Carnet de route

BACK TO THE END

Ok, Ok… Bon, par quoi qu’on va commencer…?

Je te raconterai bien la fin de mon voyage l’année dernière mais après des mois et des mois d’errance sur ce blog, je me demande vraiment si ça en vaut le coup maintenant…

Melbourne me semble lointain maintenant, et les derniers mois passés en Asie avant mon retour en France aussi.

Je vais quand même te faire un petit topo rapide.

Fin Octobre 2018, je quittais l’Australie pour me rendre au Cambodge, où je suis restée 2 bonnes semaines au total. Nope, je n’y ai pas fait de crêpes, mais j’y ai vécu une expérience de volontariat enrichissante. J’y allais pour ça surtout, après avoir hésité longuement avec le Vietnam (pays que je rêve aussi de visiter un jour), j’ai pris la décision de me rendre au Cambodge et de tenir la parole fait à mon futur hôte 1 an auparavant (soit en 2017). Le Cambodge a peut être été l’un des voyages qui m’a apporté le plus de questionnements. Des questions sur ma manière de voyager, sur comment je souhaitais voyager, et sur ma manière de voir le monde en général en fait.

Les pays d’Asie (surtout les plus sous développés) sont riches en contraste. Il y a d’un côté ce que nous touristes voyons, ce qui a été fait et pensé pour le tourisme de masse, et de l’autre côté, la réalité du pays. J’ai eu la chance d’avoir pu passer quelques jours dans un village, dans la famille de cet homme qui a été mon hôte, et de vivre un style de vie totalement rudimentaire, loin, bien loin de l’animosité de Phnom Penh et du confort que l’on peut trouver en auberge de jeunesse ou en hôtel.

J’ai visité les temples d’Angkor, et là encore, aussi magnifiques soient-ils, les questions se sont bousculées dans ma tête. Si la surfréquentation de sites classés à l’Unesco (et pas qu’eux d’ailleurs) amènent progressivement à la détérioration des ces lieux, alors j’en suis aussi une actrice…? Est ce vraiment ainsi que je souhaite continuer à voyager? En allant découvrir ces lieux  connus mondialement, et en participant aux dommages environnementaux que cela cause? Hum… Ça donne à réfléchir…

J’aime pas beaucoup les guides touristiques à la base et en fait, je crois que ça ne m’intéresse pas trop de « découvrir » les endroits conseillés et recommandés par eux. Pour paraphraser ma pote Edes (rencontrée au Japon), je dirai surtout qu’ils sont de parfaits guides pour savoir où ne SURTOUT PAS aller.

Ne méprends pas mes paroles, je ne dis pas non plus que je n’en ai jamais utilisé. Ma semaine à New York en 2016 avait été bien rentabilisée grâce à mon petit guide de poche. A chacun et chacune sa manière de voyager après tout. 😉

Bon, comme je t’ai dit que j’allais te la faire courte (parce que c’est pas comme si cela faisait 1 an que je n’avais rien écrit), je vais pas non plus passer tout mon post à te parler du Cambodge. 🙂

Et puis pour la 3ème fois en 4 ans, je suis de nouveau retournée dans mon pays coup de coeur, le Japon.

Ahah, j’ai un rapport un peu particulier avec ce pays que j’aime passionnément mais que parfois il m’arrive de détester. Entre l’amour et la haine, il n’y a qu’un pas, n’est ce pas? 🙂

Je suis restée un mois au Japon, et ça m’a fait mal au cul! Bah ouais, c’est à dire, que je n’ai quasiment pas fait de volontariat et que j’ai du payer presque tout le temps pour mon logement. Je dis presque parce que je suis retournée voir mon hôte de Kobe, qui a une maison de campagne à Kamikawa non loin d’Himeji où je suis restée quelques jours en tant que volontaire. Et comme je kiffe trop passée des nuits pourries, j’en ai passé une aussi à l’aéroport quand je me suis rendue à Okinawa sur l’île d’Ishigaki (l’archipel des Ryukyu pour la petite note géographique et culturelle 😉 ).

Et puis j’ai revu Matt et Nori, mes hôtes de Matsuyama (été 2017), qui ont déménagé sur l’île de Shodoshima où je suis restée 3 nuits, et où j’ai eu une nouvelle opportunité de faire des crêpes et d’en vendre, lors d’un évènement qu’ils avaient organisé. Tu me connais, j’ai sauté sur l’occasion! 😉

J’y ai aussi vu mon cher Alex, mon binôme en cuisine à Melbourne qui était aussi en voyage au Japon avec Fabia sa chère et tendre. C’était marrant de se voir là-bas…

Et puis ce fut l’heure du retour en France, d’abord à Paris où j’atterrissais (pour une dernière nuit en auberge), puis à Nantes où j’ai retrouvé ma soeur Mélanie. Ce jour là, je fêtais mes 33 ans.

Whaou… C’était déjà il y a bientôt 1 an putain… Le retour a été fait de hauts et de bas, sans doute plus souvent de bas que de hauts en fait. C’est tellement pas drôle de rentrer de voyage. Un coup tu voyages, un coup paf! c’est fini… Ouais c’est assez brutal en fait. Bonjour la déprime et les étapes par lesquelles on passe. Je n’ai jamais été du genre à raconter mes voyages, déjà parce que je ne sais pas par quoi commencer, que je ne peux pas non plus le résumer en 20 minutes, et que les quelques questions du genre « C’était bien? », « C’est lequel le pays que tu as préféré? »… Enfin tu vois quoi, ce genre de questions bateau, un peu toute faite, dont clairement, même si elles sont bien intentionnées, et bah tu ne sais pas trop quoi en foutre, tout simplement! Du coup, je passe pour la fille blasée qui visiblement ne semble pas vouloir partager son expérience. Mais je vais te dire un truc qu’une personne qui m’est chère m’a dit un jour: « Comment partager une expérience quand on a pas de base commune avec l’autre? ». Ce n’est peut être pas tout à fait ses mots, mais l’idée est là. Ça m’a aidé à déculpabiliser en tout cas.

