Crêpes et voyages

SANS DÉCONNER…DES CRÊPES JAPONAISES?

T’ai-je dit qu’en ce moment, j’étais à Hiroshima? Cela va bientôt faire un mois que je suis dans cette ville chargée d’un passé plus que lourd comme tu le sais. Néanmoins, la ville a su se reconstruire, et il y fait bon vivre. Je travaille comme volontaire dans une guesthouse, où je fais le ménage en échange d’un lit en dortoir. Mais, il est temps pour moi de bouger à nouveau, et samedi, je partirai de Santiago guesthouse pour aller sur l’île de Shikoku.

Hiroshima

Si tu ne connais strictement rien au Japon, alors laisse moi te dire que l’archipel est constitué de 4 îles principales (les plus grandes): Honshu où je me trouve actuellement, Hokkaido, Kyushu et Shikoku où je me rendrai samedi. Tu ne le sais peut être pas non plus, mais il y a un nombre incroyable d’autres petites îles qui constituent aussi le Japon. Je ne pensais pas qu’il y en avait autant pour être honnête.

Je vais donc prendre le ferry du port d’Hiroshima pour me rendre sur l’autre île. Là-bas m’attend un autre travail de volontaire dans une nouvelle guesthouse. J’y resterai tout l’été.

Mais, le véritable objet de ce post n’est pas de parler des détails de mon voyage. Non aujourd’hui, je voulais parler des crêpes japonaises! Car oui, ici aussi tu trouves des crêpes! Des crêpes toutes jaunes, avec un certain nombre de trucs bien bourratifs dedans: de la banane, des fraises, de la glace, du cheesecake, du caramel, de la chantilly…. Mais non pas tout ça en même temps, faut pas déconner non plus! Ces crêpes toutes blanches (toutes jaunes plutôt), sont typiquement japonaises. Ouais, en France, nous on a l’habitude de voir nos crêpes dorées, avec une jolie couleur quoi! Bah non, pas ici. Ici, elles ne sont pas saisies (ils ne les laissent pas cuire), d’où leur couleur toute pâle. Leur truc à eux c’est de foutre plein de trucs sucrés ou salés dedans, de les rouler d’une certaine manière, et de les mettre dans un cône, pour pouvoir les manger tout en continuant son shopping. En même temps, ce n’est pas super bien vu de manger dans la rue en marchant ici (les mentalités changent tout de même), mais bon, je ne vais pas chercher à comprendre.

Pour la petite histoire, les Japonais ont revisité les crêpes à la française pour en faire une de leur spécialité. Donc oui, on oublie la France et la Bretagne, et on ne comparera sûrement pas ces crêpes aux nôtres. On pourrait prendre le risque de se sentir horrifié sinon. La manière de disposer les ingrédients et le roulage de la crêpe sont eux aussi spécifiques au Japon, un réel savoir-faire donc. Marion Crêpes est bien réputé ici. Leur première boutique a ouvert à Harajuku (Tokyo) en 1976. J’y ai goûté ma première crêpe japonaise là-bas, lors de mon 1er voyage au Japon en 2014 (d’ailleurs, juste en face, il y a la concurrence avec une autre boutique qui s’appelle Angels and Hearts). Loin de se trouver uniquement dans le pays, Marion Crêpes s’exporte bien visiblement, car on les trouve également aux Etats Unis. Une nouvelle boutique a ouvert en mai dernier à Hawaï, et une autre doit ouvrir ce mois-ci à Honolulu. Comme tu peux le voir sur la photo, oui, ils utilisent les couleurs du drapeau Français (et c’est là, que tu te sens horrifié(e)!).

La texture des crêpes japonaises est assez caoutchouteuse. J’ai lu quelque part sur un autre blog qu’ils utiliseraient de la farine de riz (sans gluten et un incontournable dans la cuisine japonaise) dans leur pâte, ce qui expliquerait le côté élastique. Je serais curieuse d’en manger une nature, pour goûter réellement la crêpe tiens!

En France, il y a une boutique à Paris dans le Marais qui s’appelle Princess crepe au cas où tu ne pourrais pas te permettre d’aller directement en tester une au Japon, comme ça, sur un coup de tête!

Il y a aussi une autre spécialité de crêpes (propre aux Japonais et non pas ré-inventé cette fois) salées: les okonomiyakis!

