Crêpes et voyages

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 1, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Il était une fois, un mec, qui un jour a dit à un autre mec, qui ne me l’a pas dit mais que j’ai lu sur son blog, et avec qui j’en ai discuté le jour où l’on s’est rencontré (ça va, tu suis?): «Tu es ce que tu dis».

Pourquoi je te dis ça? Et bien pourquoi pas, déjà pour commencer. Et d’autre part, parce que tout comme ce mec à qui l’autre mec a dit ça, cette phrase m’a marqué. Ça t’intrigues hein ? C’est qui ces mecs? Mais peut être que dans le fond, tu t’en bats les couilles (ohlàlàlàlà, mais quelle vulgarité!!) tamponnes le coquillard (c’est mieux?).

Je te la ferai courte pour l’anecdote. Ce gars, c’est Ryan, du blog Le sac à dos. Je l’ai rencontré il y a 4 ans lors de mon 1er voyage au Japon. Et le gars qui lui a dit ça, c’est un autre voyageur. Cette toute petite phrase l’a marqué, et a été le début d’une belle aventure pour lui. Moi aussi cette phrase m’a marqué quand j’ai découvert son blog il y a 5 ans (putain déjà!). Il a été le premier blog que j’ai découvert avant de partir pour la Nouvelle Zélande, et un gros coup de boost aussi pour réaliser ce qui me tenait à cœur. Il m’a même fait une petite dédicace sur l’un de ses articles. https://lesacados.com/volontariat-au-japon

On rencontre tous et toutes des gens qui nous marquent par ce qu’ils nous disent, tu ne crois pas ?

Je m’égare, je m’égare… Il y a bien entendu une raison pour laquelle je te raconte ça.

Ce blog, ce projet d’aller faire des crêpes chez les gens ou de travailler en tant que crêpière dans différents pays me tient à cœur. Il me donne un objectif. Et je peux te dire qu’il y a 1 an après mon accident de skate au Japon, et après mon rdv à l’hôpital à Kobe où j’étais sacrément en pleine déprime, me concentrer sur mon blog m’a été des plus bénéfique.

Je t’ai toujours dit depuis la création de ce blog, soit il y a plus d’un an, que mon objectif en Australie, serait d’aller faire des crêpes mais cette fois à titre professionnel. Tu vois toujours pas où je veux en venir ? C’est clair que pour moi c’est ça ?

J’essaie tout simplement de faire au mieux pour appliquer cette petite phrase :

Mettre en acte mes paroles, c’est là aussi mon but.

Tout ce blabla pour finalement te dire que je t’avais dit quelque chose et que je l’ai fait. Je suis allée bosser comme crêpière à Melbourne. (« Putain ! Tout ça pour ça ! », c’est ce que tu te dis là sans doute tout de suite, hein pas vrai ?)

Je sais. Tu as dû croire que j’avais disparu de la circulation.

Et je vais t’avouer que je n’ai clairement pas réussi à concilier routine de travail et blog en même temps. Ça a été un lamentable échec. Je n’aurai écrit que 3 posts en 8 mois alors que j’en ai écrit beaucoup plus en 6 mois de voyage l’année dernière…

Mais bon, c’est comme ça. J’ai eu une vie un peu à 100 à l’heure pendant les 6 premiers mois à Melbourne, et pendant mes jours de congés, j’étais trop lazy (flemmarde) pour faire quoi que ce soit sur mon blog.

Mais fort heureusement pour toi (tu remarqueras que je parle bien, ça change de ma vulgarité putain!), mon mode de vie sédentaire s’est arrêté et je suis repartie en vadrouille ! Ce qui veut dire que je vais me remettre plus sérieusement sur mon blog, pour ton plus grand plaisir je le sais.

26 novembre 2017. C’est la date à laquelle je débarquais à l’aéroport de Melbourne Tullamarine où j’allais rencontrer pour la première fois ma future coloc, qui venait me récupérer (si c’est pas royal ça!). Etant trop balèze comme meuf (sisi), j’ai mis à profit mes 1ers jours à Bangkok pour rechercher du travail sur Melbourne, et j’avais été en contact avec une crêperie par mail d’abord, et ensuite par téléphone. Le tour était joué, j’avais un travail à mon arrivée là-bas. Du coup, dans la foulée, bah je me suis dit tant qu’à faire, autant commencer à chercher aussi un logement tiens! Et comme j’ai le cul bordé de nouilles (on repart dans l’explication de cette expression ou bien? 😉 ), bah, j’ai aussi trouvé assez rapidement. Trop balèze je te dis !

A la base, j’avais prévu de rester 4 mois à Melbourne. J’y serai finalement restée 8 mois ½. Ouais quand même… Mais bon, en même temps, mon objectif a toujours été de venir en Australie pour y travailler et me refaire une petite santé financière après mes 7/8 mois de voyage en 2017, et aussi (bien entendu) d’acquérir davantage d’expérience professionnelle en tant que crêpière.

A priori tu le sais déjà (si tu me suis sur Instagram et Facebook, ou bien alors si tu es l’un de mes anciens collègues), j’ai fait partie de la team de La Petite Crêperie.

L’arrivée là-bas a été un peu difficile. Les 2 anciens crêpiers étant partis (quasiment) en même temps, Alex et moi démarrions ensemble (à 1 semaine d’intervalle) nos premiers pas en cuisine. On a été formé rapidement et on a dû être très vite opérationnel. Toute l’équipe en fait était assez nouvelle à mon arrivée. Mon 1er Samedi, j’ai pleuré (mais pas à la crêperie attention, je suis allée me cacher dehors, tu crois quoi!?). C’était mon 5ème jour…. Je suis assez émotive et très sensible si tu ne le savais pas. Et puis ça a été beaucoup mieux ensuite bien entendu.

J’ai adoré mon travail, mais parfois, je ne vais pas te mentir, je l’ai détesté. Mais tu dois le savoir, le contraire de l’amour n’est pas la haine…

J’ai déjà bossé comme crêpière comme tu le sais, et j’adore ça. Mais c’était une grande première pour moi de bosser en cuisine comme ça. La restauration, c’est aussi pas mal de pression (putain ! ça rime!). Tu dois être capable d’enchaîner plusieurs choses en même temps. Je me suis pas mal remise en question sur le fait de savoir si le travail en cuisine était vraiment fait pour moi.

J’ai beaucoup douté de moi sur mes capacités à assurer à ce poste et à y arriver. Rachel, ma manageuse, n’en a jamais eu aucun (doute), et m’a toujours poussé à prendre davantage confiance en moi. Même si elle et moi, ça n’a pas toujours été facile, elle a su me dire des choses pour m’encourager et qui m’ont touché. On est très différente, mais je me suis toujours sentie proche d’elle d’une certaine manière.

