Crêpes et voyages

VIS MA VIE: DANS UN ASHRAM

Comme tu me suis sur ma page facebook (bien entendu), tu te rappelles que je t’avais fait un rapide topo de là où je me trouvais ces derniers temps, car depuis fin septembre, je bouge pas mal en fait. De Perth à Bali, puis de Brisbane à Melbourne, et dernièrement, j’étais de nouveau en transit pour rejoindre ma nouvelle destination, le Cambodge !

Prendre autant l’avion me fait aussi réfléchir depuis l’année dernière sur mon impact écologique je dois t’avouer… Je pense sérieusement à revoir ma manière de voyager à mon retour en France. Mais ça, c’est un autre débat !

Je t’avais dit aussi que je te parlerai en temps et en heure de mon expérience dans un Ashram. Et bien voilà on y est. Lève la main si tu sais ce que c’est ?! Je n’en avais aucune idée avant d’y aller. C’est quand j’étais encore à Melbourne et que je cherchais un volontariat à faire en Australie, que je suis tombée sur leur profil sur le site de workaway.

A première vue, l’Ashram où je devais me rendre à Fremantle sur la côté ouest (vers Perth) ressemblait à une grande maison un peu à l’écart de la ville, où je devrais faire de la méditation pendant 1h tous les matins, pratiquer le yoga et ce qu’ils appellent le karma yoga (les différentes tâches à faire pour les volontaires), participer à des cérémonies en chantant des mantras, assister à des groupes d’étude en soirée, et faire « voeu » de silence à partir de 21h le soir, pour mieux réfléchir à la journée écoulée et pouvoir se retrouver avec soi-même.

Un endroit en somme, où prendre le temps de faire une pause pour réfléchir sur sa vie, le sens que l’on souhaite lui donner, grandir spirituellement parlant, et trouver davantage de paix et de sérénité en soi-même. Du moins, c’est comme cela que je le définirai. Chaque Ashram a son histoire et son nom propre. Celui-ci s’appelle « The Sivananda Ashram Beacon Yoga Centre ».

De ce que j’ai compris, ce serait Swami Sivananda qui aurait dit à Swami Venkatesananda d’ouvrir un Ashram à Perth en Australie. Je ne vais pas partir dans des explications de ouf pour te raconter tout ça, je n’ai moi même pas eu toutes les informations. Ce que je peux te dire en revanche, c’est que le mot « Swami » est un titre honorifique qui signifie en sanskrit: celui qui sait, qui est maître de lui-même. Voilà, tu sais tout ce que je sais. 😉

Tout le monde peut y aller, sans distinction d’ethnie, de religion, d’âge, de sexualité et j’en passe. C’est un aussi un lieu non-sectaire sans religion ou gourou.

Donc non, je ne suis pas allée chanter nue dans les bois en proclamant ma foi et mon amour pour le gourou de ma secte ! 😉 T’es déçu(e) ?

D’ailleurs en fait, Ashram est un mot en Sanskrit, qui veut dire « lieu d’effort spirituel et physique ». Le Sanskrit, pour te dire ce que c’est, c’est une langue Indo-européenne.

Ouais ouais, j’ai appris pleins de choses là-bas, mais là en fait c’est google…

Et bah, tu sais quoi ?! Je peux te dire qu’après 2 semaines passées là-bas, ça m’a fait carrément du bien putain! Et que si j’avais pu, j’y serai restée plus longtemps. Mais ils n’avaient plus de place, alors je suis allée à Bali à la place (ohhhh… too bad….).

Ça a été super intéressant de vivre là-bas pendant 2 semaines et d’expérimenter des choses totalement nouvelles. Genre, assister à une cérémonie de pleine lune, en chantant des mantras et jetant des trucs dans le feu, ou encore participer au « sound healing » (désolée, je sais pas du tout ce que c’est la traduction en français), ou encore les soirées chants du dimanche soir.

Bon, j’ai pas non plus été qu’en mode spirituel, hein faut pas croire. Je me suis aussi tapée des bons fous-rire avec les autres volontaires et les résidents. Celui qui m’aura le plus marqué, c’est celui avec Andrea pendant la soirée chant… Comment te dire à quel point c’est chaud, mais vraiment chaud, quand tu commences à te taper un fou-rire nerveux mais que tu es obligé(e) de l’étouffer parce que tu ne peux clairement pas éclater de rire à l’endroit précis où tu te trouves… Plus je regardais Andrea et je l’entendais contenir son rire et plus je me cachais dans mon pull pour tenter de me calmer, souffler, et contrôler moi-même mon fou rire… Putain, c’était chaud ! Je m’en souviendrai de celui-là.

Je l’ai souvent dit, enfin je crois… Faire du bénévolat dans les pays où je passe est toujours un super moyen d’aller vraiment à la rencontre des locaux. Parce que clairement, des Australiens, et bien je n’en ai pas rencontré beaucoup au final. Et en même temps, ce n’est pas si facile que ça. On peut rencontrer des Australiens, mais tenter d’établir une vraie connection avec eux, voir même une amitié, et là, ça devient plus compliqué.

J’ai régulièrement eu cette conversation avec des potes ou des gens que j’ai rencontré en voyage. C’est très intéressant de voir les différences culturelles à ce sujet. Mais ce n’est pas la première fois que j’entends ça en fait : Nouvelle Zélande, Australie ou Etats Unis, l’amitié ne semble pas refléter la même chose chez eux que chez nous, en France ou en Europe même.

J’ai l’impression que chez nous, l’amitié est bien plus forte et plus solide qu’ailleurs. Mais je peux me tromper. Je n’ai pas la science infuse. Et toi, si tu as déjà voyagé, quel est ton avis sur la question ?

Non vraiment, c’est un sujet sur lequel les discussions sont passionnantes je trouve.

Mais je m’égare ! Ahah ! Je disais quoi d’ailleurs déjà avant ça… ? 🙂

Ah oui ! Faire du bénévolat pour aller à la rencontre des locaux. Oh putain, j’ai dévié. Donc oui, dans cet Ashram, pendant 2 semaines, j’ai vécu avec des Australiens : Jordy, Belinda, Lisa, et Katryn. Et j’en ai cotoyé d’autres.