Et puis, il y a la question des amis… Quelle place tu as encore dans leur vie, mais aussi quelle place ils ont encore dans la tienne… Je n’ai pas encore tout à fait la réponse, bien que celle que je commence à entrevoir ne me plaît pas beaucoup…

Ouais, un retour en dent de scie en somme, ou les décalages ne sont pas qu’horaires… (ok, je sors)

Après 4 mois en France, à continuer à trimballer mon sac à dos sans réellement me poser nulle part, à passer plus d’1 mois sans jamais dormir plus d’1 semaine au même endroit, à vivre la déprime post-voyage, ou même tiens à me prendre la tête avec mes proches pourquoi pas (sisi), c’est finalement à Londres que j’ai décidé d’aller me poser un peu.

Une fois n’est pas coutume, j’y ai trouvé un poste de crêpière et c’est donc le 17 Avril dernier que je me suis envolée pour une toute nouvelle aventure!

Cela fera bientôt 8 mois maintenant que je suis ici, mais je ne t’en dis pas plus pour l’instant, et je tâche d’écrire plus vite cette fois (ou pas 😉 ) mon prochain post pour t’en parler davantage.

See you later gator! 🙂

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Carnet de route

QUAND T’AS UN RESSORT DANS L’CUL

Des fois, dans la vie, il se passe pas grand chose. Bah si, il se passe pas toujours des trucs de ouf dans la vie de tous les jours t’es d’accord quand même ? Et puis ya des fois, elle est faite de tellement de rebondissements que tu ne sais même plus toi même dans quelle direction regarder bordel !

Mi-août, je quittais mon travail à la crêperie pour partir en Nouvelle Zélande pour 3 semaines. Ce qu’il y a de comique dans cette situation, c’est que j’ai réalisé que je faisais exactement les mêmes pays qu’il y a 4 ans, mais dans le sens inverse cette fois-ci… 2014, j’ai fait NZ, Australie, Thaïlande et Japon, et depuis 2017, j’ai fait Japon, Thaïlande, Australie, et NZ… Euh… What’s the fuck Julie ?? Bon ok, il y a quand même eu Hawaï entre 2, mais quand même. Bon ok, je suis aussi retournée dans les mêmes pays parce que cette fois ci, j’avais des visas, mais quand même !! Et la Thaïlande, j’y suis retournée parce que j’avais pris un billet multi-destination lors de mon retour en France en octobre 2017, et que Bangkok s’est avéré être la destination la moins chère… Ok, mais QUAND MÊME !!!

Pour la NZ, j’y suis retournée pour rendre visite à ma cousine Lucie et son mari Leon, ainsi que Theresa (de Matsuyama l’été dernier). Mais j’y ai aussi revu Stéphane, Tanguy et John, respectivement du Japon et de Wellington (pour les 2 derniers), il y a 4 ans. Et tu sais quoi, et bah c’était super cool ces retrouvailles. Même les retrouvailles avec Wellington ont été chouettes ! J’y ai vécu 7 mois de 2013 à 2014, et y remettre les pieds était en même temps étrange et génial. J’en ai profité durant mon séjour pour aller tout au nord de l’île du nord, chose que je n’avais pas faite à l’époque, pour aller vers Pahia, et Cape Reinga.

Je suis retournée manger des crêpes là où je bossais avant, et comme le monde est tout petit petit en fait (sisi), et bah j’ai même fait la connaissance de Pierre qui y bosse. Il est de Nantes et fait partie comme moi du même groupe privé sur facebook « Jette toi àl’eau ». Si ça c’est pas dingue !

J’ai eu les boules de ne pas pouvoir revoir mes anciens colocs. Ils étaient en Russie (ou en Allemagne, je sais plus). Elle, Liza, est Russe, et il, Konrad, est Allemand. Ils se sont mariés il y a 3 ans et ils ont eu une petite fille cette année, Zoé. Ça aurait été tellement cool de les revoir… Mauvais timing quoi ! Mais je garde espoir, ils reviennent régulièrement en Europe !

J’ai aussi eu les boules de ne pas revoir mon ancien manager Thomas, à Auckland, qui ne s’est pas donné la peine de me dire les jours où il bossait, histoire d’éviter que je ne me déplace pas pour rien. Ah bah si, je me suis déplacée pour rien, et j’ai perdu des tunes. Merci, c’est cool! T’aurais au moins pu avoir la décence de me mentir si tu ne voulais pas me revoir. Mais bon, c’était surtout juste la preuve que tu t’en battais les couilles. Qu’à cela ne tienne, ce n’est finalement pas une grosse perte.

Puis je suis revenue à Melbourne début Septembre, où je suis restée de nouveau 15 jours.

2 semaines ou j’en ai profité pour:

  • revoir Matt et Amelia (mes colocs), ainsi que Godelaine (mon ex manageuse)
  • faire un nouveau tatouage (oui oui, encore un)
  • aller au théâtre avec Alex voir une pièce d’horreur trop stylée
  • prendre un dernier verre dans mon bar préféré à Yarraville
  • me faire une session ciné en solo (parce que la cinéphile que je suis était en manque)
  • rencontrer un des membres du projet Avatar (un programme de développement personnel)
  • passer du temps avec Michael-Angelo, un de nos clients chouchous de la crêperie
  • enfin tester le Pancake Parlor (une chaîne de restos de pancakes)
  • prendre mes billets d’avion pour la suite de mon voyage
  • finalement dire au beau gosse de la rue où je bossais à quel point je l’avais toujours trouvé trop beau… (parce que les mecs aussi apprécient les compliments)

A la base après Melbourne, j’étais censée aller sur la côte est en me cherchant un bénévolat et puis j’ai fini par me dire « Fuck ! Je vais surtout m’en chercher un qui me plaît peu importe où il est ». Et j’en ai trouvé un du côté de Perth sur la côte ouest.

Ouais bah c’est bien gentil tout ça, mais j’ai un peu pas pensé que l’Australie, c’est pas le Japon ou même la Nouvelle Zélande et que les distances d’une ville à une autre ne se font pas juste en 10h de car… Et je n’avais pas non plus prévu que le billet d’avion pour Perth soit si cher, car soit dit en passant, Perth serait la ville la plus isolée de l’Australie de l’ouest.

Et ouais ça t’en bouche un coin ça, hein ? Et non, s’il te plait, ne me réponds pas « c’est ton cul qui me bouche la vue », on me l’a déjà faite celle ci, merci.