Les okoquoi? Oui oui je sais, quand on n’est pas habitué à la sonorité japonaise, ça fait toujours bizarre la 1ère fois. Alors, comment je vais faire pour expliquer ce que c’est…

C’est une crêpe salée (comme tu l’as compris), cuite sur une plaque en fer, composée de divers ingrédients qu’il est possible de choisir. L’okonomiyaki basique est fait à partir de chou, d’oeufs et de tranches de bacon ou des fruits de mer entre 2 très fines crêpes. C’est un plat typique japonais que l’on peut trouver partout dans le pays. La spécialité d’Hiroshima est de ne pas mélanger tous les ingrédients ensemble, mais de faire des couches, et de rajouter des nouilles sautées (soba ou udon).

Le mot okonomiyaki signifie « ce que vous aimez/voulez » (okonomi) et « grillé » (yaki). Comme je le disais un peu plus haut, il est possible de créer son propre okonomiyaki en rajoutant différents ingrédients (proposés sur la carte) au plat standard. Tu peux aussi en enlever si tu le souhaites, ce qui a été mon cas, car je ne mange pas de porc (je suis semi-végétarienne). L’okonomiyaki se mange avec une sauce spéciale sucrée-salée, de la mayonnaise et du gingembre.

Une tuerie! J’adore, je suis fan!! Un de mes plats préférés au Japon. Et celui d’Hiroshima avec les soba grillés, je ne t’en parle même pas… Ça déchire! D’habitude, je ne suis pas très gingembre, mais alors pas du tout. Mais celui servi avec l’okonomiyaki, je le mange tout seul! C’est dire…

Le lonely planet te donnera comme bonne adresse à Hiroshima, le restaurant Hassei, et en effet, c’est une très bonne adresse :-).

Bon, les explications, c’est sympa, mais des photos te parleront davantage 😉

 

Carnet de route

QUI L’EÛT CRU?

Si tu ne me connais pas, saches qu’il y a quelques années, jamais tu n’aurais pu m’imaginer, moi, allant à la campagne… Je suis une fille de la ville, j’ai vécu et grandi en ville. Je pense qu’avec mes amis, si on s’était dit qu’un de ces 4, j’irai travailler comme volontaire dans une ferme organique, et bien on se serait certainement tapé un putain de fou rire! Et pourtant, non seulement je suis allée en campagne japonaise, et en plus, j’ai aimé ça. Truc de dingue!

La nature, clairement, ce n’était pas vraiment mon truc. Mon voyage en Nouvelle Zélande il y a 3 ans m’a fait changer d’avis. Peut être aussi qu’avec l’âge, j’ai changé et que je trouve une certaine sérénité dans la nature. Le voyage m’a permis et me permet encore, d’en apprendre davantage sur moi même, et aujourd’hui, je dois dire que je me surprends à avoir préféré passer du temps dans ce que j’appellerai le vrai Japon, loin de la frénésie des grandes villes et hors des sentiers battus. C’est par un sacré concours de circonstances, et aussi parce qu’une personne plutôt bienveillante à mon égard m’a parlé de Totorri, que je me suis retrouvée à chercher un nouveau helpx dans ce coin là, et c’est comme cela que j’ai trouvé l’annonce de Simon à Kasara Farm… Et là, ça a été le début d’une véritable histoire d’amour…

Morgane, Julien, Simon et le shitake man comme on l’aime l’appeler

La vie est parfois bien faite. Cette personne bienveillante dont je parlais tout à l’heure m’a dit (et je le cite, il s’appelle Antoine) qu’elle était sûre qu’il n’y a pas de hasard et que la route m’a naturellement amené à Tottori (où plutôt sa préfecture). Moi aussi à dire vrai, je ne crois pas au hasard, et encore plus en voyage. Il m’est arrivée trop de trucs pour que je continue de croire que ce ne sont que des putains de coïncidences! N’en déplaisent à certains, et peut être à toi, c’est ma vision des choses. « L’apaisement n’est pas toujours où on le croit ». Ces paroles prononcées par une personne qui m’est proche ont résonné longtemps dans ma tête. En effet, à Kasara Farm, je me suis sentie sereine entourée par ces paysages magnifiques, au milieu de rien si ce n’est la nature et rien d’autre… Et ces personnes qui y vivent, j’en suis tombée amoureuse. Tu dois sans doute te dire « Mais qu’est ce qu’elle raconte, elle a craqué ou quoi?! Tombée amoureuse des gens qui y vivent…? Ok… » Bah oui, mais qu’est ce que tu veux que je te dise! Cet endroit, je l’ai aimé, et ces personnes que j’ai rencontré aussi. Il émane de chacune d’elles une réelle gentillesse.

