tout cette ville pas vrai?). J’ai fait la connaissance de baby Daisy Grace Hall, et putain je peux te dire qu’elle est trop trop belle… Je suis vraiment contente d’avoir pu les revoir avant de partir. En même temps, je me suis fait partir de Melbourne exprès pour m’obliger à y retourner et ainsi être sûre de pouvoir les revoir. Ils vont beaucoup me manquer. J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur des colocs aussi cools.

Et voilà, c’est la fin de mon working holiday visa en Australie… Après mon dernier rdv avec ma thérapeute (oui oui, tu as bien lu, et non, je ne t’en avais pas parlé jusqu’à présent) et chez le médecin pour mon oreille le lundi, il ne me restait plus que quelques heures à attendre avant de me rendre (encore) à l’aéroport pour cette fois-ci m’envoler direction le Cambodge !

Je ne vais pas te mentir, cette ville va me manquer, je l’aime beaucoup. Et c’est bien normal après presque 1 an. Être à l’aéroport en sachant cette fois qu’il n’y aura pas de retour a été différent. Tu veux savoir si j’ai chialé ? Franchement, entre toi et moi, tu me connais maintenant ? Tu sais que je suis une putain d’émotive. La question ne devrait même pas te venir à l’esprit…

Melbourne, je t’aime fort, toi, et tous les gens que j’y ai rencontré (enfin, peut être pas tous, je suis pas non plus un putain de bisounours).

J’ai envie de te dire de prendre soin de toi, mais euh… Comment dire, tu n’es pas une personne quoi merde ! Alors je te dirai simplement de rester telle que tu es, une ville super cool où il fait bon vivre. Et rien à foutre des rabats-joie qui la ramène pour dire que tes trams sont old school et lents. Le vintage, ya rien de mieux !

Reste comme tu es Melbourne, tu me manqueras… ❤

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Carnet de route

COMMENT SE DÉGOÛTER DU VOYAGE EN 10 POINTS

Alors, toujours dans la continuité du retard pris ces derniers mois, je vais te raconter comment en bonne naïve que je suis, j’ai (presque) réussi à me dégoûter du voyage.

La recette est assez simple, pour bien se dégoûter du voyage, il faut :

1)Prendre l’avion vers un pays où il y a 19h de décalage en arrière (comme Hawaï par exemple), et donc faire un bond dans le passé. Tu ne « souffriras » pas trop du jet lag à priori, et si c’était le cas, et bien alors, reste dans le pays jusqu’à ce qu’il passe.

2)Reprendre ensuite l’avion pendant 9h pour retourner dans ton pays d’accueil (comme le Japon), et faire un bond cette fois ci dans le futur et voir un jour de ta vie «disparaître ».

3)Dormir à l’aéroport à ton arrivée le soir. Enfin par « dormir », j’entends passer la nuit à l’aéroport et y rester au moins jusqu’à 11h le lendemain matin, une fois que tu es bien crevé(e) et que l’aéroport commence à se remplir à nouveau de monde.

À partir de ce moment là déjà, tu devrais à priori en chier avec le jet lag du retour, car tu te réveilleras à 4/5h du matin prêt(e) à commencer tes journées de très bonne heure. Et tu seras peut-être même en plein craquage, achetant des gadgets chelous de cet animé japonais que tu aimais tant étant enfant.

4)Histoire d’en rajouter une couche, prends un bus de nuit de 12h de trajet. Bien sur, tu dormiras peu, cela va sans dire. Tu arriveras dans la nouvelle ville sur les coups de 6h, ou tu devras rejoindre ta nouvelle auberge où le check-in ne pourra pas se faire avant au moins 14h. Tu ne pourras donc pas te reposer, ni t’allonger, c’est con !

Comme tu seras physiquement fatigué(e), ton sac à dos te semblera beaucoup plus lourd bien sûr et tu en chieras. Ce ne sera pas une partie de plaisir.