Donc ouais, comme tu le sais, j’avais trouvé un bénévolat dans cet Ashram à Fremantle du côté de Perth, et du coup au lieu d’aller du côté est comme c’était initialement prévu, et bien je suis allée du côté opposé.

Je réalise, en écrivant, que de toute façon, depuis que je voyage, partir dans le sens inverse de là où j’étais supposée aller à la base est l’histoire de ma vie. Combien de fois je me suis paumée en prenant la mauvaise direction…

Donc bref, je suis allée de l’autre côté comme tu l’as compris.

Et puis sur un coup de tête, et puis aussi parce que j’en avais marre de réfléchir à ce que je pourrai bien faire sur la côte ouest du pays après mon bénévolat (et pourtant, ce ne sont pas les choses à faire qui manquent, mais je n’ai pas réussi à faire un choix…), et bah j’ai décidé de me casser carrément du pays tiens, et d’aller à Bali pourquoi pas! Je voulais aller à Java à la base (toujours en Indonésie), mais c’était plus cher, donc j’ai choisi Bali.

Ah, Bali, Bali, Bali….Qu’est ce que tu es bruyante putain ! Et la circulation chez toi, on en parle ou pas ? A croire que c’est dans tous les pays d’Asie que c’est n’importe quoi comment vous roulez. Après 20 min sur mon scooter, je me suis dit que ce n’était peut être pas l’idée du siècle… Et c’était seulement ma 1ère journée sur l’île. Et puis pour me challenger un petit peu plus, ce n’était plus seulement ma vie qui était en jeu, mais aussi celle de ma pote Edes, retrouvée ici plus ou moins par hasard. Elle est drôle cette meuf ! Je suis vraiment contente de l’avoir revue et d’avoir pu partager un bout de nos voyages solo respectifs ensemble (elle est pas un peu chelou cette phrase?).

On s’était rencontrées au Japon l’année dernière à OEH à Osaka. Elle a quitté le Japon pour voyager elle aussi.

Au bout du compte, je ne nous aurai pas tué toutes les 2, par contre plus jamais ô grand jamais je ne reconduirai de nuit à Bali. Là, c’était flippant ! D’une, on ne voit rien (même avec les lumières du scooter), de 2, la route empruntée était vraiment merdique de jour, alors de nuit, je te raconte pas… Et de 3, merci bien tous les moucherons que je me prenais dans la gueule, putain ! Ok, les rizières de Jatiluwih étaient magnifiques et en valaient grave le coup, mais quand même, la prochaine fois (note pour plus tard), penser à y aller plus tôt que ça dans la journée… J’ai pas juste conduit 30min en scooter hein, là je te parle de plus de 3h aller-retour.

Bien sûr, les voyages, ça va aussi avec son lot de galères sinon, c’est pas marrant. Edes s’est fait mordre/griffer par un singe à Ubud, et n’était pas vaccinée… J’ai cru que j’avais chopé la tourista… Je fais officiellement des réactions allergiques soleil/sueur sur le visage au niveau des lèvres… J’ai eu l’oreille droite bouchée tout le long de mon séjour (avant de finalement devoir aller voir un médecin à mon retour en Australie), et j’ai eu mon premier vrai tremblement de terre lors de ma 2ème nuit sur l’île tant qu’à faire…

De Bali (après quasi 2 semaines), je suis retournée en Australie où j’ai atterri à Brisbane. J’avais à la base loué une voiture pour 1 semaine pour me faire un petit road trip (la semaine du 22 Octobre), et descendre le long de la côte jusqu’à Melbourne. Mais bon, bah en fait je l’ai pas fait, parce qu’une fois arrivée à l’agence, je le sentais pas donc j’ai tout annulé. Et là ça a été le début d’une longue réflexion de ouf, sur où j’allais aller, comment j’allais y aller, et quand j’allais y aller.

Putain, ça m’a saoulé ! J’ai fait que ça réfléchir.

Mon but en allant sur la côte est d’Australie, était avant tout et surtout d’aller à Nimbin pour rencontrer Jean Marie. Lui et moi, on avait « fait connaissance » quand j’avais partagé la page facebook du blog sur différents groupes, il y a de ça plus d’1 an et demi. Il m’avait alors dit que si je passais un jour à Nimbin, que je serai la bienvenue. Tu dois le savoir maintenant, mais il faut faire attention avec moi à ce que tu dis, ça ne tombera jamais dans l’oreille d’une sourde… Pas question donc de quitter l’Australie sans le rencontrer et aller à Nimbin. Ça a toujours fait partie de mes plans bien avant d’arriver dans le pays.

Comme il ne me restait plus qu’une semaine avant de quitter l’Australie, et que je devais être dans le week end à Melbourne pour revoir Matt et Amelia, et rencontrer leur petite fille (car oui elle a accouché ^^), ça a été une putain de prise de tête pour l’organisation de cette semaine qui s’est faite à l’arrache.

Bien que cela aura été très court, j’ai réussi à faire ce que je voulais : Brisbane, Gold Coast, Byron Bay et bien entendu le plus important, Nimbin ! J’y aurai passé 2 jours en compagnie de Jean Marie. Cette rencontre a été complètement folle, inattendue, mais surtout, surtout inoubliable…. Je ne m’attendais certainement pas à ça en allant rencontrer cet inconnu qu’au final je ne connaissais pas… Et je suis partie de ce tout petit village hippie (où la marijuana est légalisée au passage), en me faisant un ami pour la vie… Une rencontre magique… Et sans m’en apercevoir, ni même m’y attendre, je me suis retrouvée les larmes aux yeux à l’aéroport de Gold Coast, triste de déjà lui avoir dit au revoir…

Et me revoilà de nouveau à l’aéroport de Melbourne le samedi 27 au soir, aéroport que je commence à très bien connaître désormais… Il ne me restait que 48h à Melbourne avant de reprendre l’avion pour quitter cette fois pour de bon le pays. Rachou (mon ex manageuse) m’a hébergé 1 nuit, et j’ai passé la fin du week end avec Amelia et Matt à Torquay (ouais je sais, ça te parle pas du tout cette ville pas vrai?). J’ai fait la connaissance de baby Daisy Grace Hall, et putain je peux te dire qu’elle est trop trop belle… Je suis vraiment contente d’avoir pu les voir une dernière fois et d’avoir rencontré leur fille. En même temps, je me suis fait partir de Melbourne exprès, pour être ainsi sûre de les revoir. Ils vont beaucoup me manquer. J’ai vraiment eu de la chance de tomber sur des colocs aussi cools.

