Carnet de route

QUI L’EÛT CRU?

Si tu ne me connais pas, saches qu’il y a quelques années, jamais tu n’aurais pu m’imaginer, moi, allant à la campagne… Je suis une fille de la ville, j’ai vécu et grandi en ville. Je pense qu’avec mes amis, si on s’était dit qu’un de ces 4, j’irai travailler comme volontaire dans une ferme organique, et bien on se serait certainement tapé un putain de fou rire! Et pourtant, non seulement je suis allée en campagne japonaise, et en plus, j’ai aimé ça. Truc de dingue!

La nature, clairement, ce n’était pas vraiment mon truc. Mon voyage en Nouvelle Zélande il y a 3 ans m’a fait changer d’avis. Peut être aussi qu’avec l’âge, j’ai changé et que je trouve une certaine sérénité dans la nature. Le voyage m’a permis et me permet encore, d’en apprendre davantage sur moi même, et aujourd’hui, je dois dire que je me surprends à avoir préféré passer du temps dans ce que j’appellerai le vrai Japon, loin de la frénésie des grandes villes et hors des sentiers battus. C’est par un sacré concours de circonstances, et aussi parce qu’une personne plutôt bienveillante à mon égard m’a parlé de Totorri, que je me suis retrouvée à chercher un nouveau helpx dans ce coin là, et c’est comme cela que j’ai trouvé l’annonce de Simon à Kasara Farm… Et là, ça a été le début d’une véritable histoire d’amour…

Morgane, Julien, Simon et le shitake man comme on l’aime l’appeler

La vie est parfois bien faite. Cette personne bienveillante dont je parlais tout à l’heure m’a dit (et je le cite, il s’appelle Antoine) qu’elle était sûre qu’il n’y a pas de hasard et que la route m’a naturellement amené à Tottori (où plutôt sa préfecture). Moi aussi à dire vrai, je ne crois pas au hasard, et encore plus en voyage. Il m’est arrivée trop de trucs pour que je continue de croire que ce ne sont que des putains de coïncidences! N’en déplaisent à certains, et peut être à toi, c’est ma vision des choses. « L’apaisement n’est pas toujours où on le croit ». Ces paroles prononcées par une personne qui m’est proche ont résonné longtemps dans ma tête. En effet, à Kasara Farm, je me suis sentie sereine entourée par ces paysages magnifiques, au milieu de rien si ce n’est la nature et rien d’autre… Et ces personnes qui y vivent, j’en suis tombée amoureuse. Tu dois sans doute te dire « Mais qu’est ce qu’elle raconte, elle a craqué ou quoi?! Tombée amoureuse des gens qui y vivent…? Ok… » Bah oui, mais qu’est ce que tu veux que je te dise! Cet endroit, je l’ai aimé, et ces personnes que j’ai rencontré aussi. Il émane de chacune d’elles une réelle gentillesse.

J’y étais venue avec une réelle envie d’apprendre le travail dans une ferme organique, et de faire des choses que je n’avais jamais fait de ma vie. Et bien j’ai été servie pour le coup! Moi, Julie, apprenant à utiliser une tronçonneuse, à couper du bois à la hâche (enfin ce n’était pas une hâche, mais je ne me rappelle plus du nom), à travailler dans un champ de riziculture, à cueillir des shitake (champignons), à semer des graines pour ensuite planter les pousses, à faire du jardinage et bien d’autres choses encore.
Et bien whaouhhh!! Quelle expérience cela a été… Et une fois le travail fini, c’est l’heure de se relaxer. On joue de la musique, on discute autour d’un bon repas, on mange des crêpes (entre autre), on saute sur le trampoling (si si je te promets, il y a en un mini)… Il fait bon vivre là-bas, parmi ses gens qui m’ont accueilli et m’ont dit que je faisais partie de Kasara family maintenant. Si j’y suis retournée une 2ème fois, ce n’est pas pour rien…

En plus d’avoir vécu une super expérience là-bas, j’ai aussi eu l’opportunité d’assister à 2 festivals. Le premier, un marché de créateurs annuel auquel mes hôtes participaient en y vendant du curry. Simon y vendait aussi son riz, et 2 de mes autres hôtes, Shoji et Yao y jouaient de la musique. Ce marché a eu lieu dans une ancienne usine de saké qui est désormais une maison familiale. Si tu as lu mon tout premier post (Une crêpière chez les babos Japonais), alors tu sais que j’y ai aussi eu mon tout premier projet crêpes! J’hallucine encore de cette chance que j’ai eu… Dans la campagne japonaise, sur un marché de créateurs, à vendre mes premières crêpes. Je n’en reviens toujours pas…

Le 2ème festival auquel j’ai assisté, n’est absolument pas connu au Japon et est donc complètement local: Ashibune festival. Construction de bateaux de paille sur lesquels on naviguera, feu de bois géant autour duquel tout le monde danse, chanteurs et chanteuses sont là pour animer et rythmer le festival, session de djembés… Ce festival sur 3 jours, c’est l’occasion pour tous les participants d’être ensemble, de faire la fête et de se tourner vers la nature, de la célébrer. Là encore, quelle chance d’avoir pu être là! J’y étais avec Carmel avec qui j’ai campé en pleine forêt. Je me suis souvent dit que j’étais chez les hippies Japonais… Des personnes simples, vraiment cool, avec un look plutôt babos et qui savent profiter pleinement des bonnes choses de la vie. Des gens adorables en somme, intéressants, et ouverts vers l’autre. Une belle expérience!

Ashibune festival, le samedi soir

J’ai été très surprise de trouver en campagne beaucoup de Japonais à parler anglais. L’ idée reçue comme quoi les Japonais parlent peu anglais excepté dans les grandes villes a complètement volé en éclats. Ma vision du Japon n’est aujourd’hui définitivement pas la même que celle que j’ai eu lors de mon 1er voyage en 2014.

Premier Onsen également lors de ce festival. Tu sais, ces bains publics où tout le monde est à poil! Je dois dire qu’avec Carmel désormais, on a dépassé un stade et que l’on sera sans doute amie pour la vie. C’est assez particulier quand même…. Il y a eu cette petite fille qui nous regardait toute les 3, Chihiro, Carmel et moi. Au début, j’ai bien pensé que c’était peut être à cause des tatouages (pas vraiment bien vus dans ce genre de lieux publics), mais en fait, elle a cru que l’on était un groupe de hip hop… Ça, c’était bon tellement c’était drôle et inattendu!

Kasara Farm m’a vraiment apporté son lot de belle choses… J’y ai vécu de merveilleux moments, rencontré de belles personnes, et eu beaucoup de fous-rire. Autant avec mes hôtes qu’avec les autres bénévoles (Léa, Julien, Morgane et Carmel). L’une des meilleures expériences (de vie) de ma vie!

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