Uwer est Allemand, quant à Chinmaya, je ne sais pas du tout si elle est Australienne en fait. Eux 2 sont les « house managers » de l’Ashram, c’est leur maison à l’année. Ils sont aussi professeurs.

Et puis il y avait aussi comme autres volontaires Andrea (merde, je sais plus si c’est Chili ou Argentine…), Lavigna (Allemande), Ying (Singapourien vivant au Canada), puis est arrivé quelques jours avant mon départ Rémi (Français), qui avait déjà été volontaire quelques mois auparavant.

Dans cet Ashram, il y avait quelques règles à respecter. Comme dans tous les Ashrams en fait. Mais quelles sont-elles me demanderas tu ? Et bien les voici :

  • De la viande et du poisson tu ne mangeras pas (ça va, c’était pas trop difficile pour moi)
  • Des cigarettes, tu ne fumeras point
  • De l’alcool, de boire tu t’abstiendras
  • De fermer ta gueuleDe faire silence, de 21h à 7h30 tu feras
  • Tes repas, aux horaires indiquées, tu prendras : 7h30/8h30 petit déjeuner, 12h30/13h30 déjeuner, 17h30/18h30 (oui oui, 17h30, tu n’hallucines pas ! Je n’ai jamais dîner aussi tôt de ma vie…)
  • Ta prière avant de manger, à chaque fois tu réciteras (ça aussi c’était comique, on y arrivait pas avec la prononciation)

J’ai souvent cuisiné là-bas, car cela faisait partie de mes tâches à faire en journée. Mais bon il y a une différence entre faire des crêpes et cuisiner. Ça a donc été un nouveau challenge pour moi de préparer à manger parfois pour 10 personnes avec ce qu’il y avait dans les frigos et placards. Je m’en suis plutôt bien tirée au final, et j’ai aimé ça.

J’ai aussi fait de la soupe pour la première fois de ma vie…. Non, ne me regarde pas comme une alien, je te jure que je n’en avais jamais fait jusqu’à présent… Dingue non ? C’est tellement simple à faire…

Et puis, comme c’est souvent ce qu’il se passe lorsque je dis aux gens que je suis crêpière, enfin tout du moins quand ils finissent par comprendre ce que je fais vraiment, car avec mon accent quand je leur dit « I’m a crepes maker », ils ont plutôt tendance à comprendre « I’m a craps maker » (crap=merde, tu le vois le côté comique maintenant…), on m’a demandé si je pourrai leur en faire.

Mais avec plaisir que je pourrai vous en faire ! Mais bon, pour rajouter une petite difficulté, je ne peux pas utiliser d’oeufs bien sûr…

Ah bah oui, parce que j’avais oublié de te dire que parmi la nourriture interdite à l’Ashram, les œufs en font partie. Tout comme les oignons, les échalotes et les champignons… Dû au fait qu’ils produisent quelque chose dans notre corps qui n’est pas propice pour la méditation, pour rester concentrer en tout cas. Un truc dans le genre.

J’ai donc fait des crêpes sans œufs et vegan tant qu’à faire car l’une des résidentes ne mangent pas de produits laitiers. Pour ajouter un petit peu plus de difficulté, il n’y avait carrément pas de poêle ! Ou en tout cas, je l’ai trouvé plusieurs jours plus tard… 🙂

Ça a été une vrai galère pour les faire ses crêpes putain! Ça collait, je me brûlais, elles étaient trop épaisses… Bref, l’horreur quoi !

C’est là que j’ai regretté le cadeau de mes collègues pour mon anniversaire l’année dernière. Ils m’avaient offert une carte cadeau pour que j’aille chercher moi même ma poêle pour aller faire des crêpes chez les gens. J’ai adoré l’idée bien entendu ! Mais le temps a passé, j’ai eu le temps de réfléchir (et donc de me dire que voyager avec une poêle dans mon sac à dos n’allait pas être simple), et l’hiver est arrivé, et j’ai eu besoin d’une veste… lol

Mais ils ont tous apprécié ces crêpes, et au final c’est tout ce qui compte. (J’espère bien putain, après le mal que je me suis donnée !)

J’ai adoré vivre là-bas, ça a été une expérience des plus enrichissantes, et aujourd’hui, j’essaie vraiment de continuer à pratiquer la méditation, parce que ça m’aide beaucoup!

C’était la première fois depuis bien longtemps que je refaisais des crêpes à domicile. Et c’était plutôt cool je dois avouer (malgré les brûlures 😉 )!

J’ai adoré aussi Fremantle! Cette petite ville est super sympa, et je m’y suis sentie super bien. Franchement j’y serai bien restée plus longtemps. Il y a quelque chose avec cette ville, je sais pas, c’est l’atmosphère qui y règne sans doute…

Je te dis à tout bientôt.

Allez bisous!

#lescrepescestlavie 🙂

Crêpes et voyages

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 1, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Il était une fois, un mec, qui un jour a dit à un autre mec, qui ne me l’a pas dit mais que j’ai lu sur son blog, et avec qui j’en ai discuté le jour où l’on s’est rencontré (ça va, tu suis?): «Tu es ce que tu dis».

Pourquoi je te dis ça? Et bien pourquoi pas, déjà pour commencer. Et d’autre part, parce que tout comme ce mec à qui l’autre mec a dit ça, cette phrase m’a marqué. Ça t’intrigues hein ? C’est qui ces mecs? Mais peut être que dans le fond, tu t’en bats les couilles (ohlàlàlàlà, mais quelle vulgarité!!) tamponnes le coquillard (c’est mieux?).

