Carnet de route

LAISSE MOI T’EXPLIQUER EN 8 POINTS POURQUOI HAWAÏ!

Non, non, je ne déconne pas! Jamais de la vie, je n’avais jusqu’à présent pensé aller là-bas un jour, mais alors vraiment pas. Si tu es du genre rationnel(le), que tu ne crois pas aux signes et blablabla, alors ce post n’est sans doute pas pour toi. 🙂

J’ai tendance à y croire pour ma part. Et encore plus, quand ceux-ci ne cesse de se répéter, encore et encore, et encore. Ce qui a clairement été et est toujours le cas pour Hawaï. Quand j’y réfléchis, je me demande même si cela n’a pas commencé depuis ce début d’année. La soeur de mon ex, que j’avais rencontré en janvier, y a déjà été, m’en avait parlé, et adore ce pays. C’est chez elle quand j’y pense, que j’ai enfin vu le film « The descendants », film que je voulais voir depuis très longtemps (avec Georges Clooney), et dont l’histoire se déroule à Hawaï.

Mais bon, bref, les signes, on peut aussi en voir là où on a envie d’en voir, pas vrai? ^^

Laisse moi t’expliquer en 8 points pourquoi il y a un « truc » avec Hawaï.

Alors, comment ça a commencé avec Hawaï? Au mois de juin déjà, quand j’étais à Hiroshima. Ça a été le point de départ.

  1. J’avais envoyé un mail à mes futurs hôtes de Shikoku pour savoir à quelle date je pouvais arriver précisément fin juin. Dans leur mail, ils m’annonçaient qu’ils partaient en vacances à Hawaï. Je m’étais alors dit « Ah ça va, plutôt sympa la destination! ».

    Le titre français, c’est Aloha
  2. Un dimanche à Santiago guesthouse, je me suis matée un film en streaming, « Aloha » (avec Bradley Cooper et Emma Stone), dont l’histoire se déroule aussi à Hawaï. Cette nuit là, je me rappelle parfaitement avoir rêvé (ouais parce que je suis du genre à bien me rappeler de mes rêves généralement) de l’autre film « The descendants ». Où en tout cas, il en était question. Les 2 histoires se déroulent à Hawaï. À ce moment là, je n’étais pas encore en train de me poser des questions. Ce ne sont que des films après tout.
  3. Un soir où « j’errai » dans les rues d’Hiroshima, j’ai vu au loin un restaurant, et dehors il y avait comme des drapeaux où il était écrit Hawaï sur chaque. Il devait bien y en avoir 5 ou 6 à suivre où j’ai pu lire « Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï ». Je me revois dans la rue m’arrêter et me demander « Ya un truc avec Hawaï ou bien? ».
  4. Le match de baseball… Si tu as lu mon précédent post, tu sais que j’y ai rencontré un couple…  Nous étions les seuls étrangers dans les gradins de l’équipe adverse. On a discuté un moment avant que Lupe ne me demande d’où je vienne, et quand je lui ai demandé la même chose, j’ai bloqué à sa réponse… Comme tu l’as compris, ils venaient d’Hawaï. J’ai rencontré très peu d’Hawaïens depuis que je voyage (et ça inclue mon 1er voyage en 2014), les seuls que j’ai rencontré sont ce couple Matt et Hayley que j’avais aussi rencontré au Japon (ah ouais tiens!), lors de mon 1er bénévolat près d’Himeji en campagne. Lupe et sa femme Jean (gin pour la prononciation) m’ont donné leur contact là-bas…