Ça a été loin d’être facile tous les jours, et j’ai pensé assez rapidement si je n’allais pas démissionner… Fin décembre, le craquage émotionnel me guettait. Entre la saison d’été, les vacances et les fêtes de fin d’année, j’ai enchaîné pas mal d’heures et accumulé des heures de sommeil en moins. Heureusement la bonne humeur et la bonne ambiance étaient toujours au rdv avec mes collègues de taf.

Tu vas me demander alors pourquoi je n’ai pas arrêté ? Et bien je te répondrai : « Est-ce que l’on doit vraiment tout arrêter quand les choses deviennent dures ? ». Si j’avais dû arrêter à chaque fois dans ma vie quand les choses devenaient difficiles, et bien je ne pense pas que je serai où j’en suis aujourd’hui.

J’essaie d’être quelqu’un de persévérant, et ce n’est clairement pas facile tout le temps. Mais la vie est loin d’être simple de toute façon…

Et puis, j’ai pu me prouver que j’étais capable de le faire, et j’ai assuré à mon poste (oui oui j’assure!). Bien sur, parfois (voir souvent en fait), je n’avais qu’une envie, c’était de tout lâcher en cuisine et de hurler « assez !!! », en mode Obélix dans les douze travaux d’Astérix quand il pète un câble dans la maison qui rend fou avec le formulaire A89 (mon préféré des Astérix et Obélix).

Je suis une nerveuse… J’ai du mal à garder mon calme et gérer mon stress. Alors j’ai beaucoup gueulé et râlé dans cette cuisine. Mes collègues m’ont souvent charrié pour ça. Et parfois se retenaient de ne pas partir en fou rire quand je commençais à lancer des « putain fait chier ! », ou encore des « vas-y j’en ai marre, ça me saoule ! ». Mais bon ça passait rapidement (généralement), et puis ils me réentendaient rire à nouveau peu de temps après. Oui, j’ai le rire facile, très facile même. Je m’en suis tapée des fous-rire dans cette crêperie.

Et puis, j’ai un côté très maladroit parfois… Alors j’en ai fait des conneries… Genre renverser un saut de pâte entier par terre, éclater une bouteille de 2l de lait, casser des œufs par terre, faire voler des boules de glace en cuisine ou encore empaler une galette qui sortait sur la sucrière parce qu’elle a glissé de l’assiette au moment où je la tendais à la serveuse… 🙂

Certes, j’ai beaucoup gueulé (en plus, la plupart du temps contre moi), mais j’ai surtout aussi beaucoup appris en travaillant là-bas. Je suis reconnaissante à mon boss de m’avoir attendu l’année dernière alors qu’ils étaient en galère et qu’ils leur manquaient du staff.

Et puis, pour me canaliser, il y avait Alex. Il a été mon binôme en cuisine pendant presque 6 mois. Si moi on m’entend quand ça n’allait pas en cuisine, c’est différent pour lui. Il est bien plus calme, et bizarrement il me canalisait. Sa présence à mes côtés me permettait d’être (un peu) plus zen. Première fois que je travaille comme ça en binôme avec quelqu’un et je peux dire que notre binôme fonctionnait vraiment bien.

Il y a aussi eu beaucoup de rebondissements pour moi professionnellement parlant. Je devais rester jusqu’à début avril, ensuite jusqu’à mi juin, puis jusqu’à fin octobre quand on m’a proposé de passer manageuse (sisi je te jure 🙂 ), puis finalement jusqu’à mi août, et finalement j’ai voulu partir fin juin…. Ça continuerait longtemps comme ça si je devais tout te raconter 🙂 .

J’ai aussi eu une période difficile personnelle qui s’est fait ressentir au travail. J’ai eu une diminution d’heures mi-juin pour pouvoir souffler un peu, et j’ai fini par passer manageuse début juillet jusqu’à mon départ dernier. Je n’étais donc plus en cuisine et je suis devenue barista, mais j’ai encore de la pratique en ce qui concerne l’art latte… Je suis devenue polyvalente en somme, car je pouvais tout faire, les crêpes, les cafés, le service (j’ai aussi été serveuse en crêperie quand j’étais en France).

J’ai beaucoup aimé Melbourne. J’ai eu une vie sociale et professionnelle des plus enrichissantes (mais pas des plus reposantes, ça c’est sur). J’ai adoré vivre à Williamstown (excentré du CBD de Melbourne disons-le) avec Matt et Amélia mes 2 colocs Australiens. Ça a été une vraie chance de pouvoir vivre avec des locaux. Car c’est très facile en tant que backpacker de trouver une coloc, mais c’est une chose différente d’en trouver une avec des Australiens.

Ça a été un peu relou au niveau des horaires de train pour aller au taf ou rentrer le soir quand je sortais, mais je n’aurai déménagé pour rien au monde. J’ai adoré ma maison, mes colocs, et j’étais bien plus au calme là bas que dans le CBD ! Après une journée de travail, c’était reposant pour moi de rentrer là-bas.

Mais voilà, tout à une fin, et j’ai quitté la petite crêperie dernièrement ainsi que ma maison, pour m’envoler 3 semaines en Nouvelle Zélande, avant de retourner en Australie, pour cette fois-ci voyager un peu dans le pays.

J’ai eu une vie à cent à l’heure dans cette ville que j’ai adoré. Entre mon boulot et mes sorties, ma vie sociale et professionnelle a été plus que bien remplie, et j’ai vécu une superbe année. Intense, et pas toujours évidente, mais une chouette année tout de même…

#lescrepescestlavie 😉

Carnet de route·Crêpes et voyages

BILAN D’UNE (PRESQUE) ANNÉE À MELBOURNE: PARTIE 2, PARCE QUE PLUS C’EST LONG, PLUS C’EST MEILLEUR :-)

Salut lecteur/lectrice de mon cœur !

Je dois te prévenir, ce post va être un moment violon, dégoulinant de bons sentiments et d’amour pour toutes les personnes que j’ai rencontré à Melbourne.

Passe ton chemin si tu as peur d’être écoeuré(e)… Je ne t’en voudrai pas 😉 .

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été très sensible, voir même hypersensible.
L’amitié a toujours eu une place très importante dans ma vie, et ce très jeune. Mes ami(e)s sont devenu(e)s ma 2ème famille, celle que je me suis choisis.
J’ai de nombreuses blessures intérieures dû à un passé quelque peu chaotique et ce profond besoin d’être aimée a fini par me rendre dépendante (affectivement parlant) de mes relations amicales.

L’une des raisons qui m’a poussé à voyager a été de vouloir devenir davantage indépendante. D’apprendre à ne compter que sur moi même, et surtout d’apprendre à m’aimer moi en premier lieu. Et aussi de me « rassurer » sur le fait que mes amis, les vrais, seront toujours là à mon retour.