J’y étais venue avec une réelle envie d’apprendre le travail dans une ferme organique, et de faire des choses que je n’avais jamais fait de ma vie. Et bien j’ai été servie pour le coup! Moi, Julie, apprenant à utiliser une tronçonneuse, à couper du bois à la hâche (enfin ce n’était pas une hâche, mais je ne me rappelle plus du nom), à travailler dans un champ de riziculture, à cueillir des shitake (champignons), à semer des graines pour ensuite planter les pousses, à faire du jardinage et bien d’autres choses encore.
Et bien whaouhhh!! Quelle expérience cela a été… Et une fois le travail fini, c’est l’heure de se relaxer. On joue de la musique, on discute autour d’un bon repas, on mange des crêpes (entre autre), on saute sur le trampoling (si si je te promets, il y a en un mini)… Il fait bon vivre là-bas, parmi ses gens qui m’ont accueilli et m’ont dit que je faisais partie de Kasara family maintenant. Si j’y suis retournée une 2ème fois, ce n’est pas pour rien…

En plus d’avoir vécu une super expérience là-bas, j’ai aussi eu l’opportunité d’assister à 2 festivals. Le premier, un marché de créateurs annuel auquel mes hôtes participaient en y vendant du curry. Simon y vendait aussi son riz, et 2 de mes autres hôtes, Shoji et Yao y jouaient de la musique. Ce marché a eu lieu dans une ancienne usine de saké qui est désormais une maison familiale. Si tu as lu mon tout premier post (Une crêpière chez les babos Japonais), alors tu sais que j’y ai aussi eu mon tout premier projet crêpes! J’hallucine encore de cette chance que j’ai eu… Dans la campagne japonaise, sur un marché de créateurs, à vendre mes premières crêpes. Je n’en reviens toujours pas…

Le 2ème festival auquel j’ai assisté, n’est absolument pas connu au Japon et est donc complètement local: Ashibune festival. Construction de bateaux de paille sur lesquels on naviguera, feu de bois géant autour duquel tout le monde danse, chanteurs et chanteuses sont là pour animer et rythmer le festival, session de djembés… Ce festival sur 3 jours, c’est l’occasion pour tous les participants d’être ensemble, de faire la fête et de se tourner vers la nature, de la célébrer. Là encore, quelle chance d’avoir pu être là! J’y étais avec Carmel avec qui j’ai campé en pleine forêt. Je me suis souvent dit que j’étais chez les hippies Japonais… Des personnes simples, vraiment cool, avec un look plutôt babos et qui savent profiter pleinement des bonnes choses de la vie. Des gens adorables en somme, intéressants, et ouverts vers l’autre. Une belle expérience!

Ashibune festival, le samedi soir

J’ai été très surprise de trouver en campagne beaucoup de Japonais à parler anglais. L’ idée reçue comme quoi les Japonais parlent peu anglais excepté dans les grandes villes a complètement volé en éclats. Ma vision du Japon n’est aujourd’hui définitivement pas la même que celle que j’ai eu lors de mon 1er voyage en 2014.

Premier Onsen également lors de ce festival. Tu sais, ces bains publics où tout le monde est à poil! Je dois dire qu’avec Carmel désormais, on a dépassé un stade et que l’on sera sans doute amie pour la vie. C’est assez particulier quand même…. Il y a eu cette petite fille qui nous regardait toute les 3, Chihiro, Carmel et moi. Au début, j’ai bien pensé que c’était peut être à cause des tatouages (pas vraiment bien vus dans ce genre de lieux publics), mais en fait, elle a cru que l’on était un groupe de hip hop… Ça, c’était bon tellement c’était drôle et inattendu!

Kasara Farm m’a vraiment apporté son lot de belle choses… J’y ai vécu de merveilleux moments, rencontré de belles personnes, et eu beaucoup de fous-rire. Autant avec mes hôtes qu’avec les autres bénévoles (Léa, Julien, Morgane et Carmel). L’une des meilleures expériences (de vie) de ma vie!

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Crêpes et voyages

J’IRAI FAIRE DES CRÊPES À OSAKA, TOTTORI ET KOBE

On va tâcher de se la faire courte, t’es d’accord avec moi? Bien, alors pour résumer, des crêpes, pour l’instant, j’en ai fait dans tous les endroits où je suis passée. Mais quels sont ils?