5)Après toutes ces escapades, tu te reposeras 2/3 jours avant de retourner à l’aéroport pour cette fois retourner en France. Le mieux selon moi (mais ce n’est que mon avis), c’est d’être dans un pays où tu ne mettras pas loin de 20h pour rentrer dans ton pays, ça c’est bien ça ! Un premier trajet d’une dizaine d’heures puis un autre d’environ 7 à 8h avec une petite escale de 2h par exemple, ça me paraît pas mal.

A ton retour en France, dans la matinée, tu seras à point pour être bien décalqué(e), et ne plus trop savoir dans quel pays tu te trouves quand tu entendras de nouveau tout le monde autour de toi parler français.

6)Si tu as une amie de voyage rencontrée quelques années auparavant dans un autre pays (genre comme la Nouvelle Zélande), alors c’est le moment pour aller la voir pour la 1ère fois en 3 ans. Je peux te jurer que là, tu vas vraiment te demander où tu es, car tu l’as rencontré à l’étranger et pas en France. Et en plus tu te retrouveras dans une ville totalement inconnue au bataillon. Tu te demanderas alors encore plus où est ce que tu es putain de merde !

7)Bien sur avant de la (ou le) retrouver, tu devras attendre pas loin de 7h car tu penseras bien à prendre un billet de train avec beaucoup de marge après ton arrivée à l’aéroport car tu voudras avoir suffisamment de temps pour avoir ton train. Après tout, si ton avion avais du retard, tu pourrais louper ton train et ce serait bête. Donc bon, tu vas viser la sûreté, et t’assurer d’avoir un maximum de temps entre le moment où tu quittes l’aéroport et celui où tu vas prendre ton train.

Pense plutôt à arriver à 7h du matin à l’aéroport, tu n’auras pas beaucoup dormi en avion, et la journée te paraîtra suffisamment longue, pour ne rêver que d’une chose, aller t’allonger et te coucher tellement tu seras HS. Assure toi de prendre ton train dans l’après midi vers 15h, comme ça tu auras le temps d’errer avec ton sac à dos de 16kg et peut être pourquoi pas en profiter pour visiter un peu tiens ! Oh putain, je te jure que tu seras au bout de ta vie à la fin de cette journée, complètement déphasé(e) et défoncé(e) de fatigue.

A ce stade, tu auras probablement envie de pleurer parce que t’es crevé(e), qu’il est 9h30, que ton train est dans 5h, que le temps ne te semble pas passer, et que ton sac te tire tellement sur les épaules que tu n’auras qu’une envie, le balancer dans la Seine.

Quand tu prendras enfin ton train, tu en auras pour 2h de trajet, ça va.

Et puis tu seras vraiment heureux/se de retrouver ton ami(e), vu la dernière fois à l’autre bout du monde quand tu lui as dit au revoir avant qu’elle (ou il) ne monte dans le taxi pour l’aéroport. Ce sera beaucoup d’émotions !

2017 VS 2014

8)Puis après 2 jours avec ta pote (ou ton pote qu’est ce que j’en ai à foutre), tu vas retourner à Paris en train pendant encore 2h.

Là, tu rejoindras la gare routière pour prendre un bus qui ira à Nantes (par exemple). Tu attendras à nouveau à la gare pendant 2h, et quand ton bus arrivera, ce sera reparti pour au moins 6h. Surtout ne prend pas moins !

Tu aura là aussi sans doute envie de pleurer en pensant qu’il te reste encore 6h de trajet, à être encore assise pendant de longues heures.

C’est là que tu vas commencer à être vraiment dégoûté(e).

9)Arrivé(e) à bon port, tu seras à point pour te sentir complètement déboussolé(e), décalqué(e), et totalement absent(e). Pour finir, tu dormiras à nouveau ailleurs, pour la dixième fois en 4 semaines.