Encore une fois, je commence mon post de manière un peu détournée et je partage avec toi des choses qui me sont très personnelles. Ecrire est aussi un exutoire pour moi, mais j’évite généralement de trop te raconter ma vie, ou en tout cas de ne pas tomber dans des détails trop personnels.

J’ai cette chance dans ma vie de toujours faire de belles rencontres et de créer de jolis liens avec ces personnes. J’aime rapidement et fort les gens. Encore plus rapidement en voyage ou tout me semble décuplé. A Melbourne, tu dois t’en douter, des jolies rencontres, j’en ai fait… Pour la plupart à mon travail, c’est vrai.

Mes collègues sont devenus mes potes, ceux avec qui j’ai partagé beaucoup de bons moments, des fous-rire, ceux avec qui je partageais le plus clair de mon temps quand je ne travaillais pas, ceux à qui il a été difficile et douloureux parfois de dire au revoir. Parce que ça fait partie du jeu, en tant que backpacker, on se dit forcément au revoir à un moment donné ou à un autre. C’est comme cela, et je le sais. Mais je sais surtout, que je ne m’y habituerai jamais.

Cette année, j’ai vécu 2 vrais gros déchirements. Le genre de déchirement qui te fait te réveiller en larmes, qui en devient physique avec l’apparition de douleurs dans le corps (à chaque fois les mêmes pour les 2), et ou tu finis même par y trouver des similitudes avec un chagrin d’amour. Le genre de déchirement où tu te retrouves les larmes au bord des yeux dans le train, que la personne en face de toi l’a vu et t’a prêté un mouchoir avant d’engager la conversation et te faire un gros câlin…
Parce que c’était elle… Parce que c’était lui… Ceux dont je suis tombée raide dingue amoureuse (mais pas au sens où tu l’entends). Ça te paraît ambiguë ? Peut-être, mais l’amour et l’amitié sont 2 sentiments très forts, à la fois similaires et distincts, tu ne crois pas ?

Lui, tu le connais déjà car je t’en ai parlé dans mon précédent post, c’est Alex.

Mon binôme en cuisine, mon roc, mon rayon de soleil, mon Alexou chou (oui, j’aime donner des surnoms débiles). Celui pour qui j’attendais avec impatience le vendredi, jour où je le retrouvais enfin en cuisine pour le week end. J’ai toujours trouvé notre côté synchrone assez ouf, et notre binôme fonctionnait vraiment bien. Mais j’imagine que ce sont des choses qui arrivent lorsque l’on travaille main dans la main avec quelqu’un. Il a été celui qui m’a donné l’envie de me dépasser. Il a assuré dès le départ, je voulais lui ressembler. Et puis un jour, il est parti. C’était prévu, c’était comme ça. Il a quitté Melbourne avec Fabia, sa chérie, ou Fabiounette comme j’aime l’appeler.

Putain, j’en ai chié !

Mais elle, elle était toujours là. Elle, c’est Astrid, ma copine, ma confidente, mon amie, la 2ème Astrid de ma vie (la 1ère est en France et je suis la marraine de sa fille).

Celle pour qui j’ai écrit un « poème » rigolo avec les lettres de son prénom pour notre soirée en tête à tête avant son départ, celle qui m’a fait tellement rire avec sa petite tête toute mignonne, qui m’a parfois touché, qui m’accueillait tout le temps chez elle, avec qui j’allais tous les mercredi soirs à Chapel street à la danse mater le cul de notre prof d’afrobeats (et danser entre autre). Celle avec qui c’était devenu notre petit rituel d’aller au cinéma le lundi soir à Yarraville, en allant prendre un verre au Tiki bar avant. Elle est celle dont je suis devenue le plus proche intimement parlant, et qui m’a vu le plus de fois pleurer quand ça n’allait pas… Si lui est mon rayon de soleil, elle est mon étoile, et ça tombe bien, il y a le mot « star » dans son prénom 😉 (non, ne vomis pas surtout), et son surnom était Astro.

Non mais je t’avais dit que ça allait dégouliner d’amour et de bons sentiments, tu étais prévenu(e)… Ne viens pas te plaindre si tu en es à cette partie, j’y suis pour rien.

Elle est aussi et surtout celle avec qui l’on s’était lancé le défi d’aller chanter La Vie en Rose au ukulélé (la version de Cristin Milioti dans How I met your mother mais en français).

Il y a open mic (scène ouverte) tous les lundi soirs dans notre petit bar à Yarraville. On l’a fait ! Mais pas sans quelques verres d’abord et des encouragements des habitués. J’avais aussi répété avec Matt, mon coloc, un vendredi soir. Il est chanteur (sisi j’te promets). C’était une super soirée, un super souvenir, et surtout on l’a fait pour Alex. On était très souvent ensemble tous les 3 et il était parti depuis 2 semaines. Il nous manquait beaucoup. On lui a dédicacé cette chanson. Oui, oui, tu as tout compris, il y a une vidéo de notre magnifique performance ou tu nous vois chanter 50 secondes (je sais que tu aimerais bien la voir pas vrai ?).

Et puis elle est aussi partie… En Nouvelle Zélande avec Franck son amoureux. Ça a été dur de lui dire au-revoir… Et puis, truc de dingue, mais aussi parce que les plans changent en voyage, Alex et Fabia sont revenus… Pour mon plus grand plaisir tu t’en doutes ! Il est même revenu bosser à la crêperie. Je peux te dire qu’il s’en bouffe des câlins depuis qu’il est de nouveau là 🙂 .

Il y a des gens, tu aimerais pouvoir les garder dans ta vie, près de toi, car tu les aimes tant et si fort que tu ne conçois pas/plus de vivre ta vie sans qu’ils en fassent partie.

Mes sœurs me répètent régulièrement que je suis quelqu’un d’entier.

Rachel aussi me l’a déjà dit. Ah, Rachou ! Elle en aura chié (un peu) avec moi. Elle a été ma manageuse avec Godelaine (maman Gody comme j’aime l’appeler car elle était enceinte). Je te l’ai dit dans mon post précédent, j’ai eu une période difficile, et cela s’est fait ressentir au travail. Elles ont toutes les 2 été bienveillantes à mon égard et compréhensives. Avec le recul, je pense parfois avoir cherché le conflit avec Rachel. Mais elles ne m’ont pas lâché, et surtout pas viré ! 😉
Gody est elle aussi partie. Je n’ai pas du tout kiffé tous ces changements, mais bon, pas le choix pour elle, elle était enceinte, et a accouché de son polichinelle (Kynan de son vrai prénom) le 10 Juillet. Hâte de les revoir à mon retour de Nouvelle Zélande !