Il y a d’abord eu mon premier workaway (même style que le site helpx pour faire du bénévolat en échange d’un logement), à OEH, puis mon second bénévolat (via helpx cette fois) à Kasara Farm, mon troisième à Kyoto comme tu le sais déjà si tu as lu mon article « Kanpaï!!« , et enfin mon 4ème à Kobe.

OEH à Hirakata (Osaka):

Arrivée au Japon le mardi 28 Mars, j’étais attendue dans une école d’anglais appelé Osaka English Guesthouse, plus communément surnommée OEH. Mon travail là bas consistait à faire un peu de ménage (2h par jour), donner des cours d’anglais à Hizumi et Waka, les filles du proprio, et discuter en anglais avec les résidents de la guesthouse.  Rien de bien compliqué en somme. Les résidents sont pour la plupart des étudiants Japonais qui sont aussi dans cette école pour améliorer leur anglais. Première rencontre avec des locaux donc. Je devais initialement rester 2 semaines, mais mon bénévolat suivant, qui était prévu pour mi avril, a finalement été annulé, et Arata san (la manager d’OEH), m’a permis de rester 3 nuits de plus, le temps que je trouve autre chose. J’y ai fait de jolies rencontres là bas. L’un de mes meilleurs bénévolats jusqu’à présent! J’y ai fait la connaissance de Yuta (c’est mon chouchou lui, il est adorable), Taïga, l’un des plus jeunes (18 ans), la jolie Yuki, Nanako, Kohei, Ayumi et Hide, les propriétaires et leur 3 adorables filles (Hizumi, Waka et Sawa), Edes, la prof d’anglais d’OEH (que je trouve magnifique au passage et avec qui je suis devenue proche), Takumi, et 2 autres résidentes dont je ne me souviens plus du prénom… Je me sens honteuse… Ouais, toi aussi tu trouves ça nul hein? J’y aussi fait la connaissance de Marko, un Estonien, lui aussi volontaire comme moi. Qu’est ce qu’il m’a fait rire! J’ai adoré cette rencontre avec lui. Il y a aussi eu Félix, un Canadien travaillant également pour OEH ainsi que Teresa (que j’ai revu à Kyoto) et Rav, 2 autres volontaires qui sont arrivés plus tard.

L’une de mes tâches là-bas, a consisté à préparer un power point pour un cours d’anglais, où je devais parler de la Bretagne et de ma ville (Rennes) et leur apprendre quelque chose. Devine ce que j’ai choisi ? Ahahah! En bonne Bretonne que je suis, j’ai bien évidemment choisi les crêpes! Et pourtant à ce moment là, je ne m’étais pas encore décidée à lancer mon blog, et comme je suis une meuf sympa (si si je te jure!), pour ce cours particulier, je leur ai fait des crêpes! Cela a donc été la toute 1ère fois où j’en ai fait au Japon.

J’ai passé des supers moments à OEH! C’est une grande famille là-bas puisqu’ils co-habitent tous dans cette grande maison/école, où chacun à son propre mini studio à l’étage. Comme c’est aussi une guesthouse, j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer différents voyageurs.

Chanceuse, donc, pour mes débuts au Japon d’être tombée là-bas!

Kasara Farm (préfecture de Tottori):

Je ne m’étalerai pas longtemps sur Kasara, car j’y ai déjà consacré 2 posts: Une crêpière chez les babos Japonais et Qui l’eût cru?

Arrivée le 15 Avril là-bas, et accueillie par Simon mon hôte métis (non, c’est clair que Simon n’est pas du tout un prénom Japonais, on est bien d’accord là dessus), je suis restée 10 jours là bas. Mais la suite, tu la connais comme moi car j’y suis retournée ensuite après Kyoto, et je suis restée cette fois 2 semaines 1/2. Là bas, j’en ai fait des crêpes putain! Ils en ont bouffé et c’est peu dire. Déjà, il y a eu le marché de créateurs, j’en avais fait tellement que forcément, il en restait, et pas qu’un peu. 🙂

Mais avant le marché, j’en avais fait pour eux un soir quelques jours après être arrivée. Quand je suis revenue là 2ème fois, j’ai testé différentes recettes, j’ai changé la dose des ingrédients, et j’ai même fait pour la toute première fois de ma vie, des crêpes véganes. Et franchement, c’était pas mal du tout! Cette recette sans lait, ni oeufs, je l’avais tout spécialement faite pour Carmel, que j’avais rencontré à Kyoto, et qui était venue me rejoindre à Kasara Farm après que je lui en avais parlé. L’idée de la campagne japonaise et de la ferme organique l’avait bien botté.