    C’est écrit Hawaï en katakana japonais
  5. À mon arrivée à Shikoku, je suis allée me renseigner pour des cours de japonais dans un centre international. Quand je suis rentrée, j’y ai vu des photos, et là je me suis dit « non, c’est une blague?? ». Ils ont un jumelage avec Hawaï putain de bordel de brosse à chiotte!!
  6. Je recherchais du gel d’aloé véra depuis juin sans en trouver. Enfin, si je suis honnête, je ne me suis pas trop cassée la tête, et je me suis dit que j’en trouverai bien à Matsuyama (la ville où je suis actuellement depuis début juillet). J’ai passé du temps à faire les magasins pour en trouver un qui soit 100% aloé véra un samedi matin, et quand enfin j’ai réussi à en trouver un, et bien là encore, j’ai bloqué… Sur le tube était écrit en gros « HAWAÏ« .
  7. Le jour ou j’écrivais mon post sur les crêpes japonaises et sur Marion Crêpes (réputé au Japon), j’apprenais également qu’ils venaient tout juste d’ouvrir une nouvelle boutique, je te laisse deviner où…? Yes, Hawaï, t’es trop fort(e)!! Je faisais quelques recherches sur internet et je suis directement tombée sur leur adresse à Honolulu. C’était la première information que j’ai lu à propos de Marion crêpes ce jour là.
  8. Ouverture à Hawaï de Marion crêpes

    Alors le 8ème point est plutôt un regroupement de pleins de petits signes… J’ai arrêté de compter le nombre de fois où j’ai lu Hawaï quelque part: que ce soit en lisant des infos sur cette chanteuse Kiesza, sur le chanteur Bruno Mars (j’ai appris ce mois ci qu’il était Hawaïen), en lisant mon bouquin « L’art de la paix », en lisant « I ❤ Hawaï« sur le T-shirt de ce petit garçon, en regardant un film ou tout d’un coup ils vont parler d’Hawaï, en tombant nez à nez avec un bouquin sur Hawaï dans cette vitrine devant laquelle je garais mon vélo, en tombant par hasard sur cette boutique hawaïenne… Et j’en passe… J’ai bien compris qu’ils aimaient bien Hawaï ici en tout cas.

  • En « bonus », je rajouterai que je suis attirée par le ukulélé depuis la Nouvelle Zélande, où j’en ai eu un (mais il n’a pas survécu à la Thaïlande…). Noël 2015, j’ai reçu en cadeau celui qui allait être mon nouveau compagnon de voyage… Ou du moins, je m’en étais persuadée car j’ai dû me résigner à le laisser en France… Mon plus gros regret à ce jour…
Mon ukulélé

Encore une fois, des signes, on en voit là où l’on a envie d’en voir. Et comme je suis un peu plus focalisée sur Hawaï ces derniers temps, rien d’étonnant finalement que cela ne cesse de revenir. Et clairement, à Matsuyama plus qu’ailleurs, ils aiment beaucoup Hawaï…

J’avais lu un truc comme quoi lorsque l’on portait son attention sur quelque chose en particulier, on ne cessait ensuite de l’entendre, de le voir ou je ne sais quoi encore. Et j’en suis tout à fait persuadée. C’est comme lorsque l’on apprend un nouveau mot (par exemple), et qu’ensuite, on le lit ou l’entend régulièrement. C’est le même délire. Ça a bien du déjà t’arriver non? Moi, plus d’une fois. Je me rappelle de ce mot « dithyrambique ». Lorsque j’ai appris ce mot (ya genre méga longtemps, mais je sais pas pourquoi, il m’a marqué celui là), je n’arrêtais pas de l’entendre et de le lire partout: à la télé, à la radio, dans les journaux…. Bah pour Hawaï, c’est pareil à mon avis!

Bref, moi j’y ai vu un signe, le signe que je dois aller à Hawaï. Une destination à laquelle clairement je n’aurai jamais, mais alors jamais pensé en toute sincérité!

Et laisse moi te dire, que je ne fais pas qu’y penser, mais j’y vais! Je quitte prochainement le Japon pour Hawaï… Et ouais!!

Chouette! Une nouvelle destination où faire des crêpes!

Je suis loin de tout raconter sur ce blog, mais saches que mon voyage au Japon aura été particulièrement éprouvant depuis quelques mois suite à mon accident de skateboard (mais tu as peut être loupé cette info). J’ai donc décidé de changer d’air et de quitter le Japon pour de nouvelles aventures.

Mais j’y reviendrai quoi qu’il en soit puisque j’ai un billet aller-retour! 😉 Ahaha!!

ALOHA!