J’ai eu la meilleure des team à La Petite Crêperie. Audrey, ma tchikita préférée (oui oui, tout à fait, en référence à ce merveilleux chanteur qu’est Jul). Un vent de folie cette meuf ! Une de mes plus jolies rencontres de Melbourne.
Elisa, qui avait été « mutée » à la crêperie pour remplacer (mais pas dans nos cœurs) Gody en tant que manageuse. Une perle cette fille, toujours de bonne humeur, drôle, et son petit accent du sud, un régal !
Sarah (Sarounette) et ma jolie Jenny (mon poussin des îles 😉 ). Mon second binôme après Alex et la nouvelle serveuse après Astrid. Ça m’a fait bizarre au début. Mais j’ai appris à les connaître toutes les 2, et surtout à les kiffer! Je me rappelle m’être dit un jour, après que Jenny m’ait fait un gros câlin après un coup de déprime, que j’en avais de la chance de n’être entourée que de gens adorables. Je pense aussi à toi Océane, on s’est peu connue, mais tu fais partie de la team merde!

Je vous aime les meufs !

La Petite Crêperie, c’est un restaurant mais il y a aussi un kiosque où l’on ne fait que du take away. Je n’oublierai donc pas de mentionner Benoît, qui était toujours présent lors de nos soirées, Coco (Corentine) avec qui j’aimais bien bossé quand elle venait au resto, Maxou (Maxime) le manager du kiosque qui bossait avec moi les midis en cuisine les mercredi et jeudi, Carlito (Charlie) qui aime dormir juste 10mn la « nuit » avant d’enchaîner une nouvelle journée de travail 😉 , Jojo (Jonathan) qui vient d’arriver dans la team, Célia qui comme Alex, aime beaucoup Georges Brassens, Sophie à qui il arrive autant de « malheurs » que la Sophie de la Comtesse de Ségur 😉 . Une pensée aussi pour Greg, Axelle, Marie, Cédric et Pascal!

Je pense aussi à Margaux (qui a aussi fait partie de la team avant que je n’arrive), Geoffrey et Pauline avec qui j’ai passé de superbes soirées, sans oublier Francky et Fabiounette, les 2 chéris respectifs d’Astrid et d’Alex que j’aime aussi beaucoup.

J’en ai eu des fous-rire dans cette crêperie. J’ai le rire facile, très facile si tu ne le sais pas. J’ai la tête pleine de souvenirs, et je sais déjà que je me taperai des fous-rire toute seule en repensant à eux…

J’vous aime ma team !!

(L’auto dérision, il n’y a que ça de vrai 😉 )

Et puis, il y a eu Matt et Amelia. Mes 2 adorables colocs avec qui j’ai adoré vivre tout ce temps. Quelle chance d’avoir pu les rencontrer, et quelle chance d’avoir pu vivre avec des Australiens surtout. Elle est étudiante en psycho, il est barista et aussi musicien. Il a fini son premier album solo d’ailleurs. J’ai eu l’occasion d’aller le voir chanter avec son groupe à 2 reprises. Je me suis créée de chouettes souvenirs avec eux 2. Ahaha, et ils sont drôles !

J’ai adoré faire partie de leur vie comme eux ont fait partie de la mienne. Ils ont déménagé le 4 Août pour aller à Torquay sur la Great Ocean Road. J’ai pu rester une semaine de plus dans la maison (quasi) vide. Ça a été un peu bizarre cette dernière semaine sans eux, sans les toutous (Moomoo et Magic) et Lennon, leur chat (et sans mobilier accessoirement). Ça a été dur de quitter cette maison qui a été la mienne et j’ai repoussé mon départ jusqu’à la dernière minute. Le jour de leur déménagement, je n’ai pas réussi non plus à retenir mes larmes dans le train…

Mais je les reverrai à mon retour de Nouvelle Zélande, et surtout je ne quitterai pas le pays sans rencontrer leur petite fille qui doit naître en septembre. Oui, j’étais là quand elle a appris qu’elle était enceinte et comme pour Gody (ma manageuse), j’ai vu l’évolution de son ventre qui s’arrondissait.
Et ce qui est drôle (mais pas au sens à s’en taper le cul par terre tellement tu te fends la gueule), c’est que pour Gody comme pour Amelia, j’ai rêvé qu’elles m’annonçaient le sexe de leur bébé. Et pour les 2 fois, mes rêves se sont avérés exacts.

Ouais, j’ai des supers pouvoirs en fait… 😉

#bisous

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Carnet de route

FRANCE VS THAÏLANDE: DE RENNES À BANGKOK

On va rester dans la continuité de mes 2 derniers posts, car comme l’expression le dit si bien « jamais 2 sans 3 », ou une connerie dans le genre.

Si tu as bien suivi mes 2 précédents posts, tu as a priori compris que je suis allée à Hawaï, que je suis retournée ensuite au Japon avant de rentrer en France pour 3 semaines, et qu’après je me suis de nouveau envolée pour l’Asie, en Thaïlande cette fois-ci. Ah non, t’avais pas tout compris… ? Bah maintenant, tu sais.

Tout ceci s’est fait entre mi-Septembre et début novembre. Le 16 Octobre dernier, après Hawaï, je partais du Japon pour retourner en France, où j’y suis restée 3 semaines. J’ai d’abord revu Anaïs, ma pote de voyage que je n’avais pas revu depuis la Nouvelle Zélande en 2014. Puis, après 2 jours passés avec elle dans le nord-est de la France, j’ai pris la route pour Nantes où habitent mes soeurs, avant de retrouver ma mère et mes potes à Rennes.

Pour rester dans le thème de mon voyage, j’ai bien entendu fait des crêpes à ma famille et mes potes. J’ai d’ailleurs eu une bonne idée de merde en voulant tester la farine de maïs dans ma recette…. Je ne compte pas te le cacher, c’est dégueulasse… Enfin, ça se mange hein entendons nous bien, mais juste pas avec du nutella par exemple… Du coup, j’ai refait une pâte en restant cette fois sur une recette classique, une valeur sûre en somme !

Mais passons… La recette que j’avais testé à Senguesthouse à Matsuyama, a fait l’unanimité auprès de mes potes! Je la partagerai avec toi, promis !

Bien entendu, revoir mes potes impliquait forcément une soirée crêpes, obligé quoi!  🙂

Les 3 semaines passées en France sont passées vite, trop vite.

Mais au moins, j’ai appris des choses !