Je te la ferai courte pour l’anecdote. Ce gars, c’est Ryan, du blog Le sac à dos. Je l’ai rencontré il y a 4 ans lors de mon 1er voyage au Japon. Et le gars qui lui a dit ça, c’est un autre voyageur. Cette toute petite phrase l’a marqué, et a été le début d’une belle aventure pour lui. Moi aussi cette phrase m’a marqué quand j’ai découvert son blog il y a 5 ans (putain déjà!). Il a été le premier blog que j’ai découvert avant de partir pour la Nouvelle Zélande, et un gros coup de boost aussi pour réaliser ce qui me tenait à cœur. Il m’a même fait une petite dédicace sur l’un de ses articles. https://lesacados.com/volontariat-au-japon

On rencontre tous et toutes des gens qui nous marquent par ce qu’ils nous disent, tu ne crois pas ?

Je m’égare, je m’égare… Il y a bien entendu une raison pour laquelle je te raconte ça.

Ce blog, ce projet d’aller faire des crêpes chez les gens ou de travailler en tant que crêpière dans différents pays me tient à cœur. Il me donne un objectif. Et je peux te dire qu’il y a 1 an après mon accident de skate au Japon, et après mon rdv à l’hôpital à Kobe où j’étais sacrément en pleine déprime, me concentrer sur mon blog m’a été des plus bénéfique.

Je t’ai toujours dit depuis la création de ce blog, soit il y a plus d’un an, que mon objectif en Australie, serait d’aller faire des crêpes mais cette fois à titre professionnel. Tu vois toujours pas où je veux en venir ? C’est clair que pour moi c’est ça ?

J’essaie tout simplement de faire au mieux pour appliquer cette petite phrase :

Mettre en acte mes paroles, c’est là aussi mon but.

Tout ce blabla pour finalement te dire que je t’avais dit quelque chose et que je l’ai fait. Je suis allée bosser comme crêpière à Melbourne. (« Putain ! Tout ça pour ça ! », c’est ce que tu te dis là sans doute tout de suite, hein pas vrai ?)

Je sais. Tu as dû croire que j’avais disparu de la circulation.

Et je vais t’avouer que je n’ai clairement pas réussi à concilier routine de travail et blog en même temps. Ça a été un lamentable échec. Je n’aurai écrit que 3 posts en 8 mois alors que j’en ai écrit beaucoup plus en 6 mois de voyage l’année dernière…

Mais bon, c’est comme ça. J’ai eu une vie un peu à 100 à l’heure pendant les 6 premiers mois à Melbourne, et pendant mes jours de congés, j’étais trop lazy (flemmarde) pour faire quoi que ce soit sur mon blog.

Mais fort heureusement pour toi (tu remarqueras que je parle bien, ça change de ma vulgarité putain!), mon mode de vie sédentaire s’est arrêté et je suis repartie en vadrouille ! Ce qui veut dire que je vais me remettre plus sérieusement sur mon blog, pour ton plus grand plaisir je le sais.

26 novembre 2017. C’est la date à laquelle je débarquais à l’aéroport de Melbourne Tullamarine où j’allais rencontrer pour la première fois ma future coloc, qui venait me récupérer (si c’est pas royal ça!). Etant trop balèze comme meuf (sisi), j’ai mis à profit mes 1ers jours à Bangkok pour rechercher du travail sur Melbourne, et j’avais été en contact avec une crêperie par mail d’abord, et ensuite par téléphone. Le tour était joué, j’avais un travail à mon arrivée là-bas. Du coup, dans la foulée, bah je me suis dit tant qu’à faire, autant commencer à chercher aussi un logement tiens! Et comme j’ai le cul bordé de nouilles (on repart dans l’explication de cette expression ou bien? 😉 ), bah, j’ai aussi trouvé assez rapidement. Trop balèze je te dis !

A la base, j’avais prévu de rester 4 mois à Melbourne. J’y serai finalement restée 8 mois ½. Ouais quand même… Mais bon, en même temps, mon objectif a toujours été de venir en Australie pour y travailler et me refaire une petite santé financière après mes 7/8 mois de voyage en 2017, et aussi (bien entendu) d’acquérir davantage d’expérience professionnelle en tant que crêpière.

A priori tu le sais déjà (si tu me suis sur Instagram et Facebook, ou bien alors si tu es l’un de mes anciens collègues), j’ai fait partie de la team de La Petite Crêperie.

L’arrivée là-bas a été un peu difficile. Les 2 anciens crêpiers étant partis (quasiment) en même temps, Alex et moi démarrions ensemble (à 1 semaine d’intervalle) nos premiers pas en cuisine. On a été formé rapidement et on a dû être très vite opérationnel. Toute l’équipe en fait était assez nouvelle à mon arrivée. Mon 1er Samedi, j’ai pleuré (mais pas à la crêperie attention, je suis allée me cacher dehors, tu crois quoi!?). C’était mon 5ème jour…. Je suis assez émotive et très sensible si tu ne le savais pas. Et puis ça a été beaucoup mieux ensuite bien entendu.

J’ai adoré mon travail, mais parfois, je ne vais pas te mentir, je l’ai détesté. Mais tu dois le savoir, le contraire de l’amour n’est pas la haine…

J’ai déjà bossé comme crêpière comme tu le sais, et j’adore ça. Mais c’était une grande première pour moi de bosser en cuisine comme ça. La restauration, c’est aussi pas mal de pression (putain ! ça rime!). Tu dois être capable d’enchaîner plusieurs choses en même temps. Je me suis pas mal remise en question sur le fait de savoir si le travail en cuisine était vraiment fait pour moi.

J’ai beaucoup douté de moi sur mes capacités à assurer à ce poste et à y arriver. Rachel, ma manageuse, n’en a jamais eu aucun (doute), et m’a toujours poussé à prendre davantage confiance en moi. Même si elle et moi, ça n’a pas toujours été facile, elle a su me dire des choses pour m’encourager et qui m’ont touché. On est très différente, mais je me suis toujours sentie proche d’elle d’une certaine manière.

Ça a été loin d’être facile tous les jours, et j’ai pensé assez rapidement si je n’allais pas démissionner… Fin décembre, le craquage émotionnel me guettait. Entre la saison d’été, les vacances et les fêtes de fin d’année, j’ai enchaîné pas mal d’heures et accumulé des heures de sommeil en moins. Heureusement la bonne humeur et la bonne ambiance étaient toujours au rdv avec mes collègues de taf.