Carnet de route

DE LA DIFFICULTÉ D’ASSUMER SES CHOIX EN VOYAGE

Salut lecteur/lectrice de mon coeur! Aujourd’hui, on va parler plus sérieusement. Attention, non pas que les crêpes ne soient pas une affaire sérieuse (surtout pour les Bretons), qu’on s’entende bien. Mais aujourd’hui, je compte rentrer dans des détails un peu plus personnels.

J’ai déjà créé un blog lors de mon premier voyage, basé avant tout sur mes ressentis lors de ma toute première fois à l’autre bout du monde. Ce nouveau blog, comme tu le sais, je l’ai voulu différent, avec une idée sympathique, celle d’aller faire des crêpes un peu partout, et de te raconter cela au travers de mes écrits. J’aime aussi écrire (en plus de faire des crêpes), et je souhaite inscrire l’écriture dans mon parcours professionnel. Des projets, j’en ai, ce n’est pas ce qui me manque aujourd’hui. Ce qui me manque toujours un peu en revanche, c’est encore une fois de foncer, de me jeter à l’eau, de mener à fond et à bien mes projets. Mais j’y travaille, et j’y vais étape par étape!

Ce post sera personnel, dans le sens où je ne vais pas que te parler de mon voyage, des choses que je fais où des crêpes que je prépare. Non, ce post est à propos des choix et de la difficulté parfois de les assumer. Pour ma part, faire des choix a toujours été difficile. Aujourd’hui, j’en fais plus rapidement qu’avant je dois dire, mais cela ne s’est pas fait sans un long travail d’introspection.

J’ai commencé à découvrir les blogs de voyage il y a 4 ans, lorsque j’étais en pleine préparation pour mon futur voyage en Nouvelle Zélande. Beaucoup m’ont aidé, m’ont apporté des réponses, m’ont donné le coup de boost dont j’avais besoin pour me dire que je pouvais moi aussi le faire!! Aujourd’hui, je suis une vraie backpackeuse (« vraie » cette fois, parce que la 1ère fois, j’avais une énOOORRRme valise bien trop lourde!!), avec mon sac à dos (que j’aime autant que je hais parfois!!), bougeant au Japon (et bientôt ailleurs) d’un endroit à un autre assez aléatoirement je dois dire. Je voudrai aujourd’hui parler ici du voyage comme d’un choix, et non comme beaucoup parfois le pense, d’une chance.

La chance, c’est quand tu joues à un jeu et que tu gagnes un voyage pour 2 en Nouvelle Calédonie. Ça, c’est un putain de coup de chance! Un choix, c’est une décision prise délibérément en connaissance de cause. Je ne suis pas là où je suis par un coup de chance. Néanmoins, je suis d’accord avec le fait que l’on puisse me dire que j’ai de la chance d’avoir pu faire le choix de voyager. Comme quoi, les 2 ne sont pas incompatibles et que tout est dans la subtilité des mots choisis finalement ;-).

Je ne vais pas te mentir, bien sûr que voyager est d’une grande richesse, que c’est un choix que tu ne regretteras (sans doute) pas, que cela sera génial, que tu rencontreras de nouvelles cultures, feras de nouvelles rencontres, vivras des expériences incroyables, que tu puiseras en toi des ressources que tu ne connaissais pas, que tu apprendras à te connaitre davantage, que tu vas sortir hors de ta zone de confort et que cela sera une sacrée aventure, durant laquelle tu vivras intensément les choses, et où la vie sera ta meilleure enseignante. Oui, je pense que le voyage est une école, l’école de la vie, et qu’il y a plein de belles et de moins belles découvertes à faire, que cela soit sur soi même, sur les autres ou sur la vie en général.

J’ai fait le choix de repartir en voyage, loin des miens, loin de mes ami(e)s, car:

  • Bah d’une part, une fois que tu commences à voyager, et bah tu chopes le virus tout simplement! Je ne me rappelle pas avoir rencontré un voyageur qui un jour ait pu me dire: « mouais, voyager? bof en fait »… Je crois que la règle est la même pour tous. Mais bon, je peux me tromper. J’ai pas la science infuse non plus!
  • Parce que j’avais besoin de vivre des choses par et pour moi-même en sortant de ma zone de confort, en me « challengeant ».
  • Et, le point le plus important sans doute, c’est tout simplement que j’en rêvais putain! Prendre mon sac à dos (cette fois) et partir découvrir le monde (une partie en tout cas). J’ai « envié » pendant longtemps tous ces voyageurs en mode backpackers dont je lisais les récits (mais bon, parait qu’on a pas une super réputation…). Donc cette fois, c’était mon tour! Ça devait l’être avant de regretter ne pas l’avoir fait! Et surtout, j’ai eu l’impression fin 2014 en rentrant de mon 1er voyage à l’étranger, de m’être arrêtée alors que je commençais tout juste.