Et voilà, c’est la fin de mon working holiday visa en Australie… Après un dernier rdv avec ma thérapeute (oui oui, tu as bien lu, et non, je ne t’en avais pas parlé jusqu’à présent) et chez le médecin pour mon oreille le lundi 30 Octobre, il ne me restait plus que quelques heures à attendre avant de me rendre (encore) à l’aéroport pour cette fois-ci m’envoler direction le Cambodge !

Je ne vais pas te mentir, cette ville va me manquer, je l’aime beaucoup. Et c’est bien normal après presque 1 an. Être à l’aéroport en sachant cette fois qu’il n’y aura pas de retour a été différent. Tu veux savoir si j’ai chialé ? Franchement, entre toi et moi, tu me connais maintenant ? Tu sais que je suis une putain d’émotive. La question ne devrait même pas te venir à l’esprit…

Melbourne, je t’aime fort, toi, et tous les gens que j’y ai rencontré (enfin, peut être pas tous, je suis pas non plus un putain de bisounours).

J’ai envie de te dire de prendre soin de toi, mais euh… Comment dire, tu n’es pas une personne quoi merde ! Alors je te dirai simplement de rester telle que tu es, une ville super cool où il fait bon vivre. Et rien à foutre des rabats-joie qui la ramène pour dire que tes trams sont old school et lents. Le vintage, ya rien de mieux !

Reste comme tu es Melbourne, tu me manqueras… ❤

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Carnet de route

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 2, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Salut lecteur/lectrice de mon cœur !

Je dois te prévenir, ce post va être un moment violon, dégoulinant de bons sentiments et d’amour pour toutes les personnes que j’ai rencontré à Melbourne.

Passe ton chemin si tu as peur d’être écoeuré(e)… Je ne t’en voudrai pas 😉 .

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été très sensible, voir même hypersensible.
L’amitié a toujours eu une place très importante dans ma vie, et ce très jeune. Mes ami(e)s sont devenu(e)s ma 2ème famille, celle que je me suis choisis.
J’ai de nombreuses blessures intérieures dû à un passé quelque peu chaotique et ce profond besoin d’être aimée a fini par me rendre dépendante (affectivement parlant) de mes relations amicales.

L’une des raisons qui m’a poussé à voyager a été de vouloir devenir davantage indépendante. D’apprendre à ne compter que sur moi même, et surtout d’apprendre à m’aimer moi en premier lieu. Et aussi de me « rassurer » sur le fait que mes amis, les vrais, seront toujours là à mon retour.

Encore une fois, je commence mon post de manière un peu détournée et je partage avec toi des choses qui me sont très personnelles. Ecrire est aussi un exutoire pour moi, mais j’évite généralement de trop te raconter ma vie, ou en tout cas de ne pas tomber dans des détails trop personnels.

J’ai cette chance dans ma vie de toujours faire de belles rencontres et de créer de jolis liens avec ces personnes. J’aime rapidement et fort les gens. Encore plus rapidement en voyage ou tout me semble décuplé. A Melbourne, tu dois t’en douter, des jolies rencontres, j’en ai fait… Pour la plupart à mon travail, c’est vrai.

Mes collègues sont devenus mes potes, ceux avec qui j’ai partagé beaucoup de bons moments, des fous-rire, ceux avec qui je partageais le plus clair de mon temps quand je ne travaillais pas, ceux à qui il a été difficile et douloureux parfois de dire au revoir. Parce que ça fait partie du jeu, en tant que backpacker, on se dit forcément au revoir à un moment donné ou à un autre. C’est comme cela, et je le sais. Mais je sais surtout, que je ne m’y habituerai jamais.

Cette année, j’ai vécu 2 vrais gros déchirements. Le genre de déchirement qui te fait te réveiller en larmes, qui en devient physique avec l’apparition de douleurs dans le corps (à chaque fois les mêmes pour les 2), et ou tu finis même par y trouver des similitudes avec un chagrin d’amour. Le genre de déchirement où tu te retrouves les larmes au bord des yeux dans le train, que la personne en face de toi l’a vu et t’a prêté un mouchoir avant d’engager la conversation et te faire un gros câlin…
Parce que c’était elle… Parce que c’était lui… Ceux dont je suis tombée raide dingue amoureuse (mais pas au sens où tu l’entends). Ça te paraît ambiguë ? Peut-être, mais l’amour et l’amitié sont 2 sentiments très forts, à la fois similaires et distincts, tu ne crois pas ?

Lui, tu le connais déjà car je t’en ai parlé dans mon précédent post, c’est Alex.

Mon binôme en cuisine, mon roc, mon rayon de soleil, mon Alexou chou (oui, j’aime donner des surnoms débiles). Celui pour qui j’attendais avec impatience le vendredi, jour où je le retrouvais enfin en cuisine pour le week end. J’ai toujours trouvé notre côté synchrone assez ouf, et notre binôme fonctionnait vraiment bien. Mais j’imagine que ce sont des choses qui arrivent lorsque l’on travaille main dans la main avec quelqu’un. Il a été celui qui m’a donné l’envie de me dépasser. Il a assuré dès le départ, je voulais lui ressembler. Et puis un jour, il est parti. C’était prévu, c’était comme ça. Il a quitté Melbourne avec Fabia, sa chérie, ou Fabiounette comme j’aime l’appeler.

Putain, j’en ai chié !

Mais elle, elle était toujours là. Elle, c’est Astrid, ma copine, ma confidente, mon amie, la 2ème Astrid de ma vie (la 1ère est en France et je suis la marraine de sa fille).

Celle pour qui j’ai écrit un « poème » rigolo avec les lettres de son prénom pour notre soirée en tête à tête avant son départ, celle qui m’a fait tellement rire avec sa petite tête toute mignonne, qui m’a parfois touché, qui m’accueillait tout le temps chez elle, avec qui j’allais tous les mercredi soirs à Chapel street à la danse mater le cul de notre prof d’afrobeats (et danser entre autre). Celle avec qui c’était devenu notre petit rituel d’aller au cinéma le lundi soir à Yarraville, en allant prendre un verre au Tiki bar avant. Elle est celle dont je suis devenue le plus proche intimement parlant, et qui m’a vu le plus de fois pleurer quand ça n’allait pas… Si lui est mon rayon de soleil, elle est mon étoile, et ça tombe bien, il y a le mot « star » dans son prénom 😉 (non, ne vomis pas surtout), et son surnom était Astro.