J’ai appris qu’en voyage, il y a beaucoup de choses auxquelles tu dois penser, mais aussi beaucoup d’autres auxquelles tu ne penses pas. Ça ne te traverse même pas l’esprit d’ailleurs. Par exemple, tu ne penses pas aux décalages horaires, aux longues heures de trajet que tu vas te taper ou encore aux nuits de sommeil merdique que t’es en train de te programmer sur les prochaines semaines. Non, tout ça, tu n’y penses pas. Ça ne te vient même pas à l’esprit que tout ça aura un impact sur toi, et que tu risques d’en chier ta race ! Petite naïve que je suis !

Ah… Les douces galères de voyage… Maintenant, je sais. Je sais que l’on ne m’y reprendra plus surtout !  😉 Et je sais aussi que je n’ai plus 20 ans putain de bordel de merde !

Le 8 Novembre dernier, me revoici donc à l’aéroport à Paris Charles de Gaulle avec cette fois-ci la Thaïlande comme destination ! Après une quinzaine d’heures de vol (à ma plus grande joie), j’ai débarqué à Bangkok pour la toute première fois.

J’ai déjà été en Thaïlande en 2014, mais Bangkok n’avait pas fait partie de mon séjour. Non, la première fois, j’avais fait Phuket, Koh Samui, et Koh Phangan. Cette fois, j’allais à Bangkok, et j’y retrouvais ma pote Elise, qui fait partie de la team de «J’irai faire des crêpes chez vous » si tu connais bien le blog.

Bangkok pour la faire courte et pas vraiment objectif (mais alors pas du tout), c’est grand, bruyant, blindé de mondes et de touristes. Je n’ai pas vraiment aimé.

Arrivée là bas, je ne me suis pas sentie super bien. Ça m’a fait la même chose la première fois que j’ai débarqué en Thaïlande à Phuket, mais les circonstances n’étaient pas les mêmes.

Tu penseras peut être que je suis un peu chelou comme meuf, et franchement je ne t’en tiendrai pas rigueur car même moi je ne comprends pas toujours mes réactions et ma manière d’être. Je ne sais pas si c’est lié au doute du départ de France où à autre chose, mais c’était un peu la déprime les premiers jours sur place. J’étais vraiment contente de passer ma 1ère semaine avec Elise. C’est chouette de voir une tête familière et d’avoir une pote à qui se confier. Et puis notre auberge était plutôt sympa, non loin de Chinatown, dans une rue plutôt calme comparé à l’effervescence de la ville.

Après 1 semaine passée à Bangkok, j’ai pris la route pour le nord de la Thaïlande où j’ai passé une dizaine de jours entre Chang Mai et Pai. On s’est donc séparé avec Elise, qui elle aussi quittait Bangkok, et même carrément le pays pour le Vietnam.

Tu dois le savoir, mais la Thaïlande, c’est pas cher. A tel point que je me suis fait plaisir, en me réservant carrément une chambre pour moi toute seule à Chang Mai. Ouais, ouais, carrément je te jure ! En mode rien à foutre quoi !

Quitter Bangkok a été une bouffée d’air frais putain !

On va pas se leurrer, Chang Mai est touristique aussi, mais on est un peu plus entouré par la nature. Et quant à Pai, et bah j’ai juste vraiment vraiment kiffé ! On m’avait prévenu que Pai, ça déchirait, et bien je confirme, cette petite ville, ou ce p’tit bled, appelle le comme tu voudras est juste top. Là bas, je me suis réellement sentie de nouveau plus sereine.

Me taper des virées en scooter et en prendre plein la vue avec les paysages, c’était ouf!

Pour la petite info, la première fois de ma vie que j’ai fait du scooter, c’était en Thaïlande, il y a 4 ans. Depuis, je n’en avais jamais refait. J’ai pas trop fait ma maligne sur la route au milieu des voitures et des scooters à Chang Mai. Mais bon, je suis toujours vivante pour te raconter tout ça.  🙂

Pai est moins touristique que Chang Mai et beaucoup plus petit aussi, et ça c’était vraiment cool! Pouvoir marcher tranquillement sans être coincée dans la foule au marché de nuit, c’est rien que du bonheur quand même.

J’ai fait des chouettes rencontres comme toujours… Et comme toujours, éphémères bien entendu, mais c’est là aussi la magie du voyage…

Et pour la 3ème fois, j’ai rencontré une blogueuse, Lucie du blog Voyages et vagabondages. Son blog, je l’avais découvert peu de temps avant de m’envoler pour le Japon il y a un peu plus d’1 an maintenant. Elle et moi, on ne joue pas dans la même catégorie. Elle, c’est une digitale nomade, et elle vit de son blog. Moi, bah faudrait d’abord commencer par changer mon nom de domaine pour qu’il fasse plus sérieux et plus pro. J’en suis pas encore là quoi !  🙂

Une jolie rencontre. Toujours un peu intimidant de rencontrer une personne qui t’a aidé, touché ou conseillé à travers ses écrits… J’espère que nos chemins se recroiseront un jour.

Et puis, entre toutes ces jolies rencontres que j’ai faites, il y a eu lui… Lui, c’est qui tu vas me demander ? Lui, c’est le gars pour qui j’ai littéralement craqué, celui qui m’a fait fondre et avec qui j’ai passé quelques jours à Pai. Le premier pour qui j’ai vraiment craqué depuis mon gros chagrin d’amour en début d’année dernière, et qui m’a fait réaliser, que ça y est, je suis vraiment prête à passer à autre chose, et à craquer de nouveau pour un mec…

By the way, tu veux une anecdote marrante…? Lui et moi, on s’est rencontré lorsque je suis allée voir les cascades à Pai. J’ai appris un super truc: marcher sur des roches mouillées c’est super dangereux putain!

Entre cette nana qu’on a d’abord vu debout sur un rocher avant d’entendre un grand plouf (elle est littéralement tombée toute habillée dans l’eau), entre ce gars qui a glissé et s’est blessé le genou, et entre moi qui me suis ramassée à 2 reprises le cul dans la flotte devant mon crush (il a trouvé ça assez drôle d’ailleurs), et bien on faisait un sacré trio… Ah, maladresse quand tu nous tiens… Lâche nous putain!

Et voilà, après 2 semaines et demi, mon voyage en Thaïlande s’est terminé. Mon seul regret est de ne pas être allée à Koh Samui, voir mon pote Tanguy que je connais du lycée et qui y vit. Mais je me dis que j’y retournerai pour le voir la prochaine fois !

Pour l’heure, il était temps pour moi de retourner à Bangkok (en bus de nuit d’une douzaine d’heures tant qu’à faire), d’où j’ai pris l’avion après une dernière nuit dans la ville, et après cette rencontre un peu particulière avec ce gars à Koh San Road, direction Melbourne en Australie où travail et logement m’attendait!

Mais ça tu le sais déjà maintenant vu le retard que j’ai accumulé.  🙂  C’est pas comme si cela faisait déjà 4 mois que j’étais à Melbourne quoi !