C’est là où tu te dis sans doute, « Bah, alors, qu’est ce qu’elle m’emmerde putain!? Elle vit un truc de ouf, réalise son rêve, alors je ne vois vraiment pas où elle veut en venir, sauf si ce n’est me narguer peut être?! ». Et tu as raison. Mais non! Pas sur le fait que je veuille te narguer bien sur!! 🙂 Je réalise un rêve et c’est une grande satisfaction personnelle, c’est clair. Néanmoins, je ne vis pas tous les jours un rêve éveillé, il faut que tu en sois conscient(e). Et tu dois le savoir, faire des choix revient aussi à les assumer! Et c’est là que je veux en venir. Tout n’est pas tout blanc ou tout noir dans la vie. Un jour, dans la boutique où je bossais il y a quelques années, une maman a dit en parlant à sa fille qui n’arrivait pas à se décider entre 2 articles, « choisir, c’est renoncer« . Vu dans ce contexte, cela a un côté complètement superficiel, je te l’accorde! :-). Néanmoins, cette affirmation d’André Gide est toujours d’actualité et on pourrait passer une soirée à philosopher dessus selon moi. Mais laisse moi t’expliquer…

Assumer mon choix de voyage, c’est assumer d’être loin de ma famille, de ne pas voir grandir mon neveu et mes filleules (dont ma nièce), de ne pas être présente dans des moments importants et/ou difficiles de leur vie à tous, d’avoir parfois l’impression d’être complètement à part, et de rater des choses.

C’est aussi assumer le fait d’être seule et de n’avoir personne à qui parler où me confier dans les coups durs, comme cela l’a été à l’hôpital à Kobe. C’est d’être confrontée à moi même en cas de problèmes, et de ne pas pouvoir compter sur le soutien de qui que ce soit.

C’est assumer parfois d’être envahie de doutes et de questions sur le fait de voyager. Je pense que voyager à 20 ans et voyager à 30 ans, n’est pas la même chose (en ce qui me concerne en tout cas, je sais que ma réalité, ne sera pas la réalité d’un(e) autre).

C’est assumer de ne pas avoir de réel chez soi, et d’avoir une vie de nomade, qui même si elle est excitante et chouette, peut aussi être fatigante.

C’est assumer de ne plus avoir autant de contacts réguliers avec mes ami(e)s.

Assumer mon choix de voyage, c’est aussi et tout simplement accepter que la vie continue sans moi pour eux tous, et de ne plus trop réussir à trouver ma place à mon retour (si retour il y a bien entendu) dans un quotidien qui n’aura plus été le mien pendant un moment. Et je parle bien entendu par expérience.

Ce voyage me transformera à nouveau, et le retour dans « ma zone de confort » ne se fera certainement pas sans mal. D’ailleurs, je n’en voudrai sans doute plus de cette « zone de confort ». Ce voyage, ce n’est pas une soi-disant « parenthèse » dans ma vie… C’est ma vie, purement, et simplement. Et la vie, tu le sais, est loin d’être un long fleuve tranquille, que ce soit en France, ou à l’étranger. Je t’éviterai les longs discours sur la société dans laquelle on vit, sur les « moules » dans lesquels on essaie de nous faire rentrer, et en quoi le voyage peut-être une formidable expérience de vie qui te bouleversera profondément et te fera changer ta vision du monde et de la vie en général. Il y a déjà pleins d’autres blogueurs qui le font parfaitement pour moi. Faire un choix, prendre une décision, c’est dire oui à quelque chose, et dire non à une autre. Et parfois, ce peut être difficile. D’où la difficulté d’assumer ses choix… Ce post ne se veut pas pessimiste, mais réaliste. Une réalité qui me rattrape depuis quelques mois.