Tu vas me demander alors pourquoi je n’ai pas arrêté ? Et bien je te répondrai : « Est-ce que l’on doit vraiment tout arrêter quand les choses deviennent dures ? ». Si j’avais dû arrêter à chaque fois dans ma vie quand les choses devenaient difficiles, et bien je ne pense pas que je serai où j’en suis aujourd’hui.

J’essaie d’être quelqu’un de persévérant, et ce n’est clairement pas facile tout le temps. Mais la vie est loin d’être simple de toute façon…

Et puis, j’ai pu me prouver que j’étais capable de le faire, et j’ai assuré à mon poste (oui oui j’assure!). Bien sur, parfois (voir souvent en fait), je n’avais qu’une envie, c’était de tout lâcher en cuisine et de hurler « assez !!! », en mode Obélix dans les douze travaux d’Astérix quand il pète un câble dans la maison qui rend fou avec le formulaire A89 (mon préféré des Astérix et Obélix).

Je suis une nerveuse… J’ai du mal à garder mon calme et gérer mon stress. Alors j’ai beaucoup gueulé et râlé dans cette cuisine. Mes collègues m’ont souvent charrié pour ça. Et parfois se retenaient de ne pas partir en fou rire quand je commençais à lancer des « putain fait chier ! », ou encore des « vas-y j’en ai marre, ça me saoule ! ». Mais bon ça passait rapidement (généralement), et puis ils me réentendaient rire à nouveau peu de temps après. Oui, j’ai le rire facile, très facile même. Je m’en suis tapée des fous-rire dans cette crêperie.

Et puis, j’ai un côté très maladroit parfois… Alors j’en ai fait des conneries… Genre renverser un saut de pâte entier par terre, éclater une bouteille de 2l de lait, casser des œufs par terre, faire voler des boules de glace en cuisine ou encore empaler une galette qui sortait sur la sucrière parce qu’elle a glissé de l’assiette au moment où je la tendais à la serveuse… 🙂

Certes, j’ai beaucoup gueulé (en plus, la plupart du temps contre moi), mais j’ai surtout aussi beaucoup appris en travaillant là-bas. Je suis reconnaissante à mon boss de m’avoir attendu l’année dernière alors qu’ils étaient en galère et qu’ils leur manquaient du staff.

Et puis, pour me canaliser, il y avait Alex. Il a été mon binôme en cuisine pendant presque 6 mois. Si moi on m’entend quand ça n’allait pas en cuisine, c’est différent pour lui. Il est bien plus calme, et bizarrement il me canalisait. Sa présence à mes côtés me permettait d’être (un peu) plus zen. Première fois que je travaille comme ça en binôme avec quelqu’un et je peux dire que notre binôme fonctionnait vraiment bien.

Il y a aussi eu beaucoup de rebondissements pour moi professionnellement parlant. Je devais rester jusqu’à début avril, ensuite jusqu’à mi juin, puis jusqu’à fin octobre quand on m’a proposé de passer manageuse (sisi je te jure 🙂 ), puis finalement jusqu’à mi août, et finalement j’ai voulu partir fin juin…. Ça continuerait longtemps comme ça si je devais tout te raconter 🙂 .

J’ai aussi eu une période difficile personnelle qui s’est fait ressentir au travail. J’ai eu une diminution d’heures mi-juin pour pouvoir souffler un peu, et j’ai fini par passer manageuse début juillet jusqu’à mon départ dernier. Je n’étais donc plus en cuisine et je suis devenue barista, mais j’ai encore de la pratique en ce qui concerne l’art latte… Je suis devenue polyvalente en somme, car je pouvais tout faire, les crêpes, les cafés, le service (j’ai aussi été serveuse en crêperie quand j’étais en France).

J’ai beaucoup aimé Melbourne. J’ai eu une vie sociale et professionnelle des plus enrichissantes (mais pas des plus reposantes, ça c’est sur). J’ai adoré vivre à Williamstown (excentré du CBD de Melbourne disons-le) avec Matt et Amélia mes 2 colocs Australiens. Ça a été une vraie chance de pouvoir vivre avec des locaux. Car c’est très facile en tant que backpacker de trouver une coloc, mais c’est une chose différente d’en trouver une avec des Australiens.

Ça a été un peu relou au niveau des horaires de train pour aller au taf ou rentrer le soir quand je sortais, mais je n’aurai déménagé pour rien au monde. J’ai adoré ma maison, mes colocs, et j’étais bien plus au calme là bas que dans le CBD ! Après une journée de travail, c’était reposant pour moi de rentrer là-bas.

Mais voilà, tout à une fin, et j’ai quitté la petite crêperie dernièrement ainsi que ma maison, pour m’envoler 3 semaines en Nouvelle Zélande, avant de retourner en Australie, pour cette fois-ci voyager un peu dans le pays.

J’ai eu une vie à cent à l’heure dans cette ville que j’ai adoré. Entre mon boulot et mes sorties, ma vie sociale et professionnelle a été plus que bien remplie, et j’ai vécu une superbe année. Intense, et pas toujours évidente, mais une chouette année tout de même…

#lescrepescestlavie 😉

Crêpes et voyages

L’ÉTÉ JAPONAIS: ENTRE LE RÊVE ET L’ENFER, IL N’Y A (PARFOIS) QU’UN PAS

Si tu le sais, et bien c’est que tu es sacrément assidu(e) dans la lecture de ce blog, et j’ai bien envie de te faire un gros câlin parce que ça me touche putain!

Donc je disais: comme tu le sais, je suis à Matsuyama depuis le 1er juillet sur l’île de Shikoku. Je suis volontaire (via workaway cette fois-ci), dans une auberge de jeunesse du nom de Sen Guesthouse. Il s’avère aussi, que je suis à 5 min à pied du plus vieil onsen du Japon, et qui est aussi l’onsen qui a inspiré Hayao Miyazaki pour « Le voyage de Chihiro ».