Ça te fera comme cette fois dans ce pays, où tu dormais en auberge de jeunesse et où tu t’es réveillé(e) à 5h du matin pour aller prendre le car (encore!) pour aller à ce fameux musée du petit prince. Tu t’étais réveillé(e) un peu déboussolé(e), et tu cherchais en panique car tu ne le trouvais pas, le rideau à ouvrir pour sortir de ton lit. Tu as fini par tapoter le mur quelques secondes avant de te rendre compte que tu étais du mauvais côté, et que le rideau était sur ta droite et non la gauche…

Bref, tu te réveilleras régulièrement dans des endroits différents, et tu te demanderas assez souvent où est ce que tu es.

10)Le lendemain chez ta sœur (ou ailleurs), tu devrais craquer et pleurer car tu seras à l’ouest, crevé(e) et tu te sentiras paumé(e) dans le temps et l’espace (tant qu’à faire).

Ton séjour en France te laissera comme un goût de frustration car tu n’auras pas profité comme tu l’aurais souhaité de tes amis et ta famille, et que tu n’auras pas eu le temps nécessaire dont tu avais besoin pour toi et faire un break du voyage. Les 3 semaines passées en France s’écouleront très vite, et il sera déjà l’heure de repartir.

Et peut être même que pour la toute première fois, tu auras des doutes. Tu hésiteras, et tu comprendras aussi que tu peux voyager en Europe sans être sans cesse à prendre l’avion. Tu garderas alors cette idée comme nouveau projet dans la suite de tes aventures.

Puis tu penseras à ton visa pour ce pays qui expirera prochainement, et là tu réaliseras que tu ne souhaites pas avoir de regrets, alors tu ne te détourneras pas de la queue dans laquelle tu te trouves à l’aéroport, et tu t’envoleras pour l’Asie dans un premier temps.

Après les premiers jours difficiles passés dans cette grande ville d’Asie, les retrouvailles avec une (ou un) autre pote sur place, la liberté que procure la sensation de conduire à nouveau un scooter, les paysages à couper le souffle, les spécialités culinaires du pays, les chouettes rencontres, les longues discussions et le crush que tu auras pour ce mec (ou cette fille)… Alors tu réaliseras que non, des regrets, tu n’en as pas… Et toutes ces galères seront (quasi) effacées d’un revers de la main, car après tout, elles font elles aussi partie intégrante du pack voyage… 🙂

PS : Ce post ne révèle absolument pas d’une expérience personnelle qui aurait été la mienne bien entendu

Carnet de route·Non classé

UNE BRETONNE À HAWAÏ

Ayant déserté mon blog depuis quelques temps (3 mois pour être précise), je vais tâcher de te résumer plus ou moins rapidement (ou pas) ce qu’il s’est passé pour moi ces derniers mois. A l’heure où je t’écris ces lignes, je suis actuellement à Melbourne en Australie avec mon 3ème pvt (programme visa vacances travail), ou whv (working holiday visa). Je serai donc une sérial pvtiste d’après le site pvtiste.net, car j’en ai cumulé 3, yes! Je suis arrivée ici le 26 Novembre dernier, soit quasiment 1 an après ma demande fin 2016, la veille de mes 31 ans. Donc oui, c’est possible de voyager avec ce visa à 31 ans et même après. Aujourd’hui, j’en ai même 32, donc bon! Mais pour l’Australie, j’y reviendrai plus tard. La dernière fois, je te quittais après mon départ de Matsuyama où je suis restée tout l’été jusqu’à mi-septembre. Je me suis envolée ensuite pour Hawaï, à la suite de tous ces « signes » si tu te rappelles, et j’y ai passé 2 semaines et demi.

Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï…Alala… WHAT THE FUCK HAWAÏ!? C’est ce que je me suis dit une fois arrivée à mon auberge à Waikiki beach, quand je me suis rendue compte que je n’avais pas récupéré ma carte au distributeur à l’aéroport. Ma gueule a du se décomposer à ce moment là… Néanmoins, dans mon « malheur », j’ai aussi eu beaucoup de chance, ou le cul bordé de nouilles comme dirait l’autre.