Assumer mes choix, c’est accepter (saches que je ne parle qu’en mon nom) de me sentir parfois déchirée entre différentes possibilités, et de me demander parfois si j’ai fait le « bon » choix.

New York

Au bout du compte, j’en ressortirai grandie, et j’aurai la satisfaction d’avoir réalisé des choses qui me tenait à coeur, et c’est je crois, le plus important…

Je terminerai sur cette citation du livre « Le moine qui vendit sa ferrari »  (oui, les bouquins de développement personnel, je connais bien 🙂 ):

« Il n’y a pas d’erreur dans la vie, il n’y a que des leçons. Il n’existe pas d’expérience négative, il n’y a que des occasions de mûrir, d’apprendre et d’avancer le long de la voie de la maîtrise de soi. La force vient de la lutte. Même la douleur peut être une enseignante. »

Robin S. Sharma

Bien à toi cher(e) lecteur/lectrice. Tchuss!!

Carnet de route

LE SAVAIS-TU?

Comment ça, tu ne lis pas dans mes pensées et tu ne sais pas de quoi je parle?! M’enfin… Je vais être honnête, je ne suis pas vraiment à jour actuellement dans les articles que je poste, et aujourd’hui, je vais faire un petit bond en arrière pour te parler de la fin de mon séjour à Hiroshima. (rooohhh, ça va, je sais que ça commence à dater…)

Oui, oui, j’y viens, j’y viens!!

Il me semble important, en tout cas ça l’est pour moi, car toi, tu n’en as peut être rien à carrer après tout, de te parler du match de baseball que je suis allée voir (en solo au passage), lors de ma dernière soirée à Hiroshima. Donc oui, on va parler sport, et on va parler Baseball!! Mais juste un peu promis, je ne vais pas te gonfler en te parlant du côté historique de ce sport dans le pays, et d’autres trucs barbant. ^^

Non, mais tu le savais-toi que le baseball est l’un des sports nationaux du Japon?? Mais si, je te jure! Alors pour ma part, ça fait longtemps que je le sais. Tu dois (à priori) être au courant que je suis tombée (je tombe souvent, dans les crêpes…sur le bitume… faut le savoir) dans les mangas (cette fois) quand j’étais petite avec le Club Dorothée (j’ai le générique qui résonne dans la tête maintenant). Théo ou la batte de la victoire, ou comment avoir envie de pleurer quand tu entends le nom français, alors que le nom du manga en japonais est Touch… No comment! Tu l’auras deviné bien entendu, ça parle de baseball, et d’un triangle amoureux (comme souvent). C’est comme ça que j’ai appris que le baseball était réputé au Japon.

Non, ne sois pas désobligeant(e) s’il te plait en me faisant remarquer que ce n’est pas de ta génération, que tu es trop jeune, et que tu ne connais pas ce manga, je te vois venir. Et de toute façon, je m’en fous parce que la plupart des gens que je rencontrent me donnent 26/27 ans (et parfois moins), non mais! 😉

Où j’en étais moi… Ah oui, le match de baseball! Hiroshima a une très bonne équipe: Hiroshima Toyo Carp!

Waouh! Et bien, je ne sais pas si c’est partout pareil, mais ici, que d’animation dans les rues lors d’un match! Je n’ai pas souvent eu l’occasion d’assister à un match de quoi que ce soit dans ma vie, donc c’est un peu une grande première pour moi.

J’ai loupé l’opportunité d’assister à un match de baseball à Kobe avec les résidents d’OEH (mon tout 1er volontariat, suis un peu, merde!), mais j’ai toujours gardé en tête de pouvoir en voir un à Hiroshima. Et j’ai eu de la chance, je te dis! Car un jour où j’errai dans les rues de la ville (mon passe temps favori, c’est toujours comme ça que je découvre des choses), je me suis retrouvée à suivre cette foule qui m’a finalement amené au stade de baseball Mazda Zoom Zoom (toi aussi, ça te fait sourire ce nom?). Et c’est là, que je suis allée me renseigner pour les prochains matchs qui étaient tous complets, sauf pour celui du 30 Juin, où il restait encore un peu de place mais uniquement dans les gradins des visiteurs (l’équipe adversaire quoi). Du coup, j’ai pas trop réfléchi et j’ai pris mon ticket.