Non, non, non et non. Tu ne peux pas, n’avoir aucune idée de quoi je parle, je refuse d’y croire! Miyazaki, c’est « Princesse Mononoké », « Le château ambulant », « Mon voisin totoro », « Le vent se lève », et j’en passe… Quand tu penses à Miyazaki, tu penses aussi au Studio Ghibli, l’un ne va pas sans l’autre bien évidemment. Et même si tu n’es pas fan du cinéma d’animation japonais ou des mangas, tu dois quand même avoir déjà entendu parler de Miyazaki, non? Non, vraiment?? Bon… Passons… Je veux bien fermer les yeux pour cette fois-ci, mais il ne faudrait pas que cela devienne une habitude! 😉

Donc, je disais: je suis actuellement à Matsuyama, travaillant comme volontaire dans une auberge de jeunesse du nom de Sen Guesthouse (aussi en rapport avec Le voyage de Chihiro si tu suis bien). C’était un ancien ryokan (du gouvernement) avant, et les chambres sont typiquement traditionnelles, avec tatamis, futons, et mini onsen privé en guise de douche. Oui, oui, j’ai bien dit mini onsen privé! L’endroit est très chouette, je te laisse voir par toi même avec les photos. Comme souvent, les jolies rencontres ont été au RDV. J’y pense maintenant, mais sais tu ce qu’est un onsen? Putain de merde, je ne vais pas réussir à écrire ce post sans m’arrêter pour expliquer un truc. Damn it!

Je vais la faire courte. En même temps, il n’y a pas besoin de 3 plombes pour expliquer ce que c’est. Onsen, ça veut dire littéralement « source chaude ». Ce sont des bains thermaux qui peuvent aussi bien être à l’extérieur qu’à l’intérieur et dont l’eau est issue de sources volcaniques. Et c’est là où ça fait tilt dans ta tête et où tu te dis « Ah mais oui! Ce sont les bains publics où t’es à poil! ». Bingo! Oui, mais bon, faut pas déconner non plus, les hommes d’un côté, et les femmes de l’autre, merde! C’est particulier quand même… Surtout quand t’es à oualpé dans le bain et que tu commences à sociabiliser avec d’autres femmes elles aussi à oualpé (j’ai déjà testé un onsen si tu t’en rappelles). Alors oui, bien sur, tout le monde est à poil, et il n’y a aucune gêne à avoir, car au final tout le monde s’en fout! C’est clair. Néanmoins, être à poil avec d’autres femmes elles aussi à poil, c’est vraiment pas mon truc. Mais je finirai peut-être par m’y habituer qui sait :-). Et puis, c’est une chose à expérimenter au moins une fois lors d’un voyage au Japon, pour être davantage au coeur de la culture. Et encore plus quand tu es dans la ville du plus vieil onsen (ou l’un des, les versions divergent à ce sujet) de l’histoire du Japon! Il est très chouette!

Donc! Je disais (je vais bien réussir à écrire ce post sans m’interrompre bordel): je travaille comme volontaire à Sen Guesthouse, et les jolies rencontres ont été au RDV! D’abord avec Matt et Nori, les propriétaires, Sana, leur adorable petite fille (qui aura bientôt 1 an), et avec Theresa (une Néo-Zélandaise), qui travaille pour eux. Encore une fois, je suis chanceuse, je suis tombée sur des gens bien, adorables et drôles! Et à qui j’ai fait des crêpes bien sûr, cela va sans dire!

Quand tu te poses dans une ville pour quelques mois, forcément à un certain moment, tu commences à la connaitre, et puis, tu finis par faire des rencontres. Matsuyama est une ville à dimension plus humaine que les grandes villes comme Hiroshima, Osaka, ou Kobe (bon, Tokyo, je n’en parle même pas hein!). J’ai également pris des cours de japonais ici, et ça aussi c’est cool! Bref, une petite routine s’est installée ici, et c’était pas mal aussi. C’est marrant de se sentir chez soi dans une auberge de jeunesse quand j’y pense…Un peu comme à Hiroshima, sauf que celle-ci est plus petite, la clientèle n’est pas non plus la même, et ici, j’ai un contact plus intime avec mes hôtes. Et puis, il y a une super terrasse sur le toit avec des hamacs! Le top en fin de journée quand le soleil commence à se coucher…

Ah oui, et l’été japonais, on en parle ou pas? Bah, c’est un peu le sujet du titre de ce post, donc oui forcément on va en parler.

Alors laisse moi te résumer ça en 2 mots: Une PUTAIN d’horreur! Ah, ça fait pas 2? Je veux dire, je ne me plains pas, je vis quelque chose qui me tenait à coeur depuis longtemps, je suis au Japon (blablabla) et c’est cool! Vraiment cool!! Mais l’été ici…. Oh putain de merde! Je ne savais pas à quoi m’attendre car je n’y avais simplement pas pensé en fait. Et maintenant que je l’ai vécu, je me dis que le Japon en été, et bien plus jamais!!! Je crois que je n’ai sans doute jamais autant transpiré de ma vie qu’ici… Et faire le ménage dans une auberge en été…. Mais quelle idée de merde!! Putain, si j’avais su!!! J’ai dégouliné des litres en faisant le ménage le matin ici. Je te laisse imaginer le tableau et deviner à quel point j’ai été en mode super attirante après 2h de ménage… Je n’ai je crois, jamais autant sué de ma vie (au cas ou tu n’aurais pas bien compris)! J’arrivais même à me sentir, c’est dire!! Et cette chaleur en journée!! Putain, je ne prenais même pas de plaisir à être dehors. Le paradis: faire l’étoile de mer sur mon lit avec la clim… Là, c’était du bonheur…. Et aller dans un onsen en été, on en parle aussi ou bien? Ça aussi, c’est pas l’idée du siècle! Transpirer dans son bain… DU BONHEUR! Et je ne te parle même pas du fait que ma peau a été attaquée à plusieurs reprises par les boutons de chaleur. Quelle douce et magnifique saison que l’été au Japon… Je ne me suis jamais sentie aussi resplendissante!