Allez, tchuss !

PS: Tu trouves pleins de crêpes en Thaïlande, c’est assez ouf!

#Lescrêpescestlavie  😉

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Carnet de route

COMMENT SE DÉGOÛTER DU VOYAGE EN 10 POINTS

Alors, toujours dans la continuité du retard pris ces derniers mois, je vais te raconter comment en bonne naïve que je suis, j’ai (presque) réussi à me dégoûter du voyage.

La recette est assez simple, pour bien se dégoûter du voyage, il faut :

1)Prendre l’avion vers un pays où il y a 19h de décalage en arrière (comme Hawaï par exemple), et donc faire un bond dans le passé. Tu ne « souffriras » pas trop du jet lag à priori, et si c’était le cas, et bien alors, reste dans le pays jusqu’à ce qu’il passe.

2)Reprendre ensuite l’avion pendant 9h pour retourner dans ton pays d’accueil (comme le Japon), et faire un bond cette fois ci dans le futur et voir un jour de ta vie «disparaître ».

3)Dormir à l’aéroport à ton arrivée le soir. Enfin par « dormir », j’entends passer la nuit à l’aéroport et y rester au moins jusqu’à 11h le lendemain matin, une fois que tu es bien crevé(e) et que l’aéroport commence à se remplir à nouveau de monde.

À partir de ce moment là déjà, tu devrais à priori en chier avec le jet lag du retour, car tu te réveilleras à 4/5h du matin prêt(e) à commencer tes journées de très bonne heure. Et tu seras peut-être même en plein craquage, achetant des gadgets chelous de cet animé japonais que tu aimais tant étant enfant.

4)Histoire d’en rajouter une couche, prends un bus de nuit de 12h de trajet. Bien sur, tu dormiras peu, cela va sans dire. Tu arriveras dans la nouvelle ville sur les coups de 6h, ou tu devras rejoindre ta nouvelle auberge où le check-in ne pourra pas se faire avant au moins 14h. Tu ne pourras donc pas te reposer, ni t’allonger, c’est con !

Comme tu seras physiquement fatigué(e), ton sac à dos te semblera beaucoup plus lourd bien sûr et tu en chieras. Ce ne sera pas une partie de plaisir.

5)Après toutes ces escapades, tu te reposeras 2/3 jours avant de retourner à l’aéroport pour cette fois retourner en France. Le mieux selon moi (mais ce n’est que mon avis), c’est d’être dans un pays où tu ne mettras pas loin de 20h pour rentrer dans ton pays, ça c’est bien ça ! Un premier trajet d’une dizaine d’heures puis un autre d’environ 7 à 8h avec une petite escale de 2h par exemple, ça me paraît pas mal.

A ton retour en France, dans la matinée, tu seras à point pour être bien décalqué(e), et ne plus trop savoir dans quel pays tu te trouves quand tu entendras de nouveau tout le monde autour de toi parler français.

6)Si tu as une amie de voyage rencontrée quelques années auparavant dans un autre pays (genre comme la Nouvelle Zélande), alors c’est le moment pour aller la voir pour la 1ère fois en 3 ans. Je peux te jurer que là, tu vas vraiment te demander où tu es, car tu l’as rencontré à l’étranger et pas en France. Et en plus tu te retrouveras dans une ville totalement inconnue au bataillon. Tu te demanderas alors encore plus où est ce que tu es putain de merde !

7)Bien sur avant de la (ou le) retrouver, tu devras attendre pas loin de 7h car tu penseras bien à prendre un billet de train avec beaucoup de marge après ton arrivée à l’aéroport car tu voudras avoir suffisamment de temps pour avoir ton train. Après tout, si ton avion avais du retard, tu pourrais louper ton train et ce serait bête. Donc bon, tu vas viser la sûreté, et t’assurer d’avoir un maximum de temps entre le moment où tu quittes l’aéroport et celui où tu vas prendre ton train.

Pense plutôt à arriver à 7h du matin à l’aéroport, tu n’auras pas beaucoup dormi en avion, et la journée te paraîtra suffisamment longue, pour ne rêver que d’une chose, aller t’allonger et te coucher tellement tu seras HS. Assure toi de prendre ton train dans l’après midi vers 15h, comme ça tu auras le temps d’errer avec ton sac à dos de 16kg et peut être pourquoi pas en profiter pour visiter un peu tiens ! Oh putain, je te jure que tu seras au bout de ta vie à la fin de cette journée, complètement déphasé(e) et défoncé(e) de fatigue.

A ce stade, tu auras probablement envie de pleurer parce que t’es crevé(e), qu’il est 9h30, que ton train est dans 5h, que le temps ne te semble pas passer, et que ton sac te tire tellement sur les épaules que tu n’auras qu’une envie, le balancer dans la Seine.

Quand tu prendras enfin ton train, tu en auras pour 2h de trajet, ça va.

Et puis tu seras vraiment heureux/se de retrouver ton ami(e), vu la dernière fois à l’autre bout du monde quand tu lui as dit au revoir avant qu’elle (ou il) ne monte dans le taxi pour l’aéroport. Ce sera beaucoup d’émotions !

2017 VS 2014

8)Puis après 2 jours avec ta pote (ou ton pote qu’est ce que j’en ai à foutre), tu vas retourner à Paris en train pendant encore 2h.

Là, tu rejoindras la gare routière pour prendre un bus qui ira à Nantes (par exemple). Tu attendras à nouveau à la gare pendant 2h, et quand ton bus arrivera, ce sera reparti pour au moins 6h. Surtout ne prend pas moins !

Tu aura là aussi sans doute envie de pleurer en pensant qu’il te reste encore 6h de trajet, à être encore assise pendant de longues heures.

C’est là que tu vas commencer à être vraiment dégoûté(e).

9)Arrivé(e) à bon port, tu seras à point pour te sentir complètement déboussolé(e), décalqué(e), et totalement absent(e). Pour finir, tu dormiras à nouveau ailleurs, pour la dixième fois en 4 semaines.

Ça te fera comme cette fois dans ce pays, où tu dormais en auberge de jeunesse et où tu t’es réveillé(e) à 5h du matin pour aller prendre le car (encore!) pour aller à ce fameux musée du petit prince. Tu t’étais réveillé(e) un peu déboussolé(e), et tu cherchais en panique car tu ne le trouvais pas, le rideau à ouvrir pour sortir de ton lit. Tu as fini par tapoter le mur quelques secondes avant de te rendre compte que tu étais du mauvais côté, et que le rideau était sur ta droite et non la gauche…

Bref, tu te réveilleras régulièrement dans des endroits différents, et tu te demanderas assez souvent où est ce que tu es.