J’aurai peut être dû néanmoins, faire quelques recherches sur internet pour connaître les règles du jeu (ahah!!). Mais comme je suis une meuf plutôt chanceuse, il s’est avéré que je n’étais pas la seule gaïjin (étrangère) dans les gradins des visiteurs. Un couple assis du même côté que moi était là. Du coup, je me suis dit qu’il connaissait forcément les règles du jeu… Et ouais, en voyage, même quand tu es seul(e), et bah tu ne le restes pas longtemps en fait. Lupe, un grand fan de baseball et ancien entraineur, en vacances au Japon avec sa femme Jean (comme Jean grey des Xmen pour la prononciation, ne me demande pas pourquoi, c’est le 1er exemple qui m’est venu en tête), était ravi de pouvoir m’expliquer les règles et répondre à mes questions. Il trouvait ça dingue que je sois au match, alors que je ne connaissais absolument pas les règles!

Je devrai sans doute te dire d’où ils viennent, mais je vais faire planer un peu le mystère et te dire qu’un autre post suivra celui ci concernant une future destination… 😉

C’était cool ce match, vraiment! Pas uniquement pour le jeu, mais aussi pour l’ambiance. J’avais mis une vidéo sur ma page facebook pour te montrer que c’est assez festif du côté des supporters. Si tu l’as raté, no problemo, clique ici , tu pourras voir des vidéos du match! On repassera pour mes talents de vidéaste par contre. 🙂

Alors, il y a eu un moment dans le jeu où tous les supporters reçoivent un ballon de la couleur de l’équipe qu’ils soutiennent, pour un super lâcher de ballons au signal de je ne sais pas qui d’ailleurs. C’est super joli à voir. Néanmoins, comme je n’avais pas compris, j’ai fait un noeud au mien… Donc, quand tout le monde a lâché son ballon, bah forcément je me suis retrouvée comme une débile à garder le mien dans la main, essayant de défaire le noeud… Heureusement que le ridicule ne tue pas!

Voilà, c’est fait! Je peux rayer « voir un match de baseball » de ma to do list maintenant.

Te raconter cette soirée me semblait important car elle n’est pas anodine dans la suite de mon aventure. Je t’en parlerai très prochainement. 🙂

En attendant, je te laisse avec quelques photos du match et de la ville d’Hiroshima.

またね!! (matane= à plus)

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Carnet de route

QUI L’EÛT CRU?

Si tu ne me connais pas, saches qu’il y a quelques années, jamais tu n’aurais pu m’imaginer, moi, allant à la campagne… Je suis une fille de la ville, j’ai vécu et grandi en ville. Je pense qu’avec mes amis, si on s’était dit qu’un de ces 4, j’irai travailler comme volontaire dans une ferme organique, et bien on se serait certainement tapé un putain de fou rire! Et pourtant, non seulement je suis allée en campagne japonaise, et en plus, j’ai aimé ça. Truc de dingue!

La nature, clairement, ce n’était pas vraiment mon truc. Mon voyage en Nouvelle Zélande il y a 3 ans m’a fait changer d’avis. Peut être aussi qu’avec l’âge, j’ai changé et que je trouve une certaine sérénité dans la nature. Le voyage m’a permis et me permet encore, d’en apprendre davantage sur moi même, et aujourd’hui, je dois dire que je me surprends à avoir préféré passer du temps dans ce que j’appellerai le vrai Japon, loin de la frénésie des grandes villes et hors des sentiers battus. C’est par un sacré concours de circonstances, et aussi parce qu’une personne plutôt bienveillante à mon égard m’a parlé de Totorri, que je me suis retrouvée à chercher un nouveau helpx dans ce coin là, et c’est comme cela que j’ai trouvé l’annonce de Simon à Kasara Farm… Et là, ça a été le début d’une véritable histoire d’amour…