Waikiki Beach

Elle est chelou cette expression quand t’on y pense non? J’ai trouvé cette question à son propos intéressante:  » D’une finesse absolue, cette expression a une origine incertaine car si le lien entre le ‘cul’ et la ‘chance’ est commun de nos jours, que viennent faire les nouilles dans cette galère, et pourquoi ‘bordent’-elles? ». En effet, ça mérite réflexion…

Entre ma prise de conscience de la perte de ma carte et le coup de fil passé à l’aéroport de l’auberge, il s’est passé différents scénarios dans ma tête, je te l’avoue, dont un bon « Il va m’arriver des merdes à Hawaï, c’est parti! ». Mais tout est bien qui fini bien, car je l’ai récupéré! Ils l’ont retrouvé à l’aéroport et mis de côté jusqu’à ce que je vienne la reprendre… Putain, quel soulagement!

J’ai pas précisé quand même que de l’aéroport à mon auberge, il y avait plus d’1h de trajet en bus. Ma première journée à Hawaï, je l’ai donc passé dans le bus. Un vrai bonheur… J’ai opté pour le moins cher des transports (soit le bus, la bonne idée), pour rejoindre mon auberge de l’aéroport.

Une idée de génie! Ah bah c’est sur, c’est vachement moins cher qu’une navette, mais rester une bonne partie du trajet debout tout en portant mon sac à dos (de 16 petits kilos) pendant une bonne heure, je te raconte pas la merde! Je me tairai sur le poids de mon autre petit sac à dos. Et puis quelle douce sensation de transpirer autant que l’été passé au Japon et d’avoir les épaules en feu  tellement mon sac devient de plus en plus lourd putain… Le rêve… je te l’ai dit, le voyage, c’est pas toujours la putain d’éclate! Mais bon, ça fait partie du package il semblerait.

Après cette première (bonne) heure de trajet, j’ai du à nouveau me taper un aller-retour pour l’aéroport pour aller chercher cette foutue carte… Plus de 4h dans les transports en commun putain… Le soleil s’est couché, et je te laisse deviner où j’étais… Au moins, j’ai pu observer les locaux dans une scène banale de la vie quotidienne que celle de prendre le bus. Et c’était plutôt drôle je dois dire! Je n’oublierai jamais ce type assis dans le bus qui regardait une vidéo sur son smartphone et qui rigolait de bon coeur. Le gars était plié en 2 dans le bus, c’était énorme! Il était assis en face de moi, et je me retenais de ne pas me taper une grosse barre avec lui.

Au total, j’ai passé 5 jours à Honolulu à 5 min à pied de Waikiki Beach. Plutôt stylé, il faut le dire. Premier bain de l’année au soleil dans une mer bleue à Hawaï. C’est toujours dans ce genre de moments que je relativise et que je me dis qu’il y a pire dans la vie. 🙂 J’ai aussi revu un couple d’Hawaiens, rencontré 3 ans plus tôt lors de mon premier voyage au Japon, Matt et Haley. L’un des couples les plus adorables que je connaisse. J’ai passé une super soirée avec eux le samedi soir.

Je suis ensuite allée sur l’île d’Hawaï (aussi appelée Big Island pour éviter la confusion entre l’état et l’île). Je vais te la faire courte et simple. Hawaï, c’est un archipel d’îles composé des plus connues: Maui (comme le nom du dieu dans le disney Moana, si si), Kaui, Oahu (où se trouve Honolulu), et Big Island. Ma réelle toute première impression quand j’ai mis les pieds sur le territoire, bien avant de me dire « putain de merde, ma carte! », ça a quand même été « whaou!! Je suis à Hawaï!! ».