L’idée du siècle (roulement de tambour!!) restera quand même d’avoir fait des crêpes par ce temps! Il fait 40°, hey, et si on faisait des crêpes!! Encore une putain d’idée Julie! Mais bon, tu commences à me connaître, j’avais de nouvelles recettes à tester, et des personnes à qui les faire goûter. 🙂

Néanmoins, au moment où tu liras ce post, il fait bien meilleur aujourd’hui, et sortir de nuit quand il fait frais, ce n’est que du bonheur… On est peut-être mi-septembre, mais crois moi il fait encore chaud!

J’ai aussi eu l’opportunité de faire une crêpes party à l’auberge, et c’était bien cool malgré la chaleur!! (j’éviterai de parler des courses que je suis allée faire en vélo un après midi, je crois que tu as compris à quel point j’ai pu transpirer ici). Pour cette soirée, au menu, des crêpes (cela va sans dire), salées et sucrées! J’ai pas trouvé de farine de sarrasin pour faire des galettes (si si ils en ont!Les nouilles soba sont faites avec de la farine de blé noir). La traditionnelle « complète » était au rdv, ainsi qu’une de mes recettes au poulet (haché dans une crêpe avec du fromage, c’était pas mal du tout, je t’assure!). Pour les sucrées, la traditionnelle sucre/citron, faux nutella/chocolat blanc (façon kinder, j’adore!!) avec ou sans banane, et confiture de fraise. J’ai à nouveau fait pas mal de crêpes ce soir là (et beaucoup transpiré comme tu t’en doutes), mais ce ne sera jamais autant que ce fameux samedi soir à Kasara farm pour le marché de créateurs. 🙂

C’était une bonne soirée. De bons souvenirs en tête, et un nouvel endroit où j’aurai fait des crêpes! Et tu le crois, toi, si je te dis que 10 jours avant mon départ, un ami de Nori et Matt qui a vu les photos de la soirée crêpes sur leur page facebook, leur a demandé si cela m’intéresserait de bosser dans son café (qu’il a ouvert il y a 2 mois), et d’avoir mon stand de crêpes sur sa terrasse??? Mais si, je te promets! Dingue non? :-). Qui sais si je ne reviendrai pas à Matsuyama après tout!

La fin de mon séjour à Sen Guesthouse est arrivé (ce soir). Après être restée 2 mois et demi ici, cela me fait bizarre de partir et de leur dire au revoir… Je ne suis pas fan des aurevoirs. Et puis, je commençais juste à avoir une vie sociale ici, à rencontrer de nouvelles personnes, à sortir, et à devenir aussi plus proche de Theresa, Matt, Nori et Sana. C’est ce qu’il se passe généralement lorsque l’on reste longtemps au même endroit… Au moins, je sais que je peux revenir si je le souhaite.

En attendant, the trip must go on! Et la prochaine étape, c’est Hawaï!! Putain! J’arrive pas à croire que je vais vraiment là-bas…

Crêpes et voyages

SANS DÉCONNER…DES CRÊPES JAPONAISES?

T’ai-je dit qu’en ce moment, j’étais à Hiroshima? Cela va bientôt faire un mois que je suis dans cette ville chargée d’un passé plus que lourd comme tu le sais. Néanmoins, la ville a su se reconstruire, et il y fait bon vivre. Je travaille comme volontaire dans une guesthouse, où je fais le ménage en échange d’un lit en dortoir. Mais, il est temps pour moi de bouger à nouveau, et samedi, je partirai de Santiago guesthouse pour aller sur l’île de Shikoku.

Hiroshima

Si tu ne connais strictement rien au Japon, alors laisse moi te dire que l’archipel est constitué de 4 îles principales (les plus grandes): Honshu où je me trouve actuellement, Hokkaido, Kyushu et Shikoku où je me rendrai samedi. Tu ne le sais peut être pas non plus, mais il y a un nombre incroyable d’autres petites îles qui constituent aussi le Japon. Je ne pensais pas qu’il y en avait autant pour être honnête.

Je vais donc prendre le ferry du port d’Hiroshima pour me rendre sur l’autre île. Là-bas m’attend un autre travail de volontaire dans une nouvelle guesthouse. J’y resterai tout l’été.

Mais, le véritable objet de ce post n’est pas de parler des détails de mon voyage. Non aujourd’hui, je voulais parler des crêpes japonaises! Car oui, ici aussi tu trouves des crêpes! Des crêpes toutes jaunes, avec un certain nombre de trucs bien bourratifs dedans: de la banane, des fraises, de la glace, du cheesecake, du caramel, de la chantilly…. Mais non pas tout ça en même temps, faut pas déconner non plus! Ces crêpes toutes blanches (toutes jaunes plutôt), sont typiquement japonaises. Ouais, en France, nous on a l’habitude de voir nos crêpes dorées, avec une jolie couleur quoi! Bah non, pas ici. Ici, elles ne sont pas saisies (ils ne les laissent pas cuire), d’où leur couleur toute pâle. Leur truc à eux c’est de foutre plein de trucs sucrés ou salés dedans, de les rouler d’une certaine manière, et de les mettre dans un cône, pour pouvoir les manger tout en continuant son shopping. En même temps, ce n’est pas super bien vu de manger dans la rue en marchant ici (les mentalités changent tout de même), mais bon, je ne vais pas chercher à comprendre.

Pour la petite histoire, les Japonais ont revisité les crêpes à la française pour en faire une de leur spécialité. Donc oui, on oublie la France et la Bretagne, et on ne comparera sûrement pas ces crêpes aux nôtres. On pourrait prendre le risque de se sentir horrifié sinon. La manière de disposer les ingrédients et le roulage de la crêpe sont eux aussi spécifiques au Japon, un réel savoir-faire donc. Marion Crêpes est bien réputé ici. Leur première boutique a ouvert à Harajuku (Tokyo) en 1976. J’y ai goûté ma première crêpe japonaise là-bas, lors de mon 1er voyage au Japon en 2014 (d’ailleurs, juste en face, il y a la concurrence avec une autre boutique qui s’appelle Angels and Hearts). Loin de se trouver uniquement dans le pays, Marion Crêpes s’exporte bien visiblement, car on les trouve également aux Etats Unis. Une nouvelle boutique a ouvert en mai dernier à Hawaï, et une autre doit ouvrir ce mois-ci à Honolulu. Comme tu peux le voir sur la photo, oui, ils utilisent les couleurs du drapeau Français (et c’est là, que tu te sens horrifié(e)!).