Morgane, Julien, Simon et le shitake man comme on l’aime l’appeler

La vie est parfois bien faite. Cette personne bienveillante dont je parlais tout à l’heure m’a dit (et je le cite, il s’appelle Antoine) qu’elle était sûre qu’il n’y a pas de hasard et que la route m’a naturellement amené à Tottori (où plutôt sa préfecture). Moi aussi à dire vrai, je ne crois pas au hasard, et encore plus en voyage. Il m’est arrivée trop de trucs pour que je continue de croire que ce ne sont que des putains de coïncidences! N’en déplaisent à certains, et peut être à toi, c’est ma vision des choses. « L’apaisement n’est pas toujours où on le croit ». Ces paroles prononcées par une personne qui m’est proche ont résonné longtemps dans ma tête. En effet, à Kasara Farm, je me suis sentie sereine entourée par ces paysages magnifiques, au milieu de rien si ce n’est la nature et rien d’autre… Et ces personnes qui y vivent, j’en suis tombée amoureuse. Tu dois sans doute te dire « Mais qu’est ce qu’elle raconte, elle a craqué ou quoi?! Tombée amoureuse des gens qui y vivent…? Ok… » Bah oui, mais qu’est ce que tu veux que je te dise! Cet endroit, je l’ai aimé, et ces personnes que j’ai rencontré aussi. Il émane de chacune d’elles une réelle gentillesse.

J’y étais venue avec une réelle envie d’apprendre le travail dans une ferme organique, et de faire des choses que je n’avais jamais fait de ma vie. Et bien j’ai été servie pour le coup! Moi, Julie, apprenant à utiliser une tronçonneuse, à couper du bois à la hâche (enfin ce n’était pas une hâche, mais je ne me rappelle plus du nom), à travailler dans un champ de riziculture, à cueillir des shitake (champignons), à semer des graines pour ensuite planter les pousses, à faire du jardinage et bien d’autres choses encore.
Et bien whaouhhh!! Quelle expérience cela a été… Et une fois le travail fini, c’est l’heure de se relaxer. On joue de la musique, on discute autour d’un bon repas, on mange des crêpes (entre autre), on saute sur le trampoling (si si je te promets, il y a en un mini)… Il fait bon vivre là-bas, parmi ses gens qui m’ont accueilli et m’ont dit que je faisais partie de Kasara family maintenant. Si j’y suis retournée une 2ème fois, ce n’est pas pour rien…

En plus d’avoir vécu une super expérience là-bas, j’ai aussi eu l’opportunité d’assister à 2 festivals. Le premier, un marché de créateurs annuel auquel mes hôtes participaient en y vendant du curry. Simon y vendait aussi son riz, et 2 de mes autres hôtes, Shoji et Yao y jouaient de la musique. Ce marché a eu lieu dans une ancienne usine de saké qui est désormais une maison familiale. Si tu as lu mon tout premier post (Une crêpière chez les babos Japonais), alors tu sais que j’y ai aussi eu mon tout premier projet crêpes! J’hallucine encore de cette chance que j’ai eu… Dans la campagne japonaise, sur un marché de créateurs, à vendre mes premières crêpes. Je n’en reviens toujours pas…

Le 2ème festival auquel j’ai assisté, n’est absolument pas connu au Japon et est donc complètement local: Ashibune festival. Construction de bateaux de paille sur lesquels on naviguera, feu de bois géant autour duquel tout le monde danse, chanteurs et chanteuses sont là pour animer et rythmer le festival, session de djembés… Ce festival sur 3 jours, c’est l’occasion pour tous les participants d’être ensemble, de faire la fête et de se tourner vers la nature, de la célébrer. Là encore, quelle chance d’avoir pu être là! J’y étais avec Carmel avec qui j’ai campé en pleine forêt. Je me suis souvent dit que j’étais chez les hippies Japonais… Des personnes simples, vraiment cool, avec un look plutôt babos et qui savent profiter pleinement des bonnes choses de la vie. Des gens adorables en somme, intéressants, et ouverts vers l’autre. Une belle expérience!

Ashibune festival, le samedi soir

J’ai été très surprise de trouver en campagne beaucoup de Japonais à parler anglais. L’ idée reçue comme quoi les Japonais parlent peu anglais excepté dans les grandes villes a complètement volé en éclats. Ma vision du Japon n’est aujourd’hui définitivement pas la même que celle que j’ai eu lors de mon 1er voyage en 2014.