C’est peut être un peu surfait, blindé de touristes, et tu sais que tu es aux Etats Unis (je parle principalement d’Honolulu), mais c’est Hawaï quand même! Je n’aurai jamais imaginé y foutre les pieds et pourtant… Je suis arrivée là bas sans avoir aucune idée de ce qu’il y avait à faire et à voir. En gros, je connaissais « nada » sur ce pays. Les guides voyages, c’est pas vraiment mon truc. Mais j’avais quand même cherché un bénévolat sur le site de helpx et j’avais trouvé quelque chose.

Après Honolulu, je me suis donc rendue à Big Island pour 12 jours, où j’ai été volontaire dans l’éco-communauté féministe de Mojo, dans la forêt tropicale, dormant dans un ancien bus scolaire réaménagé en « chambre » pour 2. Très très cool…

Le travail à faire était différent chaque jour, mais c’était principalement manuel et physique. Le projet actuel de Modjo pendant mon séjour était d’aménager un espace, construit sur un ancien cratère (oui, oui, un cratère), pour les femmes. Un endroit où elles pourraient se recueillir pendant leur cycle menstruel. Personnellement, au début, je n’ai pas tout compris, et puis en anglais, tout ne faisait pas sens pour moi. J’ai surtout compris que ce serait comme dans certaines cultures, un endroit « rouge » où les femmes pourraient venir méditer et se retrouver seule. J’ai principalement aidé à nettoyer l’endroit en enlevant la boue, en désherbant et en plantant des arbres. J’ai aussi fait un peu de peinture et j’ai nettoyé le bus dans lequel je dormais. Rien de bien compliqué en somme!

Cette expérience a été intéressante, mais ça n’a pas été l’éclate là bas. Ce qui a vraiment été dommage car l’endroit était top, et que j’ai adoré vivre dans la forêt tropicale. Je ne vais pas expliquer les raisons qui m’ont poussé à partir plus tôt, mais j’ai quitté la communauté 2 jours avant mon départ. J’aurai pu faire un effort tu me diras, mais en fait, je n’avais plus envie d’être parmi eux. Je suis donc partie. Je n’oublierai néanmoins pas Mojo, avec qui j’ai eu quelques conversations qui m’ont beaucoup donné à réfléchir. C’est ce que j’aime aussi dans le voyage, ces rencontres avec ces personnes qui vont te faire réfléchir, te remettre en question, te demander comment tu souhaites vivre ta vie, et comment apporter ta contribution à ce monde finalement. C’est le genre de rencontres et de discussions qui bouleverse vraiment ton existence, et qui parfois même te dérange, car elles remettent en question qui tu es et les valeurs que tu souhaites suivre dans la vie. Non, c’est sur, lui, je ne l’oublierai pas…

Hilo (Big Island)

Si tu te rappelles aussi (parce que tu lis tous mes articles bien sûr et que je ne t’en aime que davantage pour ça ^^), j’avais rencontré un couple d’Hawaiens, Jean et Lupe, à Hiroshima. Et bien, je les ai revu pendant mon séjour à Big Island. J’ai passé le week end avec Jean qui m’a fait faire le tour de l’île, et m’a emmené au parc national des volcans. Car oui, si toi non plus tu ne le sais pas (comme moi quand j’ai débarqué), c’est à Hawaï que l’on trouve les 2 volcans les plus actifs au monde! Au monde putain! Et j’en savais foutrement rien! Moi je trouve ça dingue que toute cette « énergie » (ou appelle la comme tu veux) provenant des volcans ait pu créer toutes ces îles. C’est ouf la nature quand même… Mon seul regret lors de mon séjour est de ne pas avoir vu les coulées de lave. Car oui, truc de ouf, mais tu peux en voir sur cette île. Il faut y aller le soir plutôt. Il y a plusieurs endroits sur l’île où tu peux aller en voir. Le « problème » sur Big Island, c’est que sans voiture, ça va être un peu compliqué. L’auto stop marche très bien semble t-il, mais là bas, je n’ai pas été très téméraire et je n’ai pas essayé.