La texture des crêpes japonaises est assez caoutchouteuse. J’ai lu quelque part sur un autre blog qu’ils utiliseraient de la farine de riz (sans gluten et un incontournable dans la cuisine japonaise) dans leur pâte, ce qui expliquerait le côté élastique. Je serais curieuse d’en manger une nature, pour goûter réellement la crêpe tiens!

En France, il y a une boutique à Paris dans le Marais qui s’appelle Princess crepe au cas où tu ne pourrais pas te permettre d’aller directement en tester une au Japon, comme ça, sur un coup de tête!

Il y a aussi une autre spécialité de crêpes (propre aux Japonais et non pas ré-inventé cette fois) salées: les okonomiyakis!

Les okoquoi? Oui oui je sais, quand on n’est pas habitué à la sonorité japonaise, ça fait toujours bizarre la 1ère fois. Alors, comment je vais faire pour expliquer ce que c’est…

C’est une crêpe salée (comme tu l’as compris), cuite sur une plaque en fer, composée de divers ingrédients qu’il est possible de choisir. L’okonomiyaki basique est fait à partir de chou, d’oeufs et de tranches de bacon ou des fruits de mer entre 2 très fines crêpes. C’est un plat typique japonais que l’on peut trouver partout dans le pays. La spécialité d’Hiroshima est de ne pas mélanger tous les ingrédients ensemble, mais de faire des couches, et de rajouter des nouilles sautées (soba ou udon).

Le mot okonomiyaki signifie « ce que vous aimez/voulez » (okonomi) et « grillé » (yaki). Comme je le disais un peu plus haut, il est possible de créer son propre okonomiyaki en rajoutant différents ingrédients (proposés sur la carte) au plat standard. Tu peux aussi en enlever si tu le souhaites, ce qui a été mon cas, car je ne mange pas de porc (je suis semi-végétarienne). L’okonomiyaki se mange avec une sauce spéciale sucrée-salée, de la mayonnaise et du gingembre.

Une tuerie! J’adore, je suis fan!! Un de mes plats préférés au Japon. Et celui d’Hiroshima avec les soba grillés, je ne t’en parle même pas… Ça déchire! D’habitude, je ne suis pas très gingembre, mais alors pas du tout. Mais celui servi avec l’okonomiyaki, je le mange tout seul! C’est dire…

Le lonely planet te donnera comme bonne adresse à Hiroshima, le restaurant Hassei, et en effet, c’est une très bonne adresse :-).

Bon, les explications, c’est sympa, mais des photos te parleront davantage 😉

 

Crêpes et voyages

J’IRAI FAIRE DES CRÊPES À OSAKA, TOTTORI ET KOBE

On va tâcher de se la faire courte, t’es d’accord avec moi? Bien, alors pour résumer, des crêpes, pour l’instant, j’en ai fait dans tous les endroits où je suis passée. Mais quels sont ils?

Il y a d’abord eu mon premier workaway (même style que le site helpx pour faire du bénévolat en échange d’un logement), à OEH, puis mon second bénévolat (via helpx cette fois) à Kasara Farm, mon troisième à Kyoto comme tu le sais déjà si tu as lu mon article « Kanpaï!!« , et enfin mon 4ème à Kobe.

OEH à Hirakata (Osaka):

Arrivée au Japon le mardi 28 Mars, j’étais attendue dans une école d’anglais appelé Osaka English Guesthouse, plus communément surnommée OEH. Mon travail là bas consistait à faire un peu de ménage (2h par jour), donner des cours d’anglais à Hizumi et Waka, les filles du proprio, et discuter en anglais avec les résidents de la guesthouse.  Rien de bien compliqué en somme. Les résidents sont pour la plupart des étudiants Japonais qui sont aussi dans cette école pour améliorer leur anglais. Première rencontre avec des locaux donc. Je devais initialement rester 2 semaines, mais mon bénévolat suivant, qui était prévu pour mi avril, a finalement été annulé, et Arata san (la manager d’OEH), m’a permis de rester 3 nuits de plus, le temps que je trouve autre chose. J’y ai fait de jolies rencontres là bas. L’un de mes meilleurs bénévolats jusqu’à présent! J’y ai fait la connaissance de Yuta (c’est mon chouchou lui, il est adorable), Taïga, l’un des plus jeunes (18 ans), la jolie Yuki, Nanako, Kohei, Ayumi et Hide, les propriétaires et leur 3 adorables filles (Hizumi, Waka et Sawa), Edes, la prof d’anglais d’OEH (que je trouve magnifique au passage et avec qui je suis devenue proche), Takumi, et 2 autres résidentes dont je ne me souviens plus du prénom… Je me sens honteuse… Ouais, toi aussi tu trouves ça nul hein? J’y aussi fait la connaissance de Marko, un Estonien, lui aussi volontaire comme moi. Qu’est ce qu’il m’a fait rire! J’ai adoré cette rencontre avec lui. Il y a aussi eu Félix, un Canadien travaillant également pour OEH ainsi que Teresa (que j’ai revu à Kyoto) et Rav, 2 autres volontaires qui sont arrivés plus tard.

L’une de mes tâches là-bas, a consisté à préparer un power point pour un cours d’anglais, où je devais parler de la Bretagne et de ma ville (Rennes) et leur apprendre quelque chose. Devine ce que j’ai choisi ? Ahahah! En bonne Bretonne que je suis, j’ai bien évidemment choisi les crêpes! Et pourtant à ce moment là, je ne m’étais pas encore décidée à lancer mon blog, et comme je suis une meuf sympa (si si je te jure!), pour ce cours particulier, je leur ai fait des crêpes! Cela a donc été la toute 1ère fois où j’en ai fait au Japon.