Premier Onsen également lors de ce festival. Tu sais, ces bains publics où tout le monde est à poil! Je dois dire qu’avec Carmel désormais, on a dépassé un stade et que l’on sera sans doute amie pour la vie. C’est assez particulier quand même…. Il y a eu cette petite fille qui nous regardait toute les 3, Chihiro, Carmel et moi. Au début, j’ai bien pensé que c’était peut être à cause des tatouages (pas vraiment bien vus dans ce genre de lieux publics), mais en fait, elle a cru que l’on était un groupe de hip hop… Ça, c’était bon tellement c’était drôle et inattendu!

Kasara Farm m’a vraiment apporté son lot de belle choses… J’y ai vécu de merveilleux moments, rencontré de belles personnes, et eu beaucoup de fous-rire. Autant avec mes hôtes qu’avec les autres bénévoles (Léa, Julien, Morgane et Carmel). L’une des meilleures expériences (de vie) de ma vie!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Carnet de route

I HAD A DREAM…

Ah, le Japon… Tu te demandes sans doute (ou pas après tout) ce que je fais dans ce pays aux antipodes de la France? Et bien laisse moi te dire que si mon idée de blog sur les crêpes te parait sympathique et originale, je ne peux pas en dire autant sur les raisons qui m’ont amené ici. Gamine, j’étais fan du Club Dorothée. Tu vois venir la suite pas vrai? Les mangas, je suis tombée dedans dès mon plus jeune âge, et mon intérêt pour le Japon s’est développé au travers d’eux. Je suis allée dans un lycée bien précis à Rennes, spécialement pour apprendre le japonais. C’était ma motivation principale! Si tu crois pour autant que je suis capable de me débrouiller dans la langue, tu te fourres bien profond le doigt dans le nez (ou dans l’oeil, c’est quoi l’expression déjà? :-)). Le lycée, c’était il y a une dizaine d’années maintenant (aïe aïe aïe, ça me fait mal aux yeux de lire ça!), et je n’ai pas pratiqué mon japonais depuis. Donc, j’ai des bases, et c’est déjà un bon début tu me diras, mais c’est tout. Prendre des cours de japonais devrait pouvoir se faire cet été là où je serai! J’ai hâte! Ma compréhension est meilleure, mais parler est plus compliqué.

Mais c’est pas le sujet! Le Japon, j’en ai rêvé depuis tellement d’années… Mon premier voyage ici, fin 2014, a été fort en émotions. Si toi aussi, tu as déjà réalisé un (ou des) rêve, alors tu sais certainement de quoi je parle. Réaliser quelque chose qui te tient vraiment à coeur, ce n’est pas rien…

Une autre chose qui me tenait vraiment à coeur, c’était d’être au Japon pendant la période des cerisiers en fleurs, les fameuses sakura (nom japonais). Et bien c’est chose faite maintenant!

La floraison de ces fleurs varie d’un endroit à l’autre du Japon, mais pour ce qui est du Kansaï (là où je suis arrivée), c’est généralement de fin mars à mi avril. Les Japonais ont pour coutume de célébrer cette période en pique niquant sous les sakura, c’est ce que l’on appelle Hanami (ou littéralement, la contemplation des arbres en fleurs). Cette tradition est très ancienne, et même si aujourd’hui elle perdure, j’ai déjà entendu plus d’une fois, que les Japonais avaient aussi tendance à se pochtronner la gueule sévère. Il est aussi coutume de boire de l’alcool pendant Hanami, et les Japonais ont eux aussi le sens de l’excès. Pour ma part, je n’ai pas eu l’occasion de voir ça de mes propres yeux, mais j’ai entendu des témoignages d’autres voyageurs.

Enfin bref, voir ces arbres magnifiques en fleur était aussi l’un de mes plus grands rêves… Done!! Je voulais aller initialement au Japon en mars/avril 2016, mais bon, il m’a fallu un peu plus de temps que prévu pour économiser… C’était pour 2017 et pas une autre année cette fois, merde!

Ce diaporama nécessite JavaScript.