Non mais je t’avais dit que ça allait dégouliner d’amour et de bons sentiments, tu étais prévenu(e)… Ne viens pas te plaindre si tu en es à cette partie, j’y suis pour rien.

Elle est aussi et surtout celle avec qui l’on s’était lancé le défi d’aller chanter La Vie en Rose au ukulélé (la version de Cristin Milioti dans How I met your mother mais en français).

Il y a open mic (scène ouverte) tous les lundi soirs dans notre petit bar à Yarraville. On l’a fait ! Mais pas sans quelques verres d’abord et des encouragements des habitués. J’avais aussi répété avec Matt, mon coloc, un vendredi soir. Il est chanteur (sisi j’te promets). C’était une super soirée, un super souvenir, et surtout on l’a fait pour Alex. On était très souvent ensemble tous les 3 et il était parti depuis 2 semaines. Il nous manquait beaucoup. On lui a dédicacé cette chanson. Oui, oui, tu as tout compris, il y a une vidéo de notre magnifique performance ou tu nous vois chanter 50 secondes (je sais que tu aimerais bien la voir pas vrai ?).

Et puis elle est aussi partie… En Nouvelle Zélande avec Franck son amoureux. Ça a été dur de lui dire au-revoir… Et puis, truc de dingue, mais aussi parce que les plans changent en voyage, Alex et Fabia sont revenus… Pour mon plus grand plaisir tu t’en doutes ! Il est même revenu bosser à la crêperie. Je peux te dire qu’il s’en bouffe des câlins depuis qu’il est de nouveau là 🙂 .

Il y a des gens, tu aimerais pouvoir les garder dans ta vie, près de toi, car tu les aimes tant et si fort que tu ne conçois pas/plus de vivre ta vie sans qu’ils en fassent partie.

Mes sœurs me répètent régulièrement que je suis quelqu’un d’entier.

Rachel aussi me l’a déjà dit. Ah, Rachou ! Elle en aura chié (un peu) avec moi. Elle a été ma manageuse avec Godelaine (maman Gody comme j’aime l’appeler car elle était enceinte). Je te l’ai dit dans mon post précédent, j’ai eu une période difficile, et cela s’est fait ressentir au travail. Elles ont toutes les 2 été bienveillantes à mon égard et compréhensives. Avec le recul, je pense parfois avoir cherché le conflit avec Rachel. Mais elles ne m’ont pas lâché, et surtout pas viré ! 😉
Gody est elle aussi partie. Je n’ai pas du tout kiffé tous ces changements, mais bon, pas le choix pour elle, elle était enceinte, et a accouché de son polichinelle (Kynan de son vrai prénom) le 10 Juillet. Hâte de les revoir à mon retour de Nouvelle Zélande !

J’ai eu la meilleure des team à La Petite Crêperie. Audrey, ma tchikita préférée (oui oui, tout à fait, en référence à ce merveilleux chanteur qu’est Jul). Un vent de folie cette meuf ! Une de mes plus jolies rencontres de Melbourne.
Elisa, qui avait été « mutée » à la crêperie pour remplacer (mais pas dans nos cœurs) Gody en tant que manageuse. Une perle cette fille, toujours de bonne humeur, drôle, et son petit accent du sud, un régal !
Sarah (Sarounette) et ma jolie Jenny (mon poussin des îles 😉 ). Mon second binôme après Alex et la nouvelle serveuse après Astrid. Ça m’a fait bizarre au début. Mais j’ai appris à les connaître toutes les 2, et surtout à les kiffer! Je me rappelle m’être dit un jour, après que Jenny m’ait fait un gros câlin après un coup de déprime, que j’en avais de la chance de n’être entourée que de gens adorables. Je pense aussi à toi Océane, on s’est peu connue, mais tu fais partie de la team merde!

Je vous aime les meufs !

La Petite Crêperie, c’est un restaurant mais il y a aussi un kiosque où l’on ne fait que du take away. Je n’oublierai donc pas de mentionner Benoît, qui était toujours présent lors de nos soirées, Coco (Corentine) avec qui j’aimais bien bossé quand elle venait au resto, Maxou (Maxime) le manager du kiosque qui bossait avec moi les midis en cuisine les mercredi et jeudi, Carlito (Charlie) qui aime dormir juste 10mn la « nuit » avant d’enchaîner une nouvelle journée de travail 😉 , Jojo (Jonathan) qui vient d’arriver dans la team, Célia qui comme Alex, aime beaucoup Georges Brassens, Sophie à qui il arrive autant de « malheurs » que la Sophie de la Comtesse de Ségur 😉 . Une pensée aussi pour Greg, Axelle, Marie, Cédric et Pascal!

Je pense aussi à Margaux (qui a aussi fait partie de la team avant que je n’arrive), Geoffrey et Pauline avec qui j’ai passé de superbes soirées, sans oublier Francky et Fabiounette, les 2 chéris respectifs d’Astrid et d’Alex que j’aime aussi beaucoup.

J’en ai eu des fous-rire dans cette crêperie. J’ai le rire facile, très facile si tu ne le sais pas. J’ai la tête pleine de souvenirs, et je sais déjà que je me taperai des fous-rire toute seule en repensant à eux…

J’vous aime ma team !!

(L’auto dérision, il n’y a que ça de vrai 😉 )

Et puis, il y a eu Matt et Amelia. Mes 2 adorables colocs avec qui j’ai adoré vivre tout ce temps. Quelle chance d’avoir pu les rencontrer, et quelle chance d’avoir pu vivre avec des Australiens surtout. Elle est étudiante en psycho, il est barista et aussi musicien. Il a fini son premier album solo d’ailleurs. J’ai eu l’occasion d’aller le voir chanter avec son groupe à 2 reprises. Je me suis créée de chouettes souvenirs avec eux 2. Ahaha, et ils sont drôles !