10)Le lendemain chez ta sœur (ou ailleurs), tu devrais craquer et pleurer car tu seras à l’ouest, crevé(e) et tu te sentiras paumé(e) dans le temps et l’espace (tant qu’à faire).

Ton séjour en France te laissera comme un goût de frustration car tu n’auras pas profité comme tu l’aurais souhaité de tes amis et ta famille, et que tu n’auras pas eu le temps nécessaire dont tu avais besoin pour toi et faire un break du voyage. Les 3 semaines passées en France s’écouleront très vite, et il sera déjà l’heure de repartir.

Et peut être même que pour la toute première fois, tu auras des doutes. Tu hésiteras, et tu comprendras aussi que tu peux voyager en Europe sans être sans cesse à prendre l’avion. Tu garderas alors cette idée comme nouveau projet dans la suite de tes aventures.

Puis tu penseras à ton visa pour ce pays qui expirera prochainement, et là tu réaliseras que tu ne souhaites pas avoir de regrets, alors tu ne te détourneras pas de la queue dans laquelle tu te trouves à l’aéroport, et tu t’envoleras pour l’Asie dans un premier temps.

Après les premiers jours difficiles passés dans cette grande ville d’Asie, les retrouvailles avec une (ou un) autre pote sur place, la liberté que procure la sensation de conduire à nouveau un scooter, les paysages à couper le souffle, les spécialités culinaires du pays, les chouettes rencontres, les longues discussions et le crush que tu auras pour ce mec (ou cette fille)… Alors tu réaliseras que non, des regrets, tu n’en as pas… Et toutes ces galères seront (quasi) effacées d’un revers de la main, car après tout, elles font elles aussi partie intégrante du pack voyage… 🙂

PS : Ce post ne révèle absolument pas d’une expérience personnelle qui aurait été la mienne bien entendu

Carnet de route·Non classé

UNE BRETONNE À HAWAÏ

Ayant déserté mon blog depuis quelques temps (3 mois pour être précise), je vais tâcher de te résumer plus ou moins rapidement (ou pas) ce qu’il s’est passé pour moi ces derniers mois. A l’heure où je t’écris ces lignes, je suis actuellement à Melbourne en Australie avec mon 3ème pvt (programme visa vacances travail), ou whv (working holiday visa). Je serai donc une sérial pvtiste d’après le site pvtiste.net, car j’en ai cumulé 3, yes! Je suis arrivée ici le 26 Novembre dernier, soit quasiment 1 an après ma demande fin 2016, la veille de mes 31 ans. Donc oui, c’est possible de voyager avec ce visa à 31 ans et même après. Aujourd’hui, j’en ai même 32, donc bon! Mais pour l’Australie, j’y reviendrai plus tard. La dernière fois, je te quittais après mon départ de Matsuyama où je suis restée tout l’été jusqu’à mi-septembre. Je me suis envolée ensuite pour Hawaï, à la suite de tous ces « signes » si tu te rappelles, et j’y ai passé 2 semaines et demi.

Hawaï, Hawaï, Hawaï, Hawaï…Alala… WHAT THE FUCK HAWAÏ!? C’est ce que je me suis dit une fois arrivée à mon auberge à Waikiki beach, quand je me suis rendue compte que je n’avais pas récupéré ma carte au distributeur à l’aéroport. Ma gueule a du se décomposer à ce moment là… Néanmoins, dans mon « malheur », j’ai aussi eu beaucoup de chance, ou le cul bordé de nouilles comme dirait l’autre.

Waikiki Beach

Elle est chelou cette expression quand t’on y pense non? J’ai trouvé cette question à son propos intéressante:  » D’une finesse absolue, cette expression a une origine incertaine car si le lien entre le ‘cul’ et la ‘chance’ est commun de nos jours, que viennent faire les nouilles dans cette galère, et pourquoi ‘bordent’-elles? ». En effet, ça mérite réflexion…

Entre ma prise de conscience de la perte de ma carte et le coup de fil passé à l’aéroport de l’auberge, il s’est passé différents scénarios dans ma tête, je te l’avoue, dont un bon « Il va m’arriver des merdes à Hawaï, c’est parti! ». Mais tout est bien qui fini bien, car je l’ai récupéré! Ils l’ont retrouvé à l’aéroport et mis de côté jusqu’à ce que je vienne la reprendre… Putain, quel soulagement!

J’ai pas précisé quand même que de l’aéroport à mon auberge, il y avait plus d’1h de trajet en bus. Ma première journée à Hawaï, je l’ai donc passé dans le bus. Un vrai bonheur… J’ai opté pour le moins cher des transports (soit le bus, la bonne idée), pour rejoindre mon auberge de l’aéroport.

Une idée de génie! Ah bah c’est sur, c’est vachement moins cher qu’une navette, mais rester une bonne partie du trajet debout tout en portant mon sac à dos (de 16 petits kilos) pendant une bonne heure, je te raconte pas la merde! Je me tairai sur le poids de mon autre petit sac à dos. Et puis quelle douce sensation de transpirer autant que l’été passé au Japon et d’avoir les épaules en feu  tellement mon sac devient de plus en plus lourd putain… Le rêve… je te l’ai dit, le voyage, c’est pas toujours la putain d’éclate! Mais bon, ça fait partie du package il semblerait.

Après cette première (bonne) heure de trajet, j’ai du à nouveau me taper un aller-retour pour l’aéroport pour aller chercher cette foutue carte… Plus de 4h dans les transports en commun putain… Le soleil s’est couché, et je te laisse deviner où j’étais… Au moins, j’ai pu observer les locaux dans une scène banale de la vie quotidienne que celle de prendre le bus. Et c’était plutôt drôle je dois dire! Je n’oublierai jamais ce type assis dans le bus qui regardait une vidéo sur son smartphone et qui rigolait de bon coeur. Le gars était plié en 2 dans le bus, c’était énorme! Il était assis en face de moi, et je me retenais de ne pas me taper une grosse barre avec lui.

Au total, j’ai passé 5 jours à Honolulu à 5 min à pied de Waikiki Beach. Plutôt stylé, il faut le dire. Premier bain de l’année au soleil dans une mer bleue à Hawaï. C’est toujours dans ce genre de moments que je relativise et que je me dis qu’il y a pire dans la vie. 🙂 J’ai aussi revu un couple d’Hawaiens, rencontré 3 ans plus tôt lors de mon premier voyage au Japon, Matt et Haley. L’un des couples les plus adorables que je connaisse. J’ai passé une super soirée avec eux le samedi soir.