J’ai donc passé mon premier week end sur l’île avec Jean (prononcé comme « un jean »). J’ai même dormi chez eux, et j’ai rencontré leur fille Mihana le dimanche matin, voyageuse elle aussi, enceinte, et construisant avec son compagnon leur maison mobile, les fameuses tiny houses. Première fois que j’en entendais parler, et maintenant, j’en entends souvent parler bizarrement. Serait-ce un signe que je devrai aussi me construire la mienne…? 🙂

Je lui suis vraiment reconnaissante pour ce week end. J’ai pu voir pour la première fois de ma vie des tortues de mer (et dans leur habitat naturel), j’ai vu des cratères géants, j’ai été à l’une des plus belles plages de Big Island, et elle m’a fait gouter à quelques spécialités de l’île. Je suis toujours chanceuse dans mes rencontres quand même, ya pas à chier!

Je me rappelle aussi d’Emma, que j’avais rencontré dans l’avion pour Big Island, et qui avait été d’une grande gentillesse avec moi, me donnant ses coordonnées si j’avais besoin d’aide, et m’embrassant tout en s’assurant que je quitte bien à l’aéroport avec mon chauffeur. Elle a vraiment été adorable cette femme…

Mon séjour à Hawaï s’est terminé par une dernière nuit à Honolulu, passée dans les rues de Waikiki, d’où je repartais pour rentrer au Japon le lendemain. J’y ai pas fait de crêpes (je t’entends me huer…), mais j’ai quand même trouvé par hasard la seule crêperie de l’île sur Big Island, où je suis allée manger (bah oui!). Je n’avais pas mangé de galettes depuis des lustres, et je peux te dire que c’était le bonheur dans mon coeur ce soir là. Ok, c’était pas de la galette Bretonne (bien entendu), mais quand même.

Au revoir Hawaï, et sans doute à bientôt vu que les « signes » continuent (si, j’te promets!). J’ai bien compris que tu continuais de « m’appeler »… Pour cette première fois, tu m’as rappelé certaines choses que j’avais mis dans un coin de ma tête. Ce voyage a été comme un rappel, et ça m’a fait du bien.

Je pourrai bien essayer de t’expliquer (à toi, oui je parle de toi là) de quoi je parle, mais je crois qu’il y a certaines choses qui ne s’expliquent pas, elles se vivent pour pouvoir les comprendre pleinement…

I’ll be back Hawaï!

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Carnet de route

DE LA DIFFICULTÉ D’ASSUMER SES CHOIX EN VOYAGE

Salut lecteur/lectrice de mon coeur! Aujourd’hui, on va parler plus sérieusement. Attention, non pas que les crêpes ne soient pas une affaire sérieuse (surtout pour les Bretons), qu’on s’entende bien. Mais aujourd’hui, je compte rentrer dans des détails un peu plus personnels.

J’ai déjà créé un blog lors de mon premier voyage, basé avant tout sur mes ressentis lors de ma toute première fois à l’autre bout du monde. Ce nouveau blog, comme tu le sais, je l’ai voulu différent, avec une idée sympathique, celle d’aller faire des crêpes un peu partout, et de te raconter cela au travers de mes écrits. J’aime aussi écrire (en plus de faire des crêpes), et je souhaite inscrire l’écriture dans mon parcours professionnel. Des projets, j’en ai, ce n’est pas ce qui me manque aujourd’hui. Ce qui me manque toujours un peu en revanche, c’est encore une fois de foncer, de me jeter à l’eau, de mener à fond et à bien mes projets. Mais j’y travaille, et j’y vais étape par étape!

Ce post sera personnel, dans le sens où je ne vais pas que te parler de mon voyage, des choses que je fais où des crêpes que je prépare. Non, ce post est à propos des choix et de la difficulté parfois de les assumer. Pour ma part, faire des choix a toujours été difficile. Aujourd’hui, j’en fais plus rapidement qu’avant je dois dire, mais cela ne s’est pas fait sans un long travail d’introspection.