J’ai adoré faire partie de leur vie comme eux ont fait partie de la mienne. Ils ont déménagé le 4 Août pour aller à Torquay sur la Great Ocean Road. J’ai pu rester une semaine de plus dans la maison (quasi) vide. Ça a été un peu bizarre cette dernière semaine sans eux, sans les toutous (Moomoo et Magic) et Lennon, leur chat (et sans mobilier accessoirement). Ça a été dur de quitter cette maison qui a été la mienne et j’ai repoussé mon départ jusqu’à la dernière minute. Le jour de leur déménagement, je n’ai pas réussi non plus à retenir mes larmes dans le train…

Mais je les reverrai à mon retour de Nouvelle Zélande, et surtout je ne quitterai pas le pays sans rencontrer leur petite fille qui doit naître en septembre. Oui, j’étais là quand elle a appris qu’elle était enceinte et comme pour Gody (ma manageuse), j’ai vu l’évolution de son ventre qui s’arrondissait.
Et ce qui est drôle (mais pas au sens à s’en taper le cul par terre tellement tu te fends la gueule), c’est que pour Gody comme pour Amelia, j’ai rêvé qu’elles m’annonçaient le sexe de leur bébé. Et pour les 2 fois, mes rêves se sont avérés exacts.

Ouais, j’ai des supers pouvoirs en fait… 😉

#bisous

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Carnet de route

FRANCE VS THAÏLANDE: DE RENNES À BANGKOK

On va rester dans la continuité de mes 2 derniers posts, car comme l’expression le dit si bien « jamais 2 sans 3 », ou une connerie dans le genre.

Si tu as bien suivi mes 2 précédents posts, tu as a priori compris que je suis allée à Hawaï, que je suis retournée ensuite au Japon avant de rentrer en France pour 3 semaines, et qu’après je me suis de nouveau envolée pour l’Asie, en Thaïlande cette fois-ci. Ah non, t’avais pas tout compris… ? Bah maintenant, tu sais.

Tout ceci s’est fait entre mi-Septembre et début novembre. Le 16 Octobre dernier, après Hawaï, je partais du Japon pour retourner en France, où j’y suis restée 3 semaines. J’ai d’abord revu Anaïs, ma pote de voyage que je n’avais pas revu depuis la Nouvelle Zélande en 2014. Puis, après 2 jours passés avec elle dans le nord-est de la France, j’ai pris la route pour Nantes où habitent mes soeurs, avant de retrouver ma mère et mes potes à Rennes.

Pour rester dans le thème de mon voyage, j’ai bien entendu fait des crêpes à ma famille et mes potes. J’ai d’ailleurs eu une bonne idée de merde en voulant tester la farine de maïs dans ma recette…. Je ne compte pas te le cacher, c’est dégueulasse… Enfin, ça se mange hein entendons nous bien, mais juste pas avec du nutella par exemple… Du coup, j’ai refait une pâte en restant cette fois sur une recette classique, une valeur sûre en somme !

Mais passons… La recette que j’avais testé à Senguesthouse à Matsuyama, a fait l’unanimité auprès de mes potes! Je la partagerai avec toi, promis !

Bien entendu, revoir mes potes impliquait forcément une soirée crêpes, obligé quoi!  🙂

Les 3 semaines passées en France sont passées vite, trop vite.

Mais au moins, j’ai appris des choses !

J’ai appris qu’en voyage, il y a beaucoup de choses auxquelles tu dois penser, mais aussi beaucoup d’autres auxquelles tu ne penses pas. Ça ne te traverse même pas l’esprit d’ailleurs. Par exemple, tu ne penses pas aux décalages horaires, aux longues heures de trajet que tu vas te taper ou encore aux nuits de sommeil merdique que t’es en train de te programmer sur les prochaines semaines. Non, tout ça, tu n’y penses pas. Ça ne te vient même pas à l’esprit que tout ça aura un impact sur toi, et que tu risques d’en chier ta race ! Petite naïve que je suis !

Ah… Les douces galères de voyage… Maintenant, je sais. Je sais que l’on ne m’y reprendra plus surtout !  😉 Et je sais aussi que je n’ai plus 20 ans putain de bordel de merde !

Le 8 Novembre dernier, me revoici donc à l’aéroport à Paris Charles de Gaulle avec cette fois-ci la Thaïlande comme destination ! Après une quinzaine d’heures de vol (à ma plus grande joie), j’ai débarqué à Bangkok pour la toute première fois.

J’ai déjà été en Thaïlande en 2014, mais Bangkok n’avait pas fait partie de mon séjour. Non, la première fois, j’avais fait Phuket, Koh Samui, et Koh Phangan. Cette fois, j’allais à Bangkok, et j’y retrouvais ma pote Elise, qui fait partie de la team de «J’irai faire des crêpes chez vous » si tu connais bien le blog.

Bangkok pour la faire courte et pas vraiment objectif (mais alors pas du tout), c’est grand, bruyant, blindé de mondes et de touristes. Je n’ai pas vraiment aimé.

Arrivée là bas, je ne me suis pas sentie super bien. Ça m’a fait la même chose la première fois que j’ai débarqué en Thaïlande à Phuket, mais les circonstances n’étaient pas les mêmes.

Tu penseras peut être que je suis un peu chelou comme meuf, et franchement je ne t’en tiendrai pas rigueur car même moi je ne comprends pas toujours mes réactions et ma manière d’être. Je ne sais pas si c’est lié au doute du départ de France où à autre chose, mais c’était un peu la déprime les premiers jours sur place. J’étais vraiment contente de passer ma 1ère semaine avec Elise. C’est chouette de voir une tête familière et d’avoir une pote à qui se confier. Et puis notre auberge était plutôt sympa, non loin de Chinatown, dans une rue plutôt calme comparé à l’effervescence de la ville.

Après 1 semaine passée à Bangkok, j’ai pris la route pour le nord de la Thaïlande où j’ai passé une dizaine de jours entre Chang Mai et Pai. On s’est donc séparé avec Elise, qui elle aussi quittait Bangkok, et même carrément le pays pour le Vietnam.

Tu dois le savoir, mais la Thaïlande, c’est pas cher. A tel point que je me suis fait plaisir, en me réservant carrément une chambre pour moi toute seule à Chang Mai. Ouais, ouais, carrément je te jure ! En mode rien à foutre quoi !