Je parlerai davantage de ces différents tests dans la section « recettes » du blog 😉

Kobe:

Au cas, où tu ne le saurai pas (si tu ne me suis pas sur facebook), j’ai eu un petit accident de longboard à Kasara Farm, et je me suis ouverte l’arcade. Comme il n’y avait ni médecin, ni hôpital à la ronde, je me suis soignée comme j’ai pu. Ayant toutefois besoin de matériel médical (genre compresses stérilisées et stéri-strips), et aussi de voir un médecin tout de même, j’ai finalement quitté Kasara un peu plus tôt que prévu le samedi 20 Mai, pour me rendre à Kobe où mon futur hôte pouvait m’accueillir plus tôt. Je suis restée une dizaine de jours chez Mark, mon hôte, chez qui je m’occupais de tenir la maison propre et en ordre en prévision de futurs invités qui pouvaient arriver. Non, il ne tient pas une guesthouse, mais il fait du airbnb chez lui. Ce « travail » était plutôt tranquille surtout que pendant le temps que je suis restée, il n’y a eu que 3 nuits où il y a eu des invités. J’ai donc eu beaucoup de temps libre, et j’avais la maison pour moi toute seule en journée. J’y ai fait la connaissance de Jay, une autre française, volontaire aussi chez Mark, qui est partie le mercredi suivant. Cette rencontre avec elle m’a fait beaucoup de bien. J’ai quitté Kasara à un moment où niveau moral, et bah, ce n’était pas trop ça. Et oui, en voyage, ce n’est pas toujours l’éclate! Surtout après que je me sois éclatée la tête la première contre le bitume, cela ne m’a pas fait de bien ni physiquement, ni psychiquement. J’ai eu de la chance d’avoir Jay auprès de moi à ce moment là et de pouvoir à nouveau parler français. C’est aussi une blogueuse, la 1ère que je rencontre en voyage. J’ai découvert pas mal de choses avec elle, je la remercie pour cela. Figure toi qu’elle voyage depuis 6 mois de façon écologique sans prendre l’avion. Oui oui, c’est ça, c’est une éco-militante! Discuter avec elle a été très enrichissant pour moi, et m’a ouvert l’esprit sur mon mode de consommation et ma manière de voyager… Elle a réussi à me mettre en tête l’idée de prendre le transsibérien moi aussi. On s’est fait une soirée crêpes toutes les 2! Je n’ai pas pris de photos, mais elle, a une vidéo prise pour son blog! A quand un cross-over ;-). Voici son lien pour son blog: http://jay.exploratrices.org/category/home/ Oh oui, un truc de dingue avec elle!! Il s’avère qu’elle était à Glasgow en Ecosse, en Décembre dernier. Moi aussi, à cette époque, j’y étais, travaillant comme crêpière sur un marché de Noël. Tu la vois venir ou pas la suite?? Bingo!! Elle est venue acheter une crêpe sur mon stand!! Non, mais sans déconner quoi!!! Le hasard? Mon cul, ouais!!!

A Kobe, j’ai aussi retrouvé 2 connaissances… Xavier et Flavien de Kyoto Guesthouse, eux aussi arrivés dans la ville quasiment en même temps que moi. Mais vraiment le plus drôle, c’est qu’ils étaient logés à 15 min à pied de là où je me trouvais… Encore une fois, quelle était la probabilité que cela arrive?! Kobe, c’est une grande ville quand même!! À croire que l’on devait se revoir (comme l’a dit Xavier) pour que je leur fasse des crêpes! 😉 Et c’est exactement ce que l’on s’est fait chez leur ami Taiki. Première fois que je rentre dans un appartement typiquement japonais. Cette fois, on s’est fait des crêpes salées! Non non, je ne parle pas de galettes mais bien de crêpes. Soirée très sympa en leur compagnie à tous les 3! Ils me font rire tous les 2… J’ai aussi passé la journée du samedi avec eux, et on s’est fait une partie de frisbee à 21h du soir dans un parc sur le chemin du retour. C’était drôle! Complètement impromptu mais vraiment drôle! J’ai eu de la chance de les avoir auprès de moi eux aussi, surtout que Xavier m’a accompagné à l’hôpital pour mon rdv. Il parle clairement mieux Japonais que moi!! C’était vraiment gentil de sa part!!

Prochaine destination, Hiroshima!! Let’s go!!