Je suis ensuite allée sur l’île d’Hawaï (aussi appelée Big Island pour éviter la confusion entre l’état et l’île). Je vais te la faire courte et simple. Hawaï, c’est un archipel d’îles composé des plus connues: Maui (comme le nom du dieu dans le disney Moana, si si), Kaui, Oahu (où se trouve Honolulu), et Big Island. Ma réelle toute première impression quand j’ai mis les pieds sur le territoire, bien avant de me dire « putain de merde, ma carte! », ça a quand même été « whaou!! Je suis à Hawaï!! ».

C’est peut être un peu surfait, blindé de touristes, et tu sais que tu es aux Etats Unis (je parle principalement d’Honolulu), mais c’est Hawaï quand même! Je n’aurai jamais imaginé y foutre les pieds et pourtant… Je suis arrivée là bas sans avoir aucune idée de ce qu’il y avait à faire et à voir. En gros, je connaissais « nada » sur ce pays. Les guides voyages, c’est pas vraiment mon truc. Mais j’avais quand même cherché un bénévolat sur le site de helpx et j’avais trouvé quelque chose.

Après Honolulu, je me suis donc rendue à Big Island pour 12 jours, où j’ai été volontaire dans l’éco-communauté féministe de Mojo, dans la forêt tropicale, dormant dans un ancien bus scolaire réaménagé en « chambre » pour 2. Très très cool…

Le travail à faire était différent chaque jour, mais c’était principalement manuel et physique. Le projet actuel de Modjo pendant mon séjour était d’aménager un espace, construit sur un ancien cratère (oui, oui, un cratère), pour les femmes. Un endroit où elles pourraient se recueillir pendant leur cycle menstruel. Personnellement, au début, je n’ai pas tout compris, et puis en anglais, tout ne faisait pas sens pour moi. J’ai surtout compris que ce serait comme dans certaines cultures, un endroit « rouge » où les femmes pourraient venir méditer et se retrouver seule. J’ai principalement aidé à nettoyer l’endroit en enlevant la boue, en désherbant et en plantant des arbres. J’ai aussi fait un peu de peinture et j’ai nettoyé le bus dans lequel je dormais. Rien de bien compliqué en somme!

Cette expérience a été intéressante, mais ça n’a pas été l’éclate là bas. Ce qui a vraiment été dommage car l’endroit était top, et que j’ai adoré vivre dans la forêt tropicale. Je ne vais pas expliquer les raisons qui m’ont poussé à partir plus tôt, mais j’ai quitté la communauté 2 jours avant mon départ. J’aurai pu faire un effort tu me diras, mais en fait, je n’avais plus envie d’être parmi eux. Je suis donc partie. Je n’oublierai néanmoins pas Mojo, avec qui j’ai eu quelques conversations qui m’ont beaucoup donné à réfléchir. C’est ce que j’aime aussi dans le voyage, ces rencontres avec ces personnes qui vont te faire réfléchir, te remettre en question, te demander comment tu souhaites vivre ta vie, et comment apporter ta contribution à ce monde finalement. C’est le genre de rencontres et de discussions qui bouleverse vraiment ton existence, et qui parfois même te dérange, car elles remettent en question qui tu es et les valeurs que tu souhaites suivre dans la vie. Non, c’est sur, lui, je ne l’oublierai pas…

Hilo (Big Island)

Si tu te rappelles aussi (parce que tu lis tous mes articles bien sûr et que je ne t’en aime que davantage pour ça ^^), j’avais rencontré un couple d’Hawaiens, Jean et Lupe, à Hiroshima. Et bien, je les ai revu pendant mon séjour à Big Island. J’ai passé le week end avec Jean qui m’a fait faire le tour de l’île, et m’a emmené au parc national des volcans. Car oui, si toi non plus tu ne le sais pas (comme moi quand j’ai débarqué), c’est à Hawaï que l’on trouve les 2 volcans les plus actifs au monde! Au monde putain! Et j’en savais foutrement rien! Moi je trouve ça dingue que toute cette « énergie » (ou appelle la comme tu veux) provenant des volcans ait pu créer toutes ces îles. C’est ouf la nature quand même… Mon seul regret lors de mon séjour est de ne pas avoir vu les coulées de lave. Car oui, truc de ouf, mais tu peux en voir sur cette île. Il faut y aller le soir plutôt. Il y a plusieurs endroits sur l’île où tu peux aller en voir. Le « problème » sur Big Island, c’est que sans voiture, ça va être un peu compliqué. L’auto stop marche très bien semble t-il, mais là bas, je n’ai pas été très téméraire et je n’ai pas essayé.

J’ai donc passé mon premier week end sur l’île avec Jean (prononcé comme « un jean »). J’ai même dormi chez eux, et j’ai rencontré leur fille Mihana le dimanche matin, voyageuse elle aussi, enceinte, et construisant avec son compagnon leur maison mobile, les fameuses tiny houses. Première fois que j’en entendais parler, et maintenant, j’en entends souvent parler bizarrement. Serait-ce un signe que je devrai aussi me construire la mienne…? 🙂

Je lui suis vraiment reconnaissante pour ce week end. J’ai pu voir pour la première fois de ma vie des tortues de mer (et dans leur habitat naturel), j’ai vu des cratères géants, j’ai été à l’une des plus belles plages de Big Island, et elle m’a fait gouter à quelques spécialités de l’île. Je suis toujours chanceuse dans mes rencontres quand même, ya pas à chier!

Je me rappelle aussi d’Emma, que j’avais rencontré dans l’avion pour Big Island, et qui avait été d’une grande gentillesse avec moi, me donnant ses coordonnées si j’avais besoin d’aide, et m’embrassant tout en s’assurant que je quitte bien à l’aéroport avec mon chauffeur. Elle a vraiment été adorable cette femme…

Mon séjour à Hawaï s’est terminé par une dernière nuit à Honolulu, passée dans les rues de Waikiki, d’où je repartais pour rentrer au Japon le lendemain. J’y ai pas fait de crêpes (je t’entends me huer…), mais j’ai quand même trouvé par hasard la seule crêperie de l’île sur Big Island, où je suis allée manger (bah oui!). Je n’avais pas mangé de galettes depuis des lustres, et je peux te dire que c’était le bonheur dans mon coeur ce soir là. Ok, c’était pas de la galette Bretonne (bien entendu), mais quand même.

Au revoir Hawaï, et sans doute à bientôt vu que les « signes » continuent (si, j’te promets!). J’ai bien compris que tu continuais de « m’appeler »… Pour cette première fois, tu m’as rappelé certaines choses que j’avais mis dans un coin de ma tête. Ce voyage a été comme un rappel, et ça m’a fait du bien.

Je pourrai bien essayer de t’expliquer (à toi, oui je parle de toi là) de quoi je parle, mais je crois qu’il y a certaines choses qui ne s’expliquent pas, elles se vivent pour pouvoir les comprendre pleinement…

I’ll be back Hawaï!

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