Quitter Bangkok a été une bouffée d’air frais putain !

On va pas se leurrer, Chang Mai est touristique aussi, mais on est un peu plus entouré par la nature. Et quant à Pai, et bah j’ai juste vraiment vraiment kiffé ! On m’avait prévenu que Pai, ça déchirait, et bien je confirme, cette petite ville, ou ce p’tit bled, appelle le comme tu voudras est juste top. Là bas, je me suis réellement sentie de nouveau plus sereine.

Me taper des virées en scooter et en prendre plein la vue avec les paysages, c’était ouf!

Pour la petite info, la première fois de ma vie que j’ai fait du scooter, c’était en Thaïlande, il y a 4 ans. Depuis, je n’en avais jamais refait. J’ai pas trop fait ma maligne sur la route au milieu des voitures et des scooters à Chang Mai. Mais bon, je suis toujours vivante pour te raconter tout ça.  🙂

Pai est moins touristique que Chang Mai et beaucoup plus petit aussi, et ça c’était vraiment cool! Pouvoir marcher tranquillement sans être coincée dans la foule au marché de nuit, c’est rien que du bonheur quand même.

J’ai fait des chouettes rencontres comme toujours… Et comme toujours, éphémères bien entendu, mais c’est là aussi la magie du voyage…

Et pour la 3ème fois, j’ai rencontré une blogueuse, Lucie du blog Voyages et vagabondages. Son blog, je l’avais découvert peu de temps avant de m’envoler pour le Japon il y a un peu plus d’1 an maintenant. Elle et moi, on ne joue pas dans la même catégorie. Elle, c’est une digitale nomade, et elle vit de son blog. Moi, bah faudrait d’abord commencer par changer mon nom de domaine pour qu’il fasse plus sérieux et plus pro. J’en suis pas encore là quoi !  🙂

Une jolie rencontre. Toujours un peu intimidant de rencontrer une personne qui t’a aidé, touché ou conseillé à travers ses écrits… J’espère que nos chemins se recroiseront un jour.

Et puis, entre toutes ces jolies rencontres que j’ai faites, il y a eu lui… Lui, c’est qui tu vas me demander ? Lui, c’est le gars pour qui j’ai littéralement craqué, celui qui m’a fait fondre et avec qui j’ai passé quelques jours à Pai. Le premier pour qui j’ai vraiment craqué depuis mon gros chagrin d’amour en début d’année dernière, et qui m’a fait réaliser, que ça y est, je suis vraiment prête à passer à autre chose, et à craquer de nouveau pour un mec…

By the way, tu veux une anecdote marrante…? Lui et moi, on s’est rencontré lorsque je suis allée voir les cascades à Pai. J’ai appris un super truc: marcher sur des roches mouillées c’est super dangereux putain!

Entre cette nana qu’on a d’abord vu debout sur un rocher avant d’entendre un grand plouf (elle est littéralement tombée toute habillée dans l’eau), entre ce gars qui a glissé et s’est blessé le genou, et entre moi qui me suis ramassée à 2 reprises le cul dans la flotte devant mon crush (il a trouvé ça assez drôle d’ailleurs), et bien on faisait un sacré trio… Ah, maladresse quand tu nous tiens… Lâche nous putain!

Et voilà, après 2 semaines et demi, mon voyage en Thaïlande s’est terminé. Mon seul regret est de ne pas être allée à Koh Samui, voir mon pote Tanguy que je connais du lycée et qui y vit. Mais je me dis que j’y retournerai pour le voir la prochaine fois !

Pour l’heure, il était temps pour moi de retourner à Bangkok (en bus de nuit d’une douzaine d’heures tant qu’à faire), d’où j’ai pris l’avion après une dernière nuit dans la ville, et après cette rencontre un peu particulière avec ce gars à Koh San Road, direction Melbourne en Australie où travail et logement m’attendait!

Mais ça tu le sais déjà maintenant vu le retard que j’ai accumulé.  🙂  C’est pas comme si cela faisait déjà 4 mois que j’étais à Melbourne quoi !

Allez, tchuss !

PS: Tu trouves pleins de crêpes en Thaïlande, c’est assez ouf!

#Lescrêpescestlavie  😉

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Carnet de route

COMMENT SE DÉGOÛTER DU VOYAGE EN 10 POINTS

Alors, toujours dans la continuité du retard pris ces derniers mois, je vais te raconter comment en bonne naïve que je suis, j’ai (presque) réussi à me dégoûter du voyage.

La recette est assez simple, pour bien se dégoûter du voyage, il faut :

1)Prendre l’avion vers un pays où il y a 19h de décalage en arrière (comme Hawaï par exemple), et donc faire un bond dans le passé. Tu ne « souffriras » pas trop du jet lag à priori, et si c’était le cas, et bien alors, reste dans le pays jusqu’à ce qu’il passe.

2)Reprendre ensuite l’avion pendant 9h pour retourner dans ton pays d’accueil (comme le Japon), et faire un bond cette fois ci dans le futur et voir un jour de ta vie «disparaître ».

3)Dormir à l’aéroport à ton arrivée le soir. Enfin par « dormir », j’entends passer la nuit à l’aéroport et y rester au moins jusqu’à 11h le lendemain matin, une fois que tu es bien crevé(e) et que l’aéroport commence à se remplir à nouveau de monde.

À partir de ce moment là déjà, tu devrais à priori en chier avec le jet lag du retour, car tu te réveilleras à 4/5h du matin prêt(e) à commencer tes journées de très bonne heure. Et tu seras peut-être même en plein craquage, achetant des gadgets chelous de cet animé japonais que tu aimais tant étant enfant.

4)Histoire d’en rajouter une couche, prends un bus de nuit de 12h de trajet. Bien sur, tu dormiras peu, cela va sans dire. Tu arriveras dans la nouvelle ville sur les coups de 6h, ou tu devras rejoindre ta nouvelle auberge où le check-in ne pourra pas se faire avant au moins 14h. Tu ne pourras donc pas te reposer, ni t’allonger, c’est con !

Comme tu seras physiquement fatigué(e), ton sac à dos te semblera beaucoup plus lourd bien sûr et tu en chieras. Ce ne sera pas une partie de plaisir.