J’ai passé des supers moments à OEH! C’est une grande famille là-bas puisqu’ils co-habitent tous dans cette grande maison/école, où chacun à son propre mini studio à l’étage. Comme c’est aussi une guesthouse, j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer différents voyageurs.

Chanceuse, donc, pour mes débuts au Japon d’être tombée là-bas!

Kasara Farm (préfecture de Tottori):

Je ne m’étalerai pas longtemps sur Kasara, car j’y ai déjà consacré 2 posts: Une crêpière chez les babos Japonais et Qui l’eût cru?

Arrivée le 15 Avril là-bas, et accueillie par Simon mon hôte métis (non, c’est clair que Simon n’est pas du tout un prénom Japonais, on est bien d’accord là dessus), je suis restée 10 jours là bas. Mais la suite, tu la connais comme moi car j’y suis retournée ensuite après Kyoto, et je suis restée cette fois 2 semaines 1/2. Là bas, j’en ai fait des crêpes putain! Ils en ont bouffé et c’est peu dire. Déjà, il y a eu le marché de créateurs, j’en avais fait tellement que forcément, il en restait, et pas qu’un peu. 🙂

Mais avant le marché, j’en avais fait pour eux un soir quelques jours après être arrivée. Quand je suis revenue là 2ème fois, j’ai testé différentes recettes, j’ai changé la dose des ingrédients, et j’ai même fait pour la toute première fois de ma vie, des crêpes véganes. Et franchement, c’était pas mal du tout! Cette recette sans lait, ni oeufs, je l’avais tout spécialement faite pour Carmel, que j’avais rencontré à Kyoto, et qui était venue me rejoindre à Kasara Farm après que je lui en avais parlé. L’idée de la campagne japonaise et de la ferme organique l’avait bien botté.

Je parlerai davantage de ces différents tests dans la section « recettes » du blog 😉

Kobe:

Au cas, où tu ne le saurai pas (si tu ne me suis pas sur facebook), j’ai eu un petit accident de longboard à Kasara Farm, et je me suis ouverte l’arcade. Comme il n’y avait ni médecin, ni hôpital à la ronde, je me suis soignée comme j’ai pu. Ayant toutefois besoin de matériel médical (genre compresses stérilisées et stéri-strips), et aussi de voir un médecin tout de même, j’ai finalement quitté Kasara un peu plus tôt que prévu le samedi 20 Mai, pour me rendre à Kobe où mon futur hôte pouvait m’accueillir plus tôt. Je suis restée une dizaine de jours chez Mark, mon hôte, chez qui je m’occupais de tenir la maison propre et en ordre en prévision de futurs invités qui pouvaient arriver. Non, il ne tient pas une guesthouse, mais il fait du airbnb chez lui. Ce « travail » était plutôt tranquille surtout que pendant le temps que je suis restée, il n’y a eu que 3 nuits où il y a eu des invités. J’ai donc eu beaucoup de temps libre, et j’avais la maison pour moi toute seule en journée. J’y ai fait la connaissance de Jay, une autre française, volontaire aussi chez Mark, qui est partie le mercredi suivant. Cette rencontre avec elle m’a fait beaucoup de bien. J’ai quitté Kasara à un moment où niveau moral, et bah, ce n’était pas trop ça. Et oui, en voyage, ce n’est pas toujours l’éclate! Surtout après que je me sois éclatée la tête la première contre le bitume, cela ne m’a pas fait de bien ni physiquement, ni psychiquement. J’ai eu de la chance d’avoir Jay auprès de moi à ce moment là et de pouvoir à nouveau parler français. C’est aussi une blogueuse, la 1ère que je rencontre en voyage. J’ai découvert pas mal de choses avec elle, je la remercie pour cela. Figure toi qu’elle voyage depuis 6 mois de façon écologique sans prendre l’avion. Oui oui, c’est ça, c’est une éco-militante! Discuter avec elle a été très enrichissant pour moi, et m’a ouvert l’esprit sur mon mode de consommation et ma manière de voyager… Elle a réussi à me mettre en tête l’idée de prendre le transsibérien moi aussi. On s’est fait une soirée crêpes toutes les 2! Je n’ai pas pris de photos, mais elle, a une vidéo prise pour son blog! A quand un cross-over ;-). Voici son lien pour son blog: http://jay.exploratrices.org/category/home/ Oh oui, un truc de dingue avec elle!! Il s’avère qu’elle était à Glasgow en Ecosse, en Décembre dernier. Moi aussi, à cette époque, j’y étais, travaillant comme crêpière sur un marché de Noël. Tu la vois venir ou pas la suite?? Bingo!! Elle est venue acheter une crêpe sur mon stand!! Non, mais sans déconner quoi!!! Le hasard? Mon cul, ouais!!!

A Kobe, j’ai aussi retrouvé 2 connaissances… Xavier et Flavien de Kyoto Guesthouse, eux aussi arrivés dans la ville quasiment en même temps que moi. Mais vraiment le plus drôle, c’est qu’ils étaient logés à 15 min à pied de là où je me trouvais… Encore une fois, quelle était la probabilité que cela arrive?! Kobe, c’est une grande ville quand même!! À croire que l’on devait se revoir (comme l’a dit Xavier) pour que je leur fasse des crêpes! 😉 Et c’est exactement ce que l’on s’est fait chez leur ami Taiki. Première fois que je rentre dans un appartement typiquement japonais. Cette fois, on s’est fait des crêpes salées! Non non, je ne parle pas de galettes mais bien de crêpes. Soirée très sympa en leur compagnie à tous les 3! Ils me font rire tous les 2… J’ai aussi passé la journée du samedi avec eux, et on s’est fait une partie de frisbee à 21h du soir dans un parc sur le chemin du retour. C’était drôle! Complètement impromptu mais vraiment drôle! J’ai eu de la chance de les avoir auprès de moi eux aussi, surtout que Xavier m’a accompagné à l’hôpital pour mon rdv. Il parle clairement mieux Japonais que moi!! C’était vraiment gentil de sa part!!

Prochaine destination, Hiroshima!! Let’s go!!