J’ai commencé à découvrir les blogs de voyage il y a 4 ans, lorsque j’étais en pleine préparation pour mon futur voyage en Nouvelle Zélande. Beaucoup m’ont aidé, m’ont apporté des réponses, m’ont donné le coup de boost dont j’avais besoin pour me dire que je pouvais moi aussi le faire!! Aujourd’hui, je suis une vraie backpackeuse (« vraie » cette fois, parce que la 1ère fois, j’avais une énOOORRRme valise bien trop lourde!!), avec mon sac à dos (que j’aime autant que je hais parfois!!), bougeant au Japon (et bientôt ailleurs) d’un endroit à un autre assez aléatoirement je dois dire. Je voudrai aujourd’hui parler ici du voyage comme d’un choix, et non comme beaucoup parfois le pense, d’une chance.

La chance, c’est quand tu joues à un jeu et que tu gagnes un voyage pour 2 en Nouvelle Calédonie. Ça, c’est un putain de coup de chance! Un choix, c’est une décision prise délibérément en connaissance de cause. Je ne suis pas là où je suis par un coup de chance. Néanmoins, je suis d’accord avec le fait que l’on puisse me dire que j’ai de la chance d’avoir pu faire le choix de voyager. Comme quoi, les 2 ne sont pas incompatibles et que tout est dans la subtilité des mots choisis finalement ;-).

Je ne vais pas te mentir, bien sûr que voyager est d’une grande richesse, que c’est un choix que tu ne regretteras (sans doute) pas, que cela sera génial, que tu rencontreras de nouvelles cultures, feras de nouvelles rencontres, vivras des expériences incroyables, que tu puiseras en toi des ressources que tu ne connaissais pas, que tu apprendras à te connaitre davantage, que tu vas sortir hors de ta zone de confort et que cela sera une sacrée aventure, durant laquelle tu vivras intensément les choses, et où la vie sera ta meilleure enseignante. Oui, je pense que le voyage est une école, l’école de la vie, et qu’il y a plein de belles et de moins belles découvertes à faire, que cela soit sur soi même, sur les autres ou sur la vie en général.

J’ai fait le choix de repartir en voyage, loin des miens, loin de mes ami(e)s, car:

  • Bah d’une part, une fois que tu commences à voyager, et bah tu chopes le virus tout simplement! Je ne me rappelle pas avoir rencontré un voyageur qui un jour ait pu me dire: « mouais, voyager? bof en fait »… Je crois que la règle est la même pour tous. Mais bon, je peux me tromper. J’ai pas la science infuse non plus!
  • Parce que j’avais besoin de vivre des choses par et pour moi-même en sortant de ma zone de confort, en me « challengeant ».
  • Et, le point le plus important sans doute, c’est tout simplement que j’en rêvais putain! Prendre mon sac à dos (cette fois) et partir découvrir le monde (une partie en tout cas). J’ai « envié » pendant longtemps tous ces voyageurs en mode backpackers dont je lisais les récits (mais bon, parait qu’on a pas une super réputation…). Donc cette fois, c’était mon tour! Ça devait l’être avant de regretter ne pas l’avoir fait! Et surtout, j’ai eu l’impression fin 2014 en rentrant de mon 1er voyage à l’étranger, de m’être arrêtée alors que je commençais tout juste.

C’est là où tu te dis sans doute, « Bah, alors, qu’est ce qu’elle m’emmerde putain!? Elle vit un truc de ouf, réalise son rêve, alors je ne vois vraiment pas où elle veut en venir, sauf si ce n’est me narguer peut être?! ». Et tu as raison. Mais non! Pas sur le fait que je veuille te narguer bien sur!! 🙂 Je réalise un rêve et c’est une grande satisfaction personnelle, c’est clair. Néanmoins, je ne vis pas tous les jours un rêve éveillé, il faut que tu en sois conscient(e). Et tu dois le savoir, faire des choix revient aussi à les assumer! Et c’est là que je veux en venir. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir dans la vie. Un jour, dans la boutique où je bossais il y a quelques années, une maman a dit en parlant à sa fille qui n’arrivait pas à se décider entre 2 articles, « choisir, c’est renoncer« . Vu dans ce contexte, cela a un côté complètement superficiel, je te l’accorde! :-). Néanmoins, cette affirmation d’André Gide est toujours d’actualité et on pourrait passer une soirée à philosopher dessus selon moi. Mais laisse moi t’expliquer…