5)Après toutes ces escapades, tu te reposeras 2/3 jours avant de retourner à l’aéroport pour cette fois retourner en France. Le mieux selon moi (mais ce n’est que mon avis), c’est d’être dans un pays où tu ne mettras pas loin de 20h pour rentrer dans ton pays, ça c’est bien ça ! Un premier trajet d’une dizaine d’heures puis un autre d’environ 7 à 8h avec une petite escale de 2h par exemple, ça me paraît pas mal.

A ton retour en France, dans la matinée, tu seras à point pour être bien décalqué(e), et ne plus trop savoir dans quel pays tu te trouves quand tu entendras de nouveau tout le monde autour de toi parler français.

6)Si tu as une amie de voyage rencontrée quelques années auparavant dans un autre pays (genre comme la Nouvelle Zélande), alors c’est le moment pour aller la voir pour la 1ère fois en 3 ans. Je peux te jurer que là, tu vas vraiment te demander où tu es, car tu l’as rencontré à l’étranger et pas en France. Et en plus tu te retrouveras dans une ville totalement inconnue au bataillon. Tu te demanderas alors encore plus où est ce que tu es putain de merde !

7)Bien sur avant de la (ou le) retrouver, tu devras attendre pas loin de 7h car tu penseras bien à prendre un billet de train avec beaucoup de marge après ton arrivée à l’aéroport car tu voudras avoir suffisamment de temps pour avoir ton train. Après tout, si ton avion avais du retard, tu pourrais louper ton train et ce serait bête. Donc bon, tu vas viser la sûreté, et t’assurer d’avoir un maximum de temps entre le moment où tu quittes l’aéroport et celui où tu vas prendre ton train.

Pense plutôt à arriver à 7h du matin à l’aéroport, tu n’auras pas beaucoup dormi en avion, et la journée te paraîtra suffisamment longue, pour ne rêver que d’une chose, aller t’allonger et te coucher tellement tu seras HS. Assure toi de prendre ton train dans l’après midi vers 15h, comme ça tu auras le temps d’errer avec ton sac à dos de 16kg et peut être pourquoi pas en profiter pour visiter un peu tiens ! Oh putain, je te jure que tu seras au bout de ta vie à la fin de cette journée, complètement déphasé(e) et défoncé(e) de fatigue.

A ce stade, tu auras probablement envie de pleurer parce que t’es crevé(e), qu’il est 9h30, que ton train est dans 5h, que le temps ne te semble pas passer, et que ton sac te tire tellement sur les épaules que tu n’auras qu’une envie, le balancer dans la Seine.

Quand tu prendras enfin ton train, tu en auras pour 2h de trajet, ça va.

Et puis tu seras vraiment heureux/se de retrouver ton ami(e), vu la dernière fois à l’autre bout du monde quand tu lui as dit au revoir avant qu’elle (ou il) ne monte dans le taxi pour l’aéroport. Ce sera beaucoup d’émotions !

2017 VS 2014

8)Puis après 2 jours avec ta pote (ou ton pote qu’est ce que j’en ai à foutre), tu vas retourner à Paris en train pendant encore 2h.

Là, tu rejoindras la gare routière pour prendre un bus qui ira à Nantes (par exemple). Tu attendras à nouveau à la gare pendant 2h, et quand ton bus arrivera, ce sera reparti pour au moins 6h. Surtout ne prend pas moins !

Tu aura là aussi sans doute envie de pleurer en pensant qu’il te reste encore 6h de trajet, à être encore assise pendant de longues heures.

C’est là que tu vas commencer à être vraiment dégoûté(e).

9)Arrivé(e) à bon port, tu seras à point pour te sentir complètement déboussolé(e), décalqué(e), et totalement absent(e). Pour finir, tu dormiras à nouveau ailleurs, pour la dixième fois en 4 semaines.

Ça te fera comme cette fois dans ce pays, où tu dormais en auberge de jeunesse et où tu t’es réveillé(e) à 5h du matin pour aller prendre le car (encore!) pour aller à ce fameux musée du petit prince. Tu t’étais réveillé(e) un peu déboussolé(e), et tu cherchais en panique car tu ne le trouvais pas, le rideau à ouvrir pour sortir de ton lit. Tu as fini par tapoter le mur quelques secondes avant de te rendre compte que tu étais du mauvais côté, et que le rideau était sur ta droite et non la gauche…

Bref, tu te réveilleras régulièrement dans des endroits différents, et tu te demanderas assez souvent où est ce que tu es.

10)Le lendemain chez ta sœur (ou ailleurs), tu devrais craquer et pleurer car tu seras à l’ouest, crevé(e) et tu te sentiras paumé(e) dans le temps et l’espace (tant qu’à faire).

Ton séjour en France te laissera comme un goût de frustration car tu n’auras pas profité comme tu l’aurais souhaité de tes amis et ta famille, et que tu n’auras pas eu le temps nécessaire dont tu avais besoin pour toi et faire un break du voyage. Les 3 semaines passées en France s’écouleront très vite, et il sera déjà l’heure de repartir.

Et peut être même que pour la toute première fois, tu auras des doutes. Tu hésiteras, et tu comprendras aussi que tu peux voyager en Europe sans être sans cesse à prendre l’avion. Tu garderas alors cette idée comme nouveau projet dans la suite de tes aventures.

Puis tu penseras à ton visa pour ce pays qui expirera prochainement, et là tu réaliseras que tu ne souhaites pas avoir de regrets, alors tu ne te détourneras pas de la queue dans laquelle tu te trouves à l’aéroport, et tu t’envoleras pour l’Asie dans un premier temps.

Après les premiers jours difficiles passés dans cette grande ville d’Asie, les retrouvailles avec une (ou un) autre pote sur place, la liberté que procure la sensation de conduire à nouveau un scooter, les paysages à couper le souffle, les spécialités culinaires du pays, les chouettes rencontres, les longues discussions et le crush que tu auras pour ce mec (ou cette fille)… Alors tu réaliseras que non, des regrets, tu n’en as pas… Et toutes ces galères seront (quasi) effacées d’un revers de la main, car après tout, elles font elles aussi partie intégrante du pack voyage… 🙂

PS : Ce post ne révèle absolument pas d’une expérience personnelle qui aurait été la mienne bien entendu