Assumer mon choix de voyage, c’est assumer d’être loin de ma famille, de ne pas voir grandir mon neveu et mes filleules (dont ma nièce), de ne pas être présente dans des moments importants et/ou difficiles de leur vie à tous, d’avoir parfois l’impression d’être complètement à part, et de rater des choses.

C’est aussi assumer le fait d’être seule et de n’avoir personne à qui parler où me confier dans les coups durs, comme cela l’a été à l’hôpital à Kobe. C’est d’être confrontée à moi même en cas de problèmes, et de ne pas pouvoir compter sur le soutien de qui que ce soit.

C’est assumer parfois d’être envahie de doutes et de questions sur le fait de voyager. Je pense que voyager à 20 ans et voyager à 30 ans, n’est pas la même chose (en ce qui me concerne en tout cas, je sais que ma réalité, ne sera pas la réalité d’un(e) autre).

C’est assumer de ne pas avoir de réel chez soi, et d’avoir une vie de nomade, qui même si elle est excitante et chouette, peut aussi être fatigante.

C’est assumer de ne plus avoir autant de contacts réguliers avec mes ami(e)s.

Assumer mon choix de voyage, c’est aussi et tout simplement accepter que la vie continue sans moi pour eux tous, et de ne plus trop réussir à trouver ma place à mon retour (si retour il y a bien entendu) dans un quotidien qui n’aura plus été le mien pendant un moment. Et je parle bien entendu par expérience.

Ce voyage me transformera à nouveau, et le retour dans « ma zone de confort » ne se fera certainement pas sans mal. D’ailleurs, je n’en voudrai sans doute plus de cette « zone de confort ». Ce voyage, ce n’est pas une soi-disant « parenthèse » dans ma vie… C’est ma vie, purement, et simplement. Et la vie, tu le sais, est loin d’être un long fleuve tranquille, que ce soit en France, ou à l’étranger. Je t’éviterai les longs discours sur la société dans laquelle on vit, sur les « moules » dans lesquels on essaie de nous faire rentrer, et en quoi le voyage peut-être une formidable expérience de vie qui te bouleversera profondément et te fera changer ta vision du monde et de la vie en général. Il y a déjà pleins d’autres blogueurs qui le font parfaitement pour moi. Faire un choix, prendre une décision, c’est dire oui à quelque chose, et dire non à une autre. Et parfois, ce peut être difficile. D’où la difficulté d’assumer ses choix… Ce post ne se veut pas pessimiste, mais réaliste. Une réalité qui me rattrape depuis quelques mois.

Assumer mes choix, c’est accepter (saches que je ne parle qu’en mon nom) de me sentir parfois déchirée entre différentes possibilités, et de me demander parfois si j’ai fait le « bon » choix.

New York

Au bout du compte, j’en ressortirai grandie, et j’aurai la satisfaction d’avoir réalisé des choses qui me tenait à coeur, et c’est je crois, le plus important…

Je terminerai sur cette citation du livre « Le moine qui vendit sa ferrari »  (oui, les bouquins de développement personnel, je connais bien 🙂 ):

« Il n’y a pas d’erreur dans la vie, il n’y a que des leçons. Il n’existe pas d’expérience négative, il n’y a que des occasions de mûrir, d’apprendre et d’avancer le long de la voie de la maîtrise de soi. La force vient de la lutte. Même la douleur peut être une enseignante. »

Robin S. Sharma

Bien à toi cher(e) lecteur/lectrice. Tchuss!!